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Hanasia, Reine des Saiyans

Écriture par Salagir

Cette histoire se passe sur la planète des Saiyans, il y a 1000 ans, bien avant que ceux-ci ne soient les videurs de planètes qui ont fait trembler la galaxie à l'époque du Roi Vegeta...
Si vous vous demandiez comment vivaient ces êtres si puissants en communauté, si vous vouliez savoir quels furent les destins des Guerriers Millénaires d'avant Broly, si les aventures d'une combattante forcenée et émotive dans un monde de brutes vous tentent, entrez dans le monde de la Saga d'Hanasia.


Partie 1 :123
Partie 2 :4567891011121314151617
Partie 3 :18192021222324252627282930313233343536373839404142
[Chapter Cover]
Partie 2, Chapitre 11.

Tous contre le guerrier millénaire

 

Hanasia mettait un peu d'eau sur le front de son père.

Dans la maison familiale, et sur le même lit où sa mère avait fini sa vie, était maintenant son père.

— T'occupe, t'occupe... croyait-il dire, mais Hanasia n'entendait que des voyelles. Tu broies du noir comme avec ta mère, grommelait-il. Hartich essaya d'élever son bras pour lui prendre le visage, mais il n'y parvint pas.

— Tu sais, ma fille, dit-il, en réel ou dans sa tête, je ne suis pas un bon Saiyan. Lorsque j'ai parcouru le monde, je cherchais quelque chose de différent, mais je ne l'ai pas trouvé. Alors, j'ai essayé d'être, moi-même, différent. Lorsque je suis revenu, je suis devenu chef, mais je ne pense pas le mériter. Toute ma différence, je l'ai mise en toi, et ce qui est sûr, c'est que tu l'es. Tu es la plus forte des Saiyans. Tu es aussi la plus méritante, car comme moi tu ressens la tristesse des autres. Non, tu ne la ressens pas, tu la vis. Tu n'es pas une Saiyanne. Tu es tous les Saiyans. Quand ils souffrent, c'est en toi. Quand ils sont en joie, c'est en toi... Tous les Saiyans sont en toi et c'est pour cela que tu es la plus forte des Saiyans. Toi tu pourras les guider et te battre à leurs côtés. Toi...

Hanasia n'entendit jamais ce discours. Elle vit juste, à travers ses larmes, les yeux de son père se fermer alors que sa bouche bougeait toujours, de façon incohérente.

 

— Eh bien, qu'est-ce que tu as ? Quel est ton message ?

Le Tsuful haletait, à la porte d'entrée, sans pouvoir le dire. Son regard allait dans toutes les directions. Il voulut parler, mais ses poumons étaient vides d'air. Il dût reprendre son souffle encore. Comme cette salle de contrôle était calme ! Mais une inquiétude montait et maintenant tous les occupants regardaient le messager.

Les Tsufuls sont des gens sérieux. Sans connaître son nom, Chiin-Lee avait parlé plusieurs fois à cet employé et il était sérieux. C'est pourquoi le voir suer, affolé comme s'il avait vu un démon, incapable de porter une nouvelle qu'il avait couru pour donner de vive voix alors que l'on pouvait aisément communiquer d'une salle à une autre, rendait tout le monde ici inquiet.

Mais il n'y avait pas que cela. Derrière lui et de la porte ouverte, un bruit de fond inhabituel perlait. Tout le bâtiment était en ébullition. Chiin-Lee prit le micro pour demander ce qu'il se passait dans la salle d'à côté. Sur le visiophone elle pouvait voir ses occupants qui couraient dans tous les sens.

— Que se passe-t-il ? Dit-elle distinctement, ce qui arrêta net les appelés, qui regardèrent le visiophone, étonnés, comme si la question était stupide. Soudainement conscient du fait qu'il n'avait toujours pas délivré son message, le type à la porte arriva à prononcer :

— Y'en a... y'en a deux.

 

 

Une lueur transperça la fumée et un vent puissant la dispersa immédiatement. Toujours debout, au centre d'un cratère de terre et de pierre, riant comme un démon, Romanesco le guerrier millénaire ne perdait plus une goutte de sang. Sur son torse, on voyait une trace noire : l'air carbonisé qui s'était collé sur le point d'impact. Mais pas une égratignure, pas le moindre mal.

