DB Multiverse

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Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Prochaine page dans : 38 jours, 1h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
[Chapter Cover]
Partie 28, Chapitre 138.

Chapitre 138

Cold gisait à terre, grognant et crachant du sang. Sa large tête heurtait le sol, alors que Bra se tenait à ses côtés, les mains sur les hanches, dans une posture de suffisance.

“Je t’avais prévenu que tu ne faisais pas le poids !” pensait-elle en le regardant.

Alors que les deux attendaient la fin du décompte, les autres participants y allaient de leurs commentaires.

– C’est extraordinaire, dit Piccolo de l’Univers 16 en s’adressant à Vegetto. Tu sais faire ça aussi ?

– Bien sûr, et même mieux ! répondit le Saiyan avec fierté. Tu sais, le premier à avoir manipulé son énergie pour en faire des objets, c’est Gotenks. Bra et moi, nous avons juste suivi.

– Eh ouais ! s’exclamèrent Trunks et Goten. Tout le mérite revient au puissant Gotenks !

Dans l’Univers 18, l’admiration était encore plus présente.

– Quel combat ! s’exclama Son Gokû, épaté par la Saiyanne. Ses atouts en réserve ont largement compensé son manque de puissance en forme normale. C’est incroyable !

– Elle m’a fait peur avec le Kienzan tout à l’heure, dit Vegeta à contre-coeur. Se confronter à une attaque pareille sans s’être transformée, c’est du jamais-vu. Il m’aurait fallu le niveau deux pour le gérer à mains nues.

– Mouais, murmura Bra. Elle a la classe, malgré sa tenue miteuse, il faut bien le reconnaître…

– Elle est… Super ! dit Uub, subjugué par la prestance et la grâce de la jeune fille. Comment sommes-nous supposés la battre dans ce tournoi, avec toutes les techniques qu’elle peut avoir en réserve ?

– Héhé, crois-moi, nous ne sommes pas en reste, assura Gokû en rigolant. Et puis, tu ne crois pas que tu ferais mieux de te soucier de moi avant de penser à elle ?

– Hé, hé hé… rigola Uub en se frottant la tête.

Dans l’Univers des Kaiôshins, la surprise était au rendez-vous.

– C’est donc ça, la puissance de la progéniture d’une fusion ? s’interrogea le Kaiôshin du Nord. C’est stupéfiant !

– C’en est même effrayant, dit le Kaiôshin de l’Est. Avec un tel potentiel, Vegetto et elle pourraient régner en maîtres absolus sur leur Univers, s’ils ne jouaient pas aux justiciers !

Le Grand Kaiôshin ne disait rien, les yeux rivés sur Bra. On aurait pu croire qu’il n’avait pas d’avis sur la question, mais en réalité il discutait avec le prisonnier de sa main gauche qui se livrait à une longue et passionnante déduction :

“Je savais bien qu’ils cachaient des techniques vraiment nouvelles ! Avec des armes tranchantes, des boucliers, des prisons, sans compter la téléportation… Ils avaient à disposition de nombreux moyens pour en finir vite avec leurs adversaires ! Vegetto aurait pu écraser Broly bien plus aisément, un peu comme j’avais prévu de le faire. Mais il voulait un combat “à l’ancienne”, et je le ne comprends que trop bien. Lui et sa fille veulent s’amuser avant tout, et se limitent volontairement pour ressentir quelques frissons ! Son Bra a choisi, au contraire, de ne pas utiliser son incroyable puissance. J’ai capté ses sentiments, et elle a un peu évolué psychiquement. Elle a ressenti l’effet de la douleur et le frisson du combat, et a employé ses nouvelles techniques pour se battre au mieux, malgré les conditions. Ils sont exceptionnels !”

“En effet, répondit mentalement le Grand Kaiôshin. Cela est excitant, je dois l’admettre, mais leur puissance démesurée demeure effrayante, même pour moi.”

“Hin, ricana Buu. Tu aurais préféré qu’elle se donne à fond ? On n’aurait pas eu un tel spectacle si je n’avais pas murmuré à Cold de demander un handicap, n’est-ce pas ?”

