DB Multiverse

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Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Prochaine page dans : 11h, 39mn

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127
[Chapter Cover]
Partie 26, Chapitre 126.

VINGT-SIXIEME PARTIE : SINISTRES CRÉATIONS

Chapitre 126

Les deux Super Saiyans se firent face, sans esquisser un mouvement. Kakarotto, atteint de vertiges, tremblait d’incompréhension et d’une colère montante. Son pire ennemi, non content de l’avoir littéralement écrasé face contre terre, se permettait de l’humilier publiquement, et de se “rabaisser” à son niveau ? Cette fois, c’en était trop, et il n’allait pas laisser passer ce nouvel affront. D’une voix saccadée pleine de ressentiment, il cracha :

– Or… Ordure ! Bats-toi à pleine puissance, je ne veux pas de ta pitié ! Je… Je vais te massacrer ! Crève, enfoiré !

Il tendit le bras subitement, envoyant une rafale d’énergie sur son adversaire qui se déplaça rapidement sur le côté, évitant ainsi l’attaque. Kakarotto, perdant patience, enchaîna les attaques de Ki sur Vegeta qui esquiva chacune d’elles avec aisance, ne donnant nullement l’impression de se forcer. Les boules d’énergie allèrent s’exploser sur le sol et le bouclier, mais ne contenaient plus de réelle vigueur. L’énergie qu’il avait déployée quand il était encore un singe géant n’avait plus la même intensité, et on pouvait lire un air de déception sur le visage des spectateurs. Le subordonné de Vegeta 13, grognant de rage, concentra son énergie dans ses poings qui furent alors entourés d’une forte lumière violette. Vegeta tiqua, et se baissa soudainement, évitant de peu le crochet de Kakarotto. Plantant son pied dans le sol, un morceau de roche s’éleva à hauteur de son épaule et, saisissant ce bloc de pierre, le lança avec force sur le Saiyan fou qui se protégea, les poings en avant. Le rocher se désintégra, ce qui confirma l’idée première de Vegeta.

Malgré sa folie et son manque d’intelligence flagrant, Kakarotto était comme ses alter-egos, un véritable combattant qui savait faire preuve de talent et d’ingéniosité lors de ses combats. Le fait de se battre contre un être capable de lui tenir tête raviva quelque peu la flamme en Vegeta, bien qu’il ait décidé de se limiter. Esquissant un sourire, il donna des coups de pied rapides au niveau de la tête de Kakarotto qui esquiva difficilement, ce dernier avait l’impression que chaque attaque pouvait arracher sa tête. Il répliqua avec ses poings destructeurs, que son adversaire évita à son tour, pour ensuite repartir dans une contre-attaque percutante. Les deux combattants se livraient un duel féroce où chaque assaut pouvait se révéler fatal.

Dans l’espace 18, Pan ne cessait de trembler, ébahie par le combat que menait l’une des personnes qu’elle admirait le plus, un héros qui se battait à la loyale et qui risquait sa vie alors qu’il avait le pouvoir d’en finir en un instant. Elle prit conscience de ce plaisir du combat qui vibrait dans les entrailles des Saiyans, ce même sentiment qu’elle avait ressenti en affrontant Kakarotto après sa transformation. Poussée par Vegeta, elle avait accepté de tenir tête à ce fou furieux, et cela l’avait finalement aidé à progresser et à devenir plus forte. Vegeta se limitait consciemment pour ressentir le frisson de l’affrontement, mais aussi pour lui montrer qu’il y avait toujours moyen de progresser. Un jour, elle aussi aurait le même niveau, capable de rivaliser et de livrer un combat aussi intense. Elle reprit confiance en elle et observa attentivement le moindre mouvement de Vegeta. Derrière elle, Piccolo et Gohan souriaient. Vegeta 13, de son côté, arborait lui aussi un grand sourire, mais pas pour les mêmes raisons. Finalement, Kakarotto n’était qu’un prétentieux pathétique. Même si la nouvelle transformation de son subordonné l’avait choqué et même effrayé, il fut ravi de le voir être malmené par son homologue. Cependant, il ne pouvait dire s’il aurait été capable de lui tenir tête avec son propre niveau 2, de la même façon que Vegeta 18, s’il n’avait pas progressé pendant son combat contre Raichi…

