DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
Partie 33 :161162163164165
[Chapter Cover]
Partie 33, Chapitre 165.

Héros officiel (Part 2/2)

 

Petite pause! Voici deux chapitres écrits par Salagir, qui racontent une histoire courte. J'espère qu'elle vous plaira :)

 

Tests, jour 2

 

Le lendemain, la psychologue devina que Gokû était arrivé : une clameur terrible retentissait à ses fenêtres. Elle s’approcha de l’une d’elles et reconnut Gokû, qui était isolé au milieu du terrain d'entraînement. Un bataillon de soldats, à distance respectable, le huait. Parmi les exclamations, elle comprit que les bidasses ne voulaient pas de cet intrus dans leur armée.

En bas, un gradé qui n'était pas le Général, arriva pour calmer le jeu.

— C'est une attaque ! Cria un soldat. Il ne s'est pas présenté à l'entrée, est venu en volant par-dessus les murs, après avoir évité les tirs de semonce.

— Vous devriez arrêter de tirer sur les gens, dit Gokû.

— C'est la procédure ! C'est un forçage de défense, qu'il nous fait là !

— Soldats, silence, cria le gradé avec autorité. Vous savez maintenant que cette personne ne fait pas une intrusion, vous savez parfaitement de qui il s’agit ! Quant à vous, invité spécial Son Gokû, vous êtes pour l'instant un civil en visite ! Alors soumettez-vous aux règles, que vous devriez connaître ! Entrée par la porte et le dernier kilomètre sur le sol !

— On veut pas de lui ! Hurla un autre militaire. Il est même pas humain !

C'était une interjection étonnante, car celui qui l'avait lancée était un ptérodactyle.

— Ce n'est pas de votre ressort. De plus, il ne va pas devenir soldat. Il postule pour être conseiller stratégique et agent spécial pour des missions solitaires.

— On ne naît pas humain, on le devient, dit Gokû.

Tous observèrent un silence ébahi.

Gokû comprit qu'il devait continuer :

— Quand j'étais bébé, j'étais un Saiyen venu d'une autre planète. Puis j'ai été élevé en humain sur Terre, et je suis devenu Humain.

Ils ne trouvèrent rien à répondre. Il y avait pas mal de personnes ici qui n'avaient pas de fières origines et avaient fait de l'armée leur vraie famille.

— Ah, vous êtes là ! Envoya Gokû en tournant la tête vers la psychologue à la fenêtre. Et il s'envola tout naturellement. Matt fit un pas en arrière alors qu'il arrivait à son étage. Profitant de l'espace, il s'y engouffra en toute fluidité en passant momentanément à l'horizontale.

Il posa pied dans le bureau :

— On peut reprendre vos tests, là.

— Heu... ah, oui... d'accord, allons-y. Mais ce n'est pas du tout là. Suivez-moi.

Sur le chemin, Matt en profita pour le questionner.

— Vous êtes né sur une autre planète, alors ? Mais donc, vos parents sont... des émigrés intergalactiques ?

— Je n'ai pas connu mes parents.

Et avant qu'elle n'ait eu le temps de dire qu’elle était désolée :

— Ils m'ont envoyé sur Terre pour tuer toute l'humanité, et vendre la planète.

— Que quoi ??

— Mais j'ai oublié de le faire. D'un autre côté, ils étaient bêtes d'envoyer un bébé faire ça.

— Comment ? Mais ?

— Ne vous inquiétez pas. Les Saiyens sont tous morts maintenant.

— Tuer toute l'humanité ? Vous deviez faire ça ?!

— Ne vous inquiétez pas. Je ne l'ai pas fait, et je ne le ferai jamais, je ne suis pas un monstre. Quand j'y pense, pas mal de mes amis voulaient aussi tuer toute l'humanité, mais ils ont été arrêtés à temps, et maintenant ça va. Piccolo, Vegeta, C-18...

