DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Prochaine page dans : 38 jours, 16h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151
[Chapter Cover]
Partie 31, Chapitre 151.

Au coeur de l’Univers 0, cela faisait maintenant une bonne dizaine de minutes qu’un chaos indescriptible régnait. Sous l’oeil amusé de Buu de l’Univers 4 qui assistait tranquillement à la scène grâce à un morceau de lui-même resté sur l’astre de compétition, les morts ne faisaient que devenir plus nombreuses et plus sanglantes.

 

Le Djinn se délectait de cette magnifique prestation de sauvagerie et de la noirceur de la vie mortelle. Chaque être vivant avait en lui cette part de bestialité, cette soif de sang, ce désir d’ôter une vie autre que la sienne, pour la simple satisfaction de connaître ce sentiment. C’était à la fois une lutte entre le bien et le mal, mais aussi une révélation des potentiels au sein de chaque individu.

 

Comme il le dira au Grand Kaiôshin, il découvrait énormément de choses, et voyait chaque personne d’un nouvel angle. Que ce soient les Saiyans, les Terriens ou les Démons du Froid, tout le monde déployait des ressources insoupçonnées, et luttait au-delà de toute limite. C’était un surpassement, un repoussement des frontières, et c’était une incertitude que Buu appréciait au-delà de tout.

 

La surprise, un sentiment qu’il avait quasiment oublié. Et il s’en délectait.

 

 

Alors que le Djinn s’amusait de tout ce désordre en ricanant du désarroi des participants désespérés perdus au fin fond de l’univers, un événement étrange se produisit dans les couloirs de l’Univers 5. La porte enchantée du mystérieux magicien véreux venait de s’illuminer de lumières étranges et ondulantes. Un mélange de couleurs vertes, rouges et violettes, crépitantes de petites étincelles palpitantes.

 

Ce n’était pas le même phénomène qu’à l’instant où, cinq minutes plus tôt, un soldat de Babidi avait été pulvérisé en tentant de pénétrer dans l’appartement. C’était un autre pouvoir qui s’activait, et celui-là débordait de tension et d’une menace obscure sur le point d’être révélée à tous et à toutes.

 

C’est ainsi que, partout dans l’univers sans vie, une immense aura ténébreuse se fit ressentir de tous les habitants temporaires de ce monde. Les participants, les spectateurs restés dans l’arène, les personnes retranchées dans leurs appartements, tout le monde perçut l’effroyable atmosphère qui venait à l’instant de s’abattre sur l’immensité de l’espace. Sur l’astre abritant les participants prisonniers, Son Gokû se mit à trembler, affichant une expression choquée :

– Que… Quelle est cette énergie immense ? dit-il en regardant tout autour de lui. Elle est terriblement élevée !

– Impossible ! s’écria Vegeta en se crispant, sa garde prête. On la ressent partout ! À côté de ça, la puissance de Vegetto est celle d’un nouveau-né !

 

L’intéressé lui-même ne disait aucun mot, au même titre que Buu et Gast. Tandis que tout le monde se retournait vers eux, captant leur silence comme un signe d’espoir et de confiance qu’ils n’étaient pas impressionnés, la désillusion fut brutale.

Vegetto se retourna lentement vers eux, affichant pour la première fois une mine déconfite et remplie de crainte.

– Alors là… Ca me fait mal de l’admettre, mais… Même à 200% de ma puissance, je ne pourrais rien faire contre un ennemi d’une telle puissance, confia-t-il d’un ton désespéré et atterré.

 

Ce n’était pas dans le style de l’être fusionné de baisser les bras aussi facilement. Il avait toujours été en quête d’un ennemi capable de le faire vibrer, de faire bouillir son sang de Saiyan. Mais cette énergie soudaine remplissant tout l’univers, les oppressant comme un étau les privant de leur souffle… Il ressentait une pure terreur pour la première fois de sa vie. La différence était des milliers de fois plus élevée.

