DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Arctika & Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Update le 1 et 15 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 13 jours, 23h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
Partie 33 :161162163164165
Partie 34 :166167168169170
Partie 35 :171172173174175
Partie 36 :176177178179180
Partie 37 :181
[Chapter Cover]
Partie 37, Chapitre 181.

Peu de temps auparavant, au sein de l’univers 4.

Certaines personnes patientaient tranquillement devant le palais divin du Djinn tout-puissant, dans l’attente de son retour. Quelques jours plus tôt, le grand Buu avait quitté leur monde, appelé par un destin grandiose. Il leur avait cependant assuré qu’il serait de retour, dans une semaine comme dans plusieurs mois. Avec lui, impossible de savoir.

Beaucoup de pèlerins étaient partis, mais certains avaient tout abandonné pour être les premiers à voir leurs vœux exaucés. Seuls les plus avides étaient demeurés sur place.

Alors que certains vaquaient à leurs occupations dans des tentes improvisées, un bruit soudain se fit entendre dans la cour du palais. Quelqu’un s’écria :

– Il est de retour ! Le génie est là !

Tout le monde se rua au portail géant, et leur surprise fut grande quand ils virent des centaines de Buu un peu partout, au sol comme dans les airs. Certains poussèrent de grands cris de terreur à la vue d’une gigantesque tête de Buu flottant au-dessus du palais, l’air menaçant.

Les avatars du Djinn regardèrent autour d’eux, surpris. L’un d’eux s’exprima :

– Alors là, ils ont fait fort. Je ne m’attendais pas à une manœuvre si réfléchie. Les Vargas de l’univers 1 sont plus intelligents que je ne l’aurais cru.

Son avatar principal se mit à réfléchir à voix haute.

– Alors, pour les retrouver, ça ne va pas être évident. Mais, maintenant que je sais que le voyage entre plusieurs univers repose sur un principe similaire au voyage dans le temps, je devrais pouvoir réaliser quelque chose. Avec Bulma et plusieurs Vargas de mon propre univers, je ne manque pas de ressources !

Il créa une table de travail devant lui et se mit à réfléchir. Plus loin, un pèlerin demanda avec précaution à une autre partie de Buu :

– Excusez-moi… Vous êtes de retour pour exaucer des vœux ? Est-ce qu’on peut commencer la file d’attente ?

– Ça dépend, vous savez voyager d’un univers à l’autre ?

– Euh, non…

– Alors non.

Il transforma le pèlerin en chocolat et le mangea sous les yeux terrifiés des autres. Se voulant rassurant, le Buu gourmand leur demanda de patienter, tandis que plusieurs Buu se réunissaient autour de l’avatar principal.

– C’est étonnant, j’ai pourtant copié leur technologie à l’atome près, dit-il en grimaçant. Et pourtant, rien à faire, un principe supérieur à mes pouvoirs s’applique à l’univers 1, impossible pour moi de la faire fonctionner. Je devrais trouver une solution, laissez-moi deux heures…

Il eut beau réfléchir et se triturer les cellules roses de son cerveau gélatineux, rien à faire.

– Bon… on va dire deux jours ? Deux semaines ? On s’en fiche, je peux remonter le temps ! Même si je me suis promis de ne jamais le faire, est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Et puis, même si je le fais, est-ce qu’un tel voyage trouve un univers identique, ou est-ce qu’il en crée un nouveau ? Voilà un problème qui va être compliqué à résoudre.

Poussant un soupir, il prit de la hauteur et regarda le ciel en croisant les bras.

– On va y travailler. De toute manière, je doute que mon ami Kaiôshin puisse répondre à la situation. Je connais les plans de ce XXI, et s’il les réalise, je dois me préparer à le recevoir. Ça va être difficile, s’il parvient à voyager entre les univers, je ne pourrai jamais m’en débarrasser.

Il songea à la suite des événements, mitigé entre l’excitation d’une menace ultime et le doute de ne pas pouvoir résister à une telle créature. C’est alors qu’une pensée vint à son esprit.

