DB Multiverse
DBM Univers 4: Buu
Écriture par Arctika
Relecture par Salagir
Update le 28 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 28 jours, 23h
Partie 1 :0
Partie 2 :123456
Partie 3 :78910111213
Partie 4 :14151617181920
Partie 5 :21
![[Chapter Cover]](/imgs/fanfic/u4/cover-s.jpg)
Dans une galaxie lointaine, très lointaine…
Sur une planète de taille relativement moyenne, dont la population n’avait jamais connu d’événements singuliers de toute son histoire...
Toute ? Non, un individu au corps rose et musclé, se tenant immobile au milieu d’une jungle à la végétation luxuriante, s’apprêtait à bouleverser cette tranquillité de façon époustouflante.
Tout sourire, l’individu prit une grande inspiration, puis leva lentement le bras, joignit deux doigts ensemble, et...
SNAP
Un immense palais apparut soudainement au centre de la végétation dense, dégageant la vue du ciel jaunâtre. Au milieu d’un vaste jardin aux plantes colorées et taillées, le bâtiment se dressait tel un joyau brillant de mille feux ; ses murs de marbre et de céramique renforcée couvraient le paysage de toute sa splendeur. Cinq grandes tours surplombaient l’édifice. Au-delà d’un grand vestibule auquel menait une longue allée pavée, on pouvait distinguer une pièce gigantesque, et pour les vues les plus perçantes, un trône simple.
Satisfait, Buu s’envola et admira son œuvre. Il ne pouvait dire pourquoi, mais cette architecture spécifique lui trottait dans la tête depuis des jours. Il se sentait chez lui, enfin. Même s’il considérait l’univers entier comme sa maison… Et ce qui se rapprochait le plus d’un foyer pour lui, c’était encore la petite planète bleue du nom de Terre. Mais pour son nouveau grand projet, il lui fallait quelque chose d’extraordinaire. D’imposant. De superbe pour les habitants de ce monde. De cette galaxie. De tout cet univers.
Car il était temps de faire d’une pierre deux coups : devenir l’être au sommet de l’existence dans tous les domaines, et s’amuser de mille et unes façons possibles. Il en était désormais capable : il avait en sa possession des pouvoirs incomparables !

Quatre mois plus tôt.
Seize semaines s’étaient écoulées suite au passage de Buu sur la planète Namek.
Durant ce temps, Buu avait entrepris de revenir sur Icarion. Le Djinn ne s’était pas attardé sur les détails de son départ auprès de son apprenti, et avait redoublé d’efforts sur tous ses objectifs. Tout en entraînant Thorn, il s’était renforcé sur les plans de la magie et de la puissance. Il avait suffisamment progressé sur la maîtrise de son corps pour se diviser en une trentaine de parties de lui. Il parvenait à les contrôler en même temps et à leur faire accomplir de multiples tâches tout en conservant le contrôle. Il avait eu beaucoup de difficultés au départ, mais sa marge de progression était exceptionnellement rapide, car il était motivé, et ses dons magiques en développement constant l’aidaient beaucoup.
En parallèle, Buu avait étudié les Dragon Balls avec attention. Au bout d’un mois de travail intense, Buu était parvenu à les réactiver et à s’accaparer leurs pouvoirs. Toutefois, leur origine et leur fonctionnement lui échappaient toujours, bien qu’il ait le Grand Chef en sa possession. Il lui fallut deux mois supplémentaires pour les dompter et qu’elles ne fassent plus qu’un avec ses propres pouvoirs magiques.
Quand il fut capable de réaliser des souhaits, il réfléchit à la façon dont il souhaitait procéder. Il pouvait maintenant tout faire d’un claquement de doigts. Cela lui paraissait donc tout naturel…
SNAP
En plein milieu de la bibliothèque d’Icarion, une tonne de tablettes de chocolats était tombée du plafond et avait provoqué le chaos parmi les lecteurs présents. Tout le monde avait fixé Buu d’un air mauvais alors qu’il se roulait par terre. Il avait simplement souhaité faire apparaître des tablettes de chocolats sur une table, mais ce n’était qu’un échec partiel. Son pouvoir était encore imprécis, mais ce n’était pas l’important.
Son pouvoir fonctionnait.

Après avoir dompté ses nouvelles capacités et passé son temps à exaucer des souhaits loufoques et sans conséquences, Buu se rendit sur Terre où il fut reçu par un dieu de la Terre passablement dégoûté et hostile.
– Je sais quel crime odieux tu as commis, Buu, avait dit Dende d’une voix courroucée. Je ne peux pas te pardonner le meurtre de mon peuple. Si tu as une once de décence, quitte cette planète et laisse-nous tranquille !
