DB Multiverse

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Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Prochaine page dans : 13 jours, 13h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124
[Chapter Cover]
Partie 19, Chapitre 94.

Chapitre 94

Alors que beaucoup se demandaient où était le Kaiôshin du Sud, Babidi complimentait son guerrier :

– C’est très bien, mon Buu !

– Je peux avoir un bonbon ? demanda le djinn avec un grand sourire.

Babidi souriait lui aussi. Bien sûr, un bonbon ne pouvait que lui faire plaisir ! Mais, le sorcier remarqua quelque chose sortir de l’un des orifices sur la tête de Majin Buu. On aurait dit un insecte qui volait tout en laissant derrière lui un trait d’énergie vertical... Puis, tout d’un coup, il grandit : ce fut le dieu qui apparut à leurs côtés ! D’où sortait-il ? Babidi sentit son coeur s’accélérer.

– Je suis juste de passage, fit le dieu en marchant vers l’espace 1 après avoir regardé autour de lui pour savoir où il était.

Mais, il s’arrêta à côté de Dabra.

– Ah, puisque je suis là... Dabra ! Comment se fait-il que tu sois ici-bas ? Ne disais-tu pas que tu ne sortirais jamais du monde des démons ? Je pensais que tu en ferais de même dans tous les autres univers...

– Mon bien-aimé royaume n’est rien comparé à mon maître Babidi.

Le Kaiôshin le regarda quelques secondes tout en réfléchissant, puis partit.

Dans l’univers 1, et bien d’autres, Dabra était le maître du royaume des Démons. Il était puissant et il aimait son royaume. Quand les Dieux avaient fermé la dimension des démons, le Kaiôshin du Sud s’était entretenu avec lui. Le Dabra de son univers avait été formel : il n’était sorti qu’une fois de son royaume, uniquement pour voir de quoi le monde extérieur était fait. Ce fut la seule et unique fois. Sceller la dimension des Démons ne lui posait donc aucun problème. Conquérir l’univers ? La pensé lui a traversé l’esprit, mais ces nombreuses planètes, toutes perdues, extrêmement éloignées, plus laides les unes que les autres, cela semblait beaucoup de travail pour un résultat fort peu intéressant.

Sa présence dans l’univers 11 témoignait d’une chose : Dabra était bel et bien ressorti de son royaume. En effet, vivre dans le Makai signifiait être mort : les Vargas n’auraient jamais détecté Dabra s’il y était resté. Et même si ça avait été le cas, le Seigneur des Démons n’aurait pas accepté de participer à un tournoi où il aurait pû être surclassé. Il était l’être plus puissant dans son royaume et comptait bien le rester. Dominer d’autres royaumes, d’autres peuples, d’autres mondes ne l’intéressait nullement.

Le dieu pensa à la marque qu’il avait vu sur le front de Dabra: une sorte de M, comme sur la ceinture du djinn Buu. Babidi avait réussi un exploit. Il était parvenu à faire sortir Dabra de son royaume, et à le contrôler... C’était la seule explication logique... Cela faisait un homme de main terriblement puissant à ses côtés... En plus de Buu, ce n’était pas étonnant qu’ils règnent en maîtres dans un univers.

Le Kaiôshin du Sud rentra enfin dans son espace 1. Les autres dieux l’accueillirent et lui demandèrent des éclaircissements sur sa conduite et sa disparition momentanée. Après s’être fabriqué de nouveaux vêtements, le dieu leur raconta sa petite aventure et les résultats de son enquête. Au même moment, Gohan de l’univers 16 s’approcha d’eux afin d’en savoir plus.

– Il n’y avait rien, fit le dieu en le voyant. Je sentais effectivement mes compères mais il est trop tard.

– Oh...

– Je n’ai pas vu d’autres âmes non plus.

– Ce Buu n’a pas peut-être pas l’habitude d’absorber les gens...

Tous se tournèrent vers Buu de l’univers 4.

– Celui-ci a absorbé plein de gens, continua Gohan en le désignant du doigt. Il nous l’a dit lui-même hier. Il a soit-disant absorbé toute chose possédant un minimum de pouvoir...

– Alors dans son corps se trouveraient des âmes perdues... fit le Kaiôshin de l’Est.

– Ne devrait-on pas ruser pour les libérer ? suggéra la Kaioshin de l’Ouest.