– Flûte ! s’écria-t-il. J’ai laissé Uub tout seul ! Et ce n’est pas lui qui pourrait venir à bout de XXI… Il faudrait déjà qu’il s’en sorte face à ce que je lui ai laissé…

Buu poussa un soupir de lassitude. Il allait manquer un chaos des plus formidables, et ce tournoi lui manquait déjà.

Quelques dizaines de minutes plus tôt, de retour dans l’arène de l’univers zéro.

Uub pénétrait dans l’espace dimensionnel créé par Buu dans les appartements de l’univers 4. Il se retrouva dans une salle de classe gigantesque, remplie de bibliothèques, de tableaux et d’outils de magie en tous genres. Il fut fasciné par l’endroit.

– Waouh, s’exclama-t-il.

– Bienvenue dans ma classe d’apprentissage de la magie, réservée aux débutants confirmés ! dit Buu avec un grand sourire. Mon cher élève, j’ai énormément de choses à t’apprendre, et ça va demander un peu de temps, donc on va accélérer le mouvement.

– Que voulez-vous dire, maître ? Quel est cet endroit ?

– Nous sommes dans une dimension parallèle. J’ai extrapolé cette pièce à partir de mon esprit et lui ai donné corps. Tout ce que tu vois autour de toi, ce sont mes connaissances, tout ce que je sais sont dans ces livres ! Quant à ce que je disais, nous sommes dans un endroit similaire à la Salle de l’Esprit et du Temps de la Terre. Six heures ici équivalent à une minute dehors.

– Donc, un an ici équivaudra à une journée dehors ? réfléchit Uub. Comme sur Terre ?

– Exactement, dit Buu en souriant. Je ne pense pas qu’il nous faudra autant, mais plus vite on aura commencé, plus vite tu sortiras d’ici en étant le plus grand magicien de l’univers... 18. Tu as été battu de très peu par Son Gokû, mais tu es parvenu à le surprendre à deux reprises. Avec cet apprentissage, tu ne seras plus jamais vaincu.

– Je comprends ! Et vous souhaitez également en finir avant votre combat, pour vous concentrer !

– Oh, ce n’est rien, ça, c’est gagné d’avance. Mais trêve de mondanités, nous commençons !

C’est ainsi que, durant soixante heures pleines, Buu prit en charge l’instruction magique complète du jeune Uub. Il créa deux assistantes féériques pour servir de camarades à Uub, non sans le distraire et le taquiner.

Buu prenait immensément de plaisir à instruire le jeune homme. Dans son univers, Thorn était devenu un grand guerrier qui vadrouillait à présent dans l’espace, en quête de savoir et de justice. Mais il n’avait aucune disposition à la magie. S’il en avait fait un puissant combattant, Buu n’avait en revanche jamais pu transmettre son héritage à quelqu’un. Et il avait trouvé la personne parfaite. Même s’il s’agissait de lui-même, dans une forme différente et dans un autre univers, cela n’était pas grave.

Buu n’avait jamais été libéré dans de nombreux univers. Ou alors il avait été vaincu. Il fallait que son existence subsiste et prolifère au maximum. Dans l’univers 18, qui semblait avoir le mieux tourné après le sien, car Buu existait toujours quelque part, il fallait absolument que l’identité de Buu survive, dans un libre-arbitre absolu.

Ainsi, s’il ressentait de l’affection pour certaines personnes dans son univers, il considérait Uub comme son véritable protégé. Et il lui transmettrait tout.

Au bout de soixante heures, Uub s’effondra, épuisé. Après de nombreux faux-pas, du même type que ceux commis contre Son Gokû, Uub maîtrisait parfaitement les bases de la magie, à présent. Une table deviendrait un bonbon sans faute, et cela s’appliquerait sans problème à un être vivant.

