DB Multiverse
Dragon Ball Multiverse, le roman
Écriture par Loïc Solaris & Arctika
Adaptation par Arctika & Loïc Solaris & Salagir
Relecture par Koragg
Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !
Update le 1 et 15 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 13 jours, 22h
Intro
Partie 0 :0Partie 1 :12345
Round 1-1
Partie 2 :678910Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930
Lunch
Partie 7 :3132333435Round 1-2
Partie 8 :3637383940Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970
Night 1
Partie 15 :7172737475Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990
Round 2-1
Partie 19 :9192939495Partie 20 :96979899100
Round 2-2
Partie 21 :101102103104105Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115
Night 2
Partie 24 :116117118119120Round 3
Partie 25 :121122123124125Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
Partie 33 :161162163164165
Partie 34 :166167168169170
Partie 35 :171172173174175
Partie 36 :176177178179180
Partie 37 :181182183184185

– Merci pour votre patience ! annonça Sei dans toute l’arène. Nous pouvons commencer le dernier quart de finale de notre tournoi inter-univers. J’appelle Gast de l’univers 7 et Son Bra de l’univers 16 sur le ring !
Sans perdre un instant, le Namek s’envola pour atterrir sur le terrain de combat. Ses yeux ne quittaient pas l’espace de son adversaire.
Son Bra, toujours confuse, prit quelques secondes avant de faire quelques pas vers l’arène. Elle se tint au rebord du ring.
– Bon, je suppose que je vais y aller…, murmura-t-elle, hésitante.
Derrière eux, adossé au mur de leur espace, Vegetto ne lui accordait pas un regard. Il s’obstinait à contempler l’espace. Pas très loin d’elle, Gohan lui fit un léger sourire pour l’encourager à se lancer.
Un peu rassurée, elle s’apprêta à se lancer quand une voix l’interpella. C’était Pan.
– Tu y vas, alors ? dit-elle d’une voix neutre.
– Euh, oui…, répondit Son Bra, perturbée.
– Tu veux un conseil pour battre Gast, dans ce cas ? continua Pan, l’expression toujours indéchiffrable.
Son Bra fit un petit signe de la tête, les yeux brouillés. Pan l’avait-elle enfin pardonnée ?
– Pointe tes doigts vers lui et réduis-le en bouillie. Ça a l’air de bien marcher sur les Nameks, on dirait.
– Pan ! réagit Son Gohan, choqué.
Videl ne s’en mêla pas. Elle avait encore un ressenti similaire à celui de sa fille. Vegetto demeura stoïque. Quant à Piccolo, il baissa les yeux. Trunks et Son Goten ne surent pas quoi dire, pétrifiés par ces mots.
Le ton glacial et assassin de sa petite sœur mit l’esprit de Son Bra en miettes. La culpabilité l’envahit de la tête aux pieds, jusqu’au plus profond de sa conscience. Elle avait raison de lui dire ça. Elle avait raison de la haïr.
Avant que les larmes ne lui montent aux yeux et qu’elle ne puisse les contenir, elle décida de partir sur-le-champ.
– J’ai… j’ai promis un vœu à l’univers 19, bégaya-t-elle. J’y… j’y vais…
Elle s’envola vers l’arène, observée par Pan qui continuait de la foudroyer du regard.
Cette dernière était incapable de mettre son ressentiment de côté. Elle ne pouvait pas lui pardonner d’avoir tué tout le monde. D’avoir massacré Piccolo. D’avoir tranché son père en deux…
De son côté, Pan de l’univers 18 avait les yeux tournés vers elle. Elle savait très bien ce que son double ressentait. Elles en avaient parlé ensemble tout à l’heure. Mais la divergence de leurs univers respectifs se faisait maintenant clairement sentir. Ils n’avaient pas le même grand-père, et Bra n’était pas sa sœur, dans l’univers 18, même si elles pouvaient entretenir une certaine relation similaire. Mais Pan de l’univers 16 partageait la même pensée que Vegetto. Elle ne voyait plus en Son Bra qu’un monstre en cage, qui n’attendait que la première occasion pour se déchaîner.
Assister à la mort brutale de leur père avait été un traumatisme. Mais Son Gokû avait su accompagner sa petite-fille pour l’aider à surmonter cette vision d’horreur. Pour Pan de l’univers 16, malgré un bon entourage, elle était directement impactée, et n’avait aucune idée de la profondeur de la sorcellerie de Babidi. Pan de l’univers 18 espérait sincèrement qu’elle parvienne à aller de l’avant.