 

Quant à Gast et Buu, les deux s’assirent simultanément. Pan de l’Univers 18 s’approcha timidement du grand Namek, l’interpellant d’une voix incertaine :

– M… Monsieur Gast ? Vous… Vous pouvez faire quelque chose ? Vous avez compris ce que c’est ?

– …

Le Namek se mit soudain à fondre en larmes, sous les regards médusés des autres.

Non !

Pas après tout ça !

Gast Carcolh était complètement anéanti. Il avait instantanément compris qu’un mal surpuissant venait de se révéler. Il n’en connaissait pas l’identité ni l’origine, mais dès l’instant qu’il l’avait ressentie, cette énergie l’avait privée de tout espoir et du désir de résister. Personne n’avait pas la moindre chance. Même pas Vegetto. Et son peuple resterait mort. Lui-même les rejoindrait sans doute sous peu.

 

Gotenks regarda Buu à côté de lui d’un air inquiet. Si Gast et Vegetto craquaient psychologiquement, qu’en serait-il pour ce Djinn si puissant et imprévisible, bourré de capacités hors normes ? Dans une certaine mesure, il considérait Buu comme leur ultime sauveur.

 

C’est alors que Buu se fendit d’un énorme rire, faisant tressaillir tout le monde. Ce n’était pas un rire de joie ou de tristesse, c’était un rire de démence. Personne ne se doutait de ce qu’il avait en tête, mais il était certain que Buu était également détruit à l’intérieur. Il fit entre deux ricanements :

 

– D’accord, d’accord ! C’est la fin, la la la la ! On est tous morts, la la, la la la ! J’peux rien faire, j’avais tout prévu, mais tout est fini ! Ce truc est des millions de fois trop fort, je suis impuissant, c’est trop drôle, c’était impossible à prédire ! HA HA HA HA !

 

Tout le monde trembla dans l’assistance, à la vue de ces trois colosses effondrés. Vegetto grognait de dépression et se tenait allongé par Terre. Gast pleurait à chaudes larmes et reniflait bruyamment. Buu disjonctait et faisait résonner l’espace de son fou rire rempli d’abandon et de résignation.

La fin du monde venait de s’annoncer.

 

Au coeur de l’arène…

 

Alors que Son Gohan de l’Univers 16 venait de sauver Videl des griffes de Nappa de l’Univers 3 en-dehors de l’arène, il s’interrompit, happé par la nouvelle montée d’énergie ténébreuse qui se répandait partout autour de lui. Assommé par l’immense puissance, il atterrit sans attendre, déboussolé par cette signature inconnue qui dépassait de loin son imagination la plus folle. Et pour avoir vécu avec Vegetto, il pouvait affirmer sans le moindre doute que, quelle que soit l’identité de celui ou celle possédant cette énergie, il n’existait aucune force plus grande. Même son père était une brindille face à une telle démonstration.

 

Tout le monde s’interrompit dans son action ou son mouvement. Babidi, Nappa, Cold, les Kaiôshins, les Piccolo, les Gohan, Cell, les Terriens dans leur appartement, les spectateurs, personne ne fut épargné par le phénomène. Chaque personne était paralysée, rongée par l’effroi et la détresse. Même ceux ne sachant capter les énergies percevaient cette sombre aura qui les enveloppait.

 

Seule une personne parvenait à reconnaître, même très légèrement, l’appartenance de cette énergie. Elle émanait du couloir de l’Univers 5. Et le Grand Kaiôshin, qui travaillait conjointement avec Buu, savait au fond de lui de quoi il en retournait : XXI avait décidé de s’y mettre à son tour.

 

Le silence et la peur s’installèrent dans l’arène. Quelques instants après, des bruits de pas se mirent à résonner dans toute l’enceinte du bâtiment. Ce n’étaient que des pas légers, mais pourtant, on aurait pu dire que la galaxie entière faisait l’écho de cette marche funèbre.

