DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Arctika & Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Update le 1 et 15 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 13 jours, 22h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
Partie 33 :161162163164165
Partie 34 :166167168169170
Partie 35 :171172173174175
Partie 36 :176177178179180
Partie 37 :181182183
[Chapter Cover]
Partie 37, Chapitre 183.

Le poing de Juna s’écrasa avec force dans le visage d’Uub, le faisant valser sur plusieurs kilomètres. Le Terrien se réceptionna en titubant, et pointa sa main vers lui. Un rayon vert l’auréola, et ses blessures guérirent, son sang disparut. Il ressentait encore l’impact du coup.

Uub regarda autour de lui. Le biome suivant était celui de la jungle. Pas le choix. S’il voulait échapper à ce monstre surpuissant, il fallait essayer de la semer à nouveau. Même si c’était peine perdue.

Il cacha son énergie et s’enfonça à toute vitesse parmi les lianes géantes et la végétation dense. Depuis tout ce temps qu’il était là, à parcourir la planète factice à toute vitesse, il en connaissait maintenant les moindres recoins.

Il avait combattu Juna sans relâche chaque jour. Elle le laissait à peine se reposer, encore moins dormir. Il lui avait fait face dans tous les environnements, essayant de s’en servir à son avantage, mais c’était voué à l’échec. Quoi qu’il fasse, Juna était bien plus rapide, bien plus forte. Ses réflexes étaient surréalistes.

Aucun doute, elle dépassait de loin tous les combattants de l’univers 18. Ni Vegeta, ni Son Gokû n’atteignaient son niveau. Autrement, il parviendrait au moins à la frapper, mais elle était inatteignable. Même en employant le Kaiôken Transcendé, Juna le balayait comme un simple brin d’herbe devant un ouragan.

Il perçut la présence de Juna derrière lui, dans l’obscurité de la jungle. Telle une prédatrice rôdant dans l’ombre, elle traquait sa proie sans relâche. Elle dissimulait aussi son énergie, mais il pouvait sentir son regard assassin fixé obstinément sur lui.

Alors qu’il empruntait un trajet étroit afin de lui échapper, il la vit soudainement apparaître à quelques dizaines de mètres au-dessus de lui, tapie sur une branche.

– Vous avez cumulé 357 400 pas aujourd’hui, annonça-t-elle de son habituelle voix neutre. Souhaitez-vous enregistrer ce nouveau record ?

Uub poussa un soupir de frustration. Non seulement elle le rattrapait sans difficulté, c’était aussi le même refrain depuis des mois, chaque jour. Juna n’avait aucune personnalité apparente. Un véritable robot sans émotion, avec une puissance monstrueuse. Elle n’avait qu’une obsession, poursuivre l’entraînement coûte que coûte.

Il grogna et tenta de la transformer d’un rayon rapide. S’il avait progressé depuis le début de cet exercice infernal, c’était sur sa vitesse d’incantation. Mais c’était peine perdue face aux réflexes inhumains dont Buu avait doté sa création.

Juna esquiva le rayon d’un bref mouvement de la tête et s’approcha en un instant de son adversaire. Elle lui asséna un coup de point surpuissant qui le projeta à travers de nombreux arbres épais, d’un geste aussi nonchalant que si elle avait écarté un moustique de son visage.

Uub se réceptionna avec difficulté et tenta une contre-attaque, imprégnant ses poings et ses pieds de magie de métamorphose afin de la surprendre. Il avait vu Kakarotto de l’univers 13 faire la même chose avec son énergie, pendant son combat contre Vegeta, et cela lui avait donné l’idée de manipuler sa magie de la même manière. Mais, là encore, Juna esquivait sans problème toutes ses attaques.

– Argh, pause ! s’exclama Uub.

– La dernière pause remonte à 22 heures et 40 minutes, répondit Juna d’un ton morne. L’abus de temps de repos ne permet pas le progrès.

“Maître, comme je vous en veux d’avoir mis ces limitations !” enragea Uub.