Profitant d’une ouverture, l’ancien prince accéléra subitement et asséna un coup de coude violent au visage de son adversaire qui s’écrasa quelques mètres plus loin, un flot de sang jaillissant de sa bouche. À peine redressé, il vit Vegeta s’élancer vers lui, une boule de Ki déjà formée dans sa main droite. Paniqué, il leva rapidement deux doigts en l’air, et une partie de l’arène explosa alors, là où Vegeta se trouvait. L’ampleur de l’attaque projeta une épaisse fumée ainsi qu’un vent violent sur les gradins, empêchant de voir si l’attaque avait atteint sa cible. Kakarotto, haletant de fatigue, cria :

– Alors, tu réponds plus là, hein ? Ose encore te la ramener après ça !

– Tu es désespérant, retentit une voix au-dessus de l’arène.

Perturbé, Kakarotto leva les yeux au ciel, voyant son ennemi à la limite de l’attraction de l’astéroïde, presque dans l’espace. Vegeta, le bras tendu vers les profondeurs galactiques, commença à accumuler de l’énergie au creux de sa main. Une sorte de maelström se forma autour de lui, l’épicentre situé dans cette sphère d’énergie qui se développait peu à peu au-dessus du Saiyan. Ses camarades de l’espace 18 observèrent stupéfaits la scène, découvrant cette technique pour le moins inédite. Vegeta de l’univers 13 était tout aussi attentif. Sans doute allait-il découvrir quelques nouveautés chez son homologue ! Cependant, Kakarotto n’avait pas dit son dernier mot :

– Argh… Cracha-t-il. Tant pis, je ne voulais pas utiliser cette attaque stupide, mais tant pis pour ma fierté. Je vais le détruire, c’est tout ce qui compte, je me fiche de la honte. Je vais te réduire en poussières !

Pliant les jambes, il déploya toute son énergie, et adopta une posture bien familière aux membres de plusieurs univers. Une énergie bleue se dessina dans les mains de Kakarotto, placées près de sa hanche droite, et Pan de l’espace 18 s’exclama, inquiète :

– C’est le Kamehameha ! Il avait dit qu’il connaissait cette technique, mais il disait qu’elle était minable !

– Mais il a bien précisé qu’il la connaissait, nota Gohan. Cela doit lui en coûter de faire appel à ça, mais il n’a plus tellement le choix. Il est trop faible pour continuer un corps à corps, et l’énergie qu’il lui reste suffira à peine à une dernière vague déferlante.

– Ça me remémore mon combat contre Vegeta, la première fois ! se rappela Gokû. Il m’avait lancé son Garric Cannon, et j’avais dû répliquer avec le Kamehameha avec le Kaiôken à pleine puissance ! Je me demande ce qu’il va nous sortir, cette fois.

Vegeta, toujours en train de charger son attaque, n’avait même pas pris un air étonné en voyant son adversaire se préparer de la sorte. Il savait que, quoi qu’il fasse, Kakarotto ne reprendrait pas le dessus. En lui montrant cette technique, il pouvait surtout donner à son rival et à Cell, en train de les regarder, un aperçu de ce qui les attendait. La sphère de Ki dans sa main s’illumina, prenant une teinte violette. Kakarotto, aux abois, tendit les bras vers lui avec panique, balançant un gigantesque Kamehameha. Cell nota qu’il était presque de la même puissance que le sien lorsqu’il avait tenté de faire exploser la Terre avec Son Gohan lors du Cell Game, avant de perdre #18. L’énergie du désespoir pouvait révéler bien des surprises. Vegeta, un air impassible sur le visage, observa la vague déferlante se rapprocher de lui, puis lança sa boule d’énergie avec force sur Kakarotto en s’écriant :

– Prends ça !

La boule violette fonça sur le Kamehameha de Kakarotto, tourbillonnant telle une toupie, et frappa le jet d’énergie bleue de plein fouet. Ce dernier n’arrêta pas sa course pour autant, et avala l’attaque de Vegeta, continuant sa route vers l’ancien prince. Kakarotto sourit tandis que Pan tremblait, mais c’est alors que la vague déferlante, au moment de toucher Vegeta, se divisa en deux, passant autour du Saiyan immobile qui gardait les yeux fixés sur son ennemi. Vegeta de l’Univers 13 s’écria, stupéfait :

– Mais… Qu’est-ce qu’il a fait ? Je n’ai pas compris ce qu’il vient de se produire !

