DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Update le 15 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 17 jours, 9h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
Partie 33 :161162163
[Chapter Cover]
Partie 33, Chapitre 163.

– … Bien, dit Vegetto d’une voix forte. Tout le monde pardonne à Son Bra, et j’accepte votre décision. J’imagine que je n’ai pas le choix, de toute façon, on a autre chose à gérer.

Tout le monde se détendit, certains affichaient un grand sourire aux lèvres. D’autres, comme les Héloïtes et Pan de l’univers 16 regardaient cependant Son Bra avec une certaine réserve. Ils n’étaient pas pleinement convaincus, mais ils comprenaient que le véritable coupable était Babidi. Ils n’allaient donc pas poursuivre ce débat clos. Mais Pan adressait un regard plein de haine à Son Bra, que celle-ci ne vit pas.

Gotenks serra le poing de contentement et dé-fusionna subitement, laissant place à Trunks de l’univers 18 et Son Goten de l’univers 16. Ce dernier alla rejoindre son ami du même univers, tandis que Trunks allait récupérer son Goten pour le tenir.

– Ça fait du bien de te revoir, mon pote, dit-il en souriant. T’as été au top.

– Mouais, se faire défoncer par son père psychopathe, c’est pas une expérience très agréable, murmura Goten en poussant un rire douloureux.

Trunks rigola avec lui avant de le regarder avec bienveillance.

– Merci d’avoir protégé Bra. Je ne sais pas comment te remercier pour ce que tu as fait.

– Eh, quelques parts de ta société et des secrétaires, je dis pas non…

– Imbécile, répondit Trunks en ricanant.

– De toute façon, j’ai pas su protéger Videl et Bra, comme Gohan me l’avait demandé…, dit Goten d’un ton plein de regrets. Il me les avait confiées, mais cette brute de Nappa les a poursuivis sans que je puisse intervenir. Nous sommes, keuf… Nous sommes faibles, Trunks. Si j’avais eu le niveau deux…

– Ne regrette rien, Goten, répondit Trunks avec fermeté. J’ai conscience qu’on devrait être en mesure de se battre, dans ces moments. Mais tu as fait de ton mieux, et c’est tout. Nous avons choisi de ne pas être des combattants, et c’est très bien comme ça. Ce sont nos pères eux-mêmes qui nous ont poussé à la paix. Alors ne te flagelle pas avec ça.

Son Goten ne répondit pas, en partie à cause de la douleur. Mais il ne pouvait s’empêcher de revoir Nappa pourchasser Bra et Videl, tandis que Kakarotto lui mettait la misère. Avait-il vraiment fait de son mieux ?

– Tu as été génial, fiston, dit Son Gokû en s’approchant avec Uub et Pan. Tu t’es bien battu, je ne pourrais pas être plus fier de toi.

– Hé, merci papa…, fit Goten dans une ébauche de sourire.

C’est alors qu’il perdit connaissance.

– Eh, Goten ! s’affola Trunks qui le tenait. De l’aide, quelqu’un !

Gast fit un pas vers eux, mais un rayon mauve traversa alors le groupe pour atteindre Goten de plein fouet. Rapidement, les blessures du jeune Saiyan disparurent, et ce dernier rouvrit les yeux, étonné.

– Trop lent, se fit entendre la voix goguenarde de Buu à l’attention d’un Gast passablement énervé.

– Je suis contente de voir que tu vas mieux, s’exclama Pan en serrant son oncle dans ses bras.

Ce dernier eut un maigre sourire et la serra de plus belle contre lui. Plus loin, Vegeta et Bra regardaient la scène avec un air de tendresse. L’ancien prince éprouvait une profonde reconnaissance pour Goten, qui s’était jeté dans la bataille sans aucune hésitation, sachant qu’il était de loin dépassé, pour protéger les siens, ainsi que Bra. Il s’en rappellerait.

– Tu es sûre que tu vas bien, Bra ? redemanda-t-il d’un ton sérieux.

