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DBM Univers 14 (des Cyborgs) : One Way

Écriture par Foenidis

Après le massacre de la Z team raconté dans Twin Pain, les univers 12 et 14 ont eu quelques années de futur commun avant que tout bascule pour le deuxième. Quels sont les évènements qui ont fait que Trunks soit le numéro un dans l'un et que les cyborgs aient triomphé dans l'autre ?

Partie 1 :0Partie 2 :123456789Partie 3 :10111213141516Partie 4 :1718192021222324252627282930313233343536
[Chapter Cover]
Partie 4, Chapitre 35.

Bulma ferma les yeux.

Le pire des cauchemars la rattrapait au plus mauvais moment, celui où l'espoir renaissait enfin !

Les innombrables neurones de la scientifique se mirent à cogiter avec frénésie… ça ne pouvait pas finir comme ça ! pas maintenant !

Elle se prit à espérer le bruit familier d'un corps qui déchire l'air, celui de l'aura d'un guerrier auréolé d'or, la voix familière de son fils, de l'homme qu'il était devenu, enfin de retour… un miracle allait se produire, il ne pouvait en être autrement !

Quand ses paupières s'ouvrirent, presque à son corps défendant, les deux jeunes gens étaient juchés sur les débris du malheureux robot-pelle. Lui debout, bras croisés et mine satisfaite, à la cime d'un bras tordu ; elle assise avec nonchalance dans un hamac de fils tendu entre deux pièces. Tout deux fixaient un des derniers représentants du groupe qui les avait combattus si ardemment avec insistance.

Bulma ne cilla pas sous le double regard bleu électrique. Elle n'avait pas peur, elle n'avait plus peur ; seule une rage sourde la consumait de l'intérieur. La mère en elle pensait au salut de son petit et elle était pour l'heure plus lionne prête au combat que brebis résignée.

Les jointures de ses doigts blanchirent sur les arêtes de son arme.

Un sourire à l'ironie cruelle remonta le coin des lèvres de la jolie blonde.

« Réfléchir, vite !

La meilleure option ?

Mitraillette ? Inutile.

Gaz lacrymogène dans la poche ? Hum… risqué le temps de trouver la capsule du mini-jet, de le déployer, sauter dedans, fuir… pas assez de temps pour être assez loin et semer ces deux roquettes supersoniques sur pattes.

Solution provisoire : juger d'abord de leur état d'esprit, les endormir pour mieux agir… et se donner encore le temps de la réflexion. »

Bulma lâcha d'abord très lentement son pistolet-mitrailleur, puis se dirigea sans faire plus de façons vers la glacière pour la fouiller.

— "Vous avez faim ? J'ai des chips au bacon, des sandwichs au jambon de synthèse et à l'arôme thon, des onigris aux œufs - œufs en poudre, désolée, précisa-t-elle avec malice… de l'eau purifiée… et ça !" s'exclama-t-elle tout en se retournant pour exhiber bien haut deux canettes de boisson énergisante "Satan Drink".

Son sourire digne d'une publicité pour dentifrice resta figé. Les cyborgs ne semblaient pas décidés à marcher dans sa combine. Leur silence pendant son inventaire lui avait pourtant donné bon espoir, espoir fou qu'ils acceptent son invitation puis la laissent repartir en toute simplicité. « Allons Bulma, tu as pourtant depuis longtemps passé l'âge de croire au Père Noël ! »

— "Tu es la femme de notre très regretté Vegeta, n'est-ce pas ? Les années n'ont pas été cools avec toi, mais je te reconnais, la même qu'au cimetière, en vieille," commença d'une voix douce C18, un rictus moqueur accroché à son joli minois.

Il sembla à Bulma sentir son cœur s'arrêter. Elle en laissa ses bras retomber, les canettes faillirent lui échapper des mains. Les ordures, ils avaient eu le culot d'assister aux obsèques de leurs victimes ! Mais où, où s'étaient-ils planqués pour ne pas être vus ?

Le fait qu'ils sachent qui elle était n'allait pas lui faciliter la tâche !

— "Et donc, la maman de notre cher petit Trunks, on se demandait justement où il avait pu passer. On a bien fait attention à ne pas trop l'abimer, et pourtant, ça fait un bout de temps qu'on n'en a plus aucune nouvelle. Ça tombe drôlement bien que tu aies eu la bonne idée de venir jusqu'ici."

L'évocation de l'absence de son fils enflamma les sangs de la quinquagénaire. La canette dans sa main droite s'écrasa légèrement sous la pression de son pouce, et les rides aux commissures de ses lèvres frémirent tandis que le sillon approfondi avec l'âge entre ses sourcils se creusa davantage.