– C’est cette petite boule violette qui a fait ça ! S’exclama Raditz à côté.

Kakarotto était ébahi. Sa dernière attaque avait échoué, et il ignorait comment. Il stoppa la déferlante, pour garder son reste d’énergie, et vit alors la sphère violette foncer droit sur lui, toujours tourbillonnante, à pleine vitesse. Effrayé, il se jeta sur le côté in extremis, l’attaque touchant le bout de son épaulière qui se fracassa. Abasourdi, il ne vit pas son adversaire qui se tenait devant lui, le toisant de haut. Ce dernier expliqua :

– Cette attaque est un concentré d’énergie qui est en constante suspension dans l’environnement, mêlée à la mienne. Elle perfore tout sur son passage, et ne se dissipera qu’après quelques heures. Au moment où je te parle, elle a dû traverser l’astéroïde, et s’est perdue dans l’espace. Si elle t’avait touché, tu ne serais plus qu’un idiot avec un trou dans le torse.

Dans les espaces 13, 16, 17 et 18, l’étonnement était au rendez-vous.

– Quelle attaque ! S’exclamèrent les deux Piccolo. Il a réussi à saisir l’énergie qui flotte tout autour de nous pour former une arme incroyable. J’en ai des frissons !

– J’avoue que c’est pas mal, admit Vegetto, mais j’y aurais aussi pensé. J’ai beaucoup mieux en réserve, mais je suis content d’avoir son inventivité.

Dans l’espace 17, Cell était lui aussi excité. Voir cela de la part de son futur adversaire avait fait naître en lui un désir profond de se mesurer sérieusement à lui, une volonté de le pousser à tout montrer. Le but de Vegeta était atteint, et Cell s’en était rendu compte. Cette scène était clairement une provocation qui lui était destinée, et il serait ravi d’y répondre, de lui montrer ce que lui-même gardait en son honneur.

Quant aux Saiyans de l’espace 13, ils n’en revenaient toujours pas. Ce Vegeta était toujours plein de surprises, et celui de l’Univers 13 ne cessait de découvrir de nouveaux aspects de son autre lui-même. Sa curiosité prenait le pas sur sa jalousie, et il se disait qu’il ne serait que plus bénéfique d’aller lui parler plus longuement et plus précisément. Peut-être saurait-il se révéler un nouveau savoir en parlant avec lui, quitte à ravaler son orgueil pour en apprendre plus.

Sur le terrain, Kakarotto s’était redressé; en position de combat, mais il était essoufflé, et tremblait encore de peur. De son côté, Vegeta affichait un air sévère. Kakarotto amorça un coup, mais il se prit soudainement une droite puissante de son adversaire, mordant la poussière, la bouche en sang. Vegeta lui dit :

– Ça, c’est pour la fille que tu as frappé sans relâche l’autre jour. Ton attitude m’a consterné et, bien que je me fiche d’elle, tu m’as passablement irrité.

Le Saiyan fou, aveuglé par sa rage, se releva et tenta d’asséner un nouveau coup à Vegeta, qui lui porta un coup de pied fulgurant dans le ventre, lui coupant le souffle. Il enchaîna avec un revers de la main qui mit à nouveau Kakarotto à terre, crachant à nouveau un filet de sang.

– Ca, c’est pour Pan. Elle est mille fois plus courageuse et brave que toi, et ce sera elle qui humiliera des idiots dans ton genre à l’avenir. Si tu as une once d’intelligence, tu devrais comprendre ce qui cloche chez toi, et ce qui te rend si pathétique. Peut-être alors deviendras-tu plus fort et digne de respect.

Il donna un nouveau coup de pied à Kakarotto qui fut éjecté quelques mètres plus loin, criant de douleur. Il ne parvenait plus à se remettre debout, sa respiration devenait difficile. Vegeta, l’ayant rejoint, le prit par le col de l’armure pour le faire tenir sur ses jambes, et lui donna un coup de tête qui mit Kakarotto à genoux, lui tournant le dos.

– Et ça, c’est parce que ta tête ne me revient vraiment pas !