“Tu as raison. Mais cela ne justifie pas les boosts que tu as donné aux autres.”

“Aucun boost, voyons ! Tous avaient déjà en eux ce que je leur ai révélé, rien de plus !”

“Les techniques de fusions inconnues que tu as livrées aux deux jeunes Saiyans, ils les avaient déjà en eux peut-être ?”

“Oh, mais ce n’était qu’une simple information ! Tout comme Cold, ça ne vaut pas plus qu’un conseil. Ils auraient très bien pu l’apprendre autrement.”

“Tiens donc ! Comment ?”

“Oh, hum,” s’amusa Buu, “En lisant les archives secrètes de la secte des assassins Métamols du 3e siècle, aujourd’hui très, heu…, très accessibles sous trente mètres de terre dans le continent abandonné de leur planète d’origine...”

“Et recharger les fantômes de Raichi, réparer l’androïde ? Je n’appelle pas ça un potentiel déjà présent.”

“Ca va, ne m’en veux pas. Si je n’avais pas réparé la fille, elle aurait été écrasée par la gravité, et on n’aurait pas pu voir XXI à l’oeuvre. Même s’il n’a rien fait en fin de compte. Et… Il me met mal à l’aise… “

Sur le terrain, alors que le Varga parvenait à 27, Cold fit l’effort douloureux de se redresser un peu, captant l’attention de la Saiyanne qui le dévisagea. Haletant avec difficulté, il dit :

– Fé.. Lici.. Tations…

– Hin, ricana Bra d’un ton arrogant.

Dans cette moquerie, il y avait une certaine part de reconnaissance, et Cold l’avait bien perçu. Enfin, Cold… Cette page de son histoire était terminée, pensa l’être à terre.

– Et 30 ! Son Bra est déclarée vainqueur de ce combat !

Au moment de l’annonce qui recouvrait la plupart des bruits dans l’arène, le Démon s’exclama soudainement en liant fugitivement son aura à celle de Bra :

– Change !

La perception de Bra bascula alors du tout au tout. D’abord surplombant de façon hautaine le corps estropié de la créature, elle plongea dans une spirale malsaine, un tourbillon de sensations et d’émotions controversées. Quand cela s’arrêta, elle sentit le sol contre son dos, et une vive douleur à l’épaule gauche. Mais ce qu’elle vit l’abasourdit au plus haut point. Elle voyait une jeune fille aux vêtements déchirés la contempler, un sourire vicieux sur le visage. Sa tête était lourde, elle ne parvenait pas à réfléchir correctement. Elle leva difficilement une main, qu’elle constata violette et aux griffes acérées. Elle était stupéfaite, incapable de prononcer un mot, tandis que l’autre personne lui tournait le dos et s’éloignait. Elle put entendre un dernier murmure de l’entité qui avait pris possession de son corps :

– Je te laisse à ces faibles. Adieu… Univers 8.

Bra demeura sans voix, alors que Freeza et Coola de l’Univers 8 atterrissaient auprès d'elle, après l’extinction de la gravité. Elle ne pouvait y croire : elle avait changé de corps avec le Démon du Froid ! Coola, qui s’était agenouillé près d’elle, fut perplexe en entendant son père dire dans un râle de colère :

– C’est quoi… Ce bordel…

“Oooh !”

“Qu’y a-t-il ?” demanda le Grand Kaiôshin à Buu.

“Tu n’as pas entendu ? Les choses deviennent enfin intéressantes ! On va bien rigoler ! Enfin, JE vais bien rigoler…”

“Qu’est-ce qui se passe ?” houspilla le Grand Kaiôshin.

“Disons qu’on va avoir de l’animation du côté de l’Univers 16, héhé…”

Plusieurs Nameks se rendirent auprès de Cold pour proposer leurs services et soigner le Démon du Froid. La blessure paraissait très grave, et il était essentiel d’agir vite. Fasciné, l’un des Nameks dit :

– Vous êtes vivants après une telle attaque, c’est incroyable ! Laissez-moi vous soigner…

– Ne le touchez pas ! aboya Freeza d’un ton féroce en se plaçant entre eux.