– Calme-toi, Dende, avait répondu Buu d’un ton désolé. Je viens faire amende honorable. J’ai promis de ne jamais toucher aux Terriens ; cependant, je n’ai fait aucun serment pour le reste de l’univers. Mais je regrette de m’en être pris à ton peuple alors que tu t’es montré bienveillant avec moi. Je suis venu pour te demander pardon et pour racheter ma faute.
– Et comment comptes-tu y remédier ? répondit Dende d’une voix sévère. Les miens ont déjà été ressuscités une fois, ils ne pourront pas revenir par les pouvoirs de Shenron. Quant à Porunga, il a disparu après tes actes inqualifiables sur mon monde natal.
Buu gratifia Dende d’un sourire mystérieux et leva le bras. Le Namek eut un mouvement de recul, inquiet, mais le Djinn se contenta de joindre ses doigts et de les claquer.
SNAP
Les congénères de Dende apparurent autour d’eux. Ils se regardèrent les uns les autres, déconcertés. Quant au dieu de la Terre, il lui aurait suffi d’écarquiller encore plus les yeux pour que ceux-ci tombent au sol.
– Et voilà, j’ai exaucé ton vœu, ricana Buu. Qui a besoin de Shenron et Porunga, quand vous m’avez, moi ? Maintenant que j’ai obtenu ce que je désirais, je te promets qu’au même titre que les Terriens, ton peuple sera lui aussi en sécurité, à la seule condition qu’ils ne fabriquent plus jamais de Dragon Balls. De toute façon, leur Grand Chef est désormais à moi.
Se remettant du choc initial de leur résurrection, les Nameks entendirent ces mots et le dévisagèrent en tremblant. Buu se contenta de leur adresser un rictus et se retourna vers Dende, toujours ébranlé par ce qui se passait.
– Je suis de bonne humeur, alors je suis prêt à t’accorder un autre souhait. Dis-moi, Kami, que désires-tu ?
– Que… Comment fais-tu ça ? bégaya Dende. Combien de vœux est-ce que tu peux exaucer comme ça ?
– Il m’a fallu beaucoup d’entraînement, répondit Buu. Mais je ne vois aucun effet secondaire. Les connaissances du Grand Chef et du vieux Kaiôshin ont été très profitables. Je me suis approprié la magie de Porunga, même si l’essence de sa nature m’échappe encore. Mais j’ai transcendé ses pouvoirs : je peux tout réaliser dans la mesure des capacités du dragon, sans limite de temps ou de nombre de vœux. Bizarrement, je ne peux pas appliquer de vœux sur moi ; je dois être trop fort pour moi-même, haha !
Dende et les Nameks demeurèrent silencieux alors que Buu riait aux éclats. Après s’être repris, le Djinn sourit avec malice et répéta :
– Je t’accorde un autre souhait, Dende. Saisis ta chance, car cette opportunité ne se présentera plus aussi facilement. Que désires-tu ?
Subtilement, il jeta un coup d'œil aux Nameks, et Dende suivit son regard. Comprenant ce qu’il sous-entendait, Dende se rendit à l’évidence et s’inclina devant Buu.
– S’il te plaît, Buu, ramène mon peuple sur Namek…
– À ton service ! se réjouit Buu en claquant des doigts.
Aussitôt, les Nameks disparurent, et Dende put confirmer en son for intérieur que les siens étaient toujours vivants, quelque part dans l’univers, certainement chez eux. Buu avait tenu parole, et il disait la vérité : il pouvait maintenant utiliser une magie mystique hors du commun.
– Sur ce, je te laisse, Dende, s’exclama Buu en s’envolant dans les airs. J’ai encore des choses à faire avant de mettre en œuvre mon grand projet !
– Quel est-il ? l’interpella Dende prestement avant que Buu s’en aille. Qu’est-ce que tu as encore l’intention de faire ?
Buu le regarda d’un air indéchiffrable, puis esquissa un sourire. Il était inutile de dissimuler ses plans grandioses à celui qu’il considérait comme l’un de ses vrais amis.
– L’époque des dragons sacrés est révolue, mon cher Kami. Terminée, la quête des Dragon Balls qui attisent la convoitise ! Les Terriens et les Nameks n’ont plus le monopole des vœux. Je vais offrir au reste de l’univers la possibilité de voir leurs rêves se réaliser, eux aussi ! Je vais me faire connaître comme un génie exauçant mille souhaits, et enfin, je vais connaître une ascension fulgurante au sommet de l’existence ! Et pour cela, je vais m’amuser à mener quelques expériences…
Sur ces mots, Buu disparut, laissant un Dende pantois trembloter seul au centre du sanctuaire divin. Le Namek était incertain quant à l’avenir de cet univers. Quelle catastrophe Buu serait-il capable de déclencher ?