C'était la plus puissante attaque qu'ils pouvaient faire. Cinquante Saiyans rassemblés, entraînés et synchronisés ne pouvaient pas toucher le guerrier millénaire. Que faire maintenant ? L'armée complète n'allait pas pouvoir être rassemblée rapidement. Inutile d'essayer de le retenir. Par contre d'après les Tsufuls, pendant tout ce temps il allait détruire tout autour de lui. Et ce fut confirmé lorsqu'il frappa le sol de son poing, et lança une boule de feu. Le cratère sous ses pieds explosa de toutes parts et le sol trembla dans tous les sens. Nizouki s'envola en faisant de grands gestes assez clairs : il disait à l'armée de s'enfuir.

Tous partirent immédiatement dans tous les sens. Certains fuyaient à très grande vitesse, la peur au ventre. Le guerrier millénaire s'envola lentement et soudainement se jeta sur l'un d'entre eux qu'il attrapa et secoua comme un hochet. Nizouki n'allait pas rester sur place à regarder. Il avait une mission et l'armée n'était plus son problème. Il fonça et, à ras du sol, vola le plus vite possible vers le village d'Hanasia. Mais ça lui prendrait au moins un jour...

 

Chiin-Lee ne comprit pas cette phrase. La salle resta silencieuse aussi. Ils étaient tous là pour suivre le déplacement de la tortue mécanique géante qui volait au-dessus de la mer en direction du village du guerrier millénaire. Mais l'un des techniciens l'avait comprise et se jeta sur son clavier.

Sur l'écran principal apparut la carte du monde où une flèche montrait la tortue. Quelques points indiquaient d'importantes villes Saiyannes et le village de la cible ajouté pour l'occasion. Il y avait aussi les villes des Tsufuls, la tortue suivait un chemin direct entre l'une de ces villes et le village. Le technicien tapa un instant et apparurent d'autres signes sur cette carte. Une marque clignotante rouge que Chiin-Lee connaissait : c'était le marqueur de l'énergie spécifique du guerrier millénaire. Cette marque s'était instantanément allumée lorsque la fille s'était transformée pendant l'attaque de son village.

Sauf que ce n'était pas sur le village que clignotait la marque. Mais sur la capitale des Saiyans.

— Elle s'est déplacée ? Fit une personne dans la salle. Mais d'autres écrans et des images holographiques s'allumèrent dans tous les sens. Plutôt que de répondre par des paroles à la question de Chiin-Lee au visiophone, les gens de la salle d'à côté affichaient des images. Un enregistrement de la salle du trône, des images satellites et d'autres sources.

Un autre Saiyan, un autre. Transformé, comme la fille, un autre. Il y en avait deux.

— Images satellites du village, trouvez-moi la fille. Demanda Chiin-Lee, comme pour se rassurer.

Alors qu'ils s'activaient, elle regarda les images de la salle du trône. Des textes indiquaient qu'il s'agissait d'enregistrement, alors qu'à côté, mais avec moins de détails, on voyait en temps réel le guerrier semer la destruction sur son passage. Il y avait beaucoup de matériel Tsuful dans le palais et de nombreuses caméras volantes étaient arrivées sur le terrain agrémenter les images satellites. Le jeune garçon, nommé Romanesco, s'énervait lors de son combat, et instantanément, s'était transformé. C'était arrivé beaucoup plus vite qu'avec la fille. Et aussi avec bien plus de puissance. Chiin-Lee n'avait pas mesuré les niveaux d'énergie, elle voyait...

— Lorsqu'il se transforme, le sol se détruit sous ses pieds, le vent est plus fort et la lumière, surtout la lumière, envahit toute la salle et lui confère une aura bien plus grande. De plus, il y a l'étonnante modification de tout son corps, pas uniquement ses cheveux. Ses muscles sont énormes et il ressemble à un monstre.

Peut-être la transformation millénaire est-elle moins imposante chez les Saiyans femelles ? Ou alors...

— Je l'ai ! Fit un Tsuful en montrant une image satellite. La fille sortait de chez elle. La caméra volante, qui était restée en stand-by, s'approcha.

Les villageois s'approchaient d'elle et la caméra descendit pour avoir de meilleurs plans. Elle se plaça sur le toit d'une habitation et en zoomant, on voyait les visages des Saiyans qui entouraient la fille et lui parlaient. La fille pleurait encore.

Chiin-Lee mis les images de côté et lança une communication avec le Saiyan conseiller du roi. Le conseiller avait sur son bras un bracelet qui lui permettait de communiquer avec les Tsufuls. C'était un jeune guerrier qui servait la famille royale et avait prouvé qu'il était digne de confiance. Debout sur la pointe de la plus haute tour du palais, il regardait de loin le combat du guerrier. Il savait que les Tsufuls le contacteraient et il attendait.

