DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Update le 15 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 20 jours, 6h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
[Chapter Cover]
Partie 32, Chapitre 160.

Sur le sommet d’un bout de gradin miraculeusement intact, l’oeil noir de Buu de l’univers 4 cligna d’étonnement.

“C’est donc ainsi que ça se finit… Quelle fin surprenante ! Je ne pensais pas que cette petite fille sans pouvoirs avait autant de verve, elle est bien la digne descendante de Vegeta ! En fin de compte, c’est encore cette fierté Saiyanne qui aura vaincu ce satané Babidi. Mais, tu l’avais compris, pas vrai… Mon ami ? Tu es vraiment le dieu des coups en douce, avec ton pacifisme à ne pas sous-estimer et le pouvoir des mots.”

Il reporta son attention sur le misérable sorcier qu’il était en train de torturer dans l’espace. L’oxygène contenu dans l’abri de Babidi s’était épuisé depuis un petit moment déjà, mais il en maintenait une quantité tout juste suffisante pour permettre au magicien de survivre tout en le faisant suffoquer aux affres de l’agonie. Il s’amusait à peindre son visage de mille motifs de “qualité” avec un crayon magique, tout en le tourmentant par de guillerettes chatouilles. Il avait aussi une troisième main qui plantait son index dans un œil à intervalles réguliers.

Buu avait tant de fois rêvé de se venger de son maître, de le faire souffrir mille enfers. Il était ravi de pouvoir le faire maintenant.

Il n’avait jamais cherché à le retrouver, ni à le ressusciter dans son univers. L’enfer s’était occupé de lui il y a bien longtemps de cela. Mais ce Babidi-là était victorieux chez lui, et impuni.

Cependant, une torture totale ne lui convenait plus. Il préférait le harceler, le tourmenter comme un gamin. C’était plus amusant, et aussi la preuve qu’il était maintenant au-dessus de ça. Au-dessus du passé et qu’au final, Babidi n’était plus rien pour lui. Le vermisseau, à travers ses douleurs incessantes, s’en rendait compte aussi. Il ne méritait pas une torture haineuse. Il n’en valait pas la peine.

– C’est fini, dit d’une voix forte son avatar présent près de Babidi.

Ce dernier le regarda avec des yeux encore plus ouverts qu’avant. Il voulait savoir. Buu se délectait de son impuissance.

— Tu veux en savoir plus ? Je ne sais pas si je vais te le dire... Hihihi, non ne pleure pas, mon petit. Je suis là pour tout te raconter... Alors.... Spoiler, t’as perdu, ricana Buu en lui donnant une pichenette sur le crâne. Ta petite esclave s’est libérée seule de ton contrôle. Maintenant que j’y pense… C’est la première à y parvenir, non ? Ton échec est total.

– Mmmh, mmmh ! gémit Babidi qui était bâillonné par une pomme.

– Au fait, j’ai une grande nouvelle pour toi. C’est moi qui dirige tout depuis le début. Et les participants que tu as envoyés à une mort certaine… Figure-toi qu’ils sont bien vivants, et je vais maintenant leur permettre de revenir ! Je pense que tu as quelques comptes à rendre. Mais chaque chose en son temps…

Babidi tenta de se débattre, en vain. En voyant le sourire niais du Djinn, quelque chose lui disait qu’il allait connaître un sort plus terrible que ce qu’il pourrait imaginer.

Durant ce temps, dans l’arène…

Son Goten de l’univers 18 était affalé au sol, incapable de tenir davantage debout. Bra se rendit auprès de lui, et passa le bras du garçon autour de ses épaules pour l’aider à se relever. Elle regarda avec peine l’état déplorable des environs. La plupart des cadavres avaient été pulvérisés ou étaient démembrés en morceaux éparpillés par les attaques de Son Bra et de ses opposants durant la bataille. Quand ses yeux se posèrent sur le corps inconscient du Gohan de son univers, son cœur se serra.

– Quelle horreur, murmura Goten. Il faut… Qu’on trouve quelque chose… Un Varga vivant, des Dragon Balls, je sais pas…

– On est les seuls survivants, répondit Bra d’un air désolé. On n’a plus qu’une seule chose à faire, c’est d’attendre. Papa et les autres sont vivants, j’en suis certaine.

