DB Multiverse

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Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Partie 0 :0Partie 1 :12345Partie 2 :678910Partie 3 :1112131415Partie 4 :1617181920Partie 5 :2122232425Partie 6 :2627282930Partie 7 :3132333435Partie 8 :3637383940Partie 9 :4142434445Partie 10 :4647484950Partie 11 :5152535455Partie 12 :5657585960Partie 13 :6162636465Partie 14 :6667686970Partie 15 :7172737475Partie 16 :7677787980Partie 17 :8182838485Partie 18 :8687888990Partie 19 :9192939495Partie 20 :96979899100Partie 21 :101102103104105Partie 22 :106107108109110
[Chapter Cover]
Partie 1, Chapitre 3.

Chapitre 3

Neuf ans plus tôt, au palais de Dende...

Alors que Piccolo et Dende discutaient comme d'habitude, ils sentirent le ki de trois personnes approcher. Il s'agissait de Son Gokû accompagné comme d'habitude de Uub, depuis environ un an, et de sa petite-fille Pan.

Ils posèrent tout de suite pied à terre. En arrivant, Pan avait toujours cette expression de fille heureuse, souriante, ravie d'être avec son grand-père. Quant à Uub, se retrouver en ce lieu saint le rendait encore mal à l'aise.

Gokû s'adressa aux deux Nameks.

— Vegeta n'est pas encore arrivé ?

— Non, tu es le premier, lui répondit Piccolo avec un sourire. Vous comptez encore vous battre ?

Le Saïyan lui répondit avec une petite lueur dans le regard :

— C'est prévu.

La cadette fit sursauter tout le monde en s'exclamant.

— Bonjour !

Piccolo et Dende, surpris par la force de cet accès de politesse, lui répondirent presque timidement. Pour sa part, Uub les salua d'une voix douce empreinte de respect en s'inclinant religieusement : il avait conscience de s'adresser à de véritables divinités.

— Bonjour Kami-sama... Bonjour Piccola-sama.

Si la jeune génération appliquait les usages de la politesse avec rigueur... ceux-ci étaient toujours aussi éloignés des préoccupations de Gokû. Les amis ne sont jamais très loin et en plus on les voit régulièrement... les saluer est une perte de temps !

Dende s'adressa aux deux jeunes gens :

— Vous venez aussi pour un combat ?

Uub répondit avec précipitation, un soupçon d'affolement dans la voix :

— Non non ! Je vais juste regarder.

La petite Pan par contre sautait d'excitation :

— Moi aussi ! J'ai hâte de voir ça ! 

Une silhouette surgit soudain des cieux... Vegeta se posa pour se diriger aussitôt vers Gokû :

— Alors, prêt à perdre ? 

— Ça, ça m'étonnerait ! On y va tout de suite ?

Au grand étonnement de Gokû, Vegeta ne bougea pas :

— Non. J'aimerais plutôt que tu ailles chercher ton fils.

— Mon fils ? Tu veux parler de Gohan ?

Vegeta grogna avec agacement :

— Évidemment Kakarotto !

— Mais pourquoi faire ?

— Ne discute pas ! Utilise ton déplacement instantané, et ramène le moi !

— Bon... Très bien. Je vais voir ce que je peux faire...

Sans réfléchir plus longtemps, Gokû mit deux doigts à son front et disparut... pour revenir dix minutes plus tard accompagné de Gohan, habillé comme s'il allait au travail.

Pan était enchanté de voir son père là :

— Papa !

Lui par contre fut étonné de trouver sa fille au palais :

— Pan, tu es là toi aussi ?

— À cinq, le pouvoir du temps de la salle ne fonctionnera pas, fit remarquer Piccolo.

— On sait, ne t'inquiète pas, répondit simplement Gokû.

Sans attendre, Vegeta se dirigea d'un pas vif vers l'intérieur du palais au grand dam de Gohan.