— Conseiller, salutations. Quelle est la situation ?

— Le guerrier millénaire est apparu. Le roi est mort. Notre général rassemble l'armée. Une faction a déjà combattu à l'extérieur et ils sont tous morts. Le guerrier millénaire tue les derniers fuyards.

— Nous le voyons.

— Est-ce que le général Nizouki est vivant ? Répondit le conseiller. Il est le seul à savoir où est le Saiyan qu'il a entraîné, il faudrait qu'il puisse le rejoindre.

Ah, oui les projets des Saiyans... mais il était peu probable que ce général et son guerrier soient utiles à quelque chose.

— Chiin-Lee, fit un Tsuful de la salle d'à côté, nous avons envoyé un bâtiment de guerre vers la capitale. Il y arrivera dans une demi-heure. Comme la tortue était prise...

— Chiin-Lee dit un autre, nous avons trouvé leur général, il est le dernier survivant de la faction massacrée et fonce vers l'Est. Le guerrier millénaire l'a vu et part à sa poursuite. Le général a déjà parcouru des dizaines de kilomètres.

— Hum... Il le poursuit... Appel au capitaine du bâtiment de guerre !

— Capitaine Aruloku Alebatoru de Visage Balafré, sur le pont du Foudroyant, à votre écoute.

— Avez-vous ces vaisseaux de déplacement super-rapides et un Saiyan pourrait-il s'y accrocher ou rentrer dedans ?

— Oui, et oui, je pense, en laissant le cockpit ouvert.

— Envoyez-en un immédiatement, vide et téléguidé, en pleine vitesse vers le guerrier millénaire. Faites-le voler près du Saiyan que le guerrier poursuit.

 

Nizouki volait le plus vite possible quand il sentit une présence oppressante derrière lui. Oui, au loin, le guerrier millénaire le poursuivait ! Plutôt que d'aléatoirement détruire autour de lui, il allait tuer tous ses ennemis. À l'évidence le guerrier millénaire ne laissait pas de combat non terminé !

Il le rattraperait dans quelques instants, il n'avait aucune chance... mais soudainement un objet provenant de sa droite vola vers lui encore plus vite. C'était un truc en métal volant, et ça se mit à voler à ses côtés. Ça ne pouvait être qu'un objet Tsuful. Il entendit très faiblement une voix. Il s'approcha et vit une espèce de siège au milieu de la carcasse. Il y avait une sphère magique, et c'est de là que venait la voix !

— Mettez-vous dans le vaisseau ! Asseyez-vous et laissez-vous porter ! Il va plus vite que vous.

Les Tsufuls l'aident ?! Étonnant... Mais cela ne se refuse pas, il était épuisé et n'avait pas le choix. Nizouki se mit à genoux dans le siège et s'accrocha à un dossier plus large que haut. Il était maintenant face au guerrier millénaire qui s'approchait.

— Direction, le village du guerrier millénaire femelle, dit Chiin-Lee, calquez la vitesse sur celle du guerrier millénaire. Mettez un navigateur aux commandes à distances. Si le poursuivant se met à lancer des boules d'énergie, il faut pouvoir les éviter avec de bons réflexes. Le Foudroyant, allez aussi vers le village. La tortue y sera, les deux guerriers millénaires aussi. Ce sera le grand point de rendez-vous.

— Conseiller, dit-elle en changeant de langue et de micro, guidez votre armée vers la direction que va vous donner votre bracelet.

— Comment savez-vous où je vais ? Demanda Nizouki à la sphère.

— Nous vous envoyons vers la Saiyanne la plus puissante du monde, répondit Chiin-Lee, celle que vous cherchiez. Puis, en fermant le micro, pour répondre aux regards étonnés de la salle : ben oui, il cherchait le meilleur guerrier Saiyan lui, non ? Ben c'est l'autre millénaire.

— Décidément ces Tsufuls savent tout de nous... Pensa Nizouki. Je ne pense pas qu'Hanasia puisse faire quoi que ce soit, mais au moins on est plusieurs sur le coup.

 

 

— Il est mort, dit Hanasia aux villageois.

— Tu n'as pas à être triste, fit l'un d'eux. Il s'est bien battu.

Puis elle rentra dans la maison pour chercher son corps. Quand elle ressortit, les autres avaient déjà agrandi le cercle, ils étaient prêts pour la tradition funéraire. Hanasia prit une grande inspiration et lança le chef du village à la verticale. Un frisson parcouru son corps en voyant les contours de l'anatomie puissante de son père s'éloigner vers le ciel.