Le Namek recula, effrayé par le regard colérique de son interlocuteur. Coola, à proximité, regardait son frère d’un air dubitatif. Pourquoi refuser des soins immédiats à leur père ? Avait-il prévu quelque chose le concernant ?

– Ne.. L’écoute pas, idiot… Soigne-moi…

Bra fulminait intérieurement. Il fallait qu’elle récupère son corps au plus vite, ou qu’elle prévienne au moins les autres. Pourquoi son père omniscient n’intervenait-il pas ? Cela la mettait hors d’elle. Freeza continua :

– Nous ne devons rien à personne. Nous l’emmenons dans notre vaisseau pour le placer dans un caisson de régénération.

– Mais.. Il semble demander des soins…

– Nous nous en chargeons ! intervint Coola qui préféra suivre l’idée de son frère. Proposez vos services à la Saiyanne, elle a pas mal dégusté pendant ce combat, allez donc voir si elle n’a pas une commotion !

Les Nameks n’insistèrent pas plus et se retirèrent. Bra cracha des insultes à tout va sur les deux Démons qui se saisissaient d’elle et s’envolaient hors de l’arène.

– Je le tiens, on y va, dit Coola à son frère qui acquiesça.

– Ne laissez pas partir.. Cet enfoiré… Bande d’abrutis !

Coola dévisagea son père d’un air consterné. Avoir perdu de la sorte devait certes l’énerver, mais pas au point d’adopter le langage de cette primate ! Quant à Freeza, il intima l’ordre au blessé de se taire par son regard qui en disait long. Bra grogra en comprenant que cette ordure avait compris ce qui se passait…

Son Gokû observa Son Bra qui rentrait dans l’Univers 16. Pan et Uub qui se tenaient à ses côtés remarquèrent l’air sombre sur son visage. Hésitant, Uub se risqua à dire :

– Que se passe-t-il sensei ? Elle l’a emporté, non ? Pourquoi ne semblez-vous pas content du résultat ? Vous inquiète-t-elle autant ?

Gokû jeta un oeil rapide à son élève qui finalement n’était pas aussi réceptif qu’il le pensait. Se tournant vers Son Gohan, il dit :

– Tu as entendu ce qu’a dit Cold à la fin du décompte ? Il faut leur dire.

– Ils savent, répondit simplement Gohan d’un ton tout aussi sérieux.

Piccolo et Vegeta ne quittaient pas des yeux les Démons du Froid qui s’en retournaient à leur vaisseau. Ils percevaient nettement leurs auras, et se tenaient prêts à agir s’il le fallait. Même si, avec ce monstre de Vegetto sur le point de réagir, cela s’avèrerait sans doute inutile.

Dans l’espace 16, Bra fut accueillie par Pan qui voulait féliciter sa “soeur”, n’ayant pas pris conscience de la situation. Elle s’exclama :

– C’était génial ! Comment tu as fait ? Dis-moi s’il te plaît !

– Je t’apprendrai, ma petite, répondit Bra en souriant amicalement et en tapotant les cheveux de la fillette. Mais là, je vais prendre une douche, excuse-moi.

– Tu es géniale, Bra ! s’exclamèrent Goten et Trunks. On n’a jamais douté de toi !

Bra sourit et commença à s’éloigner. La nouvelle Bra avait besoin de prendre ses marques. Pour cela, s’écarter du groupe afin de ne pas éveiller les soupçons. Elle n’était pas spécialement attirée par ce corps magnifique. Du moins, pas d’un point de vue “naturel”. Après toutes ces vies, la seule chose qui la faisait vibrer, c’était la puissance du corps, et non pas ses attributs qui auraient fait s’évanouir plus d’un être simple, comme un Terrien lambda. Il devait avant tout s’isoler et prendre ses marques.

Mais c’étant sans compter l’exceptionnelle acuité des proches de son hôte. Alors qu’elle se dirigeait vers le couloir de l’Univers 16, sa route fut bloquée par Son Gohan, qui la toisait d’un air menaçant. Il prononça d’une voix sévère :

– Un instant…

– Tu n’es pas réellement Bra, continua une voix derrière elle.