Cela faisait si longtemps, depuis qu'il avait connu un repos décent… Après plusieurs années de combat et d’efforts, Juna avait décidé de restreindre ses intervalles de paix au strict minimum. Une heure de pause seulement, ce qui faisait vingt-trois heures d’entraînement.

C’était vraiment long, à l’opposé de l’esprit de l’école de la Tortue, qui préconisait des repos réguliers sans se surmener. Selon Buu, un exercice intense était le meilleur moyen de progresser rapidement. Mais ce qui semblait être une bagatelle pour lui paraissait très extrême aux yeux de son protégé.

– Ça suffit, Juna ! cria-t-il avec colère. Ça fait au moins deux ans qu’on se bat, maintenant ! Je veux des pauses plus souvent, et plus longues !

– Cela fait précisément un an, quatre mois, huit jours, sept heures et treize minutes depuis le début de notre entraînement, répondit sa partenaire. Une date anniversaire n’est donc pas un prétexte. Et la pause quotidienne d’une heure est idéale pour le repos du corps.

Jugeant de l’état d’Uub à distance, elle estima qu’elle pouvait élever le niveau du combat. Elle forma deux Kikohas dans les paumes de ses mains.

– Cette attaque est létale, proclama-t-elle. Veuillez vous protéger.

Uub sentit l’immense énergie produite par l’attaque et croisa précipitamment les bras devant lui. Juna déclencha une vague déferlante cataclysmique et pulvérisa l’entièreté du biome exotique, ne laissant qu’une terre aride et couverte de cendres. Uub encaissa l’explosion, sa tenue déchirée sous la chaleur dégagée.

Il reprit position et projeta à nouveau un rayon transformateur en direction de Juna qui l’évita encore. Cette fois, Uub dirigea le trait magique et poursuivit Juna avec, qui effectua des pirouettes pour l’esquiver.

Uub prenait pour modèle d’origine le Sokidan, dont il s’était fait une spécialité. Il avait également en mémoire la cage de Makankosappo de Piccolo, qu’il avait pu voir durant la projection des souvenirs de Buu après l’attaque de Babidi.

Mais, rien à faire. Juna était intouchable. D’une habileté à toute épreuve, elle évita le rayon malgré tous ses angles d’attaque, même les moins prédictibles.

Au bout de quelques instants, Uub s’effondra, le corps tremblant, alors que son attaque magique partait se perdre dans l’immensité de l’espace. Indifférente, Juna observa le rayon disparaître et dit :

– Vous pouvez à présent bénéficier d’une pause. Souhaitez-vous prendre votre heure de repos ?

– Je… je veux bien…, dit Uub en haletant.

Juna atterrit à côté de lui, et fit apparaître une bouteille d’eau qu’elle lui tendit. Uub s’en saisit prestement et la vida d’un trait, avant de se laisser tomber sur le dos. Avant que sa tête ne touche le sol, il transforma la terre qui se trouvait derrière en oreiller.

– Réveille-moi dans cinquante minutes, dit-il en se soignant et en restaurant sa tenue de combat.

– Entendu, acquiesça Juna qui s’accroupit à côté de lui.

Durant l’heure qui suivit, la maîtresse d’armes de Buu veilla sur son protégé sans sourciller ni se mouvoir. Peu à peu, le paysage se reconstitua, la jungle reprenant son apparence d’origine. La pluie se mit à tomber avec force ; Juna invoqua un bouclier protecteur autour de son élève afin de ne pas perturber son repos.

Juna ne ressentait rien. Elle était insensible aux intempéries, à la faim, à la maladie et au temps. De même, son cœur factice était à l’image de son expression faciale : stoïque.

Pourtant, une pensée avait une signification similaire à celle de la notion de bonheur. Elle était heureuse d’exister pour accomplir sa mission. L’objet de celle-ci, maître Uub, son élève et le protégé de son dieu, le grand Buu. Ainsi, elle se faisait un devoir vital de veiller sur lui et d’en faire le guerrier-magicien le plus habile du monde.