– Je te dis que oui, souffla-t-elle. J’ai eu les chocottes, mais je suis l’une des ultimes survivantes, on va dire que je suis une gagnante, haha !

– J’en suis convaincu, dit son père avec le sourire. Ce coup de genou que tu as mis à Nappa, c'était impressionnant. Tu vois ce que tu pourrais faire avec de l’entraînement ?

– Papa…

Plus loin, Vegetto restait dans son coin, et les ondes négatives qu’il dégageait décourageaient les autres de l’approcher. Goten et Trunks de l’univers 16 n’étaient pas certains de la marche à suivre. Devaient-ils voir leur père ou leur sœur ?

Son Bra était aussi isolée, incertaine de vouloir approcher qui que ce soit. Elle se sentait trop mal à l’aise après tout ce qui s’était passé. Sa culpabilité la rongeait, et elle ne pouvait pas se sentir intégrée.

Buu arriva à ses côtés, mais elle était trop épuisée pour se braquer contre lui.

– Tu es blessée, toi aussi, tu sais, dit-il avec une fausse inquiétude. Tu ne veux pas que je te soigne, comme Son Goten ?

– …

– Bah, ce n’est pas grave, tu iras bientôt mieux de toute manière.

Son Bra jeta un regard surpris à Buu, mais ce dernier s’était déjà éloigné. Plus loin, Vegetto observait la scène avec frustration.

#16 et Trunks de l’univers 12 se tenaient aux côtés du Kaiôshin du Sud, et discutaient avec les Héloïtes de l’univers 19. Rejoints par Gast, ils réunirent de nouveau l’ensemble du groupe.

– Très bien, ce problème est résolu, dit Eleim de l’univers 19. Mais au-delà de vos belles histoires de famille… On fait comment pour le reste ? Vous avez des Dragon Balls disponibles, ou on continue de regarder ces ruines et ces corps ?

– Euh…, fit Son Gokû en se grattant les cheveux.

– Vous n’avez pas une roue de secours ? grogna Vegeta de l’univers 13. Les bons héros gentils ont toujours une solution pour sauver tout le monde, c’est pas l’idée ?

– Ce n’est pas si simple, rétorqua le Kaiôshin du Sud. Sans un Varga pour utiliser la technologie du voyage inter-univers, nous sommes bloqués. Notre seule option, c’est de trouver un survivant.

– Avec ce carnage, il va être difficile de trouver quelqu’un, ni même quelque chose d’utile, déplora Uub de l’univers 18.

– Héhé, rassurez-vous ! s’exclama Buu.

Tout le monde se retourna vers lui, circonspect.

– Vous n’avez pas besoin de Dragon Balls, quand vous m’avez, moi !

– Qu’est-ce que tu vas faire, claquer des doigts et ressusciter tout le monde ? gronda Vegetto.

– … Hé, hé hé… Permettez…

Sous les yeux effarés de Vegetto et des autres, Buu leva une main en l’air et joignit deux doigts. Il prit une voix profonde et sourde typique de Porunga et dit :

– C’est facile…

SNAP

Un grand flash lumineux aveugla tout le monde l’espace de quelques secondes, durant lesquelles tous se couvrirent les yeux. C’était plus brillant qu’un Taiyöken.

Puis, quand la lumière baissa en intensité, Son Gokû et les autres rouvrirent leurs paupières, et ils furent stupéfaits par la scène : l’arène et l’astéroïde étaient revenus à leur état d’origine… Avec ses occupants, bien vivants.

– Qu… Que… ? bégaya Vegetto en tremblant.

– PAPA !

La voix de Pan de l’univers 16 résonna, tandis qu’elle se précipitait ailleurs. Quand Vegetto se retourna, il vit avec stupeur son fils, bien vivant, bien debout. Plus loin, Videl de l’univers 16 se dirigeait également vers eux, accompagnée de Piccolo.

– Alors ?