Dans l’espace d’à côté, les Héloïtes observaient la Saiyanne atterrir sur le ring. Leurs espoirs ne reposaient plus en Son Bra, qui les avaient trahis de leur point de vue. Elle était instable et imprévisible, sans compter son arrogance.
Ils ne comptaient désormais que sur Son Gokû et Vegeta, leurs voisins altruistes, pour sauver leur univers. Quel que soit le vainqueur, ces deux-là leur inspiraient une confiance totale. Son Gokû avait l’air d’une sincérité à toute épreuve, au contraire de la jeune adolescente de l’univers 16. Dans le pire des cas, si Gast l’emportait, ils pouvaient lui demander l’un des trois vœux. Le bienfaiteur de l’univers 7 et le sauveur du tournoi n’hésiterait sûrement pas à leur en accorder un.
Phipsil contempla Son Bra, et ressentit une profonde tristesse. Elle avait beaucoup d’estime pour la Saiyanne, qui avait bravement combattu le Démon du Froid au troisième tour, jusqu’au bout. Elle avait lu sa bonté d’âme dans ses yeux, quand elle leur avait promis de se battre pour eux. Quelle tragédie qu’elle ait succombé à la magie noire du sorcier…
Son Bra et Gast se tinrent à distance l’un de l’autre, chacun d’un côté du ring. Les Vargas annoncèrent le début officiel du combat.
Pourtant, aucun des deux ne bougea.
Une trentaine de secondes passèrent, sans que rien ne se produise.

– Qu’est-ce qu’ils attendent ? demanda Trunks de l’univers 18.
– Ils s’observent, dit Piccolo. Les deux peuvent finir le combat en un instant. Son Bra par la force, Gast par la magie. La stratégie est primordiale dans ce match. C’est à celui qui prendra l’autre par surprise.
Son raisonnement était à moitié correct.
De son côté, Gast réfléchissait à la façon dont il allait combattre la Saiyanne. Il se savait dépassé de très loin. Mais il avait de nombreux moyens de l’affronter. Qu’elle use de la vitesse, d’une immense puissance ou de techniques diversifiées, il avait prévu tous les cas de figure. D’une façon ou d’une autre, il contrerait tous ses assauts. L’idée de la priver de ses forces, comme il l’avait fait pour Vegetto, le répugnait. Ce n’était pas honorable. Mais il devrait s’y résoudre s’il n’avait pas le choix. Et il se doutait que Son Bra serait vigilante à cette technique. Elle baserait l’intégralité de sa stratégie là-dessus. Il devrait compter sur ça.
Mais…
Son Bra ne pensait pas une seule seconde à se battre.
Les mots de Pan, un instant plus tôt, la hantaient.
La vision de Son Gohan, gisant au sol, la tourmentait depuis qu’elle s’était libérée du contrôle de Babidi. La fureur infinie de son père. Le jugement de l’univers 19.
Mais aussi, l’intervention de Vegeta et Son Gokû de l’univers 18. Les deux parties qui composaient son père de l’univers 16. Et pourtant, ils n’avaient absolument rien à voir avec Vegetto. Elle avait beau les comparer, elle ne retrouvait aucun de leurs traits dans son père. Ce Vegeta, notamment, n’avait rien à voir avec les histoires qu’elle avait pu entendre de sa famille. Trunks en avait parlé comme d’un père aimant, mais il n’avait surtout connu que Vegetto. C’était pire pour Son Goten.
Son Bra aimait son père. C’était une vérité incontestable. Elle était fière d’être sa fille. Elle aimait sa mère, ses frères, sa petite sœur, cette adorable Pan avec qui elle avait grandi. Mais elle ne s’était jamais sentie à sa place parmi eux, en raison de sa trop grande puissance et à cause de la place que son père tenait dans l’univers.
Son père était l’égal d’un dieu. Il était le héros des peuples, le soldat des Kaiôshins. Personne ne pouvait le vaincre, encore moins le blesser. La preuve en était qu’il était venu à bout de Broly, qui semblait pourtant inarrêtable, au début de ce tournoi.
Ainsi, il en découlait naturellement un sentiment de supériorité vis-à-vis du reste de l’existence. Elle était la deuxième personne la plus puissante de tous les temps. Surpuissante. Inégalable. Divine. Investie d’une puissance si grande qu’elle débordait de son corps et perturbait son esprit.