Incrédule, elle se retourna, voyant Vegetto arborant le même air sérieux que Gohan. Trunks, Goten, Videl et Pan avaient perdu leurs sourires, ne comprenant pas ce qu’il se passait. Piccolo prit les deux garçons par les épaules pour les retenir. Déconcertés, ils n’esquissèrent pas un seul mouvement.

– Évidemment que je ne suis pas Bra, soupira-t-elle d’un ton exaspéré. Je suis Son Bra, arrêtez donc de m’appeler comme ça !

Elle était satisfaite de son talent pour la comédie et pour l’analyse. Sachant qu’elle devait faire face à la Saiyanne à ce tour-ci, et se préparant à toute éventualité, elle avait étudié la manière de se comporter de la fille de Vegetto, ses manies, ses rapports avec les autres, son incapacité à se contrôler et son habitude de se comporter comme une arrogante égoïste et supérieure. Son évolution lors de leur combat l’avait quelque peu surprise, mais elle s’était rapidement adaptée. Ce corps était tellement parfait qu’elle réfléchissait et pensait maintenant au féminin. Quelle ironie que son meilleur corps soit celui d’un macaque…

Seulement, Bra n’aurait jamais appelé Pan “ma petite”. Bra avait certes un peu évolué moralement, mais pas à ce point-là. Vegetto et Gohan, en plus de l’événement sur le terrain, y voyaient une preuve supplémentaire. Toujours aussi menaçant, Gohan dit :

– Jolie répartie, mais tu ne nous trompes pas.

– Tu es le capitaine Ginyû, affirma Vegetto en faisant un pas vers la jeune fille.

– Hein ? fit Pan, qui ne savait pas de quoi Vegetto et Son Gohan parlaient.

Trunks et Goten, qui en avaient entendu parler de leurs familles respectives quand ils étaient petits, se souvinrent de cette histoire et prirent conscience de la situation. Serrant les poings, ils furent retenus par Piccolo qui leur suggérait silencieusement de ne pas intervenir.

“Tss”, pensa Ginyû qui était mécontent de se faire découvrir de la sorte. “Ils ont dû me croiser dans leur Univers, aucun doute. Est-ce qu’ils m’ont tué ? Est-ce qu’ils ont trouvé une parade à ma technique ? Tant pis ! Autant se montrer honnête. Peut-être m’accepteront-ils à la place de leur insupportable gamine !”

Ginyû prit une pose respectueuse et élégante, s’inclinant légèrement devant Vegetto qui haussa un sourcil. D’un ton faussement mielleux, il dit :

– Cela fait longtemps que je ne porte plus ce nom. On m’appelait Cold il y a peu, et je fus un empereur capable et satisfaisant. Désormais, vous pouvez m’appeler Son Bra. Je suis une élève impliquée en combat, calme et sérieuse. Je suis une amie sur qui on peut compter, et je sais mettre l’ambiance dans les soirées. J’ai d’ailleurs une pose spéciale Saiyanne, si elle vous intéresse ! Merci de m’accepter, je suis heureuse de faire partie de votre famille.

Les membres de l’Univers 16 furent sous le choc. Même Goten et Trunks, pourtant perpétuellement rabaissés et rabroués par leur soeur, n’arrivaient pas à accepter une telle déchéance venant de sa bouche. De la colère, ils passèrent à une rage folle.

– Comment oses-tu ! cria Trunks en se débattant pour échapper à la prise de Piccolo. Sors du corps de Bra immédiatement, immonde saloperie !

– Attends ! s’exclama Piccolo, le front en sueur.

Les garçons s’immobilisèrent en ressentant l’incroyable aura négative qui émanait de Vegetto. Même Gohan fixait son père avec une certaine frayeur. L’être fusionné avait des veines apparentes sur son front et sa tempe, et ses yeux fulminaient. Il empoigna brutalement le haut de sa “fille”, avec une telle force que ses pieds quittèrent le sol. Ginyû esquissa un sourire mesquin devant son nouveau père. Ce rôle d’adolescente qui contrariait ses parents lui plaisait déjà. Vegetto gronda avec fureur :

– Attends voir, toi !