La voix de Buu le fit tressaillir. Le Djinn arborait un sourire narquois.

– Tu n’as pas l’air d’avoir bien compris, Vegetto, continua-t-il. Tu n’as pas idée des pouvoirs que je possède. Vois autour de toi : tout le monde est vivant, guéri. L’arène et les machines Vargas sont réparées. Et mieux encore : le contrôle mental de Babidi est dissipé. Tout est revenu comme avant.

– Comment…, murmura le Saiyan.

– C’est monstrueux, ajouta Vegeta de l’univers 18 d’un ton choqué.

Un peu plus loin, Pan de l’univers 16 serrait ses parents dans ses bras, toute heureuse de les avoir retrouvés vivants. À proximité, l’autre Son Gohan examinait son corps. Il se rappelait avoir été frappé à pleine puissance par Son Bra, et les os de son corps s’étaient tous brisés sous le choc. Et là, il se sentait pleinement guéri.

– Papa !!!

Pan sauta dans ses bras, et manqua de le faire tomber en arrière.

– Ma chérie ! Tout va bien, je suis là ! s’exclama-t-il.

– J’ai… J’ai eu si peur ! pleura-t-elle. On ne vous trouvait pas, et on était tous inquiets, et quand on est revenus, on vous a vus par terre, et…

– Calme-toi, Pan, l’interrompit Gohan d’un ton affectueux. N’y pense plus, je suis là maintenant. Vous avez trouvé des Dragon Balls pour nous ramener ?

– Non, c’est lui.

Elle pointa Buu du doigt, qui l’aperçut et poussa un rictus. Son Gohan demeura silencieux en le dévisageant, les pensées confuses. Il fit un bref signe de la tête, contenant plusieurs interprétations possibles. Buu semblait les avoir toutes comprises, car il se mit à pouffer avant de se détourner.

Son Gohan se retourna vers Pan et dit :

– Je vais chercher ta mère, attends-nous ici, d’accord ?

– Oui ! répondit Pan avec joie.

Pendant qu’il partait en direction du couloir de l’univers 18, un vacarme grandissant se faisait entendre dans toute l’arène. Partout, les gens se regardaient les uns les autres. Certains se serraient dans les bras, d’autres au contraire hurlaient et pointaient leurs anciens bourreaux du doigt.

– Assassin, il m’a tué tout à l’heure !

– Éloignez ce fou furieux !

– Aaaaaah !!!

Partout dans les gradins, on pouvait retrouver des soldats des Démons du Froid, tous victimes des Héloïtes ou des Piccolo. Coola de l’univers 8 lui-même était crispé sur un siège des gradins, houspillé par un spectateur :

– Monsieur, je vous prierais de bien vouloir me rendre ma place !

En temps normal, le Démon lui aurait arraché les globes oculaires. Mais au vu des événements, il allait devoir se faire discret. D’un air sombre, il s’envola en direction de l’arène, là où son père se trouvait.

Celui-ci était en forme originelle, aux côtés des Kaiôshins qu’il avait brutalement égorgés quelques minutes plus tôt. Il les fixa d’un air horrifié, regard que partagaient les divinités. Le Kaiôshin du Nord regarda ses mains.

“J’ai retrouvé mon corps, quel bonheur !” pensa-t-il.

Il préférait largement son incarnation humanoïde à celle de cet immonde reptile. Bien qu’en secret, il avait ressenti une grande allégresse aux commandes d’une telle puissance. Mais il ne l’avouerait jamais !

Freeza et Coola atterrirent ensemble aux côtés de leur géniteur. Ce dernier les contempla avec crainte, mais Freeza resta silencieux un moment, avant de dire :

– … Nous allons retourner dans l’espace de l’univers 8, en attendant que les choses se calment. Nous t’y attendrons. Nous avons à parler.

Coola acquiesça, et partit avec son frère. Les Kaiôshins l’observèrent avec colère et crainte. Mais leur anxiété s’apaisa quand leur camarade du Sud les rejoignit.