 

Suivit ensuite un son différent, rempli d’une tonalité plus… Joyeuse. Des tintements de carillons accompagnèrent les pas décidés de la créature, provoquant de l’incertitude parmi les êtres vivants. Il semblait que le monstre se donnait un air dramatique et préparait une entrée plus qu’atypique.

 

Peu après se rajouta un fredonnement empli d’un certain enthousiasme. Cela ressemblait à une mélodie entraînante et rythmée. Pour tout le monde, c’était l’équivalent de leur requiem. Pour le monstre, c’était certainement un air de délectation avant le massacre qui allait survenir.

 

Son Gohan voulait bouger. Il voulait se dresser face à la fin inéluctable qui s’approchait d’eux. Mais rien à faire, il était immobilisé par l’immense puissance qui s’appliquait telle une impulsion électromagnétique sur un appareil électronique. Il était comme déconnecté, vidé de ses ressources. Il ne restait qu’une peur intense et un grand vide dans ses muscles. Il se sentait comme un robot éteint. Il se rappela #18 face à XXI, et trembla à l’idée que lui et sa famille subissent le même sort.

 

Le Grand Kaiôshin, qui avait une vue dégagée sur l’espace de l’Univers 5, distingua peu à peu une forme se dessiner dans l’obscurité du couloir. Progressivement, un être entièrement dissimulé par une longue cape noire à capuches fit son entrée dans l’enceinte éclairée. Il tenait une boule grisâtre et rocailleuse dans sa main. Bien qu’il soit caché, le Grand Kaiôshin reconnaissait cette stature et cette tension. Il s’agissait bien de XXI, le magicien mystérieux. Et son énergie était si monstrueuse et menaçante que le dieu en frisait l’évanouissement. Que pouvaient-ils faire contre un tel ennemi ? Le chaos de Babidi avait certainement fini par lasser le sorcier qui avait décidé de régler la situation par ses propres moyens. Mais personne n’aurait pu se douter de l’ampleur de cette menace. Aucun dieu ni aucune fusion ne pouvait espérer rivaliser.

 

XXI leva lentement son bras libre à l’horizontale, et claqua des doigts. Aussitôt, tous les êtres présents dans l’Univers réapparurent au centre de l’arène, hormis les personnes mortes. Son Gokû et les autres furent frappés d’emblée par l’époustouflante énergie du sorcier, et furent aussi soumis à cette étrange paralysie qu’elle provoquait. Même Vegetto et Buu étaient incapables de s’en défaire. Les deux superpuissances écarquillaient les yeux, terrifiées par ce qui allait se produire face à ce monstre bien au-delà de leur niveau.

 

XXI approcha lentement, chaque pas résonnant comme une marche funeste vers la pire des horreurs. Il se tint devant l’assemblée, blessée comme valide, et les toisa du regard, l’air sévère sous son capuchon. Personne ne pouvait parler, ou plutôt personne n’osait.

 

Le sorcier se racla alors la gorge avant de prendre la parole de sa voix paradoxalement froide et mélodieuse :

 

– ... Alors, alors... Il semblerait que nous ayons des individus qui n’ont pas été très sages, ces derniers temps...

 

Ses yeux remplis de ténèbres éternelles se posèrent sur Babidi, qui était à genoux, et qui tressaillit d’effroi en voyant l’aura de XXI devenir de plus en plus intense. C’est alors que la boule grise dans la main de XXI revêtit une nouvelle couleur, d’un éclat fortement orangé... Et avec une étoile noire en son centre.

XXI leva la boule dans les airs, l’air visiblement ravi. Il s’écria alors que tous les autres tremblaient :

 

– Il est temps de distribuer ce que vous méritez, tous autant que vous êtes ! Contemplez la fin de ce cycle ineffable et révolu !