– Des centaines, des milliers, peut-être des millions de gens sont prisonniers... fit Gohan.

Buu de l’univers 4 tourna la tête puis se dirigea vers eux. Avait-il capté la conversation ? En fait, il était illusoire d’imaginer le contraire. Gohan resta sur place, comme tous les Kaiôshins. Lorsque Buu arriva près d’eux, il souriait d’un air narquois. Il ne semblait pas inquiet.

– Bien sûr, fit-il pour commencer, j’ai tout entendu. Et ce ne sont pas vos affaires de savoir qui j’ai absorbé depuis des années, ni comment les libérer, ni même s’il le faut !

– Buu, tu sais pertinement que tu les tiens prisonniers ! déclara Gohan.

– Faux ! Vous ne savez pas comment je les ai absorbé, ou plutôt comment ils sont entrés en moi. Dans la majorité des cas, ils étaient consentants.

– Consentants ? Ne te moque pas de nous ! Tu n’as jamais absorbé quelqu’un avec son consentement !

– Dans ton univers peut-être... Mais le mien ?

Buu se tourna à nouveau vers les Kaiôshins :

– Leurs pensées font maintenant partie de moi. Leur être n’est pas détruit, ni prisonnier. Au contraire, il est sublimé...

– Comment un prisonnier peut-il être sublimé et privé de sa conscience ? l’interrompit le Kaiôshin de l’Est.

– Je viens de vous le dire. Ils ne sont pas prisonniers. Nombreux sont venus de leur plein gré pour se transcender, et en toute connaissance de cause. Vous êtes trop imbriqués dans votre vision personnelle. Moi, je vois plus grand, plus large, plus loin. Voici un exemple : un artiste, entré en moi, a pu créer par mon biais une oeuvre qu’il n’a jamais pu et n’aurait jamais pu faire de son vivant.

– Est-ce ta seule explication ?

– Que veux-tu ? Un débat sur le libre arbitre ? J’ai aussi un exemple à ce propos. Il y quelques années, j’ai refusé d’absorber une personne qui l’avait demandé. J’ai refusé par... amour.

– Toi ? Tu y connais quelque chose à l’amour ? S’énerva Gohan en repensant à son petit frère qui lui disait, il y a longtemps de cela, l’horreur que fut de voir sa propre mère se faire tuer sous ses yeux.

– Une femme était amoureuse de lui. Elle m’a supplié de ne pas l’absorber. Je ne l’ai donc pas fait. Mais en lui faisant plaisir, j’ai supprimé le libre arbitre de cet homme. Ai-je bien agis ? Chacun décide.

Gohan n’était pas vraiment convaincu... À côté de lui, les divinités ne l’étaient pas non plus, mais d’un autre côté, ils ne pouvaient pas être certains que ce soit vrai ou faux. De plus, il s’agissait d’un univers parmi tant d’autres semblables. Était-ce vraiment nécessaire ? Était-ce la vocation des Dieux de libérer des âmes qui ne le désirent peut-être pas dans un univers différent du leur ?

– Je ne suis pas le Buu que tu as connu, Gohan, fit-il en le regardant dans les yeux. Tu sais, tu es en moi, et à toi je ne t’avais pas laissé le choix. Mais... tiens, je sais que tu t’intéressais beaucoup à la théorie de la fusion froide. As-tu travaillé dessus depuis ?

– J’ai fais ma thèse dessus, et on avancé sur une théorie plus aboutie qui...

– C’est réglé.

– Pardon ?

– C’est réglé, dit Buu. J’ai écris les mécanismes, j’ai construit des centrales à fusion froide, pour voir. Ça marche très bien. Il m’a fallu quelques semaines. Et toi, pour faire la moitié de ça, ta vie entière te suffira-t-elle ?

Buu retourna alors dans son espace personnel. Gohan resta pantois, puis fit finalement de même quand les Vargas firent une annonce :

– Le combat suivant était Uub de l’univers 18 contre Nail de l’univers 10 ! criait la voix off dans les hauts-parleurs. Uub est vainqueur par abandon.

– Je vais devoir me battre contre celui dont je tiens la force... souffla Uub à son maître.

Il savait que Majin Buu était un redoutable adversaire. En fait, il se sentait bien plus faible que lui, d’où sa question à Gokû :

– Maître, ai-je une chance contre lui ?