– Parfait, Uub ! Je m’attendais à ce que ça prenne plus longtemps, il ne s’est écoulé que dix minutes à peine dehors ! On va pouvoir passer à l’étape suivante, et --

Il s’interrompit subitement. Ses assistantes se mirent à disparaître dans un cri, et il constata avec épouvante que son corps subissait le même sort. Buu comprit vite ce qui lui arrivait. Fourbe comme à son habitude, XXI avait réussi à lancer la formule magique qui l'enfermait dans un cocon ! Son unique point faible, comme pour ses adversaires précédents... Mais Buu avant depuis longtemps concocté une parade, c'est pourquoi, sous le regard choqué de son élève, il leva un pouce rassurant et dit :

– Ne t’en fais pas pour moi et révise en mon absence, je reviens tout de suite…

Il se volatilisa complètement. Éreinté, Uub s’assit par terre.

– Il est drôle, fit-il d’un ton las. Mais s’il s’absente, genre vingt minutes, je suis coincé ici pendant cinq jours. Et je ne sais pas s’il y a à manger dans ce monde, je commence à avoir faim.

Ainsi, Uub patienta. Il trouva un appartement fourni d’une salle de bains et d’une chambre, qu’il utilisa allègrement. Cependant, aucune réserve de nourriture. Buu avait créé par lui-même ce qu’ils avaient consommé jusqu’à maintenant.

Uub regarda un mannequin d’entraînement et le pointa du doigt.

– Transforme-toi en bol de riz !

Le mannequin se transforma en bol… mais sans riz. Découragé, Uub recommença, en demandant cette fois un gâteau au chocolat. Sans problème, ce dernier apparut. Il semblait que la magie spéciale des Djinns fonctionnait de façon naturelle sur les pâtisseries et autres friandises. Uub se désola à l’idée de ne manger que du sucre.

Au bout d’une trentaine d’heures, durant lesquelles Uub s’investit dans la lecture des livres du Djinn, Buu réapparut dans un flash aveuglant. Il s’efforçait de sourire, mais Uub pouvait sentir qu’il se crispait malgré lui.

– On peut reprendre, navré de l’absence, dit Buu d’un ton qui trahissait sa frustration.

– Que s’est-il passé ? demanda son élève, surpris.

– Rien de grave, répondit le Djinn avec une fausse légèreté. Comme je disais, nous allons passer à la prochaine étape, tu dois t’entraîner à l’utilisation spontanée de la magie. Tu la maîtrises bien, mais tu es trop lent. En combat comme en fête d’anniversaire, tu dois te montrer rapide et efficace !

D’un claquement de doigts, il fit apparaître des dizaines de cibles flottantes dans la pièce. Durant les heures qui suivirent, il poussa son apprenti à se surpasser jusqu’à l’épuisement, l’obligeant à enchaîner des transformations variées à la chaîne. Uub ne se doutait pas un seul instant que, dans la dimension d’origine de l’univers 0, Buu était confronté à la colère des organisateurs et des participants, après avoir été scellé par son adversaire. Alors que ses amis de l’univers 18 prenaient position contre Buu, Uub s’épanouissait au contraire sous son enseignement.

Au bout d’un moment, le Djinn mit fin à l’exercice, satisfait des progrès du jeune magicien.

– Excellent, Uub ! Tu maîtrises bien les cibles mouvantes. On va passer aux ennemis, maintenant. Et pour rendre les choses plus intéressantes, je vais les créer plus puissants que toi, afin de t’obliger à utiliser la magie pour les vaincre. La force ne fait pas tout.

– Je vois, haleta Uub qui reprenait son souffle. Comme on est dans une illusion, vous pouvez dépasser les limites à l’envie !

– Tu n’as pas été très attentif, mon jeune élève, répondit Buu. Ce n’est pas une illusion, mais une dimension parallèle, un autre monde bien réel. Créer un être plus fort que toi, comment dire… C’est facile pour moi. Très facile.

– Oh…, réagit Uub avec dépit.

Il était tout de même parvenu à mettre Son Gokû à terre, l’un des deux combattants les plus puissants de l’univers 18, ce n’était pas rien ! Buu était-il donc à ce point supérieur qu’ils n’étaient que des enfants à ses yeux ?

– Mmmh…, réfléchit Buu. Oui, ça peut le faire… C’était difficile pour Thorn, mais avec toi, je pense que ça peut marcher. J’ai hâte de voir ce que tu pourras faire !