– Je ne peux pas me transformer, précisa Goten en gémissant de douleur. Ils vont être incapables de nous trouver, s’ils ne sentent pas nos énergies…

Dépitée, Bra baissa les yeux. Ils ne pouvaient pas rester inactifs dans ce théâtre de l’horreur. Il fallait que leurs proches reviennent aussi vite que possible.

Elle se tourna vers son alter-ego qui était toujours effondrée à genoux, tremblant comme jamais.

– Eh, il faudrait que tu nous donnes un coup de main…, tenta-t-elle de communiquer.

Mais Son Bra n’entendait plus rien.

– J’ai… J’ai tué tout le monde ! Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis un monstre !

– Hé ! retenta Bra. T’as quand même une grosse énergie, alors utilise-là pour qu’on nous repère !

– Gohan, oh, Gohan… Je suis un assassin, j’ai tué Goten, j’ai tué Gohan, j’ai tué Piccolo, je suis tout ce que Papa ne voulait pas…

– Arrête, l’interrompit Bra d’un ton ferme. Tu as été corrompue, d’accord. Mais tu es parvenue à te libérer de son influence. Maintenant, fais face à ton erreur, et aide-nous à ramener tout le monde ! Si on a pu pardonner à mon père, tu devrais pouvoir gagner ton pardon, toi aussi. Mais arrête de t’apitoyer sur ton sort.

– Non, tu comprends pas... , répondit Son Bra pour la première fois en la regardant dans les yeux. Je suis impardonnable. C’est terminé, je suis condamnée. Il m’a prévenu, c’était ma dernière faute…

“Voilà qui est intéressant !” se dit Buu. “Je sens que je vais encore m’amuser. Allez, passons à la scène suivante !”

Sur l’astéroïde des exilés.

– Hourra ! s’écria Buu.

Surpris, tout le monde se retourna vers lui. Buu dissipa en vitesse la magie qui empêchait les participants de localiser l’arène, et saisit Gotenks par l’épaule.

– Hé, Gotenks !

– Quoi ? Et arrête de me toucher, on n’est pas copains ! s’offusqua Gotenks.

– Regarde dans cette direction, se réjouit le Djinn. Ce sont des formes de vie, pas vrai ? Je reconnais Son Bra, même si son énergie est basse.

– Hein ? Ah, oui, c’est vrai…, se concentra Gotenks.

– C’est bien elle, confirma Vegetto en fronçant les sourcils. Mais, il y a quelque chose qui cloche, ça ne me plaît pas…

– Allez tout le monde, on rentre ! s’exclama Buu en déployant ses mains. Je vais nous téléporter sur place, formez tous un cercle !

Tout le monde s’exécuta, mis à part Vegeta de l’univers 13, qui était consterné de devoir prendre la main de quelqu’un d’autre. Son alter-ego de l’univers 18 soupira, exaspéré, et lui saisit la main de force.

– On ne va pas t’attendre, s’énerva-t-il. S’il y a un problème, tu seras toujours d’une utilité, même minime. Si tu veux rester sur ce caillou, libre à toi, mais on ne reviendra pas te chercher.

Vegeta de l’univers 13 lui jeta un regard noir, mais ne se retira pas du contact. Soulagé, Son Gokû saisit la main de Pan et de Uub et tourna son regard vers Buu, suivi par le groupe.

En bons soldats prêts à tout, les trois Ultras allumèrent leurs armes, sortirent visières, et en gardant un contact physique avec les téléporteurs, se mirent en position de combat, chacun fixant une direction différente.

Voyant cela, Trunks de l’univers 12 comprit et se prépara à tout. Il posa sa main libre sur le pommeau de son épée. Les autres se préparèrent au pire.

Le Djinn eut un petit sourire et dit :

– C’est parti !

Alors que Bra et Goten réfléchissaient tant bien que mal à une stratégie, laissant Son Bra à sa culpabilité, ils virent soudainement apparaître les participants devant eux. Ils eurent une exclamation de joie en les voyant sains et saufs, et surtout de retour.