— Vous avez tant d'amis qui étaient de potentiels génocideurs ?

— Ce qui est important, c'est qu'ils soient gentils maintenant. Comme mon ami Tenshinhan, il voulait être assassin professionnel, et au lieu de cela, il est devenu un grand défenseur des faibles. Et quand j'y pense, dit-il en haussant les sourcils, Yamcha était un brigand...

Matt demeura silencieuse sur le reste du chemin.

 

Ils entrèrent dans la même première salle que la veille. Sur la table se trouvait une petite coupelle...

— Cette fois laissez-moi parler jusqu'au bout, dit Matt en hâte. Donc, voici un cupcake. Vous pouvez le manger à tout moment, MAIS, si vous vous retenez de le faire pendant quinze minutes, alors nous vous donnerons deux cupcakes à manger.

— Bah ? Fit goku étonné, c'est facile.

— On va voir, minauda Matt, qui avait bien lu que son patient était un immense goinfre. Je vais vous laisser seul avec...

* Chomp *

Son Gokû avait tranquillement pris le cupcake et l'avait fourré dans sa bouche, alors même qu'elle n'avait eu le temps que de faire un pas vers la porte.

Ses yeux s'écarquillèrent assez pour dépasser de son visage et sa mâchoire cogna le sol, car de temps en temps l'auteur de Dragon Ball se remémore Dr Slump.

— Hum, ch'est pas mal, dit Gokû en avalant.

— Mais, mais, mais ? Sérieusement ? Vous n'avez pas tenu une seconde ?

— Tenu quoi ?

— D'attendre !

Gokû s'assit sur la chaise.

— Attendez, ce n'est pas du tout ce que vous avez dit. Vous m'avez demandé de faire un choix, comme hier avec les trains. Un gâteau maintenant, ou deux dans un quart d'heure. J'ai choisi.

— Je... ah, je vois, oui, c'est d'une certaine manière un choix. Mais le but c'était que vous attendiez, et de voir si vous ne pouviez résister à la tentation, disons au bout de cinq minutes, de finalement manger l'unique gâteau plutôt que de continuer à attendre.

— Il fallait le dire si vous vouliez que j'attende.

— Oui, bon, je vois, je me suis encore ratée. Mais il y a quelque chose d'intéressant quand même. Vous pouvez m'expliquer pourquoi vous avez fait le choix de ne pas attendre ? C'était plus facile ?

— Plus facile ? Non.

— Mais vous n'auriez pas préféré avoir deux gâteaux ? Matt se rendait compte que depuis que Gokû avait utilisé ce mot, plus personne n'avait prononcé "cupcake".

— Justement, j'ai réfléchi, et je me suis méfié. En fait, des fois dans ces petits gâteaux, y'a caché un fruit, et j'aime pas le goût que ça fait, par exemple un pruneau. Ou alors y'a une liqueur dedans, et j'aime pas non plus. Alors si j'avais attendu tout ce temps et qu'au final c'était pour avoir un peu plus d'un truc que j'aime pas, c'était du temps perdu ! Alors autant goûter tout de suite. Comme ça si c'est pas bon, c'est vite fini. De toute façon, vu la petite taille, un ou deux, c'est un peu pareil.

— Ok... j'en... prends bonne note.

Incapable d'en dire plus, elle sortit de la salle et commença à s'éloigner dans le couloir. Gokû la suivit. Quand il parvint à sa hauteur, elle s'était remise de ses émotions et lui indiqua la suite du programme.

— Maintenant c'est l'expérience de Milgram.

— Encore une histoire de gâteaux qui font prendre du poids, j'imagine.

 

Ils entrèrent dans une autre salle. Il y avait un gros pupitre au milieu entouré de deux chaises. D'un côté, face à une chaise vide, il y avait un curseur et un gros bouton, ainsi que des cartes empilées. Et de l'autre côté, en face d'une chaise pleine, rien. Cette chaise-là avait des sangles sur les accoudoirs, et était pleine d'une personne en civil.