Avec un grand sourire, il claqua des doigts, obligeant Uub à fermer les yeux. Une fois le flash lumineux évanoui, il constata d’un air choqué qu’ils se trouvaient désormais dans un tout autre endroit. Ils se tenaient sur une plateforme sphérique immense, et divers paysages se distinguaient au loin, dans toutes les directions.

– Bienvenue sur ma planète d’entraînement, Uub ! se réjouit le Djinn. J’ai passé des années à m’entraîner dans toutes sortes d’environnements, tous plus hostiles les uns que les autres. Tu en as pour tous les goûts, dont l’habituel terrain volcanique. Cependant, ne cueille pas les plantes carnivores de la jungle, c’est une espèce protégée. Et puis, elles sont plus dangereuses que toi.

– Wouah, se contenta de dire Uub, les yeux brillants d’admiration.

Il ne pouvait pas en croire ses yeux. Cet endroit était le lieu idéal pour progresser, et il bénéficiait des avantages de la Salle de l’Esprit et du Temps. Passer quelques semaines ici avec Buu le rendrait à coup sûr bien plus fort, et il serait enfin à la hauteur des espérances de son maître, qui voyait en lui le digne successeur de la défense de la Terre de leur univers !

Buu esquissa un rictus devant la réaction de son élève. Il était satisfait de le voir aussi émerveillé, mais il était hilare à l’idée de briser sa désillusion face à son projet suivant.

D’un nouveau claquement de ses deux doigts, il fit soudainement tomber du ciel une immense masse rose devant Uub, qui sursauta. Le choc fut tel qu’une partie de la planète trembla.

– Grubuu ! s’exclama la créature, qui ressemblait à Majin Buu avec beaucoup plus de muscles et de stature.

– On va commencer en douceur, avec une bébête placide, annonça Buu. Tu n’auras pas de mal à éviter ses coups, mais si tu en prends un, je te garantis que tu vas dormir un moment. Et pas la peine de contre-attaquer, il ne sentira rien.

– Vous me sous-estimez, maître ! se vexa Uub.

– Tu crois ça ? ricana Buu. Frappe-le donc, pour voir.

Uub lui jeta un regard consterné, et un sourire vicieux lui vint aux lèvres. Il allait lui montrer, qu’il n’était pas aussi faible que ça.

– Kaiôken transcendé ! s’écria-t-il en faisant surgir son aura rougeoyante.

Ses vêtements se déchirèrent tandis que ses muscles doublaient de volume, et il frappa le Djinn d’entraînement de toutes ses forces.

Mais, là où ce coup de poing était venu à bout d’un Super Saiyan 3, il ne sentit aucun effet dans son attaque. Pire, il lui semblait avoir frappé un mur incassable. Et il le ressentit.

Poussant un cri de douleur pure, il s’égosilla en sautillant partout, crachant et jurant tandis que Buu se moquait de lui.

– Ça t’apprendra, petit impertinent. Maintenant que tu vois que la force est inutile, transforme-le en gâteau et mange-le. Ce sera une victoire facile.

Uub le regarda, perplexe. Il n’allait pas se laisser humilier de la sorte.

– Le transformer me fera gagner, vous dites ? dit-il d’un ton taquin. Pourtant, j’ai entendu parler d’un certain bonbon qui n’a en rien permis de l’emporter…

Buu le dévisagea, écoeuré par cet ancien souvenir.

– Oublie ça, tu veux ? se força à rire le Djinn. Il faudrait que ton adversaire soit bien, bien plus fort que toi pour maîtriser sa nouvelle forme, on parle de centaines, voire d’un bon millier de fois plus puissant ! Donc la magie reste un atout majeur contre la plupart des adversaires.

– Donc, Vegetto à l’époque…, poursuivit le Terrien avec malice.

– Comme tu sembles persister à me chercher, tu vas me trouver, le coupa le Djinn en se crispant. Assez de théorie, place à la pratique !

Sur ces derniers mots, Uub sentit une présence dangereuse au-dessus de lui, et son instinct lui cria de fuir.

Le poing du béhémoth s’abattit à l’endroit où Uub se trouvait une seconde plus tôt, provoquant des secousses d’amplitude planétaire. Une goutte de sueur perla du front du jeune homme. Son maître avait raison, encaisser une seule attaque lui serait fatal.