Au moment de leur réapparition, le changement de décor surprit tout le monde. Ils n’étaient même pas partis depuis trente minutes, et la magnificence de l’arène Varga avait laissé place à des ruines éparses, des cratères profonds, et des nuages de fumée sombre de parts et d’autres du bâtiment. L’astéroïde lui-même était fissuré, et se désagrégeait progressivement.

– Son Goten ! s’écria Son Gokû en se précipitant vers son fils amoché.

– Hé, salut Papa…, sourit Goten en s’effondrant dans ses bras.

– Mais bon sang, qu’est-ce qui t’est arrivé ? paniqua son père en constatant son état.

– J’te raconterai…

– Hum, Gokû ? l’interrompit Trunks de l’univers 16. Je vais m’occuper de lui, tu devrais aller voir votre Pan…

Son Gokû lui jeta un coup d'œil et vit l’air sombre sur son visage. Il décida de l’écouter et lui confia Goten, se rendant auprès de Pan au plus vite.

– Eh bien, ils t’ont pas loupé…, murmura Trunks en soutenant son ami d’un autre univers.

– Papa ! s’écria Bra.

– Bra ! s’exclama Vegeta en se précipitant vers elle. Tu vas bien ? Où sont les ennemis ?

– Ils ont été vaincus, Babidi a perdu, même si je ne sais pas s’il est encore vivant…

– Il… Il doit être mort quelque part dans l’espace, par manque d’oxygène…, dit Son Bra d’une voix faible.

– Oh, c’est certain, ajouta Buu avec une fausse naïveté.

Se remettant du choc causé par cette vision d’horreur, Vegetto fut interpellé par l’état dans lequel il vit sa fille : ses vêtements déchirés, au sol et pleurant toutes les larmes de son corps. Mais alors qu’il se précipitait vers elle, la voix brisée de Pan de l’univers 18 l’atteignit :

– Papa… Il est… Mort ?

Il se retourna, et vit avec horreur le corps inerte de Son Gohan, le visage écrasé par la marque d’un poing surpuissant. À ses côtés, Pan de l’univers 18 fondait en larmes, dévastée, tandis que Son Gokû se tenait derrière elle, la serrant contre lui tandis que son poing libre tremblait de colère.

– Quelle horreur ! gronda-t-il. Qu’est-ce qui s’est passé ici ?

La vue du corps sans vie de son fils le mettait hors de lui. Mais il gardait le contrôle de ses émotions. Cela ne servait à rien de s’énerver, il n’y avait apparemment plus d’ennemis. La bataille semblait être terminée. La priorité était de ramener tout le monde à la vie, et de tirer ça au clair.

De leur côté, les Héloïtes s’étaient rendus dans l’espace de l’univers 19. Ils y découvrirent avec stupéfaction les corps de Naurb et de leurs camarades défunts, leurs poitrines transpercées. Sur le front de Naurb, Eleim fut stupéfait en découvrant la marque du Majin. Sur la planète où ils avaient été exilés, on lui avait expliqué ce que ça voulait dire.

– C’est une mauvaise plaisanterie ? fit-il d’une voix consternée. Naurb nous aurait trahis ?

Plus loin, un cri de rage capta leur attention. Le Kaiôshin du Sud venait de trouver les corps de ses camarades divins, carbonisés mais reconnaissables. Il ne put s’empêcher de pleurer tout en vibrant de colère, tenant le cadavre de la Kaiôshin de l’Ouest dans ses mains.

– Ces monstres ! rugit-il. Dès l’instant où je tiendrai ce fichu Babidi, je lui ferai payer au centuple son affront, même si je dois le ressusciter pour ça !

– Mais, comment ferons-nous ? demanda Gast qui se trouvait à proximité. Tout le monde est mort. Savez-vous comment accéder aux Dragon Balls que vous avez en réserve ?

