DB Multiverse

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Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Prochaine page dans : 13 jours, 11h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124
[Chapter Cover]
Partie 18, Chapitre 88.

Chapitre 88

Vunnvenly. Cette somptueuse planète hébergea l’un des peuples les plus paisibles de sa galaxie. Pendant des milliers d’années, ils bâtirent de somptueux palais, gratte-ciels et des monuments. Puis ils furent conquis par les Démons du Froid qui, eux aussi, voyaient en cette planète une oeuvre d’art. Ils ne la détruisirent pas, ils s’y installèrent. Vuunvenly gagna en visiteurs, en réputation, en beauté, en culture. De nombreux peuples y passaient, parfois pour y établir leur retraite. Vunnvenly devint la capitale universelle de la culture, un joyau de beauté, en même temps que capitale de l’Empire du Seigneur Freeza.

Dans d’innombrables univers, ce centre multiculturel universel échappa à la destruction et même au règne des Démons du Froid. Mais dans certains univers...

Univers 8, il y a plus de trente ans...

Freeza planait à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol. Effaré, Il contemplait les dégâts causés par un redoutable guerrier : un Saiyan. Freeza avait dû l’affronter lui-même car il était plus puissant que tous les Saiyans qu’il avait connu, plus puissant même que le commando Ginyû réuni. Ces derniers avaient été cinq, cinq contre un Saiyan et l’un de ses compères... Mais Freeza avait dû se transformer, atteindre sa forme originelle pour se battre lui-même et éliminer le Saiyan. Le combat eut pour conséquence la destruction totale de la capitale.

Autrefois prospère et joyeuse, celle-ci ressemblait à présent à un énorme champ de bataille. Partout où son regard se portait, il ne voyait que désolation, ruines, d’épaisses fumées s’élevant haut dans le ciel. Il regarda au dessous de lui : entouré d’une dizaine de cratères de grandes tailles, le commando Ginyû se tenait là, attendant que leur maître vienne s’enquérir de nouvelles peu rafraîchissantes. Serrant les dents, le Démon du Froid se laissa tomber jusqu’au sol où il se posa en douceur.

Le commando s’approcha. S’agenouillant, leur chef Ginyû baissa les yeux en signe de soumission. Son armure était fêlée et il avait plusieurs égratignures sur tout le corps. Derrière lui, un peu plus égratigné que son chef, Butta tenait Jeece dans ses bras, inconscient et blessé. À la droite de Butta, Reecom se tenait légèrement en retrait. C’était celui qui semblait avoir reçu le plus de dégâts. Son armure devait être en miettes et sa tunique était déchirée sur tout le côté droit. Il avait d’innombrables égratignures. Quant au dernier, Gourd, même leurs meilleures unités médicales ne pourraient plus rien pour lui...

Freeza était hors de lui. Les poing serrés, il hurla :

– La capitale de mon empire ! Détruite ! Un joyau de beauté, de grandeur ! Il n'en reste rien !

Le fait que la plupart de ses attaques étaient responsables de la moitié des dégâts n’était qu’un détail. Il fallait un bouc-émissaire et ce n’était certainement pas lui ! Ginyû releva la tête :

– C'est ma faute, Maître. Je n'ai pas pu retenir le Saiyan. J'en prends l'entière responsabilité !

Freeza frappa puissamment le sol de sa queue blanche, éjectant en l’air des morceaux de roches et de la poussière.

– Ah oui ? fit-il en se redressant.

Sa colère était si terrible qu’il ne voyait qu’une seule façon de la calmer. Il pointa un doigt sur Ginyû. Derrière Freeza, quelques guerriers de son armée se montraient.

Ginyû était paralysé. Il avait deviné ce qui l’attendait. Il avait hésité un instant à réagir, mais il n’en fit rien. Et la seconde suivante, un fin rayon violet le transperça de part en part, au beau milieu de la poitrine. Ginyû se crispa, tous ses muscles se raidirent d’un seul coup, et son souffle se coupa. Autour de lui, les autres membres du commando étaient choqués. Butta laissa tomber Jeece qui ne se réveilla pas pour autant. Puis, les muscles du capitaine du commando perdirent en puissance et lâchèrent finalement. Il tomba en arrière, immobile.

– Trouvez donc un nouveau nom à votre commando ! J’aurai assez subi les pitreries de ce lamentable homme de main ! Fini les danses idiotes ! cria le seigneur Freeza. Allez me brûler ce corps !

Aucun homme du commando ne bougea cependant. D’une, ce n’était pas leur boulot que de brûler des corps sans vie. De deux, il s’agissait en plus de leur commandant, et ils lui vouaient tous un grand respect. Ils ne feraient jamais une chose pareille.