Au bout de cinquante minutes, Uub se réveilla au signal de Juna. Celle-ci invoqua une table et de la nourriture, que son compagnon se mit à savourer avec joie.

– Tu continueras à m’attaquer tant que je ne serai pas parvenu à te transformer, n’est-ce pas ? demanda Uub d’une voix déprimée.

– C’est la mission que maître Buu m’a donnée, oui, répondit Juna.

– Ça me semble peine perdue…, dit Uub d’un ton sombre. Ça fait presque deux ans et je suis incapable de te toucher. Et puis, même si j’y parvenais, je resterais coincé ici. Je ne sais pas sortir de cette dimension.

– Les murs entre les dimensions sont fins pour les êtres supérieurs, expliqua Juna. Une puissante décharge d’énergie suffit à les briser. Vous avez sûrement le niveau pour les atteindre.

– Tu me répètes ça sans cesse, et pourtant, nous n’y sommes jamais parvenus. Buu a dû les rendre bien solides.

– Évidemment ! s’exclama Juna en affichant une mine réjouie pour la première fois. Maître Buu est le plus fort, le plus beau, le plus puissant des êtres de tous les temps ! Il est si fort qu’il peut tout faire ! En vous créant cet espace d’entraînement, séparé de votre réalité d’origine, il s’est assuré que rien ne viendrait perturber votre progression.

– Il a trop bien fait son travail, fit Uub dans un soupir blasé. Je ne crois pas t’avoir déjà vue réagir de la sorte, Juna. Tu sembles beaucoup aimer Buu.

– Quelle création n’aimerait pas un tel créateur ? répondit Juna en rougissant. Je connais l’histoire des géniteurs de maître Buu, et je suis heureuse de ne pas avoir été leur esclave, mais d’être au service d’un génie comme maître Buu. J’ai un certain libre-arbitre quant à votre entraînement, et ma raison d’être me satisfait, je n’ai besoin de rien d’autre.

Uub esquissa un bref sourire et se redressa, étirant ses bras.

– Juna, on va se concentrer à nouveau sur la barrière dimensionnelle. Tu avais convenu que ça comptait comme entraînement, et qu’on n’avait pas besoin de se battre.

– Tout à fait. Nous consacrerons deux heures à l’ouverture d’un passage avant de reprendre l’entraînement classique.

Ainsi, comme chaque jour depuis plusieurs semaines, Buu et Juna œuvrèrent de concert pour essayer de créer une brèche dans la barrière qui les séparait de la dimension d’origine de l’univers 0.

Au bout du compte, ce fut encore un échec.

“Buu est-il à ce point plus puissant que nous, pour que nous ne puissions briser ces murs ? Je suis pourtant au moins aussi fort que mon maître, à présent…”

– Bien sûr que maître Buu est tout-puissant ! s’exclama Juna avec joie. En plus d’être sublime et merveilleusement intelligent, il contient la puissance cumulée des plus grands guerriers et de milliers d’êtres !

– Juna, ne lis pas dans mes pensées, j’ai horreur de ça ! se braqua Uub.

– Je vous l’ai déjà dit, il m’est indispensable de veiller à votre survie. Pour cela, je dois suivre votre aura, vos pensées, vos battements de cœur. Je n’ai pas le pouvoir de vous ressusciter si vous veniez à succomber.

– J’ai droit à mon intimité…

Uub était désespéré. Même s’il réussissait l’épreuve, il ne serait jamais capable de revenir chez lui. Il finirait ses jours ici, dans ce monde factice et hostile à bien des égards. Au moins, il aurait une belle compagnie…

– Je sais ce qui vous dérange, ajouta Juna d’un ton léger. Mais, au vu de votre âge et de notre contexte, les pensées que vous avez sur mon physique sont tout à fait normales.

– Argh, tais-toi ! s’écria Uub en rougissant.

Le jeune homme se renfrogna, embarrassé, tandis que Juna ne put contenir un gloussement. Contre toute attente, elle ressentait une certaine affection envers son protégé.