– Je le sais, mais pour cela, il nous faut trouver une machine en état de marche qui permette de voyager entre les univers. Seuls les Vargas peuvent la faire marcher. Ou appeler le vaisseau qui a emmené tout le monde, mais là encore, ce sont eux qui peuvent le faire…

– Il n’y a plus aucun survivant, dit Gotenks après avoir sondé les environs. Il n’y a pas de menace, même pas Cell ou Majin Buu. Mais cela vaut aussi pour tout le monde. Plus de spectateurs, plus de Vargas…

Le Kaiôshin du Sud frappa par terre avec violence, sous le regard désolé des personnes à ses côtés. Un peu plus loin, Buu rigola intérieurement. Il allait arranger tout ça, mais pas tout de suite. Il avait d’autres projets.

Il ferma les yeux, et sembla se concentrer, ce qui attira l’attention de Vegetto qui fronça les sourcils. Il craignait que Buu ne mijote un mauvais coup. Mais il avait autre chose à penser. Il se dirigea vers Son Bra, toujours choqué par son état lamentable.

– Son Bra, est-ce que ça va ? dit-il en ployant un genou à terre. Bon sang, mais dans quel état tu es… J’ai peine à croire que le combat était aussi terrible que ça. Même Cell n’aurait pas pu te donner autant de fil à retordre.

Son Bra ne réagit pas à ses mots et trembla de plus belle, son visage caché par ses cheveux. Vegetto ne sut quoi faire pour obtenir une réponse, puis il remarqua derrière elle le corps massacré du Grand Kaiôshin.

– Mais bordel, qu’est-ce qui a bien pu se passer ici ? fit-il d’une voix sourde.

– AAAH !

Le sang de Vegetto ne fit qu’un tour en entendant la voix de sa petite-fille. Laissant Son Bra livrée à ses tremblements de plus en plus importants, il se téléporta auprès de la Pan de son univers. Lui, ainsi que Son Gokû, Gotenks et tous les autres qui s’étaient rendus auprès d’elle furent frappés en découvrant le corps tranché de Son Gohan, ses deux parties couvertes de brûlures et de blessures profondes.

– C’est… C’est pas possible…, bégaya Vegetto.

– Pa… Papa…, s’effondra Pan en fondant en larmes. Non, je veux pas y croire… PAPA !

Tout comme Son Gohan avait perdu sa fille durant ce tournoi, c’était au tour de Pan de subir la vue de son père mort, son héros, son protecteur, le plus doux des hommes. Elle avait entendu les propos de Gotenks, un instant plus tôt. À part Son Goten et Bra de l’univers 18, et Son Bra, il n’y avait personne d’autre en vie. Donc, sa maman, et celle de son alter-ego, étaient aussi…

Elle frappa le sol de son front. Son Gokû tenta de la calmer, tandis que Vegetto restait immobile, complètement sidéré.

“Je ne peux pas croire ce que je vois”, pensa-t-il, choqué. “Les seuls capables de tenir tête à Son Gohan étaient prisonniers de ce caillou dans l’espace. Cell est très puissant, mais je ne peux pas imaginer que Gohan ait pu perdre face à lui. Ou alors, j’ai grandement sous-estimé ce salopard ! Est-ce qu’il aurait pu tuer les deux Gohan par surprise, ou il était vraiment plus fort qu’eux ? C’est pour ça que Son Bra est dans un état pareil, parce que Cell était un ennemi bien plus redoutable qu’on imaginait ?”

En observant soigneusement la coupure de Gohan, Vegetto ne pouvait considérer que deux possibilités. Un Kienzan que son fils n’aurait pu éviter, ou une lame de Ki… Cell pouvait-il en créer ? Autrement, la seule autre à pouvoir en faire était…

Il ouvrit grand les yeux et se tourna vers sa fille, toujours immobile dans son cratère. Non, c’était impossible… C’était forcément l'œuvre de Cell !

Perturbé, il en oublia Pan, dont Son Gokû avait pris les devants pour la soutenir.

– Je sais ce que tu ressens, Pan, compatit-il d’une voix qui se voulait rassurante. C’est normal de réagir comme ça, mais nous ramènerons ton papa avec les Dragon Balls. Nous le ferons pour lui comme il l’a fait pour toi.

– Papa, maman…, gémit Pan en prêtant à peine attention au grand-père de son double.