 

Une intense lumière surgit de ce Dragon Ball mystérieux, et engloba toute l’arène et les astéroïdes et fausses planètes qui l’entouraient. Chacune des personnes présentes crut sa fin venue, et se prépara à atterrir dans un enfer sans nom et sans limites.

 

 

Une quinzaine de secondes s’écoula, avant que Son Gokû ouvrit ses paupières, imité peu après par les autres. Leur surprise fut immense en constatant qu’ils étaient tous assis autour d’une gigantesque table circulaire dans le terrain de combat avec, en son centre, un gargantuesque sapin décoré de mille et unes décorations colorées. À son sommet, un Dragon Ball vert, rouge et orange qui reflétait des centaines de couleurs variées dans l’espace et les murs de l’arène réparée.

 

– Mais... Qu’est-ce qui se passe ? balbutia Uub de l’Univers 18, qui se tenait à droite de Son Gokû.

 

Le maître du jeune homme lui adressa un regard, et vit que chacun d’eux était assis par Univers, sur des chaises sculptées aux motifs de Dragon Balls et de Shenron fortement détaillés, mais couverts d’écailles noires, et aux yeux rouges. La table était couverte de draps aux textiles inconnues, mais aux teintes correspondantes aux sapins et aux lumières projetées. De nombreuses chaises étaient vides.

Tout le monde entendit alors deux voix tonitruantes s’exclamer simultanément :

 

– C’est quoi encore ces foutaises !??

 

Les voix de Son Bra et Vegetto de l’Univers 16 étaient aisément reconnaissables. Le père et la fille, qui arborait la marque de Babidi sur son front, étaient aux prises, Vegetto affichant un regard noir.

– Toi ! Tu es esclave de Babidi ?? Comment est-ce possible ? Et qu’est-ce qui s’est passé là, on est où, c’est quoi cet arbre ? Y’en a marre de ces conn—

 

Un claquement de doigts se fit entendre à nouveau, et Vegetto se tut soudainement, un air bien plus calme sur le visage. XXI, qui se trouvait au pied du sapin, s’approcha de l’Univers 16 avec un air réprobateur dans son regard.

 

– Je n’autoriserai aucune grossièreté, freluquet ! dit-il d’un ton agacé. Chaque année, tout au long du tournoi, on a eu droit à tes caprices, maintenant, si tu veux avoir quelque chose, reste bien calme !

 

Le sorcier s’envola dans les airs, contemplés par des centaines d’yeux choqués. Il fit apparaître un nouveau Dragon Ball, et dit d’un ton étrangement enjoué :

 

– Mesdames et messieurs les combattants et les spectateurs, je vous annonce officiellement le début... Du réveillon de Noël !

 

Il retira son manteau rapiécé, révélant un vieux bonhomme en tenue rouge et à bonnet à pompon blanc. Le Dragon Ball s’illumina, et en un instant, toutes les chaises furent remplies par les personnes mortes au cours de la rébellion de Babidi. Les démons du Froid et leurs troupes, les spectateurs, les participants du troisième tour, tous réapparurent de façon abrupte, choqués par leur soudaine résurrection. Une grande émotion saisit le coeur des personnes qui avaient perdu un ou plusieurs proches, tandis que la plupart ne comprenait rien à ce qui était en train de se passer.

 

– Noëlle ? fit Trunks de l’Univers 16 d’un ton perplexe. C’est qui, celle-là ? Pourquoi on doit la fêter ?

– C’est une tradition, idiot, le taquina Buu qui semblait avoir retrouvé ses esprits. Elle existe sur Terre, par ailleurs, mais dans des cultures que vous n’avez jamais pris la peine d’essayer de connaître. Et dans de nombreux univers aussi.