Matt indiqua la chaise vide à Gokû pour l'inviter à s'asseoir. Elle restait debout. Elle expliqua :

— Dans cette expérience, vous êtes l'enseignant, et Sencha ici-présente est l'élève. Notre but est de tester une méthode d'apprentissage de la mémoire. Vous avez des cartes ici, vous en lirez une, elle devra se souvenir de tous les numéros dessus. Si elle réussit, vous passez à la carte suivante, sinon, vous appuyez sur le bouton.

Gokû tira une carte, la regarda, il y avait les numéros 3, 10, 11 dessus. Il regarda le bouton, à côté duquel un petit éclair était dessiné.

— Ce bouton déclenche un petit électrochoc à l'élève. Ceci pour stimuler sa mémoire. Et à chaque erreur, vous devez augmenter un peu le curseur, ce qui augmentera la puissance du choc.

Gokû regarda le gros curseur. Il était sur le minimum. Il remarqua qu'avant que le curseur atteigne le maximum, il devait traverser une valeur surmontée du mot “danger”.

— Vous avez compris ?

— Heu...

— Je vais vous guider. C'est simple. Commençons.

Sencha posa ses avant-bras sur les accoudoirs et Matt ferma les sangles. Des fils en partaient et allaient jusqu'au pupitre.

— Lisez distinctement les chiffres.

— Bon, dit Gokû, trois, dix, onze.

Matt se tourna vers l'élève qui dit :

— Trois, dix, onze.

— Très bien, carte suivante.

Il tira une autre carte et la lut :

— Vingt-quatre, dix-huit, quarante, cent trois, trente et un.

— Vingt-quatre, dix-huit, quarante, cent trois, et trente et un. Dit Sencha.

— Huu, dit Gokû devant la carte suivante, deux cent douze, cinquante deux, soixante sept, trente trois, cinq, trois cent vingt et un. Y'en a beaucoup.

— Deux cent douze, cinquante deux, heu, soixante... sept. Sencha resta silencieuse un instant. Trente.... deux ? Cinq. Et trois cent vingt et un.

— Elle a fait une erreur, dit Matt, appuyez sur le bouton.

Gokû s’exécuta et entendit un dzz retentir alors qu'il appuyait, auquel Sencha réagit par un "Aie".

Le regard du Saiyan se durcit instantanément. Sa main resta suspendue au-dessus du bouton.

— C'est le bouton qui a fait ça ? Qui lui a fait mal ?

— Oui, dit Matt, c'est l'électrochoc. Mais au minimum, ça ne fait pas vraiment m...

La main de Gokû s'abattit sur le pupitre, entre le bouton et le curseur et le traversa comme dans du beurre, détruisant toute l'installation. Il se leva et arracha les sangles, sans que quiconque n'ait le temps de réagir. Il se tourna vers Matt avec un regard qui la terrorisa.

— Pourquoi avez-vous fait ça ? Et est-ce que vous retenez d'autres gens ? C'est terminé pour vous !

— Que...

— Tu ne crains plus rien, Sencha. On ne t'obligera plus à faire ça.

— Attendez c'est pas du tout ça, dit Sencha paniquée. J'ai fait semblant !

— Hein ?

— Ces fils sont raccordés à rien, on fait semblant d'avoir mal, pour voir votre réaction...

— C'est... c'est une expérience, dit Matt.

Il y eut un long silence. Elles comprirent toutes deux qu'il était préférable de laisser Gokû réfléchir. Quand il eut fini, il se dirigea vers la sortie en déclarant simplement :

— Ne faites plus jamais ça.

 

Matt rattrapa Gokû dans le couloir.

— Je suis désolée, monsieur Gokû, il ne s’agissait que d’un test ! Je ne pensais pas qu'il...

— Un test pour savoir si je peux faire souffrir des gens ? Ce sont mes ennemis qui aiment faire cela.