Aucun des deux ne pouvait le savoir, mais les créations de Buu étaient bien réelles, bien vivantes. Si sa créature était programmée à l’image d’un robot sans âme, ce n’était pas le cas. Et, à ce titre, Juna pouvait avoir des émotions. Ce concept lui était simplement inconnu, et elle ne le comprenait pas. Pas encore.

Quelques mois plus tard.

Un nouvel affrontement. Une énième domination unilatérale du côté de Juna.

– Belle progression, maître Uub ! s’écria-t-elle tout en lui assénant une droite destructrice qui l’expédia dans le paysage. D’après mes estimations, vous serez en mesure de me battre d’ici cinquante-huit années !

Désorienté par le coup, Uub se laissa atterrir au sol. Il était au bout du rouleau. Cinquante-huit ans ? Cela représentait deux mois dans sa dimension d’origine. On pouvait croire que c’était peu, mais pourtant, il ne parvenait pas à se projeter en vieillard surpuissant. C’était impossible que cela soit le plan de Buu. Il savait le Djinn mesquin, mais pas à ce point. Il avait dû se passer quelque chose dans l’arène du tournoi, qui avait privé Buu de ses facultés. Gast l’avait-il neutralisé à nouveau ?

Il se régénéra et reprit position face à Juna qui se préparait de nouveau à attaquer.

“Même si ça ne mène à rien pour le moment, je suis quand même devenu plus fort et plus rapide”, pensa-t-il. “Maître Gohan n’avait pas vécu mieux, et il n’était âgé que de cinq ans ! Je ne peux pas me plaindre et abandonner, quand mes aînés ont traversé des épreuves plus difficiles. Ils ont tous pris tant de risques, ils se sont même sacrifiés pour sauver la Terre et l’univers…”

Et c’est là qu’il prit conscience d’une vérité pourtant claire, mais dissimulée à ses yeux jusqu’à présent.

C’était exactement ça. À aucun moment, il n’avait mis sa vie en jeu durant cet entraînement.

Juna s’était efforcée de ménager Uub afin de ne pas le pousser à la frontière de la mort, et le garder en vie. En cela, malgré la douleur et son impuissance, Uub s’était toujours reposé sur une relative sensation de sécurité. Mais il ne devait pas penser comme ça.

Son Gohan avait dû survivre dans le désert pendant six mois, alors même qu’il s’éveillait à peine à son pouvoir. Sa vie était en jeu au début même de son existence.

Pour combattre Juna et l’emporter, il allait devoir faire de même.

Il sut exactement comment procéder.

– Juna, j’ai pris une décision ! cria-t-il à son intention. Ce sera ma dernière attaque pour cet entraînement !

– J’ignore ce que vous comptez faire, mais soyez certain que je ferai de mon mieux pour vous contrer, rétorqua Juna en se mettant en position de défense.

Uub sourit, et déploya son Kaiôken Transcendé à pleine capacité. L’avantage de ces deux années d’entraînement, c’était d’être parvenu à contenir la puissance de sa technique sans trop en subir les conséquences. Il ne pouvait pas la maintenir longtemps, mais elle durait suffisamment pour livrer un combat intense de courte durée.

Il poussa un rictus et projeta une aura violette gigantesque. Des dizaines de rayons mauves furent projetés dans le ciel, captant l’attention de Juna.

Cette distraction ne dura qu’une fraction de seconde, mais ce fut suffisant pour Uub, qui se déplaça à vitesse maximale derrière Juna et la ceintura de toutes ses forces contre lui, à la grande surprise de sa partenaire.

Avant même qu’elle tente de se libérer, Juna capta avec horreur un mouvement dans le ciel. Les rayons magiques déployés par Uub descendaient à toute vitesse sur eux.

– Maître Uub, non ! s’exclama-t-elle avec angoisse. Vous allez finir transformé aussi, nous ne pourrons jamais revenir à la normale !