— "Comment avez-vous su que j'étais là ? Ne me dites pas que vous êtes revenus par hasard depuis l'autre bout de la planète ?" gronda-t-elle malgré elle.

C17 s'esclaffa tout en sautant de son perchoir.

— "Figure-toi que nous en sommes tout aussi surpris que toi ! Quand Gero a choisi de nous réactiver, il a semble-t-il compté sur nous pour protéger ses installations. Il faut dire que notre cible initiale n'étant plus, il a bien dû nous chercher une quelconque utilité," siffla le cyborg pour finir, un éclat de haine enflammant l'acier de son regard.

Il pointa son index derrière son oreille droite.

— "Au moment où tu as dû entrer dans cet endroit, une alarme a résonné ici pour nous demander de rentrer au plus vite," précisa-t-il.

Une alarme ! Mais bien sûr ! Quels meilleurs agents de sécurité que ces deux monstres !

C17 se tourna vers sa sœur.

— "D'ailleurs, je me demande ce qui peut rester de si important là-dedans ?"

La jolie blonde détourna son regard du trou béant avec un air pincé.

— "Vas-y, toi, si ça te fait plaisir ! Moi, je n'y mets pas les pieds !"

— "Quoi ? Tu n'es pas curieuse ?"

Nullement amadouée, C18 préféra faire semblant d'ignorer la question.

Le jumeau brun connaissait bien sa sœur, il savait qu'il était inutile de tenter de lui forcer la main frontalement. Avec un petit sourire en coin à l'adresse de Bulma, il décolla à peine du sol pour voler jusqu'à l'excavation et disparaître sous terre sans faire le moindre geste.

Bulma se posait la même question que lui. Quoi de si important là-dedans pour mettre au point une installation capable de traverser les ans de façon totalement autonome ? Quoi de si important pour lui adjoindre une telle force de sécurité ? L'ordinateur n'était qu'un outil, un génie tel que Gero ne s'en servait certainement pas autrement. Il ne restait donc que la bestiole !

Le cœur battant, elle attendit de savoir si la partie de la mémoire artificielle du cyborg allait savoir de quoi il s'agissait.

Et puis elle songea tout à coup à l'unité centrale. Si ces deux tarés décidaient de tout faire sauter… Trunks !

Bulma perdit pendant un instant tous ses moyens, les canettes glissèrent de ses doigts pour rebondir sur les pierres avec un bruit mat. L'une d'elle roula en direction de C18.

— "Merci," se contenta-t-elle de dire avec un regard malicieux en se baissant pour la ramasser avant de la décapsuler.

Pendant que la jumelle sirotait la recette si chère au champion de jadis, Bulma tenta de se ressaisir. Pour l'instant, ils n'étaient pas agressifs, peut-être qu'en la jouant fine ?

Elle décida de dévoiler une partie de la vérité.

— "Je vais jouer cartes sur table : je suis venue pour démonter l'ordinateur central et récupérer quelques pièces. Je vais être honnête avec vous, je voudrais construire un robot pour aider Trunks à vous battre. Je sais que vous aimez les challenges, ça devrait vous plaire… la dernière machine de Gero sera détruite, et vous aurez un jouet de plus pour vous défouler," conclut-elle avec une mine de représentant en détecteur de cyborgs.

C18 resta un instant figée, signe que Bulma avait réussi à éveiller son intérêt. Sans détourner son regard froid de la mère de Trunks, elle interpella son frère :

— "Tu as entendu ça ?"

La voix du second cyborg sembla monter d'outre-tombe :

— "J'ai entendu ! Mais il y a aussi un truc intéressant ici…"

Curieuse, la jeune fille approcha de l'orifice pour en sonder la profondeur et venir aux renseignements.

— "Qu'est-ce que c'est ?"

— "Viens-voir par toi-même !"

La blonde se redressa pour aussitôt prendre une mine boudeuse. Il y avait longtemps qu'elle avait compris les stratagèmes de son frère pour lui faire faire ce qu'il avait envie qu'elle fasse.

— "Va te faire voir !" s'exclama-t-elle, catégorique.

Témoin de la scène, Bulma ne savait trop s'il fallait prier pour que la meurtrière descende à son tour, ce qui lui permettrait peut-être de pouvoir s'éclipser sans trop de risques… ou encore attendre au cas où son coup de bluff fonctionne et qu'ils la laissent prendre les précieuses pièces sur l'unité centrale. En tout cas, ces deux là ne savaient pas ce que Gero avait pu mijoter là-dedans, ce qui n'était pas plus mal. Privé de son créateur, le projet devait végéter en attendant son hypothétique retour, et sans lui, il n'avait aucune chance d'aboutir. Sans doute saurait-elle de quoi il pouvait s'agir en examinant la mémoire et les programmes informatiques de l'engin. Peut-être même y dénicherait-elle quelques données sur la conception des cyborgs. Son instinct de scientifique reprit un instant le dessus et la perspective de belles découvertes la réjouit subitement. Pour un peu, elle serait descendue rejoindre l'un des pires tueurs que la Terre ait jamais porté dans l'espace confiné du sous-sol.

