DB Multiverse

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Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

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[Chapter Cover]
Partie 22, Chapitre 108.

Chapitre 108

Dans une infinité d’univers, il existait sur Terre un humain qui n’avait d'intérêt que pour la science, les technologies, le progrès. Il y voua toute sa vie, et poursuivi ce rêve jusqu’à sa mort. Peu importe les conséquences de ses projets, de ses créations, de ses inventions, de ses partenariats ou de l’origine de ses financements. Seul le progrès comptait à ses yeux.

La folie l’atteint lorsqu’un jeune garçon incroyablement fort, vainquit à lui tout seul l’organisation qui lui offrait toutes les possibilités d’avancer vers le futur : le Ruban Rouge. La vengeance le poussa à aller encore plus loin dans ses recherches sur les cyborgs, l’énergie infinie, la génétique aussi.

De ses prouesses technologiques naquit Cell: une créature doté des meilleurs gènes des meilleurs guerriers de l‘univers et censée débarrasser le monde du gêneur, du briseur de rêve. Gero avait, avant lui, créer des cyborgs à partir d’êtres vivants en leur instillant moult artifices technologiquement avancés. Mais Cell était une créature née de rien avec la génétique comme seule maîtresse de progression. Cell était une ambiguïté, car une créature parfaite sur le plan génétique, dotée de prouesses hors normes, qui ne pouvait être égalé que par de vils sorciers ou des dieux. Pourtant, Cell n’était pas parfait.

Imparfait, car comme toute créature biologique, il devait naître, vivre, grandir, apprendre, devenir plus fort. Pour cela, il devait passer par plusieurs stades d’évolutions. D’une espèce de gros insecte rampant, il devait gagner en énergie pour briser sa carapace et se libérer de cette forme rudimentaire. Devenu bipède, doté de la capacité de communiquer et de développer son ki, il devait encore gagner en énergie. Mais surtout, son adn le poussait à retrouver deux cyborgs bien précis pour obligatoirement passer aux autres étapes.

Cell devait absorber les cyborgs C17 et C18. Difficile en raison de leur puissance hors norme ! Mais dans une infinité d’univers, Cell y était parvenu. Son évolution lui a fait acquérir une apparence un peu plus humaine. Une ambiguïté totale : devenir parfait devait le rendre physiquement plus humain, alors que l’humain était une espèce extrêmement faible de base.

Cell refusait l’imperfection. Ce n’est qu’après s’en être débarrassé, qu’il s’était libéré de son code génétique préétabli, qu’il pouvait vraiment commencer à faire ses propres choix. Pour un avenir incertain à bâtir qui serait bien plus évolué que simplement éliminer une seule créature.

Cell avait parcouru bien du chemin à travers deux époques pour en arriver là. Il avait failli mourir, mais était revenu plus fort. Il avait vaincu mais avait su progresser encore. Il pouvait encore grandir, évoluer. Ce n’était pas fini. Alors revenir dans son état premier, et tout recommencer ? Avec le risque de ne jamais y arriver ?

Jamais !

Alors ce combat obligatoire contre Son Gohan, celui qu’il avait déjà vaincu près de trente ans auparavant, celui qui l’avait vaincu aussi dans d’autres univers, il allait le livrer de toutes ses forces. Tant pis pour le sort des autres guerriers présents dans l’arène et à la merci de ce Buu de l’univers 4. Après tout il était ici pour le challenge. Rien que pour son Némésis, Gohan.

Et un immense sourire s’afficha sur son visage alors qu’il se préparait enfin au combat toute force déployée, une vive aura l’entourant, des éclairs parcourant son corps à toute allure.