À cela, Uub ne fit que serrer davantage sa prise en guise de réponse. Une seconde plus tard, les deux combattants furent frappés par les sortilèges, et devinrent des biscuits à leurs effigies qui tombèrent au sol.

Quelques secondes après, une nouvelle salve de rayons magiques retomba sur eux, leur redonnant forme humaine.

– Oui ! fit Uub en serrant les poings de satisfaction. J’avais envoyé une seconde salve au-delà de la première pour assurer le coup, ma stratégie a réussi ! J’y suis parvenu, maître, j’ai passé l’épreuve !

– UUB !

Traversé par un frisson de terreur, il sentit une immense énergie plus loin. Juna s’élançait sur lui, et semblait possédée.

– A… attends ! s’écria-t-il en croisant ses bras devant lui. J’ai réussi, on n’a plus besoin de se battre !

Il s’attendit au choc fatidique. Mais…

Au lieu de l’impact d’un poing surpuissant et furieux, il sentit la douceur d’une étreinte délicate.

Ébahi, il contempla Juna qui l’enlaçait, en pleurs.

– Ne refaites jamais ça, Uub, j’ai… j’ai cru vous perdre ! dit-elle dans un sanglot. Je vous ai cru perdu pour toujours !

Les deux partenaires de combat se regardèrent dans les yeux quelques secondes sans dire un mot. Soudain, Juna prit conscience du degré de proximité qu’ils partagaient, et elle s’écarta, embarrassée.

– Hum…, fit-elle dans un sursaut. L’entraînement est terminé. Félicitations, maître Uub. Vous pouvez partir.

– Euh, très bien…, répondit Uub qui détourna le regard, les joues empourprées. Mais comment je sors d’ici ? Nous n’avons jamais pu ouvrir de brèche.

Juna tendit alors la main, et un portail magique apparut.

– Comme ceci, dit-elle.

– Tu pouvais ouvrir un portail depuis le début, alors…, soupira Uub avec lassitude.

– Je ne pouvais pas, tant que vous n’aviez pas réussi. C’était la consigne.

– Je me comprends.

Uub se tint devant le portail. Après deux longues années, il était prêt à revenir auprès des siens. Bien plus fort, plus rapide, et devenu un vrai stratège du combat. Il ne savait pas s’il était devenu bien plus fort que Son Gokû, mais il se sentait confiant quant à son niveau. Il les surprendrait tous.

Alors qu’il s’apprêtait à franchir le portail, il s’immobilisa. Après un instant de réflexion, il se tourna vers Juna.

– J’aimerais que tu viennes avec moi, Juna, lui dit-il.

– Comment ? Mais pourquoi ? dit-elle, surprise.

– Je pense qu’il est arrivé quelque chose à Buu. Et peut-être aux autres aussi. Je ne sais pas à quoi m’attendre là-bas. On aura sûrement besoin de ton aide pour le retrouver.

– Vrai… vraiment ? Mais, votre entraînement est terminé…

– Nous avons vécu deux ans ensemble, je ne vais pas te laisser seule dans ce monde, dit Uub en souriant.

Il lui tendit la main. Le cœur de Juna manqua un battement. La magie de Buu opérait à son œuvre, délivrant peu à peu les émotions contenues dans l’esprit magiquement programmé de Juna pour la rapprocher d’un être humain.

– Je serai ravie de venir avec vous, dit la jeune femme en rougissant et en saisissant sa main.

Les deux compères se sourirent et traversèrent ensemble le portail. Quelles que soient les surprises qui les attendaient de l’autre côté, ils leur feraient face ensemble.

28 Juin

Prochains chapitres !

[img][img]Lundi, l'histoire principale reprend !

Asura et Veguito, Salagir et les traducteurs ont travaillé d'arrache-pied pour respecter les délais.

Ensuite, un chapitre spécial sur Baddack, en couleurs ! Par thebritwriter.

Puis, l'histoire de XXI, la dernière partie ! Si… elle est terminée à temps ^_^l (elle le sera, car Arcady Picardi ne rate jamais !)

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