Buu était fasciné et épouvanté par l’événement qui se produisait. Il entendait Trunks aussi distinctement que s’il était à côté de lui, alors qu’ils se trouvaient d’un bout à l’autre de l’arène. Et apparemment, ce XXI disposait de Dragon Balls personnels à utiliser comme il l’entendait. Mais… Serait-il possible que…

– Tu as bien compris, Buu, lui dit XXI qui avait lu dans ses pensées. Dans mon Univers, que vous avez numéroté le cinquième, on m’appelle le Père Noël. Et je déplore que cette fête qui célèbre la joie et la convivialité tombe dans un tel chaos. J’interromps donc votre scénario catastrophe pour vous apporter de la paix… Et des cadeaux !

 

Claquant une nouvelle fois des doigts, des assiettes remplies de savoureuses victuailles apparurent devant tous les convives, ainsi que des paquets cadeaux de diverses tailles, au pied de leurs chaises ou sur la table. Des exclamations enthousiastes s’élevèrent un peu partout. Même Vegeta de l’Univers 18, en voyant sa fille saine et sauve, et ravie de leur soudain traitement positif, se détendit et oublia sa méfiance naturelle. Une certaine atmosphère festive s’instaurait et pénétrait dans la moindre fibre de chaque personne, l’incitant à se détendre. Y compris les cyborgs, et même #16, qui ressentait une joie sincère. Cependant, quelques personnes, comme Cell, le vieux Kaiôshin ou Yamcha de l’Univers 9, étaient méfiantes.

 

– Dites, fit le Terrien robotisé à l’intention de XXI, si vous êtes vraiment une espèce d’esprit des fêtes qui apporte la joie, qu’est-ce que vous faites ici ? Et pourquoi vous avez désactivé cette pauvre fille avec cette maudite télécommande ? Comment vous avez eu ça, d’ailleurs ?

– Je vous prie de m’excuser pour cette indélicatesse de ma part, s’excusa XXI en se grattant le bonnet, en s’adressant à Yamcha et aux deux jumeaux plus loin. J’ai pris part à ce tournoi car j’ai besoin d’un voeu que seuls les Dragon Balls des Nameks peuvent m’offrir. Cependant, je refuse d’avoir recours à la violence, quelle qu’elle soit. J’ai cherché les moyens les plus pacifistes de gagner les combats, et ma magie ne marchant pas sur les robots, c’était la seule solution. Pardonnez-moi.

 

À son tour, Yamcha se détendit, rassuré par la bonne volonté manifeste du magicien. Videl en profita pour apostropher le vieux Kaiôshin, qui était bougon :



– Dites, vous, pourquoi vous dites que c’est le mal incarné ? Il est super cool en vrai !

– Non mais, vous ne voyez pas le problème ? s’énerva le dieu. C’est un vrai cauchemar ambulant ! Il dérègle l’équilibre en donnant des cadeaux, ce n’est pas naturel du tout ! Par sa faute, il n’y a rien qui se passe comme ça le devrait ! Il m’a même enfermé pour faire plaisir à un démon !

– C’était un petit enfant, rétorqua XXI en fronçant les sourcils. Vous l’aviez sermonné sur son appartenance à l’espèce des démons. Un peu de souplesse, mon cher, et de la tolérance !

 

Le vieux Kaiôshin se renfrogna, tandis que XXI s’envolait au sommet du sapin, au centre de l’arène, pour dire d’une voix forte et pleine d’affection :

 

– Et maintenant… Mangeons, chers amis !

 

 

C’est ainsi que, plusieurs heures durant, la fête de Noël battit son plein. Bien qu’au début, chaque Univers soit séparé et passa une bonne partie du réveillon dans un cercle fermé et personnel, beaucoup finirent par se mêler les uns aux autres. L’ambiance conviviale ne faisait que s’accentuer à mesure que le temps passait, et c’est finalement tous ensemble, spectateurs comme membre des Univers combattants, que le réveillon de Noël se déroula.