Son sang de Saiyanne, avec une telle énergie, la poussait constamment à se battre. À détruire. Elle voulait évoluer, progresser, mais elle était dépassée par toute cette puissance. Son Gohan était toujours parvenu à la canaliser, durant toute son enfance. Cependant, c’était plus fort qu’elle. À un moment ou un autre, elle était irrémédiablement écrasée par sa propre force, au point de perdre le contrôle.
Avant, elle ne s’en préoccupait pas. Ou plutôt, elle n’en avait pas conscience. Dans un monde où son père était un dieu, et leur planète disposait de Dragon Balls miraculeux, sa vision du monde n’était pas la même que celle du commun des mortels. Tout était réparable. L’univers était un terrain de jeu, dans lequel ils incarnaient des héros omnipotents.
Mais, aujourd’hui…
Son Bra avait enfin eu cette prise de conscience.
Sa famille était irremplaçable. Sa chance de vivre parmi eux était unique. Et c’était Bra, son alter-ego de l’univers 18, qui lui avait permis de réaliser ça.
La mort n’était pas un jeu. Perdre le contrôle de ses pouvoirs n’était pas excusable. Le traumatisme de son enfance n’était pas un prétexte à abandonner, ou à se cacher.
Elle s’était toujours dissimulée derrière une façade d’arrogance, pour ne pas montrer la moindre faiblesse, pour ne pas révéler son angoisse. Elle avait voulu être à la hauteur de son statut de demi-déesse, car tel était le cas dans l’univers entier, aux yeux des peuples qui l’habitaient.
Elle avait mené la vie dure à Trunks et Son Goten. Aujourd’hui, elle le regrettait.
Elle s’était montrée infernale vis-à-vis de Son Gohan et de ses parents, avec ses nombreux caprices. Elle s’en voulait infiniment.
Elle avait trahi la confiance de l’univers 19. Cette pensée l’anéantissait.
Il n’était plus question de se cacher. Elle refusait cette pathétique version qu’elle était. Bra de l’univers 18 était désormais son aspiration. Une personne fière d’être qui elle était, ni plus ni moins. Fière de son père, fière d’être elle-même, mais sans cette arrogance surfaite. Sans se laisser abattre.
Son Bra pardonnait à son père. Elle comprenait l’enfer qu’elle lui avait fait vivre. En se mettant à sa place, elle réalisait pourquoi il lui avait dit des choses aussi horribles. Vegetto n’était pas fait pour être père, mais il avait fait de son mieux. Elle avait été une fille terrible à élever.
C’était à elle de se faire pardonner, désormais. De lui. De tous.
Elle ferma les yeux, et prit une profonde inspiration, avant de s’avancer d’un pas décidé en direction de Gast Carcolh. Ce dernier haussa un sourcil, et décida de faire de même.
De façon synchrone, ils progressèrent sous le regard des spectateurs qui se cramponnaient d’excitation à leurs sièges, jusqu’à se faire face. Bien plus grand, Gast toisait Son Bra, et celle-ci le fixait sans détourner les yeux.
Alors que tout le monde pensait que l’un des deux frapperait sans prévenir, Son Bra décida de prendre la parole à voix haute, afin que tous et toutes puissent l’entendre.
– Dis-moi, Gast… Si je devais perdre ce combat, accepterais-tu de réaliser le souhait de l’univers 19 pour moi ?
Les Héloïtes écarquillèrent les yeux, surpris, de même que les proches de Son Bra dans l’univers 16.
Perplexe, Gast dévisagea la Saiyanne. Il ne voyait aucune once de malice dans son regard.
– Le gagnant a droit à trois souhaits, répondit-il. Je ne vois aucun inconvénient à réaliser leur vœu avant d’obtenir le mien.
– Je vois, soupira Son Bra en souriant. Dans ce cas, j’abandonne.
– Q… quoi ? réagit Vegetto en sortant de son apparence figée.
– Qu’est-ce qu’elle dit ? glapit Pan, toute aussi choquée.
Phipsil de l’univers 19 ne dit mot, interloquée. Elle n’en croyait ni ses oreilles, ni ses yeux.
– Euh… Son Bra de l’univers 16 déclare son abandon, proclama Sei depuis la tour de contrôle d’un ton désespéré. Gast de l’univers 7 est le vainqueur de ce dernier quart de finale.
Gast resta silencieux un moment avant de prendre la parole.