— Mais non voyons, et c'est très bien ! Cela prouve justement votre intégrité !

Il s'arrêta, entre autres pour réfléchir à ce que devait vouloir dire "intégrité".

— Et je vais vous dire, moi, cela me rassure sacrément de savoir que vous qui possédez de tels pouvoirs, vous ne vous laisserez pas influencer et prendrez toujours la voie du Bien, lui assura-t-elle

Le Général, par contre, ne va pas apprécier de savoir que Gokû n'obéira pas aux ordres tendancieux, mais tant pis pour lui, songea-t-elle.

— Pouvons-nous passer sur cet incident, Monsieur Gokû ?

— D'accord, répondit Gokû, mais plus d’entourloupes.

— J’y veillerai, soyez-en sûr!

Il allait falloir qu’il revienne le lendemain pour le dernier jour des tests…

 

Le soir, Gohan était assis à table, dînant avec sa famille.

— C'était comment, papa ?

— Très bizarre. Tu connais le test du train ?

— Heu, non.

— Et l'expérience du kilogramme ?

— Non plus.

— Le marshmallow et le gâteau alors ?

— Pas du tout. Tu es sûr que ce sont des tests militaires ?

Il était dommage que Gokû n'ait pu décrire les tests correctement, car Gohan avait vu en cours de psychologie le dilemme du tramway, l'expérience de Milgram, ainsi que "L'expérience de guimauve de Stanford" (damnées soient les traductions). Du coup ils écoutèrent Goten leur raconter avec enthousiasme l'épisode de dessin animé qu'il avait vu cet après-midi.

 

Tests, jour 3

 

Vint ensuite le dernier jour. Alors que Gokû suivait la psy vers une salle qu'il connaissait bien, ses narines furent assaillies par des fumets délicieux. Il fit les derniers pas en trottinant et ouvrit la porte bien vite, laquelle était par ailleurs déjà entrouverte. Sur la table habituelle était posée une belle assiette garnie d'une cuisse de poulet recouverte de sauce, juxtaposée à une petite pyramide de riz collant, sur laquelle était posé un morceau de poisson grillé d'où s'échappait encore un léger fumet.

— Je vous redonne le principe plus clairement, expliqua Matt en notant que Gokû bavait déjà. Je vais vous laisser seul dans cette salle. Si vous tenez quinze minutes sans toucher à cette assiette, alors vous aurez droit à un véritable festin, contenant cinq fois la quantité de cette assiette, mais aussi bien d'autres plats. De quoi nourrir dix personnes !

— Voilà, ça c'est clair, dit Gokû en s'asseyant. Aucun problème ! Allez, lancez le chronomètre. Vous pouvez commencer, finit-il en faisant un petit mouvement de main pour montrer qu'il n'y avait pas de temps à perdre.

Matt souriait de toutes ses dents. Elle le tenait ! Tous ses rapports indiquaient l'intense gloutonnerie de son patient. Elle avait réussi à faire venir un chef cuisinier pour ce test, et insisté sur l'importance d'une odeur enchanteresse. Elle lui avait bien indiqué que la récompense était grande, et non juste une deuxième bouchée. Tiendra-t-il ? Tiendra-t-il pas... horreur !!

Matt venait d'entrer dans la salle obscure d'où l'on pouvait observer l'expérience à travers la glace sans teint, et Gokû avait le nez plongé dans l'assiette !

Oh, le sagouin, il n'a pas tenu dix secondes ! Et je n'ai pas pu observer son comportement sous tension !

Ah non. Il était au-dessus de l'assiette et n'avait touché à rien.

— Huuum... Il inspirait à plein poumons, mais lentement, avec délicatesse. Ça a l'air délicieux...

Matt reprit alors son sourire ravi. S'il commençait comme ça, il ne tiendrait pas longtemps !

Gokû se remit droit sur sa chaise.