La voix persifleuse de l'éternel jeune homme jaillit du trou :

— "Demande à la vieille si elle sait ce que c'est !"

— "Aucune idée," grommela l'intéressée avant même que la blonde ne relaie l'insulte. Ce n'était pas le moment de se montrer susceptible.

Intriguée, C18 s'agenouilla pour mieux se pencher vers la cavité.

— "Dis moi ce que c'est," quémanda-t-elle.

Son jumeau lui répondit avec agacement.

— "Si je savais, je ne t'aurais pas demandé de demander à madame je sais faire des télécommandes qui font dérailler le matériel électronique !"

— "Eh bien, dis-moi au moins à quoi ça ressemble…"

L'évocation de l'épisode du maserfuse inquiéta soudain son inventrice. Ils la tueraient ! Elle en eut tout à coup la certitude.

Avec précaution, elle commença à reculer en prenant garde à ne pas faire rouler de cailloux sous ses pieds. Doucement, lentement, elle s'éloigna avec la désagréable impression de risquer sa vie à chaque pas. Alors que le frère et la sœur communiquaient bruyamment entre eux pour se comprendre, et dès qu'elle jugea la distance suffisante, elle accéléra le mouvement. À cinquante mètres, elle se retourna pour marcher avec plus de facilité, à cent cinquante mètres, elle se mit à courir.

Plat, aucun abri, ce promontoire désertique ne l'aidait pas.

Enfin parvenue sur le bord le plus proche de l'étendue dévastée, elle dévala la pente le plus vite possible. Les graviers croulaient sous ses pieds, les pierres roulaient, dix fois elle faillit perdre l'équilibre.

Une fois dans le canyon formé par le relief avec le versant du sommet d'à côté, elle se remit à courir.

À bout de souffle, enfin elle s'arrêta pour lancer sa capsule.

Le "Pouf !" retentit aussitôt, à son grand soulagement.

Soulagement de courte durée.

La fumée de matérialisation dissipée, dans le cockpit de l'appareil ouvert, trônait déjà le jumeau maléfique.

La voix de sa sœur surgit à l'aplomb de Bulma, depuis le ciel au-dessus de sa tête.

— "Tu n'oublies rien ?"

Avant que Bulma, dépitée, ne puisse réfléchir à la conduite à tenir, le mini-jet décollait à la verticale dans un nuage de poussière.

La mort dans l'âme, escortée par la tueuse en série la plus redoutable de toute l'histoire, Bulma n'eut d'autre choix que de refaire en sens inverse le chemin parcouru pour revenir à son point de départ. Ce faisant, elle dut composer avec les facéties du pilote improvisé qui prit un malin plaisir à raser au plus près les silhouettes des deux piétonnes autant de fois qu'il put.

Durant ce trajet qu'elle couvrit sans hâte malgré les bourrades peu amicales que lui infligeait de temps à autre C18 dans le dos, histoire de lui rappeler leur statut respectif, Bulma eut tout le loisir de songer à l'avenir de cette planète sans elle.

Trunks parviendrait-il finalement à rejoindre cet espace-temps ?

Comment, pourquoi n'était-il toujours pas là ?

Pleurerait-il sa mort ?

La question pouvait paraître saugrenue, mais il y avait bien longtemps que son fils n'avait plus versé la moindre larme. À quoi bon ?

Elle l'avait vu changer au fil des années, s'endurcir, perdre sa bonne humeur, cet enthousiasme débordant qui faisaient si plaisir à voir quand il était enfant. L'âpreté de la vie dans ce monde sinistré, endeuillé, la souffrance omniprésente, les combats perdus les uns après les autres, l'espoir tous les jours un peu plus amoindri, tout cela rendait bien dérisoire quelques gouttes d'eau salée au coin des yeux.

Le bruit du supersonique en piqué déchira soudain l'air avec une intensité encore inégalée.

L'explosion de l'appareil percutant de plein fouet la planète jeta la scientifique avec violence au sol. Des pierres, des débris griffèrent l'air au-dessus d'elle, crépitèrent sur les restes du robot-pelle, tandis qu'un souffle brûlant l'asphyxia quelques instants. Bulma attendit que l'éphémère pluie minérale et métallique cesse pour se redresser et voir émerger du cœur de l'incendie du crash, un grand sourire satisfait fendu jusqu'aux oreilles, un C17 très fier de sa petite personne.

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