Par la suite, Buu dédia la majeure partie de son temps à contrôler ses diverses parties de son corps sur des distances de plus en plus longues. Désormais, il arrivait à couvrir des systèmes éloignés sans perdre en énergie. Il lui était toujours difficile d’agir de façon indépendante pour chacune, mais il avait bien en tête le concept d’un “esprit-ruche” : tous ses morceaux étaient connectés en un seul esprit mais, en parallèle, ils disposaient de leurs propre autonomie et parvenaient à s’affranchir des autres. Si l’un d’entre eux éternuait, les autres ne suivraient pas… La plupart du temps.
Ainsi, Buu pouvait mener ses multiples projets en même temps : par exemple, l’une de ses parties se chargeait exclusivement de l’entraînement de Thorn. Une autre s’exerçait à la magie.
Trois autres s’occupaient de poursuivre des recherches sur Icarion, car même à plusieurs, la tâche restait colossale. Quasiment toutes celles qui restaient étaient parties explorer les systèmes voisins ainsi que d’autres, plus éloignés.
Contrairement à Cell, Buu n’avait pas de “noyau”. Chacune de ces cellules était un Buu complet en lui-même. Que ce soit un corps entier en train de voyager dans l’espace, ou une petite tête flottante entre les rayons d’une librairie d’Icarion, Buu était entièrement là, partageant les connaissances de toutes les autres parties, en temps réel. Qu’importait la distance. Il était donc très proche de l’invulnérabilité. Il laissa une minuscule partie de lui à l’autre bout de l’univers, cachée aux yeux de tous. Si tous ses corps étaient détruits, il repartirait de ce morceau, sans aucun dommage.
Enfin, dans ses fabuleux plans, il avait prévu une cerise bien alléchante au sommet de cet immense gâteau déjà bien établi : un service universel de vœux !
Basée sur une planète située en marge de la limite entre deux galaxies majeures, une partie de Buu s’était établie dans un magnifique palais qu’il avait fait apparaître grâce à ses nouveaux pouvoirs, et avait répandu la nouvelle à travers de multiples mondes. Depuis Icarion et ses innombrables carrefours commerciaux, la rumeur avait fait le tour de centaines de systèmes à une vitesse effarante. Nombreuses étaient les civilisations disposant d’une technologie spatiale ; pour beaucoup, il s’agissait des restes de l’empire de Freeza, qui avait colonisé et fait évoluer un grand nombre de planètes.
Maintenant, des milliers d’êtres pensants étaient au courant de l’apparition d’un Djinn surpuissant capable de réaliser n’importe quel vœu, et pour de multiples raisons, tous se préparaient à un long voyage vers ce monde utopique qui leur réservait maintes merveilles. Mais ils ignoraient l’envers du décor : ce qui les attendait était soit leur paradis espéré… soit un enfer des plus terribles.

Devant cet immense palais à l’architecture atypique que l’on pourrait comparer aux grandes structures des régions terriennes orientales, une foule s’était réunie devant les grilles fermées. Tous étaient fascinés par la beauté que dégageait cet endroit brillant de mille feux et de couleurs vives. Ils trépignaient d’impatience devant ce nouveau mystère rempli de promesses d’espoir, mais ils n’osaient pas tenter de pénétrer le domaine qui leur semblait fermé pour le moment. Il était dit que ce Djinn était une créature mythique qui avait autrefois dévasté des centaines de mondes, et que ces dernières années, il avait répandu autant de malheurs que de bienfaits à travers plusieurs planètes. Ils savaient donc qu’il valait mieux ne pas le contrarier.
Après une attente interminable longue de plusieurs jours, le fameux Buu en personne apparut au sommet d’une colonne du portail, faisant face à des milliers de paires d’yeux admiratifs mais aussi apeurés. Tout en leur adressant un sourire énigmatique, il usa d’un sortilège pour que tous l’entendent à des kilomètres, bien que sa voix n’atteignait que ceux qui lui faisaient face.
– Bienvenue, chers voyageurs et pèlerins ! Je me présente, je m’appelle Buu, et je suis un explorateur. Durant mes voyages à travers l’univers, j’ai développé mes pouvoirs, et je suis devenu un magicien aux talents inégalés ! Parce que je désire vous en faire profiter, j’ai décidé de créer cet endroit pour que vous puissiez me demander n’importe quel vœu, et je le réaliserai ! Voici pour vous prouver mes propos…
Il claqua des doigts, et le ciel se noircit soudainement, provoquant des exclamations parmi la foule. Ricanant, Buu changea la couleur des cieux à plusieurs reprises avant de la rétablir, et poursuivit.