En face se jouait le destin d’une famille et peut-être aussi celui du multiverse. Son Gohan avait été confronté au combat très tôt, trop tôt… Dès l’âge de quatre ans, il avait vu des horreurs et avait participé à un combat fatidique (et fratricide). Il passa ensuite une année terriblement seul et apeuré pour affronter deux Saiyans invincibles contre lesquels il n’avait pas l’ombre d’une chance. Des amis de son père s’étaient fait tuer devant ses yeux. Son mentor, Piccolo, n’y avait pas échappé non plus. Pour les ressusciter, il avait dû voyager jusqu’à une lointaine planète, où il dut affronter des êtres toujours plus fort. À nouveau, il fit face au danger, à la mort, à la toute-puissance d’un tyran.

Une nouvelle fois séparé de son père plus d’un an, leurs retrouvailles furent vite suivies de trois ans d’entrainements pour contrer une future menace qui a finalement mené à la naissance d’un terrible adversaire, au réveil de son potentiel, mais aussi à la mort de son père pour la seconde fois. Puis les trente ans de paix qui ont suivi n’ont été bouleversé qu’un court moment avec Majin Buu. Avec là encore le développement d’une force au-delà de tout ce qu’ils avaient déjà rencontré.

La paix, la force... Pour Gohan, c’était logique que l’un n’aille pas sans l’autre. La force qu’il avait obtenu au fil de ses aventures lui permettait de protéger sa famille, ses amis, et d’apporter la paix sur Terre tout en la préservant des forces du Mal.

Aujourd’hui ça continuait. Sa famille et le multiverse était en danger. Il devait se battre pour la paix, la vie. Rien ne changeait vraiment. Le combat le rattrapait inexorablement. Comment échapper à cette destinée avec un père vouant sa vie au combat, à l'entraînement, au dépassement de soi, à l’affrontement d’adversaire toujours plus forts ? Quand on voit la souffrance, la mort dès l’âge de quatre ans ? Quand tout le monde compte sur soi pour échapper à l’anéantissement d’un monde, d’une galaxie, d’un univers ?

Son Gohan avait un formidable pouvoir mais il n’aimait pas se battre. Il ne le faisait pas par choix, mais par nécessité. C’était vrai encore aujourd’hui. Il déploya sa force autour de lui, une aura blanche tournoya autour de son corps. Il se mit en position. Un court instant, son esprit se retrouva trente ans en arrière. Puis un mot, un seul, de Buu déclencha la bagarre.

Cell et Gohan foncèrent en avant, poing droit fermé, à pleine puissance, et ils frappèrent. Un seul coup, poing contre poing, et la déflagration fit tout trembler. L’onde de choc fit vibrer toute la gomme rose qui constituait Buu, sans la déchirer ou la détruire, puis frappa le bouclier des gradins qui faillit céder.

Les deux adversaires se regardèrent un instant, leur poing toujours l’un contre l’autre, puis le combat reprit. Un coup de pied à la vitesse de l’éclair, une parade suivie d’une contre-attaque, esquivée d’un saut en arrière, tout en tirant une première rafale d’énergie que l’autre renvoya dans les airs sans problème. Un spectateur pas assez entraîné aura vu le combattant vert disparaître, puis quelques secondes plus tard, c’était l’autre. Un bruit comme le tonnerre se fit entendre, puis un autre, et encore un, et tout d’un coup, c’était comme un applaudissement de tonnerre. un applaudissement par des milliers de personnes, où chaque clap de mains de chaque personne représentait une onde de choc, donc un coup porté.

Si Gohan avait une vitesse et une force écrasante, il pêchait en technique face à Cell, qui lui possédait de base les gênes et le savoir-faire de Gokû, Piccolo, Vegeta, mais aussi Freeza, Cold… Aussi, Cell se maintenait en forme tous les jours, alors que Gohan, de par sa nature mais aussi sa vie de famille, c’était quelque chose de beaucoup plus rare.

Cell apprit vite à esquiver les coups les plus dangereux, ou à les parer de façon à amortir le choc. Par contre, ses contre-attaques se faisaient plus rares aussi. À force, ça l’agaçait. Gohan trouvait ça pratique au contraire : si personne ne parvenait à placer de coup vraiment dangereux ou fatal, alors le combat allait durer longtemps, ce qui permettait à Vegetto de revenir avant que tout foute le camp.