— Vegeta attends, pourquoi m'as-tu fait venir ? Hey !

Seuls Piccolo et Dende restèrent immobiles en regardant le petit groupe s'engouffrer dans le palais à la suite du Prince des Saïyans.

— Je préfère quand ils n'ont pas de spectateurs, dit Dende. À deux, le pouvoir de ralentissement du temps fonctionne, et leur combat est fini en quelques secondes à nos yeux.

La remarque étonna Piccolo :

— Et ça change quoi  ?

Dende précisa :

— Leur puissance est telle que j'ai toujours peur qu'ils détraquent la salle... Moins longtemps je les attends, et plus je suis rassuré.

Piccolo se fit rassurant :

— Je pense qu'on peut tout de même leur faire confiance. Et puis cette fois Gohan est là, il ne laisserait rien de ce genre arriver.

Uub, onze ans, et Pan, cinq ans, étaient impressionnés par ce qu’ils avaient devant les yeux. Deux des plus grands guerriers de la Terre combattaient. Uub avait déjà vu de bons combats lors de ses premiers cours avec Son Gokû, mais jamais de ce niveau-là. Jamais il n'aurait cru un tel déchaînement de puissance possible. Il en tremblait même. « Comment Gokû-senseï peut-il imaginer que je puisse devenir son successeur ? » pensa-t-il. À côté de lui, Pan était plutôt joyeuse. Elle appréciait déjà les combats (le dernier tournoi des arts martiaux l’avait montré à tout le monde). Ce qui l’amusait aussi, c’était les auras dorées, les boules de feu, et chaque vrombissement des coups portés.  Elle balançait souvent, en sautillant, des encouragements pour son grand-père. Gohan, le dernier des spectateurs, restait sagement assis sur les marches de l’entrée, à regarder. Quoiqu’il en soit, il comprenait maintenant pourquoi ces deux-là avaient demandé des années plus tôt à ce que la salle de l’Esprit et du Temps soit reconstruite. La Terre aurait subi de gros dégâts face à la puissance de ces Saïyans niveau 2.

« Ils ont fait de sacrés progrès... Vegeta est impressionnant...», pensait Gohan.

Le combat durait depuis un bon moment déjà. Et Vegeta commençait à prendre le dessus. Il surpassait légèrement Gokû en force et en vitesse et celui-ci prenait plus de coups qu’il en donnait. Il perdait de l'énergie, et même ses boules de feu étaient bien moins puissantes. Cela lassa assez vite le prince des Saiyans… qui prit la dernière salve de son rival sans broncher.

« Vegeta déborde encore d'énergie, se disait Gohan, mais si papa perd c'est parce que...»

Repassant d’un coup en Super Saiyan classique, Vegeta toisa Gokû du regard :

— Arrête de te retenir Kakarotto !

— Mais Vegeta, la dernière fois que je suis passé au niveau 3 ça a mis fin au combat tout de suite. Ce n’est pas intéressant du tout. Et puis depuis le temps, tu devrais largement maîtriser ce niveau.

Croisant les bras sur son torse à demi nu, ses vêtements étant en partie déchirés tout comme ceux de Gokû, Vegeta rétorqua :

— Le niveau 3 ne sert à rien. Je compte faire bien mieux. Mais si tu te retiens, je ne pourrais pas y arriver.

— Avoir les cheveux longs et pas de sourcils n’est-ce pas la prochaine étape ?

— Tu ne comprends donc pas Kakarotto ? Nous dépensons toute notre énergie à combattre, mais ce niveau-là est finalement bien trop limité ! Il épuise pour rien, même s'il permet d'être extrêmement puissant et d'écraser nos adversaires. Il nous faut dépasser cette étape.

— C’est bien ce que je dis, pour dépasser un niveau il faudrait déjà y arriver, Vegeta !

— Il y a des gens qui sont plus forts que Monsieur Kakarotto dans cette salle... et sans transformation.