– Cependant, je vous préviens, mortels ! J’ai mes propres règles, et si vous entrez ici, ce sera en toute connaissance de cause. Je jugerai vos vœux selon mes critères personnels. Si j’estime votre vœu digne d’être exaucé, je le réaliserai. Cependant, s’il ne me convient pas, vous serez tués sur-le-champ. Seuls les braves ne craignant pas la perspective de la mort devraient passer ce portail. Bien sûr, tous peuvent tenter de passer devant moi, les lâches aussi ; mais dès l’instant où vous me présenterez votre vœu, vous ne pourrez contester le résultat en aucune manière. Vous voilà avertis !
Un frisson d’horreur parcourut l’assemblée. Beaucoup se demandèrent si leur rêve valait un risque pareil. Plusieurs dizaines de personnes choisirent de se retirer. Mais ils restaient encore quelques centaines d’autres prêts à tenter leur chance.
Buu sourit et continua son propos.
– Bien. Voici donc la marche à suivre. Je vous attendrai au fond du palais. Chacun votre tour, vous vous présenterez devant moi, et vous me direz votre vœu. Faire la queue est obligatoire. Quiconque usera de la violence ou tentera de prendre la place d’un autre devant lui sera immédiatement tué. La patience est une vertu qu’il vous faudra manifester. Toutefois, je garantis la sécurité à tous ceux qui seront dans la file d’attente, vous serez sous ma protection personnelle. Si cela est clair pour chacun d’entre vous, je vous souhaite la bienvenue chez moi, et je vous invite à me rejoindre à l’intérieur !

Assis sur son trône, Buu aperçut au loin les premiers arrivants. Il avait conçu ce palais avec la magie, de sorte à ce que l’intérieur soit bien plus grand que ce qu’il aurait pu paraître depuis une vue extérieure. Les derniers de la file en auraient bien pour une demi-journée à l’atteindre.
Buu avait ses propres attentes par rapport à cette nouvelle activité. Il voulait tester les limites des vœux qu’il était en capacité d’exaucer. Il voulait trouver de nouveaux talents dignes d’être absorbés, et il ne se priverait pas de le faire. Mais surtout, c’était ce profond sentiment de supériorité qui l’envahissait : il avait le droit de vie et de mort sur ces pauvres âmes mortelles. Il allait pouvoir les soumettre à expérience, et changer leurs vies de mille et unes façons selon leurs vœux. Il allait déterminer lui-même les notions de bien et de mal, et redéfinir le concept même de la morale. Il ne se considérait pas comme un dieu, car il haïssait ce statut. Mais il s’en approchait. Il était un génie. Il était un Djinn.
Enfin, le premier parvint jusqu’à lui. S’inclinant devant le Djinn, l’alien exprima son souhait :
– Grand Buu, je voudrais devenir immortel.
– Évidemment, j’aurais parié que ce serait le premier vœu que j’entendrais, soupira le Djinn.
Pour ce genre de souhaits, Buu avait prévu de sonder l’esprit de ses interlocuteurs. Ainsi, Buu ne vit aucune bonne motivation dans le cœur de cet individu. Seulement un désir comme celui de Freeza sur Namek : être impossible à tuer, et ne pas avoir à affronter la peur de la mort.
– Désir classique et d’un ennui mortel, finit-il par dire. Refusé.
Il pointa son index en direction de l’individu et l’annihila d’un trait d’énergie. Ceux qui patientaient derrière tremblèrent de peur, et Buu passa sa langue sur ses lèvres. Il prenait déjà beaucoup de plaisir à ce nouveau petit jeu.
Le suivant avança à contrecœur. Buu pouvait sentir sa profonde envie de prendre ses jambes à son cou, mais quelque chose le poussait à continuer malgré ce à quoi il venait d’assister.
– Gr… Grand Buu, bégaya-t-il. Je voudrais que ma femme guérisse d’une maladie incurable qui la ronge depuis longtemps et lui cause d’horribles douleurs. Je vous en supplie…
Songeur, Buu ressentit de la compassion à l’égard de cet être dont le cœur était sincère et pur. Allait-il exaucer son souhait aussi facilement que ça ?
– Très bien, parce que tu es mon premier vœu positif, je ne vais pas jouer avec toi. Te voilà exaucé.