Pour le Saiyan à terre, cela devenait insupportable. Comment pouvait-il être mis à terre par cette ordure qui en plus lui faisait la morale ? Il se refusait à écouter la moindre de ses paroles, seule son envie meurtrière guidait son instinct et dirigeait son corps. Parvenant à se relever partiellement, il pesta avec hargne :

– Tu te crois supérieur, hein, Vegeta ? Attends…

Vegeta s’avançait vers lui d’un pas assuré. Kakarotto l’entendait venir. Il prépara cet ultime assaut, accumulant toute l’énergie restante dans sa main. Tant pis pour la fierté, il allait le décapiter, et se servirait de sa tête comme ballon dans son espace pour jouer avec. Oui, c’était le mieux à faire ! Il entendit son ennemi à proximité, et se retourna soudainement, lançant un Kienzan au niveau du cou de Vegeta en s’exclamant:

– Tu l’as vu venir, celle-là ? Crève !

Dans l’Univers 18, sur Terre, plus précisément dans la Capsule Corporation, Bulma eut soudainement un serrement au coeur. Elle avait une espèce de pressentiment, comme si un mauvais événement venait de se produire. Chi Chi, qui se trouvait avec elle en train de boire un café, la voyant dans cet état, demanda:

– Qu’est-ce que tu as, Bulma, il y a un problème ?

– Je, je ne sais pas… J’ai eu une sensation bizarre, un peu comme celle que j’avais quand Vegeta s’est sacrifié il y a quelques années…

– Tu crois qu’il serait arrivé quelque chose à nos familles, là-bas ? S’inquiéta Chi Chi.

– Je ne sais pas, répondit Bulma. Mais j’ai confiance, Vegeta s’est entraîné sans relâche pour une occasion de ce genre. Je pense qu’avec lui, rien ne pourra leur arriver.

– Eh, n’oublie pas mon Gokû et mon Gohan, eux aussi sont tout à fait capable de gérer une crise ! Et puis, Goten et Trunks sont forts, et ne devraient pas avoir d’ennuis !

– Hin, sortit Bulma, en adoptant le ton moqueur de son mari. Je veux bien admettre que Gokû est le héros de notre planète, même Vegeta a accepté sa place de numéro un, mais tu ne sais pas ce qu’il a pu faire pendant toutes ces années. Même moi, j’ignore ce qu’il peut faire, mais il est aussi capable que Gokû de s’occuper des situations délicates !

– On verra, quand Gokû aura rapporté sa victoire ! Répliqua Chi Chi. Et puis, tu ne trouves pas que Vegeta s’est pris d’affection pour Pan ? Elle l’admire autant que son grand-père, et en parle aussi souvent, c’est fou !

– C’est sûr ! Rigola Bulma. Vegeta est devenu un vrai modèle, c’est vraiment un homme respectable et digne de respect ! Même s’il ne travaille pas et passe son temps à s’entraîner, je n’ai jamais été aussi heureuse, je l’aime tellement !

Rougissant, elle but une nouvelle gorgée de café tandis que son amie contemplait le liquide flottant dans sa tasse, le regard vague. Oui, Gokû et Vegeta étaient les plus grands guerriers qui soient, et rien ne pourrait leur résister. Mais, qu’ils gagnent ou perdent, elle souhaitait seulement qu’ils reviennent tous vivants, et en bon état.

– Bordel…

Kakarotto s’affaissa sur le sol, complètement vidé, sous le regard en biais de Vegeta. Ce dernier avait légèrement penché la tête sur le côté pour éviter le Kienzan, sans aucun effort. Il avait vu venir ce coup bien avant que cela vienne à l’esprit de Kakarotto de le tenter, plus rien ne pouvait le surprendre venant de lui. Alors que son ennemi tentait malgré tout de tenir sur ses jambes, provoquant l’admiration des spectateurs en voyant sa détermination, il décida d’en finir.

– Tu es vraiment minable, Kakarotto, dit-il simplement.

Sous l’effet de cette pique, celui-ci tenta un ultime effort de lever son poing en l’air, et cracha soudainement un énorme jet de sang, sous le regard affolé de son frère de l’espace 13. Les yeux vitreux, il vit la main de Vegeta qui avait percé son armure et son torse, le gant de l’ancien prince teinté du liquide pourpre. Il s’effondra à genoux et, tout en basculant sur le sol, il entendit les derniers mots de Vegeta.

– Tu devrais prendre exemple sur une certaine petite fille, et sur son valeureux grand-père, un grand Saiyan qui s’appelle… Son Gokû.