– Très bien, dit-il. J’accepte cette responsabilité. Mais pourquoi ?
– C’est ma façon de te remercier, répliqua Son Bra en lui tournant le dos et en s’éloignant. Tu m’as sauvé la vie, tout à l’heure. Et pas seulement. Je te dois bien plus.
Gast la regarda partir, et comprit. Et un sourire fendit son visage. L’échec qu’il avait rencontré face à la rancœur de Raichi ne se reproduirait sûrement pas dans cet univers 16 déchiré. Ils étaient en bonne voie de se reconstruire.
Partout dans l’arène, les cris de déception se firent entendre. Gast et Son Bra étaient deux guerriers particulièrement attendus, et leur combat était plein de belles promesses de spectacle. Décidément, ce tournoi n’était pas à la hauteur de ce qu’il annonçait au départ.
Son Bra revint dans son espace, accueilli par ses proches.
– Pourquoi avoir abandonné ? lui demanda Trunks. Tu étais largement capable de le vaincre, non ?
– En plus, tu l’attendais, ce combat ! ajouta Son Goten. On sait que tu respectes Gast et que tu voulais te battre contre lui, je ne comprends pas !
– Comme je viens de le dire, il m’a sauvé la vie, répondit leur sœur sobrement. Inutile de se battre et d’en ressortir blessés pour rien.
– Il n’y a pas que ça, n’est-ce pas ? fit une voix féminine à proximité.
Phipsil de l’univers 19 les avait rejoints, accompagnée de ses camarades Héloïtes qui se tenaient un peu en arrière. Phipsil était leur contact auprès de Son Bra, ils lui laissaient donc la parole.
– Tu n’as pas abandonné ce combat et ta promesse juste pour ça, pas vrai ? continua l’Héloïte. Tu es une Saiyanne, tu adores te battre. Je te connais un peu, tu as une autre raison.
Surpris, Son Goten et Trunks se tournèrent vers Son Bra. Celle-ci soupira et répondit :
– En effet. Même si je gagnais contre Gast, le prochain adversaire sera XXI. Or, mon père a été éliminé face à lui, et j’ai les mêmes pouvoirs que Vegetto. Je suis moins forte. Je n’ai aucune chance. Gast est un magicien, lui. Il est mieux armé pour le combattre et gagner. Je ne pense pas que XXI vous donnera un vœu, je ne le connais pas. Je préfère mettre les chances de votre côté.
Vegetto ne dit pas un mot, stupéfait par la maturité soudaine de sa fille. La jeune fille qu’il avait devant lui ne ressemblait en rien à cette adolescente immature qu’il avait toujours eu du mal à contrôler. Le résultat qu’il espérait depuis tout ce temps était là, devant lui. Il ne comprenait pas ce qui avait provoqué ça.
Près de lui, Piccolo et Videl étaient sidérés aussi. Le Namek eut un sourire bienveillant. Son Gohan s’approcha de Son Bra.
– Tu te sacrifies pour le bien commun, lui dit-il avec affection. C’est un très beau choix, quand on sait que tu adores te battre. Est-ce que ça va aller ?
– Eh bien… C’est vrai que j’aurais aimé affronter Gast, mais qu’est-ce que ça apporterait ? répondit-elle. Tout ce que je ferais, c’est forcer Gast à dévoiler des techniques potentielles qui l’affaibliraient face à XXI. Et puis, se battre, ça ne fait pas tout. Je comprends maintenant.
– Je suis fier de toi, dit Son Gohan en lui tapotant l’épaule.
Phipsil s’approcha de Son Bra et lui tendit la main.
– Merci de penser à nous, dit-elle.
La Saiyanne la contempla, surprise.
– Je… je ne sais pas quoi dire, répondit-elle en serrant sa main avec hésitation. Je… je suis désolée pour…
– N’en parlons plus, dit Phipsil avec un sourire sincère. C’était une autre personne que j’ai combattue tout à l’heure. Je suis heureuse de te retrouver, Son Bra, celle que j’ai rencontrée au début de ce tournoi.
Son Bra eut les larmes aux yeux et détourna le regard, gênée.
À l’écoute de ses mots, Pan sentit son cœur se serrer. Tous ses souvenirs ressurgirent en même temps. Avant d’être une guerrière prétentieuse et toujours fourrée dans l’espace, Son Bra était sa grande sœur.