Il avait été lancé très haut. Les villageois n'en attendaient pas moins pour leur chef et avaient parfaitement confiance en la force de sa fille. Son geste avait été simple, il ne semblait pas qu'elle avait utilisé beaucoup de force. Pourtant, il monta au ciel avec une très grande vitesse.

Comme à l'accoutumé, ils préparèrent leur boule d'énergie et attendirent qu'Hanasia tire en premier. Cela sembla durer une éternité. Les plus vieux se souvenaient que personne avant Hartich n'avait monté la popularité et le respect envers ce village si haut, qu'il avait été un chef exceptionnel. Tous se souvinrent dans leur cœur de leur leader.

Il retombait depuis un moment déjà lorsque Hanasia s'entoura soudainement d'un vent violent. Toute la poussière du sol remonta et l'air vibra de ces ondes qu'Hanasia avait déjà fait sentir lors de son dernier combat, ainsi que contre Nizouki mais ils l'ignoraient. Sans même bouger les bras, son corps entier lança une boule de feu qui partit à la verticale et frappa le corps.

Immédiatement rejoint par les autres, qui ne firent que s'entrechoquer dans le vide car Hartich était déjà désintégré.

 

Soudain une grande douleur interne frappa à nouveau Hanasia, mais ce n'était pas celle à laquelle elle s'attendait.

Comme un gigantesque pressentiment oppressant, une présence menaçante bien pire que la mort qu'elle venait de côtoyer. Ce n'était même pas comparable avec l'impression qu'elle avait eue face au psychopathe d'hier, c'était des centaines de fois pire.

Elle s'envola brusquement à la verticale.

 

Au loin, au très loin, des évènements et des choses convergeaient toutes vers le village. Mais le point le plus important, c'était celui à ras du sol, à la limite de la vision, où elle sentait, se rapprochant à grande vitesse, l'ombre de la mort violente se profiler.

Elle ne pouvait plus penser à son père, ce n'était plus le moment. Maintenant elle commençait à avoir peur, très peur car elle savait qu'il n'allait rien se passer de bon. Elle redescendit lentement, les autres n'avaient pas bougé.

— Que se passe-t-il Hanasia ?

— Des évènements... dramatiques se préparent. C'est tout ce que je sais. Dans quelques minutes ici... ce sera un bain de sang.

Les autres se regardèrent étonnés.

— Fuyez le village. Fuyez !

— Enfin Hana...

— Elle a raison ! Cria l'un des vieillards du village. Je sens la mort ! Elle arrive ! Et il s'envola pour la voir de ses propres yeux. Ceux qui pouvaient voler partirent tous vers les hauteurs pour voir cela.

— C'est ce truc qui approche ?

Les Saiyans aux sens les plus aiguisés commencèrent très vite à avoir peur et au fur et à mesure que cela s'approchait, ils furent de plus en plus nombreux à voir en ces deux points approchant une terreur bien supérieure au guerrier invincible d'hier.

 

Nizouki était étonné de la vélocité de son caillou volant qui allait de plus en plus vite, car Romanesco allait de plus en plus vite. Il était aussi étonné qu'il aille pile poil vers le village d'Hanasia. Puis il distingua les maisons au loin. A leur vitesse, c'était l'affaire de quelques secondes. Il se prépara à descendre en marche.

Romanesco n'était pas fatigué par cette course de vitesse et avait tout son temps. Il vit le village aussi et comprit soudainement que c'était leur but. Il vit plusieurs Saiyans flottant qui les regardaient, et comprit qu'un nouveau combat allait commencer.

 

— C'est Nizouki ! Il est sur un caillou qui vole !

— Oui fit Hanasia. Il... me ramène le Guerrier Millénaire.

— C'est ça le guerrier ? Regardez, il brille de tous les côtés..

— Comme... Hanasia.

— Non, pas comme Hanasia, fit un vieillard.

— Écoutez-moi tous... fit-elle. Vous... ne devrez pas l'attaquer. Jamais. Compris ?

 

 

— Nous avons les résultats des analyses d'auras. La fille est de très loin inférieure au garçon, donc dans cet entre-duel à mort, nous enverrons nos attaques sur lui uniquement. Ensuite nous verrons selon la situation. Nos bâtiments arrivent dans quelques minutes, donc pour le début, nous n'avons plus qu'à regarder.

— Il vient d'arriver dans le village.

— Je sais.

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