– Je suis là, je suis là, dit Son Gokû en la serrant contre elle. On va tous les ramener, tu vas les revoir très vite, je te le promets.

Après s’être assuré que Bra n’était pas blessée, Vegeta de l’univers 18 rejoignit sa Pan, et s’agenouilla à ses côtés. Contemplant avec tristesse le corps du fils de son meilleur ami, il enlaça Pan d’un bras et lui dit d’un ton compatissant :

– Ne t’inquiète pas, Pan. Nous allons ramener ton père et tous les autres. On va bien trouver des Dragon Balls. Et nous ferons payer ses crimes à ce maudit sorcier.

– Snif, c’est vrai…, sanglota Pan. Mais c’est tellement horrible de voir ça de mes yeux… Papa s’est battu alors qu’il a jamais voulu, et ces monstres l’ont tué, j’ai pas été là pour l’aider…

– Hé ! l’interpella Vegeta. Tu n’aurais rien pu faire, ton père s’est battu contre des ennemis très forts ! Il a donné sa vie pour protéger ceux qui sont restés sans défense. Regarde, même Son Goten a tout donné ! Tu peux être fière de Gohan. Même s’il est pacifique, il n’hésitera jamais à se battre et à risquer sa vie pour vous sauver. Vous êtes tous comme ça, dans votre famille. Et je sais que tu seras toi aussi une grande protectrice. Quand nous l’aurons ramené, tu pourras le serrer fort contre toi, et lui dire tout ça. D’accord ?

Pan fondit en larmes en acquiesçant et se jeta dans les bras de Vegeta, qui lui tapota le dos. Un peu plus loin, Son Gokû lui fit un signe de tête pour le remercier de prendre soin d’elle.

À côté de lui, l’autre Pan avait aussi repris quelque peu ses esprits, mais son regard était vide. Elle était traumatisée par cette vision.

Son Gokû se tourna vers Vegetto, étonné que ce dernier n’ait pas cherché à la réconforter à sa place, mais l’être fusionné fixait obstinément quelque chose. En suivant son regard, il vit Son Bra, en larmes et dévastée.

Son Bra avait entendu les paroles de Vegeta. Son cœur était tel un gouffre sans fond, ravagé par une culpabilité infinie qui la rongeait de plus en plus. Avec un père pareil, aussi compréhensif et encourageant, pas étonnant que son alter-ego ait autant de personnalité, quand la sienne n’était qu’une façade qui lui permettait de cacher son insécurité et ses doutes… C’était un putain de manque de confiance en elle qui l’avait transformée en jouet sans cervelle. Elle se sentit d’autant plus bouleversée que ce n’était pas son sentiment de culpabilité qui l’avait réellement libérée de Babidi.

Alors qu’elle se tenait derrière son père et Pan, Bra de l’univers 18 lui jeta un coup d'œil, perplexe. Elle ne savait pas ce qu’elle avait voulu dire en disant qu’il s’agissait de sa dernière faute, peu avant que leurs proches ne reviennent. Mais elle ne pouvait pas cacher ce qui s’était passé ici. Cependant, Son Bra semblait totalement terrifiée. Que devait-elle leur raconter ?…

– Chers amis !

Tout le monde se tourna vers la voix enjouée de Buu, qui venait de résonner dans tout le stade.

– Écoutez-moi ! proclama-t-il d’un ton guilleret. Pour comprendre ce qui s’est passé, je viens de sonder les souvenirs des survivants, et des esprits morts qui flottent partout autour de nous. Croyez-moi, c’est une sacrée histoire !

– C’est possible de faire ça ? s’étonna Uub.

– Incroyable, ajouta Eleim.

Buu ricana. Il savait bien évidemment le faire. La télépathie était un art qu’il maîtrisait à la perfection, au point de communiquer avec des esprits primaires ou décédés. Mais dans ce cas-là, il n’avait pas eu besoin de le faire, étant donné qu’il avait assisté au combat dans son intégralité.

– Laissez-moi vous le prouver, si vous en doutez, continua Buu. Je vais partager ces souvenirs avec vous. Ce sera comme si vous y étiez !