– Mes frères, ma sœur ! se réjouit-il en les prenant dans ses bras de façon bourrue.

Tandis que les dieux se retrouvaient avec joie, le Grand Kaiôshin se redressait au centre de l’arène, contemplant son ventre d’un air perplexe. Il avait encore la sensation du coup de Son Bra frappant violemment son corps. Cette Saiyanne était décidément sensationnelle. Mais s’ils étaient vivants, alors Buu avait finalement choisi de résoudre cette crise. Il n’oubliait pas cependant qu’il était sans nul doute responsable dans cette affaire. Il n’allait pas le laisser s’en tirer comme ça.

Dans l’espace de l’univers 18, Trunks et Son Goten faisaient face à Kakarotto de l’univers 13, dont le corps s’était reconstitué plus vite à l’aide des pouvoirs de Buu. Le Saiyan s'était relevé après plusieurs morts avant cela, et Goten s’en était rendu compte : son père alternatif était immortel. Et il ne manquerait pas de le dire aux autres.

– Eh, abruti, c’est fini, lui cria Trunks en restant à distance. Dégage de notre espace, avant qu’on t’arrange ! À deux contre un, tu vas moins faire le fier !

Kakarotto le regarda d’un air indéchiffrable, et préféra quitter la place, à la grande surprise des deux jeunes Saiyans qui s’attendaient à une réaction folle. Même Kakarotto savait faire preuve de retenue. Mais ce qu’ils ignoraient, c’est que le Saiyan était encore sous le choc des coups de Son Gohan. Ça n’avait rien à voir avec ce qu’il avait pu connaître : quelle force, quelle… Monstruosité !

De leur côté, les Héloïtes de l’univers 19 fêtaient leurs retrouvailles chaleureusement, et sans se faire entendre. Mais le malaise se faisait ressentir, et Naurb ne pouvait pas regarder les autres en face. Au moins, il ne portait plus de signe sur son front. Personne ne disait rien, pour le moment. Et encore moins Phipsil, qui préférait observer le reste de l’arène.

Au sein de l’espace de l’univers 3, Piccolo Daïmao et Baddack étaient revenus, et ne disaient pas un mot non plus. Mais tous deux éprouvaient un grand sentiment d’amertume et de honte. Et plus encore, d’incertitude : qu’allait-il leur arriver, après leurs actes ?

Univers 17, même ambiance. Cell était au bord de la déprime. Autour de lui, un tas de Cell Juniors. Volant autour de sa tête comme des satellites, ses micro-Cells. Non seulement il s’était fait démolir de façon lamentable, mais il se retrouvait au milieu de toute une troupe de rejetons. Plus le tournoi avançait, plus il y en avait. Il entendait déjà les remarques de Vegetto lui tomber dessus.

Mais lui aussi était tiraillé par l’incertitude : Son Gohan l’avait perçu à jour, mais c’était facile de deviner qu’il n’avait jamais été manipulé par Babidi. Et maintenant que celui-ci avait perdu, il craignait une réaction démesurée des Vargas. À tout instant, il pouvait se retrouver projeté dans son propre univers. Et il voulait combattre Vegeta à la phase suivante ! Mais… Le tournoi allait-il seulement continuer après cette hécatombe ?

Derrière l’arène, au niveau du segment de l’univers 18, Videl observait Nappa avec peur. Comme tous les autres, le Saiyan imposant regardait son corps pour vérifier que tout allait bien, surpris par cette résurrection soudaine. La dernière chose dont il se souvenait, c’était qu’il étranglait la fille de ce Vegeta gentillet, avant que sa vision s’éteigne subitement. Et les impacts… La douleur qui ne dura qu’une seconde, avant de perdre conscience…

Il remarqua Videl qui s'éloignait de lui. Et lui fit un regard mauvais n'augurant rien de bon.