— Bon. Bon bon bon... Il regarda vers le mur, qui était blanc et vide, volontairement dépourvu de tout intérêt, pour ne laisser au sujet aucune distraction.

Et il resta ainsi.

Gokû ne bougea plus durant de longues minutes.

Plus un muscle, rien.

C'était au tour de Matt de perdre patience, maintenant. Il fait quoi, là ? s’interrogeait-elle, il ne se passe rien ! À force de le voir immobile et de contempler cette assiette refroidir, c'est elle qui commençait à avoir faim !

Au bout de dix minutes, elle ne put plus se contenir et retourna en trombe dans la salle. Gokû se tourna vers elle, étonné.

— Déjà ?

— Mais qu'est-ce que vous faites ?!

— Bah, j'attends la fin des quinze minutes.

— Non mais, vous ne bougez plus d'un pouce ! Ce n'est pas normal !

— Oh, ça, c'est rien. Je faisais le vide dans mon esprit. Quand on a rien à faire, c'est le mieux. Cela fait partie de mon entraînement d'art martiaux.

— Que... Pardon ? Vous, un guerrier surpuissant... Vous êtes aussi... une sorte de moine zen ?

— C'est Kami qui m'a initié. Je peux tenir des heures comme ça. C'est pour ça que je disais que ce test était facile.

— Urg... En effet. Eh bien je crois que le test est concluant, vous faites preuve, lorsque c’est nécessaire, d’une patience infinie et vous résistez à la tentation.

— Bon, dites-moi, vous êtes revenue plus tôt, mais le chronomètre tourne toujours, n'est-ce-pas ?

— Hum, peut-être pas infinie. Inutile d'attendre plus longtemps. Vous y avez droit à votre festin !

À peine plus tard, Son Gokû épatait comme il l'avait déjà fait de nombreuses fois, toute une équipe de cuisine en engouffrant plat après plat.

— C'est dingue, commenta le général qui était venu voir comment se déroulaient les choses. Quand un soldat expérimenté vient ici, il prend toujours un solide petit déjeuner avant. Comme il ignore quelle mission lui sera proposée, et s’il pourra manger le midi, il fait en sorte d'être prêt.

— Son Gokû a bien pris un petit déjeuner avant de venir... lui répondit Matt. Je peux vous le confirmer, j'ai appelé sa femme pour qu’elle renseigne le cuisinier sur ses goûts. Et il était solide, au moins pour six personnes.

— Il vient de loin. C'était il y a combien de temps ?

— Il vient de très loin, mais il est venu ici en un instant car il est capable de se téléporter. Le petit déjeuner remonte donc à... (elle regarda sa montre) trente-huit minutes.

Le général était estomaqué par cette double révélation. Il oublia vite celle de l'estomac extensible à l'infini et se renseigna sur l'autre.

— Vous dites, se téléporter ? Instantanément ?

— Exactement. Il m’a expliqué qu’il n’avait pas eu envie de marcher sur le dernier kilomètre et de passer par la porte, alors donc il avait préféré apparaître devant moi directement.

— C'est incroyable, comme pouvoir !

— Eh bien moi, je ne l'aime pas du tout, ce pouvoir !

— Ça ne vous plaît pas. Je comprends. Un tel pouvoir doit faire peur.

— Je sais surtout que je ne pourrai plus jamais être tranquille aux toilettes !

 

Première mission

 

Chichi était très contente.

La vie était la même. Son mari faisait les mêmes choses qu'avant, mais cette fois il était légitimement payé pour ça. Elle recevait des bulletins de salaire et avait même rempli sa déclaration d'impôts ! Quel bonheur de normalité.

Quelques mois plus tard, en fin d'après-midi, sa première vraie mission arriva.

— Maman, dit Goten en descendant les escaliers, le téléphone y me parle.

— Arrête de jouer avec, dit Chichi. C'est le téléphone de papa.

— Mais c'est pas un jeu que je connais. C'est la voix d'un monsieur qui parle.