Il plaça ses doigts sur son front et se téléporta instantanément avec Ginyû qui fit un dernier clin d’oeil aux autres avant de disparaître. Les membres des Univers 16 et 18 captèrent leurs auras dans le vaisseau de l’Univers 8, en-dehors de l’arène.

– Dites… dit Uub en hésitant. S’il y a eu un problème hors combat, pourquoi n’ont-ils pas fait appel aux Vargas pour arranger la situation ? Pourquoi est-ce qu’ils ont laissé l’Univers 8 emporter Col… Bra avec eux ?

– Pour ne pas faire empirer les choses, lui répondit Piccolo. Les Vargas ne comprendraient certainement pas de quoi il s’agit, et Freeza ne semble pas vouloir provoquer un scandale qui les renverrait dans leur Univers. On ne peut régler ça qu’en laissant les organisateurs hors du coup, en supposant que Vegetto ne fera pas des siennes comme hier...

– Qu’est-ce qu’on fait ? dit Gokû à Vegeta et Gohan. On va leur prêter main-forte ?

– Tu veux rire ? rétorqua Vegeta. Cela ne nous concerne pas, et Vegetto n’est pas un incapable. Personnellement, je préfère regarder le prochain combat.

En effet, l’arène venait d’être réparée, et l’annonce de la Varga résonnait dans l’enceinte du stage :

– Nous allons procéder à l’affrontement suivant. Nous appelons Gast de l’Univers 7 et Raichi de l’Univers 3 !

Quelques minutes auparavant, dans le vaisseau des Démons du Froid.

Coola et Freeza, à l’aide de plusieurs de leurs soldats, étaient parvenus à placer leur père dans un caisson de régénération, non sans difficulté. Toujours en forme augmentée et gravement blessé, l’Empereur s’était débattu et avait insulté sans vergogne tout le monde autour de lui. Il jeta un dernier regard courroucé à travers le hublot avant de s’endormir, alors que le caisson se remplissait d’un liquide verdâtre. Freeza déposa son bras sur la vitre et regarda son père en soupirant :

– Il s’est enfin calmé, ça n’a pas été évident…

– Laissez les sédatifs agir en continu, ordonna Coola au personnel des soins. Il retrouvera sa forme d’origine avec le temps. Veillez à ce que sa plaie se referme, c’est le plus important.

– Bien, Seigneur, dirent-ils d’une seule voix.

– Avant de rester suspendus à vos machines, sortez d’ici ! dit Freeza d’un ton sec tout en faisant claquer sa queue. Mon frère et moi avons à parler.

Les soldats ne se firent pas prier et s’en allèrent. Coola s’approcha de son frère. Il allait enfin savoir ce qu’il avait derrière la tête. Freeza ferma les yeux un instant, puis serra les poings, en murmurant d’un ton furieux :

– Coola… Cet être n’est plus notre père !

– Quoi ? répondit Coola, interloqué. Est-ce parce qu’il a perdu ? Ou bien à cause de sa forme monstrueuse ? Je sais qu’elle est terrifiante, même moi j’en tremble, mais ce n’est pas une raison pour le désavouer.

– Je ne parle pas de cela ! l’interrompit Freeza sèchement. Avant de te parler du principal, je dois te poser une question. Te souviens-tu de mon ancien capitaine ? Celui de mon commando.

– Tu parles de Ginyû ? demanda Coola d’un ton perplexe. Celui qui prenait des poses ridicules avec ses hommes, et qui malgré tout faisait un bon travail ? Quel rapport y a-t-il entre ton capitaine mort il y a longtemps et Père ?

– Il est vrai que j’ai tué le capitaine Ginyû il y a longtemps, expliqua Freeza. Cependant, il avait un atout, une capacité très spéciale seulement connue de moi et du commando. Il pouvait changer de corps comme il le souhaitait.