Il ressentit une soudaine présence derrière lui, terriblement familière. Mais son cerveau n’eut pas le temps de connecter toutes ses données, et un puissant choc dans le cou le fit s’évanouir par terre.

– Gohan !

Videl se précipita dans les bras de son mari, qui la serra fort contre lui.

– Si tu savais comme je suis heureux de te revoir, murmura le Saiyan. Pan nous attend, nous allons la rejoindre, et je vais te raconter…

– Pas la peine, l’interrompit Videl.

Son Gohan leva un œil interrogateur.

– Juste avant que tu arrives, Buu a commencé à partager des images dans mon esprit. Il a dit qu’il montrait tout ce qui s’est passé à ceux qui viennent d’être ressuscités.

– L’espèce de…, se crispa Gohan.

Il préféra se taire, outré par le comportement de Buu qui semblait agir comme le sauveur qui peut tout faire. Il commençait même à se demander pourquoi, au vu de ses capacités, il n’avait pas su retrouver l’arène d’un claquement de doigts. Mais cela attendrait.

Le couple se dirigea vers l’arène, et Videl s’arrêta brusquement.

– Attends, et lui, on en fait quoi ? Les Vargas ne vont-ils pas nous renvoyer pour l’avoir frappé ?

– Ils ne l’ont pas vu, et il ne s’en souviendra pas, dit Gohan avec le sourire. Et franchement, en le voyant de nouveau près de toi, je n’ai pas pu m’en empêcher. Tu vas me dénoncer ?

– Les Saiyans sont vraiment des brutes, le taquina Videl en serrant fort son bras.

– Ne suis-je pas une exception à la règle ? répondit Gohan en souriant. Après tout, dans un univers comme dans un autre, tu ne sembles pas gênée que je puisse être une brute…

Videl se mit à rougir complètement, comprenant l’allusion subtile de Gohan. Grâce à la magie de Buu, celui-ci savait que sa femme avait embrassé son alter-ego de l’univers 16. Mais il préférait en rire, car il s’agissait après tout de lui-même.

Une grande agitation s’empara de l’arène durant cinq bonnes minutes, entre retrouvailles et tensions. Les souvenirs de Buu avaient fini de faire le tour de tous les occupants de l’arène, et un malaise ambiant se faisait ressentir.

Une seule personne était réellement furieuse de la tournure des événements. Au centre de l’arène, alors que tout le monde discutait allègrement et se retrouvait avec joie, Vegetto de l’univers 16 serrait les poings aussi forts qu’il le pouvait.

Sa rage n’était même pas dirigée contre Son Bra. Certes, il n’allait pas oublier cette humiliation, et il n’était pas certain de parvenir à dépasser sa colère envers sa fille. Mais autre chose le mettait encore plus hors de lui…

“C’est… C’est déloyal, bordel !” pensa-t-il en tremblant. “Je n’ai jamais été aussi impuissant de toute ma vie ! Je n’ai rien fait, ce sont Buu et Gast qui ont tout arrangé ! C’est moi le plus fort, pourtant ! J’aurais dû gagner ce tournoi haut la main ! Mais ce putain de magicien… La magie, c’est de la triche !

Depuis sa naissance, Vegetto n’avait jamais été confronté à un sentiment de faiblesse pareil. Il s’était déjà emporté autrefois, lorsqu’il n’était pas parvenu à maîtriser rapidement la téléportation des Kaiôshins. Sa dépendance aux Senzus avait aussi accumulé beaucoup de frustration, d’autant plus qu’il avait frôlé la mort de très près.

Mais là, c’était différent. Il avait été ignoré par tous ces… Ces foutus plébéiens ! Personne ne l’avait écouté. Ils avaient tous préféré se tourner vers Buu, car il était fort en magie. Ils admiraient Gast pour ses pouvoirs magiques. Pourtant, c’était lui, Vegetto, qui les avait sauvés de Broly avec sa toute-puissance ! Et il était tourné en ridicule par ces tours mystiques. Et sa défaite contre ce XXI… C’était LAMENTABLE !