Heureusement, si la créature était surpuissante, Uub était assez agile pour tout éviter. Il parvint à se soustraire à ses attaques suivantes et pointa son doigt vers lui, projetant un rayon rose qui frappa directement le golem. Ce dernier se transforma en une gigantesque cloche en pain d’épices.

Tant Buu que son élève furent satisfaits du résultat. Uub pouvait désormais utiliser sa magie sans avoir à prononcer de formule magique.

– Pas mal, admit le Djinn qui applaudit. Cela confirme que tes pouvoirs marchent correctement sur un être animé. Tu peux le manger, maintenant.

– J’aimerais bien pouvoir créer de la vraie nourriture, tout de même, déplora le Terrien.

– On y viendra en temps voulu, répondit son maître. Que veux-tu, les bonbons et nous, c’est une histoire d’amour. Et puis, les cookies, le chocolat, le sucre, c’est la vie !

– Mais pourquoi s'obliger à le manger ? En plus, celui-là, il y a de quoi faire un goûter pour deux cents personnes !

– Mais enfin, il ne faut pas gâcher la nourriture !

– Dans ce cas, le prochain, je le transformerai en clé de douze, grogna Uub qui n’appréciait pas la réponse.

– J’aime bien manger ça, aussi, dit Buu en rigolant. En parlant du prochain…

À cet instant, Uub encaissa de plein fouet une attaque dans l’abdomen, qui lui coupa le souffle et le propulsa quelques mètres plus loin. Il se redressa avec difficulté, et constata la présence d’une Djinniya. Plus petite que son premier adversaire, mais au regard bien plus féroce.

– On passe au niveau suivant, dit Buu. Elle est un peu moins forte que ton partenaire précédent, mais elle est dix fois plus rapide. Ton Kaiôken ne pourra pas suivre. À toi de parvenir à la surprendre.

Uub se rétablit et se mit en position de combat. Il commença à déployer son rayon magique, mais la Djinniya apparut soudainement devant lui, le prenant de court. Il encaissa un violent coup de pied dans le visage, suivi par de rapides coups de poings. Ils n’étaient pas si douloureux, mais ils visaient tous ses points vitaux.

– Grrr, Kaiôken maximum ! s’écria Uub en mettant ses nerfs à rude épreuve.

Il tenta de frapper son adversaire, mais ses poings ne rencontrèrent que le vide. Avec beaucoup d’adresse, la Djinniya ne faisait qu’éviter ses coups, à quelques centimètres volontairement, et contrait férocement chaque assaut.

Comprenant qu’il perdrait très vite sur un combat martial, Uub tenta de la transformer, mais la créature magique ne lui laissait pas une seule seconde, elle était beaucoup trop rapide. En moins de deux minutes, Uub fut mis à terre, le visage couvert de sang.

Au moment où la Djinniya s’apprêtait à lui asséner le coup de grâce, Buu frappa dans ses mains et dit :

– Pause !

Aussitôt, elle s’immobilisa et mit pied à terre, s’asseyant dans une position d’attente. Alors qu’Uub tremblait et tentait de se relever malgré son faible état, Buu prit place à ses côtés et s’accroupit.

– Je t’avais prévenu, mon cher élève, dit-il avec affection. Veux-tu que je te soigne ?

– Je… je veux bien, maître…, murmura Uub en crachant du sang.

– J’ai mieux pour toi, alors, répondit le Djinn. Tu ne feras pas long feu si tu dépends constamment de moi, ou des Senzus. Maintenant que tu maîtrises tes pouvoirs, tu peux faire mieux que de simplement recoller ton bras. Regarde.

Il lui prit délicatement la main et la pointa vers lui-même. Buu déclencha les pouvoirs de son élève, qui se retrouva auréolé d’un rayon vert. Très vite, ses blessures guérirent, et il se retrouva dans son état initial. Abasourdi, Uub regarda ses mains puis son maître.