Tout ce que Kakarotto vit fut sa némésis lui tournant le dos tandis qu’il s’affalait sur le sol, avant de perdre connaissance.

L’ombre, tout autour. Flottant dans un abîme de ténèbres et d'inconscience. Entendant des pleurs, des cris, au fond de son âme. Une créature dans ses entrailles, sous la forme d’une femme à l’air sévère, lui ordonnant de massacrer tous ceux qui croisent sa route. Puis la solitude, et la peine.

Il se souvint des coups portés quand il n’était encore qu'un bébé. Un sac de frappe, l’image d’un faible, et les marques de ses poings sur l’être désigné.

– Tue tous les humains !

Le déchaînement de sa force, et le plaisir naissant de briser les os de ses adversaires. Il était un Saiyan, la race la plus puissante de l’univers, des guerriers destructeurs et conquérants ! Envoyé sur Terre, une lointaine planète, loin de sa famille et de son peuple, pour la gloire de ce dernier. Il tomba sur un vieillard, un homme au nom de nourriture qui, comprit-il était parmi l’élite de ses cibles. Il se laissa élever, éduquer, sans réellement prendre la peine de comprendre ce qu’il lui était dit. Puis, quand il devint assez fort, il suivit l’un des conseils de cette figure féminine gravée en lui, regarda la lune, et piétina ce vieil homme tel une fourmi insignifiante, avant de pulvériser cette vallée détestée.

Grandissant, il vécut dans la solitude, répandant la terreur. La folie, à force de tuer par milliers, s’était emparée de son esprit, de telle sorte que seuls les cris des habitants terrorisés, le son des os qui se brisent, le sang qui gicle, les villes qui s’effondrent, l’extinction de ces minuscules étincelles de KI, pouvaient satisfaire ces envies en lui, et correspondaient à sa nature. Adulte, il était parvenu à éradiquer presque toute l’humanité, et il ne restait plus que quelques résistants, dont un chauve bizarre à trois yeux et une sorte de baroudeur balafré. Il les chercha un moment, n’ayant rien d’autre à faire. Le jour où il les trouva, il les vit massacrés par un autre type aux cheveux longs, qui lui donnait une impression de déjà-vu, et il avait senti une force impressionnante mais son instinct, toujours aussi puissant, le poussa à l’attaquer. Mais il fut vaincu, et emmené contre sa volonté puis enfermé durant de longs mois dans un lieu inconnu.

– Tue tous les humains !

Pendant son isolement, son envie de tuer n’avait fait que grandir davantage, il essayait d’écraser tous ceux qui s’approchaient de lui pour le nourrir et l’observer, sans succès. Il était instantanément maîtrisé par une force plus élevée que la sienne, un homme qui se prétendait son frère. Ses souvenirs lui revinrent en tête, le dénommé Raditz, qui lui expliqua sa situation et sa nouvelle mission. Pendant des mois, ils s’entraînèrent, apportèrent beaucoup l’un à l’autre, et il se sentit une certaine forme d’affection pour cette personne qui, depuis sa naissance, avait noué une sorte de proximité pour la première fois. L’espèce de fausse tortue ne comptait plus pour lui. Ils partirent ensuite sur une planète bien défendue, difficile à conquérir, mais pour lui, qui avait su développer de nouvelles capacités sur Terre, il savait comment s’y prendre.

– Tue tous les humains !

Crachat de sang, une voix qui grommela de mépris. Sa conscience torturée, il ne savait plus où il se trouvait. Il reconnaissait ce ton dédaigneux, mais la douleur le submergea de nouveau, le plongeant dans le sommeil. Lui revint en mémoire sa première rencontre avec les deux autres membres de sa race, un ancien prince et son subordonné qui eurent pour lui comme premières paroles des insultes et de la supériorité, lui qui avait pourtant vaincu l’ennemi. Une haine incroyable qui naquit alors en lui, mêlée à sa détresse et sa folie, qui en firent un guerrier redoutablement fou. Parlant de sept boules magiques, départ sur une planète verte aux habitants ressemblant étrangement à un type qui se disait divin lors de sa vie sur Terre.

– Tue-les ! Allez, tue-les !