D’un autre côté, si Gohan ne pouvait pas vaincre facilement Cell, comment pouvait-il espérer battre Buu ? Il avait bien remarqué, la veille, lors de leur affrontement, accompagné de Bra et de son père, qu’il n’était pas de taille. Buu était sortit de ce combat indemne. Alors que eux ? Bra était passé Super Saiyanne 2, et avait provoqué des dégâts contre ses alliés !

De toute manière, Gohan était déjà dépassé vingt ans auparavant, quand Buu avait absorbé Gotenks. Celui de l’univers 4 était boosté par lui-même, Gokû et Vegeta, sans compter les innombrables autres victimes de l’univers qui lui ont procuré maintes capacités.

Non, Gohan ne pouvait absolument rien contre ce Buu ultime. Juste il pourrait grappiller un temps précieux, peut-être… Servir de soutien, voire de sacrifice… Cell connaissait bien la notion de sacrifice lui aussi. Se suicider pour emporter tout le monde avec lui : check ! Encore que, ça avait capoté, mais il en était revenu plus fort ! C’est ce qu’on appelle avoir une chance inouïe. En tout cas il possédait une faculté lui permettant de progresser plutôt facilement. C’était ce qui lui avait permis d’atteindre son niveau actuel, une force que le docteur Géro n’aurait jamais pu prévoir, même avec deux vies !

Alors cet affrontement avec Gohan allait l’améliorer. Qu’importe de savoir à quel point. Ça l’améliorait, c’était le plus important. L’amélioration, la perfection, jusqu’au-delà de toutes limites. Qui sait ? il pouvait peut-être un jour approcher du niveau du Djinn, ou de Vegetto. Un Saiyan, qu’il fusse la fusion de deux êtres exceptionnels, reste un Saiyan. Et lui aussi en était un de par ses origines, ses gênes. Alors si Vegetto peut exister sous une telle puissance, lui aussi !

C’était son but, sa quête, sa vie.

Alors contre Gohan, il frappait et frappait encore, plus fort à chaque fois. Un coup de poing, un coup de pied, esquive, parade et contre-attaque, concentration du ki… Chaque cellule de son corps semblait en ébullition, excitée par le combat contre ce Saiyan qui n’avait plus besoin de se transformer en Super, un ou deux ou ce truc aux cheveux long. Quand bien même il ne se métamorphosait pas, il demeurait un adversaire à sa mesure. Il savait encore encaisser les coups, aussi puissant soient-ils. Sa vitesse et sa résistance était incommensurable même après plusieurs minutes de combats très intenses.

Mais Cell pouvait changer de stratégie pour perturber ses ennemis. Après avoir lancé un gros kamehameha, que Gohan encaissa sans trop broncher, la créature verte s’éloigna. Il lança à Son Gohan :

– Ça va te rappeler quelque chose !

Il pondit en un instant quatre miniatures bleues de lui-même, qui grandirent vite, et qui se préparaient déjà à combattre. Leur puissance n’avait rien à voir avec ceux que Gohan avait détruit par le passé.

Mais Le demi-saiyan n’en avait que faire. L’air grave, il s’approcha du groupe en volant lentement, bien droit. Prêt à porter des coups fatals. Et les Cell Juniors attaquèrent. Deux s’approchèrent pour combattre au corps à corps, tandis que les deux autres restaient à l’écart. Sagement ? Non, ils balançaient déjà des boules d’énergies. Ils ne risquaient pas de toucher un des leurs : ils étaient extrêmement bien synchronisés.

Gohan esquiva le premier adversaire en se déplaçant légèrement sur le côté. Il balaya une boule d’énergie du revers de la main, para le coup de pied du second Junior, se baissa pour éviter deux autres boules d’énergies avant d’attraper le poing de son ennemi qui voulait continuer à l’enchainer, pour ensuite l’envoyer valser contre le tout premier Junior qui cette fois voulait attaquer de dos.