– Et voilà, dit Buu d’un ton satisfait. Tant que tu auras de l’énergie, tu pourras guérir de la plupart de tes blessures. Mais cela ne restaurera pas ton endurance, ni tes réserves. Ce n’est pas le même effet qu’un Senzu. De même, si on te tranche la tête ou qu’on te perfore le cœur, tu mourras. Tu es un humain, tu dois donc composer avec ta nature humaine, tu ne pourras pas te régénérer. Mais tu as quand même un avantage monumental sur tous les autres.

– C’est extraordinaire, murmura Uub, fasciné. Avec un tel pouvoir, j’aurais vaincu mon maître. Je ne pensais pas atteindre un tel niveau.

– Tu es encore loin d’être prêt, lui rappela Buu. Si nous prenons Gast pour exemple, il te surpasse de loin. J’ai pu estimer son niveau en combat et en magie, tu es en désavantage. Tu dois entraîner ton corps pour qu’il supporte ton Kaiôken transcendé, et savoir utiliser la magie ne veut pas dire que tu sais la contrer. Je te garantis qu’au bout des longues épreuves que je t’ai préparées, Gast ne sera plus un adversaire aussi difficile. Je peux même prédire que tu serais un ennemi de qualité pour cette Son Bra qui a attiré ton attention.

– Que… Maître !

– Je plaisante, je plaisante. Mais nous avons encore un long chemin à parcourir. Pour le moment, applique-toi à passer cette étape.

C’est ainsi que, durant une journée entière, Uub fit face à la Djinniya. Sans qu’il le sache, Buu affrontait pendant ce temps tous les combattants de l’arène à lui seul.

Au fur et à mesure que le temps passait, et après de multiples guérisons et quelques temps de repos, Uub parvint enfin à surprendre la Djinniya en faisant une feinte bien placée, et la transforma en clé de douze. Il s’écroula de bonheur et d’épuisement, incapable de bouger.

– Enfin… Je l’ai eue…

– Bravo, le félicita Buu en le remettant sur pied. Nous pouvons nous diriger vers la dernière épreuve. Si tu arrives à l’accomplir, je te promets que tu seras le guerrier-magicien le plus fort de nombreux univers, et je t’enseignerai les contresorts.

Uub se releva, motivé au possible. Il avait passé des dizaines d’heures dans ce monde parallèle, développant des pouvoirs inimaginables, et il n’était déjà plus le même qu’à son arrivée ici. À ce niveau, il sentait qu’il aurait pu battre Son Gokû lors de leur combat. Quel dommage qu’il n’ait pas été formé à la magie plus tôt !

– Pour ton dernier combat, ce sera un adversaire fort et rapide, et avec une intelligence plus développée. Elle s’adaptera à chacune de tes tentatives et évoluera en conséquence. Tu devras te montrer bien plus malin qu’elle, et cela t’obligera à devenir bien plus fort. Crois-moi, aucune personne de ton univers ne saurait la battre.

– Elle ? releva Uub, qui anticipait une autre Djinniya.

– Héhé…, ricana doucement Buu. Que dirais-tu… d’un physique attrayant ?

Il claqua des doigts, et une nouvelle silhouette apparut sur la plateforme. Uub la reconnut immédiatement, il ne la connaissait que trop bien. Il s’agissait d’Anju, son amie d’enfance, vêtue d’une tenue de combat. Ses formes avaient été légèrement accentuées par Buu pour taquiner son élève.

– Maître, ce n’est pas drôle ! s’énerva Uub en serrant les poings. Déjà, dans mon rêve, vous n’auriez pas dû…

– Je rigole ! lui dit Buu d’un ton taquin en frottant sa tête. Cela t’apprendra à manquer de respect à ton grand frère ! Je vais te faire un monstre bien terrifiant à la pl--

POC

Buu disparut, sa phrase interrompue.

Uub cliqua des yeux, plusieurs fois. Aucun doute, le Djinn s’était volatilisé. Il ne ressentait plus sa présence. Et c’était différent de tout à l’heure.

– Bon, il va certainement revenir sous peu…

C’est alors qu’il ressentit une aura grandir. Une aura gigantesque. Une aura hostile.