Une bataille longue et difficile contre ceux qui se prétendaient leurs maîtres. Le prince qui, après maintes épreuves, se révéla sous une nouvelle forme, et vainquit le tyran. Un nouvel empereur, des luttes acharnées, lui aussi atteignant enfin ce niveau qui le rendait indispensable, mais ne lui permettait pas d’assouvir le désir de sa haine et de sa colère. Tendant la main devant lui, vers le visage tant détesté qu’il avait mis comme objet de son ressentiment, le but de sa vie, de son existence. Plus rien ne lui importerait après qu’il lui ait brisé les côtes, fait gicler son sang, goûté à sa chair, et pris sa tête comme trophée. Son unique souhait, satisfaire la haine qui était maîtresse de ses pensées, et pour cela, écraser, piétiner cet insolent supérieur, qui le consternait par ses airs méprisants, ses remarques glaciales, le ton railleur de sa voix…

– Tue-les, Kakarotto !

Une nouvelle giclée de sang sortit de sa bouche, alors qu’il ouvrait les yeux soudainement. Sous le choc, il parvint à se redresser, et se découvrit, le torse perforé. Secoué, il se rappela l’ultime coup que l’autre Vegeta lui avait porté. Il avait donc été battu… Grinçant des dents, il se demanda combien de temps il était resté sans connaissance. Tournant la tête vers le côté duquel il y avait des sons de combat intense, il vit quatre personnes en train de combattre sur le terrain. Il reconnut ce Terrien qui était mort devant ses yeux quand il vivait encore sur Terre, cet homme qui se disait être cyborg, et le Namek de l’univers 3, en train de combattre le gamin de son homologue de l’univers 18 et l’un des soldats de Freeza, ce Reacum qu’ils avaient écrasé dans le temps, qui semblait malmené et défiguré par le Namek. Il semblait avoir perdu énormément de sang, il ne parvenait plus à raisonner ni à réfléchir, Il cria de douleur, aussitôt suivi d’une remarque d’un homme près de lui :

– Déjà conscient ? Bon sang, quelle plaie…

Un éclair de haine le traversa. Il vit Vegeta, tourné vers le combat, qui l’observait du coin de l’oeil, visiblement mécontent. Le ressentiment de Kakarotto décupla quand il prit conscience de ce que cet enfoiré lui avait fait.

– Pourquoi j’ai pas été soigné ? Cracha-t-il à l’intention de son chef qui lui tournait obstinément le dos. Vegeta, espèce d’ordure !

– Surveille tes paroles, répliqua sèchement Vegeta. À moins que tu veuilles un deuxième trou au torse. Je suis bien plus fort que toi, et mon double t’a écrasé sans même se battre sérieusement. Tu n’es qu’un ver de terre, tout juste bon à rester au sol. Tu ferais bien d’y rester, c’est la seule place qui te convienne.

– Bâtard... , murmura Kakarotto. Tu perds rien pour attendre. Et il fout quoi, Raditz ? Putain, soigneur !

Un Namek, entendant l’appel malgré la tonalité faible de la voix du Saiyan, s’envola et atterrit à ses côtés, déposant la main sur son torse troué. Il s’étonna que le guerrier soit toujours vivant après une telle blessure. Lentement, le sang se régénéra, la plaie béante se referma, non sans arracher des grincements de douleur à Kakarotto qui lâcha des jurons. Enfin remis sur pieds, le Saiyan se leva, regardant Vegeta d’un regard plein de haine, mais préféra rentrer dans l’appartement sans rien dire, à la recherche de son frère, alors que Nappa, à l’entrée du couloir, le suivait des yeux sans rien dire.

Comment son aîné avait-il pu le laisser dans un tel état, à la limite de la mort ? Ce n’était pas le genre des Saiyans d’éprouver de l’affection, mais lui et Raditz étaient liés, et s’étaient toujours protégés mutuellement. Il lui avait même sauvé la vie à plusieurs reprises ! Il était donc inconcevable pour Kakarotto que son frère l’abandonne de la sorte. Il allait le retrouver et exiger des explications, en lui offrant au passage une bonne correction faciale à l’aide de ses poings. Il était tellement énervé qu’il n’avait pas remarqué la silhouette imposante qui le suivait sans un bruit.

Frappant la porte de leur appartement d’un puissant coup de pied, il s’écria:

– Raditz, ramène-toi ! Comment t’as pu me laisser…

– Il n’est pas là, l’interrompit la déplaisante voix bourrue qu’il ne connaissait que trop bien.