Sans la moindre casse, ces deux petits Cell tombèrent ensemble sur le sol. Des rafales d’énergies semblèrent traverser Gohan quand ce dernier se déplaça rapidement vers ses ennemis les plus éloignés. Le premier ne vit même pas le coup de poing qu’il reçut en plein ventre. Le second eut le temps de tirer un Makankosappo, mais bien trop tard. Il explosa son frère, alors qu’un coup de coude dans ses cervicales le fit sombrer dans l’inconscience. Il allait attendre que les deux autres se relèvent, mais quelqu’un balança une énorme boule d’énergie qui les explosa immédiatement. Gohan, surpris, vit apparaître sa soeur.

– Gohan ! cria-t-elle en le rejoignant.

À sa suite, Vegeta de l’univers 13. Ensemble ils s’étaient défendus contre la mélasse rose. Ça ne plaisait pas au Prince, mais il savait très bien qu’il y avait des êtres plus fort que lui. S’allier temporairement à Bra le mettait mal à l’aise, mais c’était de la pure stratégie. La suivre alors qu’elle rejoignait son compagnon de l'univers 16 était aussi le meilleur plan : il ne se retrouvait pas seul face à “Buu”.

– Qu’est-ce que tu fous, bon sang ! hurlait Bra envers Gohan. Mais vas-y, pulvérise-le ce Cell ! Tu l’as déjà fait ! Ne perds pas ton temps avec les petits !

Buu s’amusait à voir le spectacle, il rappela une de ses règles :

– Tu peux l’aider, si tu veux !

Bra jeta un regard au-dessus d’elle vers l’avatar de Buu qui continuait de flotter dans les airs, surplombant l’arène. Lui obéir ? Non ! Mais bon, là…

– Ouais, je vais t’aider à faire ce boulot Gohan, et après on s’occupe de l’autre tâche là-haut !

– Bra ! Il est trop fort pour nous ! On doit gagner du temps d’abord ! Cell pourrait même se battre à nos côtés !

– Tu rêve ou quoi, Gohan ? Ce n’est pas un ennemi d’une époque révolu qui peut nous aider ! Ni ce Vegeta minable qui reste collé à mes basques !

Vegeta tiqua :

– Hé morveuse, tu veux que je t’éclate ?! Rien à faire de ce Buu ! Si tu veux que je t’élimine tout de suite tu peux compter sur moi !

– Arrêtez ! On ne devrait pas se battre entre nous ! L’ennemi, c’est Buu ! cria Son Gohan.

Cell regardait vegeta avec un sourire. Une main tendue vers lui, il déclara lentement :

– Vegeta, joins-toi à moi, pulvérisons ces gêneurs qui ne savent pas de quoi tu es réellement capable, puis nous défierons Buu. Ensemble nous pourrons contraindre le multiverse à se prosterner devant nous !

– Je suis Vegeta le Prince des Saiyans ! Je n’ai pas d’ordre à recevoir de toi, laide créature verte ! Ce n’est pas parce que je ressens mon propre pouvoir quand tu déploies ta force que je dois m’incliner devant toi ! Vous m’énervez tous !

Vegeta explosait de colère. Quelle idée ! Tous, ils le prenaient de haut ! Alors, déployant son énergie avec une aura dorée tournoyant autour de lui, vegeta s’envola vers Buu à toute vitesse, hurlant.

Avant d’arriver à son niveau il tendit une main pour envoyer une rafale d’énergie bleue qui fit mouche et transperça le torse de Buu (qui ne perdit pas son éternel sourire). Puis c’est le poing qui frappa au visage de Buu, une fois, deux fois, un coup de genou. Mais est-ce que Buu ne sentait rien ?