Comme personne ne bougeait, un des hommes de Freeza se décida à tenter une initiative. Le jeune Pôar s’approcha d’un pas lent, hésitant, puis s’apercevant qu’aucune mauvaise remarque ne lui était faite, il se dépêcha. Il prit le corps de Ginyû en passant le bras gauche par dessus son épaule, puis le traîna jusqu’à un bâtiment. Lentement, il arriva à destination : un incinérateur. Il laissa tomber le corps pour programmer la machine. Ginyû gisait face contre terre et Pôar le regarda un instant... et frappa du pied dans les côtes du capitaine. L’idée lui avait paru satisfaisante : Quel plaisir de pouvoir frapper quelqu’un qui était mille fois plus fort sans subir de châtiment ! Mais, il s’était juste fait mal au pied contre le plastron noir.

Crachant sur le cadavre, l’insultant de tous les noms, il retourna devant la machine pour finaliser la séquence d’incinération. Quand elle fut prête, il se retourna vers le corps. Il était sur le dos, inerte.

Sur le dos ?

Pôar s’approcha, s’agenouilla. Ginyû ouvrit soudainement les yeux, cria quelque chose, et tout s'emmêla dans l’esprit du jeune Pôar. Un éclair aveuglant, l’impression d’étouffer alors que quelque chose entrait et sortait de sa bouche, la vision qui se trouble ensuite, suivie d’une douleur extrêmement vive au milieu de la poitrine... Il voyait flou, il avait mal. Il avait froid, étendu sur le sol. Il essayait d’écouter, mais n’entendait rien de rassurant. Puis il sentit qu’on le portait et qu’on le déposait sur une surface qui semblait moins dure que le sol. Puis, une impression de mouvement comme s’il était sur un tapis roulant. L’impression de froid disparut. Une chaleur, rassurante de prime abord, l’enveloppa. La chaleur, si douce, commença à le piquer, à le brûler. Mais il n’avait plus la force de hurler, ni de se débattre. En quelques secondes, c’en fut fini...

Le corps de Ginyû n’était plus, mais son esprit vivait désormais dans un autre corps, grâce à une formidable technique, le Body Change. Ginyû était devenu Pôar, et Pôar était mort à sa place.

Freeza se tenait dans sa capsule antigravité. La tête penchée en avant, ses lèvres touchant ses doigts entremêlés, il réfléchissait encore à cette époque. Pour lui, une seule conclusion s’imposait face aux révélations de Buu :

– C'est évident maintenant... Le capitaine Ginyû n'est pas mort... Il se cache parmi mes hommes ! Mais quel corps a-t-il actuellement ?

Il pensa aux personnes les plus proches de lui, en oubliant immédiatement son père et son frère. Il restait les membres du commando Ginyû, ceux de Coola, et divers guerriers plus ou moins importants, comme l’équipage de son vaisseau...

Mais impossible de le savoir...

Ginyû était quelqu’un de très intelligent, un fin tacticien qui prévoyait plusieurs coups à l’avance. Tel un acteur jouant divers rôles à la perfection, il savait se comporter différemment selon la situation.

Être dans le corps minable de Pôar ne le dérangeait pas. C’était mieux qu’être mort, ce n’était qu’une étape et un corps provisoire. Cependant, il savait qu’il ne fallait pas changer de corps trop rapidement, afin de ne pas éveiller les soupçons. Ginyû joua donc le rôle de Pôar pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu’il entende parler d’un assaut sur une planète dont le nom ne lui disait rien.

La guerre et les combats étaient de parfaits prétextes ! Aussi Pôar alla-t-il s’enregistrer comme volontaire pour participer à cette bataille. Ginyû calcula et prépara son plan dans les moindres détails. Le chef de la force de frappe s’appelait Némokid. Il était capitaine. Bien que dérisoire, sa force restait supérieure à celle que Ginyû possédait actuellement. Il était toujours entouré de deux gardes du corps, caché dans un avant-poste blindé, loin du front. Il fut facile pour le petit Pôar de s’éclipser des rangs, de se cacher dans la pénombre, de se déplacer rapidement mais avec précision, pour arriver jusqu’à ce capitaine. Puis, d’une voix forte, il cria :

– L’ennemi est là ! Ils nous ont pris à revers !

Sous les ordres du capitaine Nemokid quelque peu tremblant, les deux gardes du corps sortirent. Et le résultat était celui prévu : ils étaient seuls. Ginyû utilisa sa technique et changea immédiatement de corps. Il était Némokid. Face à lui, il avait un Pôar qui ne comprenait rien à part une chose : il s’était fait avoir. Le nouveau capitaine Némokid l’élimina d’une attaque d’énergie de faible puissance, mais suffisante pour l’exploser.

Lorsque les deux gardes du corps revinrent jusqu’à lui, ils trouvèrent les restes du corps de Pôar et se regardèrent. Ginyû intervint rapidement :

– Ce traître a essayé de m’éliminer pour le compte de l’ennemi ! Nettoyez-moi ça ! J’ai une bataille à gagner.