Vegetto inspira profondément et tenta de se calmer, car la tension émanant de lui commençait à être remarquée. S’il craquait, il ne ferait que donner raison à Gast et tous les autres. Mais ce qui l’insupportait le plus, c’est d’avoir été pris de haut par Son Gokû et Vegeta de l’univers 18. À les entendre, ils valaient bien mieux que lui. Ces fichus samaritains et leur univers parfait…

De leur côté, les deux Saiyans en question discutaient avec sérieux de la situation. Paradoxalement, ils partagaient le même avis que Vegetto.

– Alors, Buu peut faire la même chose que les Dragon Balls ? s’interrogea Gokû. C’est prodigieux. Et Gast est incroyable, lui aussi ! Je ne suis pas sûr qu’on puisse les battre, avec des pouvoirs pareils…

– Pour Gast, je ne sais pas, maugréa Vegeta. Mais Buu est écoeurant. S’il peut tout faire en claquant des doigts, il lui suffit de téléporter tout le monde à l’autre bout de l’univers à chaque fois. Il est littéralement imbattable…

– C’est vrai, je ne lui vois aucun point faible, admit Goku à contrecœur. On ne gagnera jamais le tournoi, à ce rythme.

À proximité, Uub ne ressentait pas la même mauvaise impression que la plupart des participants. Il n’éprouvait que de la fascination et de l’admiration pour le Djinn de l’univers 4. Depuis qu’il avait débloqué son potentiel magique, il pouvait saisir dans son entièreté la vraie profondeur des pouvoirs de Buu. Et il était fantastique. Il lui fallait comprendre comment cela était possible.

“Je… Je veux savoir !” se dit-il. “Cette magie, comment peut-on…”

“Tu voudrais savoir ?”

Une voix goguenarde et familière résonna dans son esprit. C’était un mélange entre la voix d’Anju, la fille de son rêve, mais aussi la voix de…

Comme foudroyé, il se retourna et vit Buu de l’univers 4 qui se déplaçait. Ce dernier lui jeta un coup d'œil et forma un sourire narquois. Uub trembla, incapable de dire quoi que ce soit.

“Il… Il est libre depuis le début, c’était lui, tout ce qui s’est passé…”

Le puzzle s’était complété dans sa tête. Le doute n’était pas possible. Tous ces nouveaux pouvoirs chez les participants, toutes ces stratégies atypiques, l’attaque de Babidi… C’était l'œuvre de Buu !

N’importe qui aurait été alerté par cette révélation. La bonne chose à faire serait d’alerter les Kaiôshins et les Vargas du danger que représentait Buu. Mais Uub n’avait pas cette pensée à l’esprit, ou du moins était-elle étouffée par un autre sentiment. Un désir irrésistible de parler avec Buu. De comprendre. Et d’apprendre. Il se sentait l’autre face d’une même pièce. Il lui faudrait rencontrer ce génie, à tout prix.

Mais pour l’heure, Buu avait un autre programme. Il se dirigeait vers le balcon de l’univers 11, qui était en effervescence.

En effet, il ne s’était pas contenté de tout remettre à la normale. Il avait aussi ressuscité les méchants de l’univers responsable. Et cela n’avait pas échappé au Kaiôshin du Sud, qui venait d’agripper Dabra par le cou. La divinité avait perdu sa digne aura pour ne plus laisser qu’un individu brutal et sans manières.

– Enfoiré ! s’écria-t-il. Où est ton maître ?

– Mon… Maître ? peina à dire Dabra.

– Eh ! s’exclama Majin Buu de l’univers 11. Laisse mon copain tranquille !

– Ton copain, hein ? gronda le Kaiôshin. Vous allez voir ce que je vous réserve, à toi, ton copain et ton maître !

Buu intervint aussitôt, avant que son plan malicieux ne soit gâché.

– Du calme !

Au bout de sa crête étendue, Babidi fit son apparition, solidement ligoté par l’appendice rose. Sa bouche était fermée, ses bras coincés.