Elle se rappelait de tous leurs moments d’enfance, les plus chaleureux, les plus embarrassants. Leurs moments entre filles, leurs sessions de coiffure, leurs jeux ensemble, leurs virées dans les tenues Saiyaman des parents de Pan…
“Une autre personne…”, songea-t-elle.

Elle regarda Son Bra, et elle sentit ses larmes monter à son tour. Elle ne savait plus quoi penser. Elle ne voulait pas haïr Son Bra. Elle ne voulait pas garder l’image de ce monstre sanguinaire qui s’était imposée dans son esprit quand Buu l’avait partagée. Mais elle ne se sentait pas capable de lui pardonner comme ça, comme cette soldate de l’univers 19 semblait le faire… Elle n’était pas aussi forte…
Videl l’enlaça et la berça doucement.
– Tu n’es pas obligée de le faire tout de suite, lui susurra-t-elle, comme si elle lisait dans ses pensées. Mais je peux te le dire, on dirait qu’on a retrouvé notre Son Bra. Ça va aller, ma chérie, d’accord ? Je suis là.
Pan hocha la tête, tremblante.
Pendant ce temps, Son Gohan, Phipsil et Son Bra continuaient de discuter.
– Si Gast l’emporte contre XXI, vous serez sauvés, dit la Saiyanne.
– Il y a aussi Son Gokû et Vegeta de leur côté, prévint Son Gohan.
– Oh, ça, ce n’est rien, répondit Son Bra, surprise. Gast les battra facilement, c’est XXI, le plus grand obstacle.
– Euh… je veux dire que c’est bien aussi s’ils gagnent, comme ils donneront leurs vœux à l’univers 19, rectifia Son Gohan, déconfit.
– Oh…, réagit Son Bra en se décomposant. Oui, bien sûr…
Trunks et Son Goten se mirent à rire, incapables de réprimer leurs sentiments. En effet, leur petite sœur était bel et bien de retour. Et pour le meilleur, semblait-il.
Devant cette scène, Vegetto eut pour réaction de froncer les sourcils. Certes, Son Bra semblait enfin avancer dans la bonne direction. Il peinait à y croire, et il continuait de se méfier. Il considérait toujours que son passage au niveau trois serait chaotique. Mais il y avait enfin une lueur d’espoir pour elle.
Cependant, cette dernière remarque sur Vegeta et Son Gokû était dirigée vers lui de façon détournée. Il le prenait personnellement. Encore une fois, ça se jouait entre deux magiciens, et eux, les Saiyans, les purs combattants, étaient mis de côté. Son impuissance était encore mise en avant, par le biais de l’abandon de Son Bra. Il ne le supportait plus.

Dans l’appartement de l’univers 5.
De nouveau, le Dragon fit son apparition dans l’épaisse fumée noire émanant de XXI. Ce dernier poussa un soupir de soulagement. Le timing était impeccable.
– Bon, que veux-tu, maintenant ? dit le Dragon.
– Je veux les techniques de Buu, celles qui ont vaincu Gast. Donne-les moi.
Les yeux du Dragon s’illuminèrent. C’est alors qu’il poussa un rire narquois.
– Quel dommage, dit le Dragon avec une certaine ironie. Ces pouvoirs sont bien trop grands pour moi, aucune de ses techniques n’est à ma portée. Je crois bien que c’est la fin du tournoi, pour toi.
– Je peux le vaincre moi-même, rétorqua XXI avec colère. Il n’est pas plus fort que moi.
– Peut-être, mais tu ne prends jamais de risque. Alors, toi, aller au combat sans trois plans de secours ? Je ne te crois pas.
– En effet. Alors, comment faire pour vaincre Gast Carcolh facilement dans ce tournoi ?
– C’est une demande pour moi ? soupira le Dragon.
– Oui, affirma XXI, agacé.
– Il n’y a aucune méthode simple pour le battre. Aucun point faible. Si tu ne veux pas t’exposer, alors envoie un de tes soldats. Sa force est la magie. Le mieux placé pour le combattre, tu sais de qui il s’agit.
– Tsss, pas de ça. Tu es assez fourbe pour essayer de m'induire en erreur. Ta réponse doit être complète et sans appel. Le soldat auquel tu penses est...?
– La créature générée par le mal de l'enfer.
– Mmmh… Très bien. Il est temps de monter les enjeux d’un cran. Il est l’heure de montrer autre chose. Place aux ombres. Place à Janemba.





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