 

Comme à leur habitude, les Univers 16 et 18 s’étaient mélangés. Rendus dociles par la magie de XXI, Son Bra et Vegetto se comportaient comme des enfants innocents, enjoués par la fête et les blagues nombreuses. Les Majin et les esclaves de Babidi avaient retrouvé leur personnalité d’origine, sans le joug de Babidi qui était sans doute le seul dans l’assemblée à ne pas être affecté par l’esprit de Noël. Cependant, XXI l’avait privé de ses pouvoirs magiques, l’empêchant de faire n’importe quoi. Le sorcier minuscule était donc forcé de subir en silence les pitreries de son Majin Buu qui transformait les plats en bonbons, et la déclaration d’un poème louant la beauté des Enfers par Dabra qui s’exprimait à plein poumons.

 

Son Gokû buvait des boissons fruités avec ses fils et sa petite-fille quand il fut rejoint par les Héloïtes de l’Univers 19 et par Trunks et #16 de l’Univers 12. Excepté l’androïde qui ne consommait rien, les adultes partagèrent ensemble de drôles de boissons que XXI présenta comme des vignes d’une dimension parallèle : le vin rouge. Non loin de l’ivresse, les adultes conservaient les idées claires, limités par XXI qui tenait à éviter tout scandale. Il voulait plus que tout limiter la casse et privilégier un réel moment de sincère amitié et de paix.

 

Alors qu’il contemplait la fête de loin, le sorcier de Noël fut rejoint par Buu de l’Univers 4 et le Grand Kaiôshin. Le Djinn dit d’un ton curieux :

– C’est une bien mystérieuse magie que tu utilises là. Ton énergie a saisi l’univers tout entier, on était des brindilles face à toi. J’avoue mon infériorité. Mais je ne comprends pas. Que fais-tu là, esprit de Noël ? Et pourquoi ton aura est-elle si maléfique ?

– Alala, si tu savais, cher ami, déplora XXI en baissant les yeux d’un air triste. Dans mon monde, je ne fais qu’un avec la création même. Je suis dans le coeur des êtres vivants, je représente la vertu de l’espoir et de la paix, et mes pouvoirs sont illimités, ils ne me servent que pour cette mission. Mais un groupe de diables créateurs m’ont affublé d’une malédiction qui me prive d’une grande partie de mes pouvoirs. Désormais, je ne suis plus l’espoir, mais un croque-mitaine. J’ai des Dragon Balls qui me permettent encore d’exaucer des voeux limités, mais même mes Porunga ont une apparence de serpent maléfique. C’est pourquoi je suis ici, j’ai bon espoir que la magie d’origine des Nameks saura remédier à mon problème.

– C’est une bien triste histoire que tu nous contes là, XXI, répondit le Grand Kaiôshin d’un ton désolé. Souhaites-tu te joindre à nous dans l’Univers 1 ?

– Pourquoi pas, bonne idée ! s’exclama Buu en faisant apparaître des gobelets remplis de jus de raisin. J’ai même mieux !

 

Se lisant mutuellement dans les pensées, XXI et le Djinn sourirent, et claquèrent des doigts ensemble. D’un coup, l’espace autour de tout le monde se resserra, donnant l’impression d’être dans une boule de neige avec peu d’espace. Tous étaient mélangés ensemble, assis sur un grand tapis rouge, avec de la neige tombant du ciel étoilé, au pied de l’immense sapin dont les boules magiques chantonnaient de douces cantates.

 

Tout le monde passa ainsi un moment merveilleux rempli de paix et de bonté. Les deux Pan reçurent en cadeau des Nyoïbo personnalisés aux couleurs des uniformes de leurs grands-pères respectifs. Gast eut le coeur rempli d’émotions à la vue d’une maquette représentant son peuple, animé par la magie, qui lui souriaient et lui faisaient signe de la main. Raichi, revenu exceptionnellement, reçut une bénédiction qui lui donna, l’espace de quelques instants, un sentiment de véritable sérénité, en le replongeant dans les souvenirs de sa vie sans traumatisme. Tapion eut la joie de communiquer avec son frère dans l’au-delà. Les Trunks et Goten des Univers 16 et 18 se virent offrir un repoussement de leurs limites et passèrent tous quatre au Super Saiyan Deux. Enjoués, ils purent se livrer un spar amical dans un cube renforcé par Buu un peu plus loin.