Un temps de pause eut lieu et les deux Saiyans se tournèrent vers Gohan. Uub et Pan, de chaque côté de lui, se mirent à le regarder aussi. Cela devenait pesant pour le semi-Saiyan qui commença à ressentir un certain malaise.

— Cette porte est notre seul moyen de sortie Gohan, dit subitement Vegeta en tendant le bras dans sa direction. Il vaudrait mieux que tu la protèges.

— Hein ? dit Son Gohan en se levant.

Vegeta survolté, fit exploser sa puissance jusqu'au niveau 2 ... son aura était gigantesque et parcourue d'éclairs bleus. Un condensé d'énergie s'assembla en face de sa main.

— Vegeta qu’est-ce que tu fais ? demanda Goku tandis que Vegeta continuait d’accumuler de l’énergie.

— Pan, cria Gohan, éloigne-toi vite !

Pan voyait pour la première fois un air si sérieux sur son père. Un air qui mélangeait aussi de la colère…

— Big... bang !

— Gohan !

— Mer... !

Un brin inquiet pour Gohan, Gokû ne bougea pourtant pas d'un pouce. Fatigué, il n'aurait jamais rejoint à temps son fils. Et finalement, lui aussi avait envie de voir ce que ça allait donner. Une gigantesque boule de feu, d'une puissance pouvant réduire la Terre en poussières d'étoiles en un seul coup, partit de la main de Vegeta. Gohan mit ses deux mains en avant alors que Uub s'éloignait lui aussi mu par un réflexe fort justifié...

La boule d'énergie s'écrasa sur les mains de Gohan qui poussa un cri, s'entourant d'une aura translucide qui ne montrait pas la puissance énorme qui sortait de ce demi-Saiyan... Sous le choc, le corps de Gohan aurait dû partir en arrière, mais son point d'appui n'était pas ses pieds sur le sol, sinon ses semelles auraient fondues depuis longtemps. Gohan volait pour rester sur place, et pour aspirer sur lui toute l'attaque. Ses lunettes volèrent en éclat, sa chemise se déchira…

Le sol trembla alors que l'onde de choc de l'impact fit deux fois le tour de cet espace aussi grand que la Terre, et une explosion envahie de lumière l'endroit. Mais Gohan avait été très efficace. À part sur deux mètres autour de lui, où tout avait été réduit en gravas juste par les vibrations, il n'y avait nul dégât. Et sur ses mains, une fumée, celle de la poussière qui avait fondue sous la chaleur…

Et pas une seule goutte de sang. Aucune éraflure.

— Ça... ça c'est de la puissance, dit Vegeta dont les cheveux redevenaient noirs. Il était épuisé.

— Vegeta, tu... tu...

Gohan ne trouvait plus ses mots, entre deux expirations, il hésitait entre la colère pure et l'étonnement suprême face au culot de cet être qu'il avait toujours du mal à comprendre.

— C'est pour ça que tu m'as demandé d'assister à ce combat ? demanda-t-il enfin, tandis que la complète absurdité du plan machiavélique de Vegeta lui avait fait perdre toute colère.

— Allons, dit Vegeta sans répondre, comme il le faisait souvent, Piccolo est à dix mètres et une dimension d'ici, il te refera tes habits d'un claquement de doigts.

Et, en passant à côté de lui pour sortir de la salle, Vegeta lui posa la main sur l'épaule, ce qui l'étonna encore plus :

— Cela fait plus de dix ans que je rêve de faire ça. Ne m'en veux pas.

— Mais Gohan a eu droit aux pouvoirs d'un Dieu... dit Son Gokû en marchant vers eux en redevenant normal. Cela n'a rien à avoir avec...

— Nous ne ferons plus de combat, coupa Vegeta sans lui répondre, tant que tu ne seras pas meilleur que cela. Et comme je ne trouverai pas d'adversaire valable, je découvrirai la réponse tout seul. À ce moment-là, on pourra s'en faire un autre.