– Que…

– Au début de ce tournoi, continua-t-il sans lui laisser le temps de l’interrompre, une source m’a indiquée que Ginyû était toujours parmi nous, glissé dans la peau de l’un des membres de notre Univers. J’ai mené mon enquête, et j’ai fini par m’apercevoir qu’il était rentré dans les hautes-sphères. Je ne pensais pas que ce serait à ce niveau…

– Attends, quelle source ? s’emporta Coola. Et tu es en train de me dire qu’il était dans le corps de Papa ?

Coola ne s’embarrassait plus de dire “Père”. Il prenait peu à peu conscience du sort de celui qui l’avait mis au monde. Bien que l’affection ne soit pas le fort des Démons du Froid, un certain vertige s’emparait de lui, une certaine déception ainsi que la frustration d’avoir été trompé pendant certainement plusieurs années. Freeza esquiva la première question et dit :

– Je l’ai clairement vu utiliser sa technique à la fin du combat. Le doute n’est plus permis, il était dans son corps ! Ca explique aussi pourquoi il était si fort, et a pu développer ce pouvoir aussi loin. Ginyû est un maître du combat !

– Attends… Tu es en train de me dire que ton capitaine est dans le corps de la Saiyanne, maintenant ?

– Forcément. Et Papa est mort il y a longtemps.

Les deux frères demeurèrent silencieux quelques instants. Coola commençait à avoir mal à la tête. Son père, celui qui constituait sa cible, son objectif à atteindre, avait été remplacé. Son corps avait été renforcé par un parasite. Il avait un goût amer dans la bouche. Tous ses espoirs de ces derniers siècles, tout ce qu’il avait fait jusqu’à présent n’était désormais que fumée et pure vanité. Son père était mort… Père ?

Coola sursauta, surprenant son frère.

– Qu’est-ce qu’il y a ? s’inquiéta Freeza en plissant les yeux.

– Attends, Vegetto est une espèce de divinité Saiyanne omnisciente, non ? S’il a compris et qu’il vient récupérer sa fille, qu’est-ce qu’on fait ? On va être pulvérisés sur le champ s’il se ramène !

– Ne t’emballe pas ! cria Freeza. Pour le moment, nous avons un problème en commun. S’il est raisonnable, on peut résoudre ça à l’amiable !

Il fut brutalement stoppé par l’arrivée d’un visiteur impromptu. De l’autre côté de la pièce se trouvaient le dit Vegetto et Bra, fermement maintenue par son père. Ce dernier affichait une expression terrifiante sur le visage. Coola fit un mouvement en arrière tandis que Freeza tenta de communiquer malgré sa gorge nouée :

– T… Toi ! Tu as compris ! Notre capitaine est dans le corps de ta fille. Cela ne nous plaît pas plus qu’à toi, mais on peut arranger ça. Laisse-nous trouver une solu…

– Ferme-là, cracha Vegetto d’un ton qui ne souffrait aucune résistance.

Faisant un mouvement ultra-rapide de la main, il balança deux gifles surpuissantes à distance qui assommèrent les deux frères sans aucune difficulté. Traînant Ginyû sur le sol, il le colla contre la vitre, l’empoignant de telle sorte qu’il ne pouvait plus résister. Il ordonna d’une voix sourde :

– Refais l’échange à nouveau, maintenant !

– Sinon quoi ? Tu es impuissant ! Jamais tu n’oseras me tuer, ricana Ginyû.

– Tu disparaîtras. Je ne parle pas de te tuer, mais de bien pire.

– Pire que mourir ? minauda Ginyû. Tu es bien drôle, j’ignorais que les Saiyans avaient autant le sens de l’humour. Ma vie est trop importante pour que tu y fasses quoi que ce soit. Si tu m’élimines, tu ne pourras pas récupérer ta fille.

– Je peux détruire ton âme, continua Vegetto d’une voix profonde, le regard sinistre. Avec cette technique, pas d’au-delà. Pas de résurrection possible avec les Dragon Balls. Shenron ne pourra jamais recréer ton âme une fois que je l’aurai pulvérisée. Mais il saura remettre celle de Bra dans ton corps d’origine. Transférer une âme dans une place vide n’est pas compliqué pour lui.