 

Vegeta de l’Univers 13 revêtit une nouvelle cape impériale teintée d’or et de motifs à son effigie. Cell et ses enfants gagnèrent la capacité de modifier la couleur de leur corps, sans changement dans leurs pouvoirs, et la famille parfaite s’amusa à former des guirlandes diversifiées autour des autres. Les Démons du Froid et leurs troupes, n’ayant pas été très sages dans leur cupidité, n’eurent droit qu’à un panier de cornets de glaces. Coola et Cold les regardèrent d’un air renfrogné tandis que Freeza, le cadet, les avalait à coeur joie. Les cyborgs de l’Univers 14 furent sincèrement touchés par la générosité de XXI qui leur rendit leur humanité. Mary Sue, qui était restée coincée et avait été oubliée par ses camarades, put repartir dans son monde avec l’aide des Vargas.

 

Babidi eut droit à un revisionnage de sa mort dans de nombreux Univers, explosé par son Majin Buu. Il grinça des dents, alors que son propre esclave applaudissait innocemment. Ce n’était pas du sadisme de la part de XXI, mais une volonté de faire réfléchir le petit sorcier.

Baddack se vit retirer son don de prédiction, dont il avait fini par être complètement dépendant. Si, par un heureux concours de circonstances, il était parvenu à le détourner à son avantage et à pousser son utilisation de manière optimisée, ce don restait une malédiction qui avait fini par le priver, ironiquement, de toute clairvoyance personnelle.

 

Kakarotto et Raditz reçurent la faculté de devenir des Oozarus à taille humaine, ce qui les amusa beaucoup. Les deux frères prirent plaisir à grimper dans le sapin et à faire la course jusqu’au sommet. Nappa retrouva une pilosité sur son crâne chauve, à son grand plaisir. Aux Terriens de l’Univers 9, qui ne désiraient rien de particulier et restaient humbles et nobles, XXI ne fit que saluer leur sagesse et leur courage. Il leur offrit néanmoins des statuettes de Shenron à chacun.

 

Enfin, XXI arriva auprès des résidents de l’Univers 16 et 18. Aux Piccolo, il donna le pouvoir de guérison que possédait également le Dieu de la Terre, afin qu’ils ne dépendent plus des Senzus dans les situations d’urgence. Aux Videl, des bracelets liés par la psyché à leurs filles, afin de toujours savoir si elles allaient bien. Aux Son Gohan, qui possédaient une force immensément grande, et qui avaient un coeur d’une grande pureté, il ne put rien donner qui soit utile, car eux non plus ne voulaient rien d’autre que ce qu’ils possédaient déjà.

 

Son Bra de l’Univers 16, pacifiée par la magie de XXI et protégée de l’agressivité de son père, ne fit que remercier le sorcier pour ce moment de profonde amitié qu’elle vivait avec les autres. XXI sourit, et lui donna tout de même un contrôle permanent sur ses pouvoirs, qu’elle conserverait en toutes circonstances. Quant à Vegetto, qui malgré le sceau le retenant, demeurait hargneux et de mauvaise humeur, il eut droit de se défouler dans une dimension parallèle.

Enfin, XXI se rendit face à Uub, Son Gokû et Vegeta. Alors qu’il se tournait vers l’ancien prince, il constata qu’il n’avait besoin de rien, en voyant le fier guerrier discuter gaiement avec sa fille Bra, un pur bonheur dans son regard. Pour ne pas laisser passer l’opportunité de partager ce moment, XXI les mit en contact mental avec Bulma dans l’Univers 18, afin qu’ils puissent discuter.