Des veines de colère sillonnèrent les poings et le front de Kakarotto, qui se retourna pour regarder Nappa droit dans les yeux. Ce dernier, adossé contre l’embrasure de la porte, le dévisageait d’un air sévère. Kakarotto n’avait aucun doute sur la raison de sa présence. Ne pouvant en supporter davantage, il lui hurla:

– Vegeta t’envoie me surveiller maintenant ? Casse-toi, le toutou ! Fous-moi la paix ! Vous me prenez tous pour un débile, je sais ! Vous croyez que je suis fou… !

Nappa fronça les sourcils, et s'apprêtait à l’insulter à son tour quand son camarade prit soudainement sa tête dans les mains, lâchant un vif cri de douleur. Mettant cela sur le compte de la dite folie, Nappa préféra se rabattre sur la raillerie :

– Bah ouais, tu es fou…

Kakarotto releva lentement la tête; adressant un regard tellement empreint de cruauté que même le Saiyan chauve aurait eu les cheveux hérissés s’il en avait encore. Ce n’était plus du dégoût, du mépris, ou un semblant de mal-être qu’il ressentait désormais en le voyant, c’était un véritable sentiment de peur.

Adressant un large rictus, Kakarotto susurra:

– Mais… Mon esprit… N’a jamais été aussi clair…

Nappa resta figé un instant, apeuré, puis une forte douleur le saisit lui aussi à la tête. Prenant cette dernière entre ses mains, il entendit Kakarotto ricaner, et comprit qu’il se passait quelque chose d'anormal. La douleur s’intensifia, et le fit poser un genou à terre. Dans son esprit torturé se mirent à défiler des dizaines d’images envoûtantes : Vegeta qui léchait ses bottes, des danseuses qui l’entouraient et le caressaient, un pouvoir au-delà de ses rêves les plus fous, la soumission de l’Univers entier dans la paume de sa main…

Tout être rongé par l’envie et l’ambition ne pouvait ne pas succomber à de telles promesses miroitantes, et les Saiyans ne faisaient pas exception, selon Babidi qui, depuis sa chambre, avait sondé le coeur des deux Saiyans. Ces singes étaient une véritable opportunité pour lui, tant ils étaient tiraillés par des sentiments négatifs. Il n’osait pas toucher à Vegeta de l’Univers 13, et le quatrième était trop difficile à corrompre actuellement, ceux qui l’entouraient auraient tôt fait de remonter jusqu’à lui. Il se concentra sur Nappa, d’autres suivraient. Quelques secondes plus tard, il sentit avec satisfaction l’esprit du Saiyan céder. Ce dernier se redressa, arborant le même rictus que son congénère. Ils se mirent tous deux au garde-à-vous, s’exclamant ensemble :

— Et maintenant, que faisons-nous, maître ?

— Vous, rien pour l’instant ! ricana Babidi, derrière sa boule de cristal. Restez dans votre appartement, ne vous faites pas remarquer, j’ai des projets pour vous.

— À vos ordres, s’inclinèrent les Saiyans.

Le sorcier coupa l’image, et reporta son attention sur un groupe de spectateurs eux aussi corrompus qu’il avait subtilement réussi à faire entrer dans les appartements de l’Univers 18. Celui-ci étaient clairement le plus dangereux, avec les KaiôShins de l’Univers 1. Il ne pouvait subjuguer aucun d’entre eux, et ils étaient bien trop puissants. Il lui fallait un moyen de pression en cas de problème, et la femme qui les accompagnait était un otage tout désigné. La fillette pouvait se transformer comme ses compagnons, donc impossible à capturer, et il craignait tout autant la fille de Vegeta. Si jamais elle était la même que celle de l’Univers 16… La troisième femme était bien plus abordable, une Terrienne banale. Il s’emparerait d’elle, et menacerait de la tuer si l’Univers 18 intervenait dans ses affaires. Oui, c’était la meilleure chose à faire.

Tout était en place, il ne restait plus qu’à agir, Alors qu’il donnait l’ordre de lancer l’opération, il changea l’image sur la scène du combat actuel, observant le Cell géant qui combattait. Une fois que cet affrontement serait terminé, s’il était toujours vivant, le lézard vert lui aussi deviendrait son esclave. Bien qu’il ait une certaine partie en lui qui faisait penser à Vegeta, le mal était fortement présent dans son être, et à son tour, affaibli après son combat, il deviendrait l’un de ses soldats dévoués.

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