Vegeta était prêt à s'envoler, à l'extérieur du Palais du Dieu de la Terre, lorsque Gohan le rejoignit en courant, sous les yeux interloqués de Piccolo et Dende qui se demandaient pourquoi il était en haillons.

— Attends Vegeta. Dis-donc, tu fais vraiment n'importe quoi tu sais ? Des fois je me demande ce qui te passe par la tête !

Vegeta se retourna, et le regarda comme si la réponse était évidente.

— Tu travailles pour savoir pourquoi certains atomes font bling et d'autres blong, moi je travaille pour repousser les limites du combattant Saiyan.

Il allait se détourner de Gohan, ahuri, lorsque ce dernier l'en empêcha en lui attrapant durement l'épaule. Vegeta renvoya son regard sur Son Gohan dont l'expression était soudainement devenue beaucoup plus dure.

— Vegeta, si tu tires à nouveau en direction de ma fille, je te tue.

— Compris, dit le prince avec un sourire.

Puis il s'envola. Gohan le regarda s’éloigner, se tranquillisa, et fit demi-tour. D'un air pensif, il murmura :

— Bling... et blong ?

— Papa ! cria Pan qui arrivait derrière son père en volant puis l'agrippant de ses bras. Je ne savais pas que tu étais si fort !

— Pan... Tu n'as rien ? s'inquiéta Gohan sur le coup.

— Non, non ! Tu es fort tu m'as protégé ! Vraiment fort !

Pan était vraiment fière de son père à cet instant, avec un large sourire, et des yeux qui en disaient long sur ce qu'elle pensait de lui. Des yeux clairement admiratifs.

Au sol, Gokû et Uub venaient à leur tour de sortir du palais et dirigeaient leur regard vers Gohan et Pan.

— Son Gohan... quelle puissance ! fit Uub. Je ne pensais pas... je ne l'ai jamais vu en tenue de combat ou...

— Oui. Gohan n'aime pas se battre. Il est très fort, je suis fier de lui, mais il ne s'entraîne plus depuis qu'il a vaincu Cell. C'est dommage.

— Est-ce qu'il... est plus fort que toi ?

— Il l'a été il y a dix ans. Depuis, Vegeta et moi nous n'arrêtons pas les entraînements. On dépasse chaque jour nos limites. Uub, fit Gokû en le regardant dans les yeux, tu n'as pas encore vu ma vraie puissance, tu n'as pas réellement vu celle de Gohan d'ailleurs... Mais sache que je te vois devenir au moins aussi fort que lui !

— Mais quand je vois Vegeta et toi... et maintenant Son Gohan...

— Uub, aie confiance en ta force, c'est primordial. Tu verras... dans dix ans peut-être que tu pourras prouver à tout le monde ta véritable valeur !

Uub n'avait pas autant confiance en lui que son senseï.... mais il se jura tout de même de faire de son mieux !

Gohan, portant Pan, vint rejoindre son père et Uub.

— Approchez, Gohan, Son, dit Piccolo, je vais vous refaire vos vêtements.

— Merci, Piccolo-san, fit Gohan après avoir retrouvé sa belle chemise et ses lunettes.

— Gohan, lui dit son père, n'en veux pas à Vegeta...

— J'essaierai papa... Mais ça me met un peu en rogne qu'il ait mis en danger Pan juste pour montrer une telle chose...

— Bah... c'était sympa quand même !

— Grand-père a raison !

— Tu as été impressionnant, ajouta Uub.

— Bon... N'en parlons plus. Je rentre...

Gohan s'envola calmement, mais dans son esprit il avait toujours cette image de sa fille en danger potentiel... "Ce Vegeta...". Derrière lui, Pan, qui d'un coup avait trouvé plus d'intérêt pour son père que le grand-père, le rattrapa pour voler chez eux ensemble...

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