– J’ai mis un peu de temps à le trouver dans l’espace, mentit-il. Mais il est là, je viens de le téléporter. Que voulez-vous en faire ?

Babidi gémit et tenta de se libérer, sans succès. Il tournait les yeux à tour de rôle vers le Kaiôshin puis vers Buu de l’univers 4, essayant de lui faire passer un message. Mais en vain. Le Kaiôshin était trop furieux pour comprendre Babidi, ni même lui donner une chance de s’exprimer.

“Dieu imbécile ! C’est Buu, le plus dangereux, il joue avec vous, fais quelque chose !”

Mais Buu coupait toutes les communications télépathiques venant de Babidi. Il n’allait prendre aucun risque.

– On ne va pas s’embarrasser, rugit le Kaiôshin du Sud. Je vais le pulvériser, ça fera une vermine de moins ici, et un univers paisible de plus !

– Non.

Le Grand Kaiôshin venait d’arriver.

– Nous n’avons pas à interférer avec le cours des différents univers par le biais de ce tournoi, dit-il. Renvoyons l’univers 11 chez lui.

– Entendu, dit son confrère, non sans lancer un regard noir envers le sorcier terrifié.

– Voilà qui est réglé, se réjouit Buu en se tournant vers un Varga proche. Cher organisateur, j’ai réparé vos machines. Je vous laisse l’honneur de le renvoyer.

– Avec plaisir, répondit le Varga en actionnant sa télécommande.

– Bon débarras, pestèrent les Son Gohan d’un ton méprisant.

Et, pour la seconde fois du tournoi inter-univers, la commande d'urgence renvoya un univers chez lui. Après Broly de l'univers 20, c'était au tour des trois participants de l'univers 11, qui disparurent d'un seul coup.

Dans l’univers 11, au sein d’un des palais de Babidi.

Babidi et ses sbires apparurent à l’endroit où ils avaient été trouvés par les Vargas, quelques jours plus tôt, sur l’un des nombreux mondes que le sorcier avait conquis. Le palais était vide, ses occupants ayant été congédiés par Babidi durant son absence, car il craignait des vols éventuels.

Alors que Majin Buu et Dabra ne disaient mot et restaient à l’écart, Babidi criait au scandale.

– C’est honteux ! Ignobles vermines, comment osent-ils me traiter de la sorte ? Je suis Babidi, le plus grand des sorciers, vous allez me le payer, vermisseaux baveux ! Vos univers seront à moi, je vais monter la plus grande des armées et vous le faire comprendre ! Dabra, trouve-moi la planète des Vargas !

– …

– Que fais-tu, imbécile ? Qu’est-ce que tu attends ? Obéis-moi !

– Des années…

Babidi s’interrompit, choqué par cette réponse inattendue. Sa surprise se mua en terreur lorsque Dabra se retourna vers lui. La marque des Majin avait disparu de son front.

– Des années… DE SERVITUDE ! s’écria le roi des Démons !

– Que… Comment t’es-tu libéré du sortilège ? paniqua le sorcier.

– L’autre Buu m’a affranchi de tes chaînes, misérable pou, gronda le monarque. Tu as osé faire de moi ton esclave… Je revois tout ce que tu m’as fait faire, j’entends ta voix nasillarde me donner des ordres… J’ai envie de vomir. Mais je vais me contenter de cracher. Tu vas payer, vermisseau !

Il s’avanca vers Babidi avec un air meurtrier. Pris d’épouvante, le sorcier se tourna vers Majin Buu.

– Buu ! Protège-moi et tue Dabra, immédiatement !!

– Non, répondit Buu avec le sourire.

– Quoi ? s’égosilla Babidi.

– C’est mon copain, je tape pas les copains, continua Buu en s’asseyant. Et toi par contre, tu n’es pas mon copain.