– Bien sûr, lui répondit-il immédiatement. Avec un Kaiôken bien tenu, tu as parfaitement le niveau.

Peut-être était-ce vrai. Uub regarda ses mains comme s’il pouvait juger de sa force. Oui, peut-être aurait-il la même puissance... Mais, Majin Buu était invincible. Comment le vaincre ? Et rapidement qui plus est ?

Uub était bien content de ne pas se battre contre le Buu de l’univers 4, mais celui de l’univers 11 n’en était pas moins redoutable. Il se souvenait de ses trois confrontations contre l’ami et compagnon de Satan. En fait, il espérait que Majin Buu de l’univers 11 soit exactement comme celui qu’il connaissait.

Sept ans plus tôt...

Uub avait treize ans. Trois ans qu’il endurcissait son corps à travers le monde, au gré des entraînements de Son Gokû. Il avait déjà énormément gagné en force mais pas assez en technique. Cependant, Gokû avait souhaité le voir se confronter à Buu. Il lui avait déjà raconté qu’il était l’origine de sa puissance.

Ce jour-là, Gokû, Uub, Buu et même Satan s’étaient réunis dans un désert de sable et de roche. Un lieu parfait en cas de déferlement de puissance. Uub et Buu étaient face à face à une dizaine de mètres d’écart. Satan encourageait Buu, son favori. Quant à Gokû, il proposait à Uub d’attaquer le premier, et de toutes ses forces.

D’abord réticent, apeuré même, Uub prit son courage à deux mains. Après tout, ce n’était pas un combat à mort, il n’y avait que peu de spectateurs... Alors, il y alla à fond dès le début. Hurlant, il courut jusqu’à Buu, qui l’attendait sans bouger, souriant. Uub sauta au dernier moment et frappa du pied droit le ventre de Buu.

La jambe s’enfonça dans le corps rose jusqu’au genou, puis tout à coup une force ahurissante le repoussa. Était-ce la seule force du ventre de Buu ? Avait-il pu réussir à le repousser avec tant de violence, simplement en reprenant sa forme initiale ? Uub n’eut que peu de temps de réflexion. S’envolant très loin, il traversa deux énormes rochers avant de laisser une longue traînée sur le sol après son passage. Uub était vaincu, ensanglanté, et resta inconscient pendant deux jours.

La première confrontation avait été un échec lamentable !

Deux ans plus tard, il réitéra sa tentative. Cette fois-ci, il savait voler. Si jamais il se faisait balancer, il saurait se rétablir. Il avait encore gagné en force mais aussi en technique ! Cette fois encore, il y avait les mêmes spectateurs sur le même terrain. Buu souriait toujours. Comment quelqu’un d’allure si amicale, innocente, avait-il pu être la créature la plus dangereuse de tout l’univers ? Uub avait du mal à accepter cette idée. C’était aussi absurde que si on lui avait dit que Piccolo avait cherché à devenir maître du monde ! Il apprit un peu plus tard que ce fut le cas....

Uub faisait face à Buu pour la deuxième fois. Maintenant, il était plus fort et il pouvait l’être un peu plus grâce à une technique qu’il connaissait depuis peu : le Kaiôken. Sans attendre plus longtemps, le jeune adolescent le mit en pratique. Une aura rouge l’entoura, ses muscles s’épaissirent, ses veines grossirent pour supporter le flux sanguin plus important dans tout son corps.

Ne maîtrisant que le premier stade du Kaiôken qui multiplie sa puissance par deux pendant un court moment, Uub attaqua immédiatement. Il frappa de son poing la joue gauche de Buu qui se déforma sous l’impact. Il attaqua ensuite d’un coup de pied dans le ventre, mais cette fois, il ne s’envola pas. Il se servit de la force de Buu dans sa reconstitution à sa forme d’origine pour prendre de la vitesse de rotation afin de frapper les jambes. Uub parvint à faucher les deux jambes, faisant tomber Buu sur le côté. Uub frappa encore du pied Buu qui s’envola sur quelques mètres avant de se rétablir dans les airs. Le jeune homme à la peau foncé sauta pour le frapper encore du poing, mais Buu le contra et le frappa à son tour, plongeant Uub dans le sol. L’aura rouge disparut de son corps et il se releva péniblement. Le coup qu’il avait reçu dans le ventre l’avait sonné, alors même que le Kaiôken augmentait sa résistance. Sans cela, il aurait perdu immédiatement.