— Quoi ? Mais enfin ! C'est un appel ! Donne-moi ça !

La voix étouffée de l'interlocuteur parvint à son oreille. Il était tout énervé.

— Allo ?

— Enfin quelqu'un qui répond ! C'est un numéro d'urgence je rappelle ! Où est Gokû ?

— Je ne sais pas, je vais voir.

— Comment ça vous ne... Il doit avoir ce téléphone vingt-quatre heures sur vingt-quatre !

— S'il faisait ça, ce téléphone serait cassé depuis longtemps, soupira Chichi. Mon petit Goten chéri, tu peux trouver ton père ?

Goten ferma les yeux. Il posa ses doigts sur sa tête, chaque main d'un côté du front, se concentra très, très fort et cria dans ses pensées aussi loin qu'il put : PAPA !! Et se transforma en super-Saiyen.

Son père se téléporta dans la maison.

— Goten ! Qu'est ce qu'il y a, ça va ?

— Téléphone pour toi, dit-il en reprenant sa forme normale. Pointant de l'index vers la main de sa maman.

— Ah, bon.

Il prit l'appareil que sa femme lui tendait.

— Allo ?

— Vous êtes bien Gokû ? Donnez votre code secret !

— Oui. Le code c'est Gokû.

C'est au terme de longues concertations et d'inutiles explications sur la sécurité qu'on avait permis à Gokû d'utiliser son propre nom comme code. Après tout, ce n'était pas plus devinable qu'un mot au hasard.

Le général soupira.

— Oui... c'est bien ça. C'est malheureusement bien ça. Bref ! Venez de toute urgence au quartier général !

— Pas de problème, dit Gokû en posant deux doigts sur son front, ce qui l'aidait à se concentrer. Il se tourna vers le nord-est, où il savait que le QG était.

Une fois prêt il continua :

— Demandez à votre soldat le plus fort de donner plein de coups de poings dans le vide !

Le général se couvrit le front d'une main et transmit l'ordre, qui fut répété à la fenêtre où s'échauffaient les membres d'une troupe.

— On parle de moi ! Lança Vervein, un arrogant soldat qui avait raison de l'être car il était dans le top 1% mondial en puissance physique. Il s'exécuta immédiatement, plein d'enthousiasme, et exécuta une pluie de coups dans le vide devant lui. Jusqu'à ce qu'au lieu d'un vide, il y eut Gokû, sur qui les deux poings s'écrasèrent en plein dans le visage.

Reconnaissant l'invincible guerrier, Vervein se jeta au sol, en panique et suppliant :

— Désolé, désolé grand Maître ! Je ne sais pas ce qui est arrivé ! Jamais je ne vous aurais frappé !

Gokû baissa la tête, tout sourire. Il n'avait pas la moindre marque sur le visage.

— Merci, c'est bon ! Je vous ai repéré parce que vous avez dégagé de l'énergie.

Puis il se dirigea vers le bâtiment.

 

Dans la salle de commandement, on lui montra un écran. Il y avait une représentation de la Terre. Juste à côté, à l'équivalent d'un seul kilomètre, il y avait comme il se doit la Lune. Plus loin, étaient représentées les trajectoires des premiers satellites. Beaucoup plus loin, un point rouge qui se rapprochait.

— C'est un envahisseur qui vient détruire notre civilisation, et nous réduire en esclavage ! Expliqua le général.

— Comment le savez-vous ? Demanda Gokû par simple curiosité.

— Nous avons repéré sa venue, et avons envoyé un message d'approche et une demande d'identification. Il a répondu.

— Ah je vois ! Je parie que c'est un ami de Freezer ! Du coup vous avez deviné ses affreuses intentions !

— C'est qui Freezer ? Bref, je vous passe l'enregistrement de sa réponse :

Muahahah ! Malheur à vous ! Je suis un envahisseur, et je viens détruire votre civilisation et vous réduire en esclavage ! Envoyez vos meilleurs guerriers, si vous voulez survivre ! Muahahah !