Sur ces mots, Buu usa de sa magie et communiqua à tout le monde les événements sous formes d’images. Il y en avait énormément, mais le sortilège de Buu fit en sorte que tout cela ne soit pas confus pour leurs esprits. Depuis leur disparition jusqu’à leur retour, ils apprirent tout ce qui s’était passé.

Ils virent tous les sbires corrompus prendre l’arène d’assaut. Leur nombre était sidérant, et Vegeta lâcha un juron en se maudissant de ne pas avoir été s’occuper de Babidi plus tôt, au vu de l’ampleur de sa machination.

La prise d’otage. La résistance des Kaîoshins. Cell qui menaçait les Gohan et leurs proches…

Son Gokû ressentit une immense fierté en voyant Son Goten se précipiter vers les Cell Juniors tout en se sachant de loin inférieur. Même si son fils avait préféré adopter le comportement d’un Terrien lambda, en lui coulait le sang des Saiyans, et le sang d’un frère, d’un fils ; d’un membre de leur famille. Son courage et son action renforcèrent l’affection qu’il éprouvait pour son second fils.

De leur côté, Trunks de l’univers 16 et Gotenks éprouvèrent de l’admiration, mais aussi des remords, se disant que dans pareil cas, ils n’étaient pas préparés à ce genre de difficultés, eux non plus. Individuellement, ils auraient pris la même correction que Goten de l’univers 18. Ils n’étaient pas assez forts pour protéger efficacement leurs amis et leurs familles, comme Son Gohan l’avait fait, alors qu’il était encore moins combattif qu’eux. Laisser Vegetto, ou encore Gokû et Vegeta, prendre en charge la sécurité de leur vie paisible, c’était de la passivité. C’était se soustraire aux menaces, alors qu’ils avaient le pouvoir et la possibilité de défendre leur monde, eux aussi.

Vint ensuite la résistance acharnée des innocents face aux soldats asservis de Babidi. Le combat féroce entre Son Gohan de l’univers 16 et Cell. Vegetto ressentit à la fois de la fierté en voyant son fils aussi fort et vaillant, et de la consternation devant la force de Cell, qui avait montré une supériorité technique et avait posé à Son Gohan de sérieux problèmes.

Les Kaiôshins affrontant Dabra. Le roi des démons abattu par Phipsil de l’univers 19. Le Kaiôshin du Nord combattant Piccolo Daimao. Ce dernier, tué par un tir collatéral d’un autre Héloïte plus tard pendant le conflit.

Vegeta de l’univers 13 ouvrit de grands yeux exorbités devant la scène de l’espace de l’univers 18 : Kakarotto aux prises avec Nedwook de l’univers 19, se métamorphosant en Super Saiyan 2. Son cauchemar tant redouté s’était produit. Ce taré incontrôlable était déjà un problème en Super Saiyan. Le retour de sa queue était une difficulté supplémentaire pouvant ébranler son règne. Et voilà qu’il passait le niveau supérieur ? Sa marge de progression était beaucoup trop grande, il allait devoir trouver une solution rapidement.

Taquin, Buu dissimula les événements de l’univers 9. Ils étaient bien en vie, et n’étaient pas si intéressants à montrer que ça. Il tenait à conserver la surprise que destinait Raditz de l’univers 13 à ce cher Vegeta, l’impérial.

Son Goten qui se jeta sur Kakarotto par derrière et l’immobilisa au mieux. Son sacrifice pour permettre à Nedwook de l’abattre. Son Gokû, Vegeta et les demi-Saiyans de leurs familles furent impressionnés par son action.

Le combat contre les Démons du Froid. Piccolo qui fut submergé par la fratrie et le père. Piccolo qui tua Freeza et blessa grièvement Coola. Cold qui était aux prises avec les Kaiôshins. Cold qui changea de corps avec les Kaiôshins, et les assassina froidement avec une extrême cruauté. Le Kaiôshin du Sud poussa un grognement de rage.

Le combat extraordinaire entre Cell et Son Gohan de l’univers 16. Les techniques avancées de Cell qui surprirent autant Vegetto que ses parties individuelles de l’univers 18. L’avantage certain de l’être parfait face à Son Gohan qui éprouvait de sérieuses difficultés à lui tenir tête.