Et de son corps encore troué sortirent tels des fantômes des version miniature du Djinn qui agrippèrent le Prince Saiyan aux quatre membres. Incapable de lutter contre ces féroces créatures, il ne pu que se voir être entraîné à une vitesse fulgurante contre le ring sur lequel il resta ensuite bien accroché, les quatre mini-Buu s’étant à moitié liquéfié pour se fondre avec la surface de combat.

Gohan avait regardé l’attaque échouer. Il n’avait pas espéré qu’il parvienne à quelque chose, c’était de l’ordre de l’impossible. Il avait cependant eu peur, en quelque sorte, lorsqu’il s’était écrasé près de Bra et lui. Et à l’instant où il prenait la décision de le sortir des griffes des Buu juniors, il perçut une menace derrière lui. Jamais il n’aurait pu esquiver l’attaque surprise de Cell, qui allait lui donner un coup de poing en plein visage alors que Gohan commençait à peine à se retourner.

Mais ce poings fut stoppé par Bra. Elle n’avait jamais relâché son attention envers Cell (ni envers personne). Au moment où Cell avait plongé en avant, Bra s’était préparée à s'interposer. Elle s’était positionné juste devant Gohan, et de sa main gauche, elle avait attrapé le poing de Cell. Ce dernier était surpris et resta sur place quelques secondes. Bra le fixa des yeux :

– Tu es dépassé et tu ne sers à rien, mais si tu nous cherches, je vais te donner la correction que tu mérites, larve !

Bra tenta un coup de pied en visant le menton de son adversaire, mais il a été assez rapide pour l’esquiver d’un bond en arrière. Sauf que la Saiyanne l’attendait déjà derrière lui !

À peine Cell eut-il touché le sol de son bond, que Bra lui agrippa les ailes avec les mains. Puis de ses pieds elle poussa fort contre le dos de la créature. Ni une ni deux : les ailes s‘arrachèrent net. Cell hurla en tombant sur un genou, avant de vite se déplacer, en prenant de la hauteur, évitant un coup qui peut-être lui aurait cassé la colonne vertébrale… Leurs regards se croisèrent un court instant. Bra souriait !

En bas, espace 7, une grand guerrier Namek était resté impassible tout le long, intouchable. Mais devant le bordel total que ni Vargas, ni Kaîo Shin ne semblaient en mesure de rétablir, il prit la décision d’intervenir.

Au moins, il avait eu le temps de plutôt bien cerner ce qu’était Buu, et de savoir comment s’en occuper rapidement et aussi facilement que de claquer des doigts.

– Stop. fit-il simplement en tendant un bras devant lui.

Et une magie entra en action. Autour du Namek, la gélatine rose sembla se contracter un court instant, comme pour résister à une forte attraction, avant de céder. Cellule après cellule, la matière rose rejoint la main paume au ciel du Namek, et s’y amassa progressivement. Dans le même temps, le reste de l’amas rose de toute l’arène rejoignait le corps le plus près de Buu.

Les deux avatars de Buu, celui planant tel un dieu au-dessus de l’arène, et celui qui restait tranquille dans son espace 4, ne résistèrent pas bien longtemps ensuite, eux aussi fortement attirés par une magie secrète.

– Quoi? Qu…

Il essaya de résister de toutes ses forces, en vain. Il ne connaissait absolument pas cette magie qui l’attirait vers le Namek. Il ne savait pas s’en défaire et ne put qu’abandonner et finir en une boule de gomme. Lévitant à dix centimètres de la main verte à quatre doigts, prisonnier, il soupira :

– Comment… Cela… est-il… possible ?

– Reste calme maintenant. lui ordonna le Namek, tel un père qui punit son enfant.

L’arène entière, qui auparavant était remplie de rose, était maintenant nettoyée de cette invasion. Les prisonniers de Buu étaient libéré et toutes ses particules rassemblées en un seul endroit. Gast avait en un instant vaincu le djinn et sauvé tout le monde !

Chacun commença à reprendre son souffle, et à vérifier que ses amis, sa famille, son clan ou ses sbires (ah non pas les sbires on s’en moque) allaient tous bien.