Alors qu’il était frappé de stupeur, Babidi vit Dabra à deux pas de lui, le surplombant de sa taille et de sa haine. Il était paralysé par ce regard royal et rempli de rage pure. Dabra aurait pu réduire ce pou en cendres. Mais il avait un châtiment approprié pour cet insecte. Avec dédain, il lui cracha un jet de salive au visage.

Le temps que Babidi réalise ce qui était en train de se produire, la moitié de son corps était déjà en train de se transformer en pierre. Il leva les bras précipitamment et bafouilla :

– Non !! Pas ça ! Euh, contre-sort ! Papiti ! Ba dubi, euh… Pa, pa…

Sa voix s’éteignit dans un couinement, tandis que la malédiction prenait sa gorge et sa bouche pour s’achever au sommet de son crâne. Babidi était désormais une statue de pierre grotesque, avec une grimace de panique abjecte.

Dabra la toisa avec mépris, puis se tourna vers Majin Buu qui lui adressait un grand sourire.

– Pourquoi ne pas avoir obéi à Babidi ? demanda-t-il au Djinn. Depuis le début, tu as toujours exécuté ses ordres sans jamais t’y opposer. Pourquoi aujourd’hui ?

– J’ai beaucoup parlé avec mon copain, l’autre Buu, répondit Majin Buu en souriant. Il m’a tout raconté de chez lui, et il m’a dit que je n’avais pas à faire ce qu’on me dit de faire ! Je suis grand, et j’ai pas à faire les choses qui me plaisent pas !

– Ha ha, j’apprécie cette réponse ! s’enthousiasma Dabra. Tu n’es plus un pion servile, mais un véritable chaotique à présent, excellent !

Depuis plusieurs décennies, Dabra était l’esclave du sorcier Babidi. Il avait été un docile serviteur et avait oublié tout ce qui faisait de lui un monarque digne et fier. Maintenant qu’il avait retrouvé son libre-arbitre, il avait aussi récupéré sa prestance et son propre sens des valeurs. Là où il percevait Majin Buu autrefois comme un demeuré et un monstre dangereux, il voyait désormais une créature exquise très intéressante. Sa force était indéniable et admirable. Babidi avait fait un bien mauvais usage de son serviteur, et s’y était mal pris. Personne ne pouvait réellement subjuguer Majin Buu. Il fallait s’en faire un ami. Et Buu semblait pencher en ce sens.

– On est copains, toi et moi, maintenant ! s’exclama Majin Buu en tapant dans ses mains.

– Et comment, mon cher ami ! se réjouit Dabra en tapotant son épaule. Après le calvaire que ce maudit sorcier nous a fait traverser, je te considère comme mon compagnon d’armes. Et j’ai des projets pour nous deux.

– Oh, c’est quoi ? demanda Buu, ravi.

– Je sais que tu aimes t’amuser et te battre, mon cher Majin Buu. J’imagine que tu n’as nulle part où aller, n’est-ce pas ? Je te propose de m’accompagner. Maintenant que nous sommes libres, je me dois de récupérer mon trône, en Enfer. Cela risque de finir en combat. Est-ce que ça te tente ?

– Oui, super ! s’exclama Buu. Taper des méchants pour aider mon copain, c’est une super idée !

– Dans ce cas, ne perdons pas de temps, dit Dabra en tendant la main vers le côté.

Un portail sombre apparut, suffisamment grand pour que les deux compères puissent passer.

– Au fait, demanda Majin Buu, je pourrais avoir un chien ?

– Un chien ? D'où te vient cette étrange idée ?

– L'autre Buu m'a dit qu'il a appris que dans un autre univers, j'ai un chien, et je l'adore. Je sais pas ce que c'est, mais j'aimerais bien avoir pareil. Ça doit être amusant !

– Eh, ricana le roi des Démons, je connais le compagnon idéal pour toi.

– Chouette !

C’est ainsi que les deux anciens esclaves partirent dans une autre dimension pour vivre une nouvelle aventure. Mais ceci est une autre histoire.

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