– C’est du bluff, ricana Ginyû. Si c’était aussi simple, tu ne t’embêterais pas à me l’expliquer, et tu me détruirais dès maintenant. Vas-y, je t’attends !

– Fais l’échange ! Je te laisse une chance de réintégrer ton Univers vivant, profite de cette occasion avant que je ne t’extermine, misérable vermine !

Ginyû reconnaissait bien Vegeta dans cette façon de s’exprimer. Cela lui donnait une certaine nostalgie. Mais l’irritait également au plus haut point. Il voulait qu’il ouvre la bouche pour lancer une technique ? Il l’aura demandé.

– Très bien, soupira Ginyû, faussement résigné. Alors Chan--

Au lieu de terminer le nom de sa technique, il envoya une puissante rafale d’énergie afin de détruire son ancien corps, et ne plus laisser le choix à son nouveau père. Cependant, au lieu de trouver les décombres de l’appareil, il constata avec effarement qu’il était maintenant dans l’espace, sur la surface d’un astéroïde. Usant de la télépathie, il parvint à dire :

“Quoi ? Mais qu’est-ce que…”

“Tu ne m’auras pas de la sorte, maudit parasite”, gronda Vegetto derrière lui. “J’empêche Bra de faire des bêtises depuis son enfance. Tu n’arriveras pas à me surprendre.”

“Cet enfoiré m’a téléporté !” enragea Ginyû intérieurement, avant de reprendre son calme. La situation demeurait la même, elle était à son avantage.

“J’ose espérer que tu as compris ta position. Quand Vegetto donne un ordre, on ne peut que lui obéir. Tu vas me rendre ma fille, ou ton existence sera effacée à tout jamais !”

“Dans tes rêves”, rétorqua Ginyû en affichant à nouveau un air mielleux. “Le corps dans cette cuve est mourant. Ta fille est mourante. Ce n’est qu’une question de temps. Tu vas devoir t’y faire, le capitaine des forces spéciales Saiyannes est ta nouvelle fille. Ose donc t’en prendre à moi si tu l’oses, seigneur Vegetto, ha ha ha !”

Dans un élan de rage, Vegetto saisit les cheveux de Ginyû et fracassa sa tête contre le sol. Il savait que le corps de sa fille était résistant. Ce n’était pas Bra qui souffrait et qui prenait les coups, c’était Ginyû. La fille de Bulma, sa progéniture, dormait paisiblement dans un corps répugnant et étranger, et il la sortirait de là. Il ne se retiendrait pas, et ferait souffrir Ginyû jusqu’à ce qu’il cède.

Ginyû se releva, le visage ensanglanté. Il poussa un petit rire sadique en voyant son nouveau corps endommagé, mais ce n’était pas bien grave. Il fallait bien le rôder à un moment, l’occasion était idéale. Il lança à son adversaire :

“Si nous nous battons hors de l’arène, nous serons renvoyés. Tu seras à jamais séparé de ta fille ! Es-tu prêt à prendre ce risque ?”

“Nous sommes à des années-lumières de l’arène. Personne ne sait que nous nous battons, je peux te l’assurer.”

“Dans ce cas, il est temps de tester ce nouvel hôte !” s’exclama Ginyû en se transformant en Super Saiyanne.

Il était une fille après tout, autant garder cette manière de penser, comme il était certain d’y demeurer. Mademoiselle Ginyû, cela lui convenait bien. Presque autant que s’il conservait le prénom de l’adolescente. Et puis, il le sentait, il le savait, il en avait le contrôle. Maîtriser la moindre fibre de cette sotte Saiyanne était bien plus aisé qu’il ne le pensait. Gérer la puissance de Cold avait été tellement difficile que rien n’était plus insurmontable pour lui.

En face de lui, Vegetto se transforma également au niveau un. Les deux combattants prirent une posture de combat, sans se douter que sur un astéroïde voisin, un minuscule oeil noir nimbé d’une petite flaque rose les observait attentivement. Oh oui, ce combat allait être exaltant !

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