– Le pouvoir de ce Namek est incroyable ! déclara Son Gokû qui n’en revenait pas. Si ça avait pu être aussi facile de battre Buu vingt ans auparavant, la Terre n’aurait pas été détruite (ça parmis bien d’autres exemples de tracas qu’il causa…)

– Vite, renvoyez-le dans son univers ! ordonna un Namek à la tour de contrôle… mais qui reçut une réponse négative :

– Je suis désolé, mais c’est toujours en panne…

Le Namek, après un instant où il resta bouche bée, ordonna l’envoi d’une équipe dans leur univers afin de récupérer des pièces de rechanges, et plusieurs dizaines !

La Kaio Shin de l’Ouest venait d’entrer dans la tour pour prendre des nouvelles. Ce Djinn qui avait eu l’audace de la frapper, elle voulait le renvoyer chez lui immédiatement. Mais c’était impossible. Restait plus qu’à espérer que Gast puisse le contenir un moment… Elle alla le vérifier sur-le-champ, et en profita pour le remercier :

– Nous vous devons beaucoup, Gast Carcolh. Vous nous avez tous sauvés, et peut-être plus encore.

– Vous ne pouvez pas le renvoyer ? demanda le géant vert, redoutant déjà la réponse.

– La machine est cassée. Les pièces de rechange aussi. Nous envoyons un groupe dans notre univers chercher de nouvelles pièces.

– Très bien.

– Ou alors, nous pourrions aller dans son univers et l’y laisser. Vous pouvez le tenir longtemps ?

Le Namek réfléchit un instant en regardant la boule rose munie d’yeux avant de répondre :

– Assez longtemps pour que votre équipe répare le dispositif de renvoie, n’ayez crainte.

Pendant un long moment, tout le monde discuta de ce qu’il venait de se passer. Tous avaient repris leurs esprits et avaient repris place sur les gradins ou dans leur espace réservé. Bra, toujours un peu sur le qui-vive, restait encore en Super Saiyanne, même lorsqu’enfin Vegetto revint.

La fusion remarqua immédiatement la tension ambiante. Il se fit remarquer que pour une fois, il n’avait pas détecté ça de là où il s’était réfugié. Lui qui d’habitude ressentait les choses à des milliards de kilomètres de distance...

– Pourquoi tout le monde est si tendu ? osa-t-il demander.

Alors que la majorité de son groupe lui faisait la tête, Gohan s’avança :

– Je m’en occupe, je lui raconte…

En espace 11, Babidi réfléchissait beaucoup. Son génial génie imaginait des tas de plans, avec des tas d’équation, de probabilités… mais il était dérangé par son sbire Dabra...

– Maître. Vous avez le pouvoir d’emprisonner ce Buu à tout jamais. C’est une bonne occasion de vous attirer les faveurs des organisateurs.

– Bonne idée, Dabra. Je pourrais en avoir l’usage plus tard. Maintenant, ferme-là.

– heu… Oui maître.

“Quel idiot, comme si je ne le savais pas déjà bougre d’âne ! Mais mes formules magiques enfermerait sûrement mon Buu aussi ! C’est dommage, mais je ne vais pas prendre ce risque.”

Babidi jeta un regard sur l’univers 7 à sa gauche. Buu était toujours emprisonné. Pour combien de temps ?

Quelle magie utilisait le Namek ? Se demandait Buu. Lui qui était pourtant sûrement le plus puissance magicien du multiverse, il n’arrivait pas à comprendre comment il était ainsi enchaîné. Il n’arrivait pas à sortir ses pouvoirs. Il n’arrivait pas à déployer sa force, à contrôler son corps. Un mystère des plus passionnants qu’il comptait bien résoudre !

S’il ne se libérait pas par la force, le Djinn tentait une autre astuce :

– Je suis… désolé !

– Quoi ? fit, très surpris, Gast Carcolh.