Ginyû était prêt à jouer chacun de ses rôles comme il le fallait. Némokid était là pour gagner une bataille. C’était ce qu’il allait faire, alors même que l’armée du vrai Némokid perdait du terrain. Ginyû la gagna sans problème. Suite à cette guerre, Ginyû réfléchit à la prochaine étape. Némokid était plutôt vieux. Proche de la retraite en fait, ce qui l'empêcherait d’être sur le terrain, auprès de gens puissants. Il serait obligé de changer de corps dans un avenir proche. De plus, il n’avait aucune idée de ce à quoi ressemblait sa vie, s’il avait de la famille, des occupations... Ces choses-là étaient un problème...

De retour à la capitale, Ginyû se souvint d’une promesse faîte à un vieil ami malade, en sursis, alité depuis des années. Un ami parfait pour brouiller les pistes à nouveau. Il le connaissait depuis des dizaines d’années : comme lui, ce soldat participa à de nombreuses batailles avant de tomber malade. C’était une de ces rares personnes en qui Ginyû pouvait avoir une confiance absolue : un véritable ami.

Il était artificiellement maintenu en vie dans la chambre d’une sorte de maison pour mourants. Sans artifice, il mourrait en quelques minutes. Son esprit vivrait mais dans un corps faible, presque paralysé.

Ginyû ne perdit pas trop de temps et lui raconta tout. Heureusement que son ami pouvait encore entendre et comprendre : il lui proposa le corps de Némokid, un vieux soldat prêt pour la retraite.

Le nouvel enquêteur de Freeza, Nabana, travaillait bien. Il vérifia nombre de choses et découvrit le nom du patient à qui ce capitaine était allé rendre visite trente ans auparavant. Un fait étrange puisque dans les années précédant ce moment, le capitaine Némokid n’avait jamais rendu visite à qui que ce soit dans la capitale.

Étudier les archives pour retrouver Ginyû n’était pas une mince affaire. Après plusieurs heures, Nabana s’était dit que suivre des dizaines puis des centaines de vies afin de trouver le détail qui démasquerait Ginyû demanderait une énorme dose de chance. Aussi utilisa-t-il sa tête, sa logique et il s’appuya en partie sur le hasard.

Si ce Némokid était Ginyû, et qu’il était allé rendre visite à quelqu’un de mourant, était-ce pour changer de corps ? Freeza l’avait deviné : beaucoup donneraient cher pour profiter d’une vie apaisante loin du tumulte de la capitale ou des guerres. Et si c’était pour survivre ? Un mourant qui peut obtenir le corps d’un retraité n’aurait aucune raison de dévoiler la vérité. “Si Ginyû avait pris le corps du malade pour se débarrasser de celui de Némokid, il aurait été obligé de prendre le corps d’un infirmier ensuite...” pensa Nabana. L’enquêteur chercha le premier infirmier qui retourna voir le patient après la visite de Némokid.... Non... Non pas le premier, c’était trop facile. Le second plutôt...

Car Ginyû était intelligent, Nabana s’en doutait. Il fallait qu’il essaie de penser comme lui pour le retrouver. Ginyû n’aurait jamais pris le premier corps venu... Nabana vérifia les rapports concernant le second infirmier : après deux erreurs médicales dans la même journée, puis une soi-disant perte de mémoire l’ayant empêché de retrouver sa maison le soir même, il prit un congé maladie.

Six mois après, il mourut d’un terrible accident sous les yeux de son fils de sept ans... Un fils qui, après recherche, obtenait des notes parfaites en classe, alors qu’il était, de l’avis de Nabana, un cancre immature en retard psychologique.

Pendant plusieurs heures, Nabana éplucha rapports, relevés de notes, et d’autres documents administratifs concernant le fils de l’infirmier. Il ne trouva rien jusqu’à son arrestation à l’âge de vingt deux ans, suite à de nombreux petits délits, suivi d’un braquage ayant mal tourné. Les études psychologiques qui ont suivi ont montré que le jeune homme souffrait d’un grave problème de double personnalité. L’une d’elle aurait totalement supplanté l’autre : il n’y avait plus ce fils prodige aux notes parfaites, ce n’était plus qu’une personne absolument certaine de faire partie des forces de l’ordre...

À l’époque, il s’agissait de démence. Aujourd’hui, Nabana savait que c’était la vérité. Ginyu avait acquis le corps d’un membre des forces de l’ordre... Mais lequel ? Nabana devait vérifier chacun d’eux et cela allait lui prendre le reste de la nuit.

Ginyû se sentait en sécurité après tant d’années. Seize ans après sa “mort”, il était encore en vie, et personne n’était au courant. Mais, il savait qu’il ne fallait pas laisser l’ombre d’un doute derrière lui. Il ne se permettrait aucune erreur.

Désormais dans le corps d’un agent de police, il commença à élaborer un vaste plan afin de regagner en grade et en force.

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