Plus loin, la copie d’Anju le dévisageait, le regard durci. Pris d’angoisse, Uub sentit sa puissance croître de façon exponentielle. De cette voix tant aimée qui l’obsédait depuis des années, la création de Buu énonça d’un ton assassin :

– Détruire… la… cible !

En une fraction de seconde, son poing s’abattit dans la joue du Terrien, et le propulsa plusieurs kilomètres plus loin, le faisant atterrir dans une montagne. Uub cracha un filet de sang, presque assommé. Qu’est-ce qui s’était passé ?

Il employa son sort de guérison pour reprendre contenance. À peine s’était-il redressé que son adversaire lui faisait à nouveau face, prêt à frapper. Il évita à grand peine le coup et prit de la distance. Il volait au-dessus d'un paysage ressemblant à un endroit de la Terre qu'il avait vu en photo. Des montagnes et autres rocs escarpés sortaient d'un océan d'un bleu profond.

“Si forte et si rapide ! Je n’ai aucune chance !” glapit Uub intérieurement.

Il encaissa un nouveau coup de pied qui le projeta à nouveau dans des rochers. Il traversa trois rocs avant d'être stoppé par une montagne, l’obligeant à se soigner à nouveau.

“Attends, il a aussi dit intelligente, donc je peux lui parler, elle peut se montrer raisonnable !”

– Attends ! lui cria-t-il tandis que son ennemie s’approchait de façon menaçante. Buu n’est pas là, on devrait l’attendre pour nous superviser !

– Non.

Au moins, elle savait parler. Un nouveau coup expulsa Uub une centaine de mètres plus loin.

– Maître Buu m’a donné vie afin de vous attaquer continuellement, jusqu’à ce que vous réussissiez l’épreuve. Mon programme est enclenché, il ne s’arrêtera qu’à votre victoire. La qualité de votre entraînement est notre priorité absolue.

Elle s’élança à nouveau sur Uub, prête à le terrasser. Saisi de terreur, Uub se rappela des paroles de son maître le jour précédent et, désespéré, s’écria :

– Pause !

L’agressivité apparente sur le visage de la fausse Anju s’effaça d’un coup à l’écoute de la commande, et comme la Djinniya, elle s’assit immédiatement par terre, comme éteinte. Uub était étonné que cela fonctionne.

– La fonction pause est essentielle dans un entraînement, dit-elle d’une voix simple.

– Mais… Je n’ai rien dit ! s’exclama Uub.

– Lire dans vos pensées est également important afin d’assurer votre sécurité, continua-t-elle d’un ton monotone. Je me dois de savoir si vous dépérissez afin de ne pas aller trop loin.

– Euh, d’accord…, répondit Uub. Tu sais où est passé Buu ?

– Négatif. J’ignore quand maître Buu rentrera. Dans l’attente de son retour, vous devez suivre le programme d’entraînement qu’il a mis en place. Je serai votre partenaire jusqu’à ce que vous parveniez à me transformer.

– Je vois. Et tu as un nom ? demanda le Terrien.

– Non, mais je peux répondre à l’interpellation de votre choix.

Uub réfléchit. Elle n’était pas Anju mais, sa personnalité mise à part, elle lui ressemblait trait pour trait.

– Dans ce cas, pour honorer la personne dont tu es inspirée, je t’appellerai Juna.

La nouvellement prénommée Juna acquiesça, et esquissa un léger sourire. Elle était en effet honorée de partager ce programme avec l’élève de son maître, et elle obéirait fidèlement à cette mission. Elle ne lui ferait aucun cadeau, et le formerait jusqu’à l’accomplissement de la tâche qui leur avait été attribuée.

Dessin par:

Asura      

6 Mai

Nouvelle BD sur DBM : How to Tame a Monkey

[img][img]"Comment apprivoiser un singe" !

Ce guide hilarant sur l'art de gérer les Saiyans, concocté par Bulma, paraîtra à raison de deux pages par semaine !

Cette BD n'est pas pour tous les âges. On recommande pour les lecteurs de 16 ans et plus. Les bouts qui dépassent sont censurés :)

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Tame a monkey
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Kakodaiman
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Dragon Bros
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