Le garçon regarda Buu qui venait de mettre pied à terre. Il n’avait aucun signe des coups qu’il lui avait infligé. Déjà fatigué, Uub perdit tout espoir et abandonna. Il avait à nouveau perdu et il était certain que jamais il ne parviendrait à acquérir une telle force. Abattu, le jeune homme s’était alors éclipsé en marchant lentement, s’éloignant des autres. Gokû avait laissé Buu et Satan s’en aller pour rejoindre son élève et lui faire la leçon : ne jamais abandonner quoi qu’il arrive ! Il parvint à lui redonner le moral et à continuer de l’entraîner, encore et encore.

C’était deux ans plus tard qu’arriva la troisième et dernière confrontation. Uub avait énormément progressé et maîtrisait mieux le Kaiôken qu’il parvenait à utiliser par intermittence comme le faisait autrefois Son Gokû contre Freeza. Cette fois, Uub ne comptait pas abandonner après le premier coup reçu, il espérait tenir bien plus longtemps et même gagner.

Selon Gokû, Uub était à ce moment proche du niveau de Vegeta et lui lorsque Buu était apparu, donc proche du niveau d’un Super Saiyan 2 avec le Kaiôken au maximum. C’était bien sûr insuffisant face à Buu mais la performance de Uub n’était pas mauvaise. À pleine puissance, il parvenait parfois à esquiver les coups du djinn, et tous ses coups à lui faisaient mouche, même si, au final on ne percevait aucun dégât réel sur le corps rose.

Uub fatiguait vite, les coups qu’il recevait le sonnait toujours quelques secondes. Dans un combat à mort, il aurait déjà été tué : Buu était gentil, il faisait ce qu’on lui avait demandé, c’est-à-dire se battre, mais il y allait doucement ce qui, selon Gokû, n’était pas plus mal pour tester la motivation de son élève.

Au bout de très longues minutes de combat, Uub était épuisé et blessé. Il était au bout de ses forces. C’était là le moment qu’attendait le jeune homme pour impressionner son maître. Se relevant après avoir subi la dernière contre-attaque de Buu, il serra les poings et ouvrit les yeux. Il commençait à voir trouble, mais peu lui importait. Il souhaitait maintenant utiliser toutes ses réserves en une dernière attaque, celle qui indiquerait qu’il n’abandonnait jamais.

– Kamehame !

Uub avait très vite mis ses mains l’une par-dessus l’autre et avait crié tout en contrôlant son Ki. Entre ses paumes, une boule de lumière et d’énergie était apparue. Puis, en tendant d’un coup ses bras vers l’avant, vers son adversaire, il hurla :

– Ha !

Le rayon d’énergie parcourut les cent mètres qui séparaient les deux combattants. D’une main tendue, Buu contra l’attaque, mais elle le fit reculer de quelques pas. Uub n’abandonna pas encore. Cette attaqua était faible car il n’était même pas en Kaiôken pour le moment. Concentrant son Ki une ultime fois à son paroxysme, on l’entendit hurler à nouveau :

– Kaiôken... Nijûbai !

Gokû était surpris, il n’avait pas vu Uub atteindre ce niveau du Kaiôken. Il ne le maîtrisait pas, il dépassait ses capacités, comme lui-même l’avait fait contre Vegeta. Tous les muscles de Uub avaient triplé de volume ! Son corps devait lui faire terriblement mal pour contenir toute cette puissance, une force qui broya la main de Buu puis traversa son ventre pour exploser des centaines de mètres plus loin.

Lorsque l’éclat de l’explosion disparut, Gokû se tourna vers son élève. Il était sur le sol, et ne bougeait plus. Lorsqu’il vint jusqu’à lui pour le mettre sur le dos, il remarqua que sa force vitale était au plus bas : il avait réellement tout donné dans cette ultime attaque, presque jusqu’à sa vie. Souriant, Gokû le prit sur son dos, et se téleporta chez Maître Karin afin d’obtenir un Senzu.

Si à dix-sept ans Uub ne maîtrisait pas le Kaiôken niveau vingt, il en était autrement maintenant. Il était en pleine forme et prêt à combattre Majin Buu de l’univers 11 au prochain tour.

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