– S’il-vous-plaît, donnez-moi une seconde chance !

– Tu te fous de nous ? répondit son geôlier. Après tout ce que tu as dit et fait, tu…

– J’ai des milliers de personnalités en moi ! Je ne laisserai plus celles-là ressortir, je le promets !

– Tes promesses ne valent pas grand chose, créature.

Cette fois Buu fit porter sa voix plus loin pour se faire entendre de l’univers 1.

– Laissez-moi participer à nouveau ! Je réparerai toutes les machines et me comporterai bien. Vous pourrez me renvoyer si je fais quoi que ce soit d’étrange.

Tandis que Gast se grattait l’oreille, l’univers 1 restait abasourdi.

– Il est hors de question qu’on accepte ça ! criait le Kaio Shin du Sud.

Au même instant, Vegetto déclarait :

– Hé ! On doit carrément le pardonner ! Je garderai un oeil sur lui !

Heureusement, les dieux ne l’entendirent pas. Trunks osa souffler :

– La ferme, Papa.

Le Grand Kaio Shin s’avança. Tout le monde se tut afin de l’écouter :

– Prendre des risques est à l’opposé de notre politique depuis la nuit des temps.

– Ah il est d’accord avec moi ! fit, joyeux, le dieu du Sud.

– Mais.... Ceci est un évènement unique. ajouta le Grand. Et ce personnage a pour le moins une multitude d’aspects.

– Heu...

– Buu a été habitué à être le dieu omnipotent de son univers. continua-t-il. Il n’y avait pas de règles qui tiennent pour lui. On devrait lui donner une chance. Nous ne le libérerons que pour ses combats.

Les autres Kaio Shins n’en revenaient pas. Comment leur chef pouvait-il ainsi pardonner à ce danger ambulant ?

Passé la surprise, Gast fit part de ses objections :

– Vénérable Grand Kaiô Shin, je n’ai pas l’intention de le retenir aussi longtemps.

– Je vais le garder, répondit-il simplement, en commençant à s’approcher de l’espace 7.

– Vous pouvez faire ça ? demanda le Kaiô de l’Est derrière lui.

– Bien sûr. J’ai compris la technique de Gast Carcolh, je vais faire pareil.

L’espace 18, pas loin, entendait tout, et tous furent surpris de cette affirmation :

– Cette super technique peut être copiée ? fit Gokû je pensais que c’était un genre de magie des Nameks !

– Tout de même, c’est le plus grand des dieux. lui rappela Piccolo. Mais lui-même s’en étonnait.

Le dieu était en face de Gast. Il tendit la main, et le Namek passa la sienne par-dessus, comme s’il déposait la boule rose. La passation se passa bien : Buu ne se libéra pas. Alors qu’il n’était même pas encore arrivé à son espace 1, le Grand Kaiô Shin déclara :

– Que les matchs reprennent !

Baddack et Cold n’avait pas bougé du ring. Le Saiyan n’avait pas d’amis en bas pour qui s’inquiéter après cette attaque de Buu. Cold se foutait de ses sbires. Peut-être un peu moins de ses fils… mais bon, c’étaient de grands garçons indépendant.

– Keuf ! Que c’est désagréable… fit-il en soupirant.

Baddack pensa :

“C’est clair… Nous sommes dépassés de si loin par ce Buu ! Mais si Vegetto a été éliminé, qui sait ce qui peut arriver… En tout cas pour ce combat-là… Cold va perdre, et il finira dans un sale état !”

Ne pouvant s'empêcher de fanfaronner :

– J’ai vu ta défaite, et ce n’est pas un joli spectacle… Mais il est possible de changer le futur, je le sais mieux que quiconque. Par exemple, tu peux abandonner.

– Je n’ai pas peur d’un adversaire qui peut voir le futur… Car mes adversaires n’ont jamais de futur !

Cette courte joute verbale sonna le début du combat pour les deux adversaires...

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