Nappa qui s’en prit à Bra et Videl de l’univers 18. La femme de Gohan torturée par son sadisme. Bra violentée et fracassée contre le sol. Son père serra les poings avec fureur et se promit d’infliger à son ex-camarade une correction qu’il n’oublierait jamais, quand il retournerait dans son univers.

Son Gohan délaissant son combat contre Cell pour aller les sauver. Cell frappé mortellement par les Héloïtes. Sa régénération miraculeuse accompagnée d’une nouvelle augmentation de sa puissance, qui choqua tout le monde. En une seconde, Vegetto s’imagina un scénario dans lequel Cell avait poussé à l’extrême sa technique kamikaze pour donner un combat sans précédent à Son Bra. Il s’accrochait au mieux à cette éventualité, mais craignait à chaque image le véritable déroulement des événements. Buu se délectait d’office de sa réaction.

Son Gohan qui pulvérisa Nappa, puis Kakarotto qui avait surprenamment survécu à l’Ultra Waver. Gohan qui détruisit Cold.

Puis Cell qui, dans sa fourberie, tua de sang-froid les Piccolo et les Videl. À ces images, les deux Pan tombèrent à genoux sur le sol, dévastées. Vegeta et Gokû les prirent respectivement dans leur bras, tandis que Gotenks, Trunks de l’univers 16 et Goten de l’univers 18 les regardaient avec tristesse.

Son Gohan de l’univers 16 qui brisa ses limites psychologiques pour laisser libre cours à sa rage infinie. Vegetto resta sans voix devant la puissance extraordinaire qu’avait déployé son enfant. C’est ça qu’il réclamait depuis maintenant de longues années ! Là, il était capable de lui offrir un combat mémorable ! Surtout, c’est ça que Vegetto avait imaginé, en envisageant de menacer Pan pour l’obliger à se battre contre lui… Il se sentit horrible en y repensant, d’autant que cela s’était fait dans des circonstances similaires et toutes aussi abominables.

Sans tenir compte des traumatismes que cela pouvait engendrer, Buu poursuivit son partage de l’histoire.

Son Gohan de l’univers 18 qui apparut subitement en plein milieu de l’arène, repoussé par Babidi qui l’avait expulsé in extremis de ses appartements. Son Gohan qui écrasa Majin Buu en quelques secondes à peine. Son incroyable Kienzan qui déchiqueta l’univers 11 en lambeaux.

Puis le Kienzan tranché en deux.

Les Gohan qui se rejoignirent au centre de l’arène.

Puis le pire cauchemar de Vegetto, qui se sentit défaillir et chancela en voyant la chair de sa chair, sa fille et celle de Bulma, sa fierté et son héritière. De son côté, Son Bra trembla de plus belle, car le moment fatidique qu’elle redoutait était enfin arrivé sur le tapis. Sa plus grande faute, et les conséquences qu’elle ne connaissait que trop bien.

Sidérés, les participants virent Son Bra, sortant de l’espace de Babidi, transformée en Super Saiyan 2, arborant fièrement la marque du Majin sur son front.

Soucieux de restituer fidèlement les événements, Buu laissa entendre les paroles des deux camps à tout le monde : ce que dirent les Gohan, Son Bra, Babidi, Piccolo, les Héloïtes, Cell de nouveau régénéré.

Il connaissait à peu près la personnalité de chaque personne présente dans ce cercle télépathique. Si ce qu’il envisageait allait bien se produire, alors la situation pouvait totalement dégénérer, et lui apporter encore plus de distraction !

Tandis que Son Bra et ses adversaires se livraient autant de joutes verbales que physiques, la violence de chaque scène frappa chaque individu qui assistait à ce visionnage. La Saiyanne avait opposé une farouche résistance à ses nombreux ennemis. Ou bien était-ce l’inverse ?

Peu étaient ceux qui savaient réellement à quel point Son Bra était au-dessus de tous les combattants réunis face à elle. Mais elle eut pris de sérieux dégâts de la part des Gohan et des autres.