— Pourquoi est-ce qu'il dit "mu a a a" ?

— Nous ne savons pas. Mais pouvez-vous l'arrêter ?

— Bien sûr ! Je sens déjà sa présence. Il n'est pas très fort.

Et Gokû disparut.

— Le fou ! Il ne peut pas respirer dans le vide de l'espace ! Et il n'a même pas pris d'oreillette !

 

Dans le vide de l'espace, un extraterrestre se dirigeait vers la Terre. Sans scaphandre, sans vaisseau, assez simplement habillé, c'était un cyclope musculeux, large d'épaule, à la peau foncée. Il fronçait son unique arcade sourcilière et son sourire était mauvais. Il s'arrêta brusquement.

Un être lui faisait face. Il brillait d'une grande lumière. Ses cheveux jaunes ne flottaient pas dans l'espace, ils étaient raides et créaient de nombreux pics sur sa tête. Son aura était puissante et dorée.

L'alien fit une moue satisfaite.

— C'est toi le champion protecteur de cette planète ?

— Oui, et je vous demande de ne pas l'attaquer. Si vous rentrez chez vous, je ne vous ferai aucun mal.

— Muahahaha ! Prononça-t-il. Voyons ce que tu peux contre moi !

Et, ignorant la sage suggestion de Gokû, l'alien fonça sur lui, préparant un coup de poing menaçant. La saiyan l'évita d'un léger mouvement, et profita de l'ouverture créée pour le frapper dans les côtes. Le cyclope essuya le coup mais enchaîna sur un coup de pied qui surprit son adversaire. Peu habitué aux combats sans gravité, Gokû partit vers le côté, il dut utiliser sa technique de vol pour ne pas partir aux confins de la galaxie.

Le combat se poursuivit. L'alien n'avait aucune technique de projection de ki, alors Gokû se limita au corps à corps. Et très vite, il prit le dessus. Gokû se demandait si l'alien cachait une transformation qui le rendrait plus fort, mais alors qu'il le dominait depuis quelques minutes déjà, il dut se rendre compte de l'évidence. Le combat était plaisant, mais il avait largement gagné, et n'aurait pas besoin de puiser dans le Super Saiyen 2 ni 3.

L'alien aussi comprit qu'il avait perdu. Il arrêta d'attaquer, se tint à distance, et Gokû en fit autant.

— Hé bien bravo, dit l'alien. Ta planète est bien défendue.

— Bien, tu renonces à lui faire du mal, alors ?

— Ah ah, bien sûr ! Vous avez très bien passé le test !

— Hein ?

L'alien sortit de sa poche un petit écran et une sorte de stylo.

— Vous pouvez remplir ce questionnaire de satisfaction, s'il-vous-plaît ?

— De quoi ?

— Vous n'avez pas compris ? Je suis de la Coalition des Planètes, chargé de vérifier que vous êtes bien défendus. Je m'appelle Allen.

— Quoi ? C'est quoi ce truc ?

— Mais enfin, vous le savez bien, c'est vous qui avez demandé à être évalué ! Il montra l'écran. C'est écrit là : planète Tarr.

— Hein ? Mais c'est pas Tarr ici ! C'est la Terre. La Terre !

— Hein ?

Allen l'alien laissa passer un long silence.

— Oh merde.

 

À son retour, Gokû passa une demi-minute uniquement à respirer. Il s'était retenu très longtemps et n'avait pas l'habitude. Puis il expliqua ce qui s'était passé, et son public eut beaucoup de mal à le croire. Afin de ne pas faire pâle figure, il fut écrit dans les rapports que l'agent spécial Son Gokû avait sauvé la Terre d'un terrible envahisseur.

Et la vie continua.

Gokû était ainsi devenu héros officiel certifié de la Terre.

Après tout, si tu choisis un travail que tu aimes, tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie.

Dessin par:

Grenziger      

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