 

À Uub, il conféra le même pouvoir, afin qu’il puisse converser avec les gens de son village afin de leur donner des nouvelles. Et, pour terminer, il apostropha Son Gokû :

– Tu es le dernier, Saiyan de la Terre, dit-il d’un ton bienveillant. Ton existence même est au centre de nombreux bouleversements, au sein de moults univers. Tu es la cause de beaucoup de malveillance et de violence autour de toi. Mais tu es aussi, sans aucun doute, l’un des êtres les plus purs et innocents qu’ils m’aient été donné de voir. Que peut donc souhaiter un homme tel que toi, Son Gokû ?

– Mmmh… réfléchit Son Gokû, qui pensait à ce qu’il pouvait vouloir. Je pense savoir… Pourrais-tu ramener pour l’occasion mon grand-père, Son Gohan ? J’ai réalisé il y a longtemps que j’étais la cause de sa mort, et je voulais me faire pardonner, mais je n’ai jamais pu le retrouver dans l’autre monde, qui est si vaste. Et puis, il faut dire que je n’y avais jamais repensé non plus… Mais je voudrais qu’il rencontre mes enfants. Est-ce que c’est possible ?

 

XXI sourit avec chaleur et compréhension, et claqua une dernière fois des doigts, ramenant le vieil homme de l’au-delà de l’Univers 18. Ce fut un intense moment d’émotion que partagèrent Son Gohan avec son petit-fils et ses arrières petits-enfants, se serrant mutuellement dans leurs bras, les yeux embués de larmes. Vegeta eut un petit sourire en coin en regardant son ami redevenir l’enfant innocent qu’il avait été l’espace d’un instant. Tout le monde, même les méchants, applaudirent la scène et se joignirent à l’Univers 18 pour partager un ultime festin plein d’amour et de festivité.

 

XXI eut un large sourire plein de tendresse en assistant à la scène, sans se douter qu’au-dessus d’eux, un immense oeil spatial rouge et noir les observait, dissimulé par l’obscurité de l’espace. Cet oeil semblait rempli d’amusement et de satisfaction.

Il se tourna soudainement dans la direction du point de vue invisible qui regardait toute cette histoire depuis le début. Peu à peu, l’oeil rétrécit pour former un visage rose avec une longue crête, et une main apparut à son tour. Le visage forma un sourire étincelant, et, accompagné d’un clin d’oeil complice, la main claqua une ultime fois des doigts.

 

 

PLOP

 

Salut, les amis les lecteurs ! La forme !

 

Eh oui, c’est à nouveau moi, votre cher Buu au top de sa forme ! Il faut bien, hé hé.

 

Ce texte est une invention que j’ai montée de toutes pièces. Comme on ne sait pas trop ce que peut faire ce XXI, j’en ai fait un bon vieux Père Noël pour les protagonistes de notre tournoi favori. C’est mon cadeau de Noël pour vous, un petit scénario hors-série qui, j’espère, vous plaira ! Donc oui, XXI n’est pas le bon vieux bonhomme rebondi rouge, et Piccolo ne peut pas soigner les autres, désolé de la déception !

 

C’est un peu un moyen de m’excuser et d’excuser mon auteur, pour le manque de chapitre dans mon roman pour le mois de décembre (au passage, allez le lire!). Les temps sont difficiles et occupés pour chacun de nous, vous le comprendrez.

 

Quoi qu’il en soit, ne prenez pas peur, chers lecteurs ! Même si les histoires ne progressent pas à un rythme idéal, la suite promet des péripéties exaltantes et excitantes, et elles arriveront… Quand elles arriveront. Les meilleures choses auront toujours un temps de préparation !

 

 

Je ne vais pas vous ennuyer avec un énième monologue, alors, je vais conclure ce petit interlude festif par un usuel et sobre…

 

Joyeux Noël à tous, je vous aime !!!!

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