Le combat était enragé, interminable. Quand Son Bra prenait un coup terrible, elle trouvait le moyen de se soigner et de revenir à la charge. Personne ne blâma les Piccolo d’avoir conservé les Senzus, car qu’auraient-ils pu faire d’autre face à un tel fléau aussi destructeur ?

La prestation de Cell fut toute aussi sidérante pour les Saiyans, car il était le seul capable d’offrir une réelle résistance à la fille de Vegetto.

Puis arrivèrent les plus terribles moments : Son Bra brisa la nuque de Nedwook et, un peu plus tard, trancha Son Gohan de l’univers 16 en deux avec sa lame d’énergie.

Cette image se grava dans l’esprit de Pan, et lui déchira le cœur. Anéantie, elle gémit :

– Pa… Papa...

Quant à Vegetto, son cerveau était comme déconnecté.

“Non… Non, non, tout mais pas ça…”

Buu n’osait pas scruter les pensées de Vegetto, qui l’aurait senti. Mais il ressentait le profond désarroi et le tourment dont son ancien ennemi était la proie. Et il s’en délecta avec une grande joie.

De son côté, Son Bra était terrassée par toute sa peine et sa culpabilité. Maintenant qu’elle assistait aux insanités qu’elle avait commises d’un point de vue extérieur, elle se maudit de tous les noms et de tous les mots. Tout ce que son père lui avait dit, tous les efforts de Gohan, elle les avait jetés aux oubliettes. Elle n’était rien d’autre qu’un monstre perverti et incontrôlable. Son cœur était en miettes, et elle voulait juste qu’on mette enfin un terme à ce cauchemar.

Puis Buu continua : l’anéantissement brutal de Piccolo. Les ultimes résistances de Majin Buu et Son Gohan de l’univers 18. Cell qui fut pulvérisé en un clin d'œil, et son noyau anéanti. Phipsil qui tenta un coup désespéré à base de carbonite et de sacrifice. Ses camarades, qui étaient déjà secoués par la mort brutale de Nedwook, fermèrent les yeux de rage en contemplant sa mort des poings surpuissants de la Saiyanne.

Enfin, le dernier atout de Son Gohan de l’univers 18 : un assaut suicidaire de Majin Buu qui échoua. L’attaque kamikaze de Gohan qui échoua de peu. Son Bra qui enfonça son poing à pleine puissance dans son visage. Le corps de Gohan rattrapé par Bra.

Ce fut au tour de Pan de l’univers 18 de céder à son chagrin et de gémir sans retenue. Vegeta tenta de la tranquilliser comme il put, mais lui-même était choqué par la double mort de Son Gohan. Quant à Son Gokû, il était déstabilisé, mais sa colère s’était adoucie sous l’effet de la perplexité. Il regarda en direction de Son Bra, et la vit impuissante, à terre et tremblant de tous ses membres. Il ne parvenait pas à ressentir du ressentiment à l’égard de cette jeune adolescente qui, en fin de compte, lui apparaissait comme une autre victime de la perfidie de Babidi, obligée de lui obéir. Mais son bon coeur ne fut pas partagé par tout le monde…

Vint en conclusion l’opposition et le dialogue courroucé des deux Bra. Celle de l’univers 18 rejointe par Goten, en piteux état. Les arguments instables de Son Bra, contrés inlassablement par la verve de la fille de Vegeta. Son Bra, frappée dans son orgueil et culpabilisée dans ses grandes faiblesses. Enfin, Son Bra qui se libéra du sortilège de Babidi, et s’effondra dans son cratère.

Buu acheva son partage d’informations et contempla paisiblement son œuvre.

La tension était plus que palpable au sein du groupe.

Tour à tour, chaque personne regardait Son Bra, puis Vegetto.

Ce dernier avait un regard indéchiffrable. Seuls ses poings serrés trahissaient ses pensées.

Comment allait-il réagir ? Comment les autres se comporteraient-ils ? Tueraient-ils Son Bra ? Lui pardonneraient-ils ? Ou allaient-ils tous se battre pour imposer leurs idées ?

Buu siffla dans sa tête, et se fendit d’un large sourire, en s’exclamant pour lui-même.

“C’est à vous, maintenant !”

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