SNAP
Buu claqua des doigts, et le vœu fut réalisé. L’alien releva vers lui un regard plein de larmes, et empreint de reconnaissances. Se répandant en mille remerciements, il se retira sous les regards plus ou moins souriants de ceux qui attendaient, tandis que Buu l’observait attentivement, en pleine réflexion.
Tuer ou réaliser, c’était bien, c’était le principe même de son nouveau rôle. Mais c’était trop facile. Il n’allait pas faire ça tout le temps.
Il avait beaucoup de choses à essayer, maintenant.
Durant les mois qui suivirent, Buu exauça des milliers de vœux. Beaucoup périrent de la main du Djinn, agacé par des souhaits trop classiques à son goût, ou motivés par des raisons qu’il jugeait ennuyeuses. En parallèle, il en réalisait de nombreux autres, et c’était souvent par une montée d’empathie et de compréhension. Il appréciait répandre aussi les bonnes nouvelles et distribuer des sources de joie aux gens méritants.
Comme il l’avait si souvent proclamé, il voulait être un génie bienveillant pour les âmes innocentes et pures, et un démon maléfique pour les cœurs malfaisants. Mais cela l’amusait aussi de tourmenter les faibles et de renforcer les puissants. Il était un être de contradiction, dont le désir était de s’amuser avant tout, et d’être le meilleur en toutes circonstances.
Pour varier dans son approche, Buu interprétait une grande partie des vœux à sa manière, et glissait des conditions souvent strictes dans leur réalisation.

Un jour parmi d’autres…
– Ô seigneur Buu, se présenta un alien humblement. Je te prie d’exaucer mon vœu. Sur ma planète, une guerre éternelle fait rage. Depuis des siècles, nos deux nations ne font que s’affronter avec violence. Fais en sorte que la paix règne entre nos deux peuples.
– Hum, je vois…, fit Buu. Entendu. Je vais détruire l’une des deux nations. Je te laisse choisir laquelle.
– Que… Non ! s’exclama l’individu, choqué. Je demande juste la paix, pas l’extermination !
– Vous vous détestez sans parvenir à mettre fin à votre querelle par vous-mêmes. Si vous ne pouvez pas faire la paix, elle s’imposera d’elle-même avec la disparition de l’un des deux camps. Si cela ne te convient pas, je t’accorde le droit de renoncer à ton vœu et de repartir d’ici vivant.
L’individu resta silencieux, tiraillé par un choix de conscience dont Buu se délecta avec sadisme.
– Alors ? demanda Buu. Que décides-tu ?
– S’il vous plaît, éliminez la nation ennemie, dit l’individu d’une voix brisée.
– Et voilà qui est fait, fit Buu dans un rictus en claquant des doigts. Ton peuple est désormais seul maître sur ton monde. Va.
Alors que l’individu repartait, la mort dans l’âme, la personne prête à lui succéder dans la file d’attente lui fit d’un ton dédaigneux :
– Vous êtes vraiment une horrible personne.
Buu observa tranquillement l’individu au cœur lourd et coupable quitter son champ de vision.
– Héhéhé, ricana-t-il.

Un autre jour.
Un être fort mystérieux se présenta à Buu, à sa grande surprise.
– Génie, je suis un être immortel qui vit sur la planète Pandora. Je ne peux mourir, et je voudrais disparaître de cette existence une bonne fois pour toutes.
– C’est… fascinant ! s’exclama Buu en se penchant sur son trône pour l’examiner plus attentivement. Ton immortalité est unique en son genre, on dirait que ton âme est figée dans le temps, ou quelque chose de ce genre… À mon avis, te détruire jusqu’au niveau moléculaire ne servira à rien, tu ne peux pas mourir du tout.
– En effet, j’ai déjà tout essayé, jusqu’à me jeter dans un soleil, mais rien à faire.
– Ton âme ne peut être envoyée dans l’autre-monde, c’est vraiment curieux…, murmura Buu. Eh bien soit. Je ne vais pas perdre mon temps à essayer de te détruire, j’en aurais pour des années. Je doute que mes pouvoirs magiques puissent être plus utiles. Mais j’ai un moyen sûr de t’endormir pour de bon.
– Quel est ce moyen ?
– Je peux t’absorber. Tu feras partie intégrante de moi. Par ce biais, je peux exaucer ton souhait.
– Est-ce que… je serai conscient ?
– Non.
– Dans ce cas, génie, absorbe-moi.
Sur ces mots, l’immortel de Pandora fut absorbé par Buu, qui étudia immédiatement sa nouvelle acquisition. Malheureusement, la caractéristique de cet étrange phénomène ne se transposa pas à Buu comme une faculté. Il ne put obtenir la même immortalité que lui. Et il ne pouvait donc pas l’étudier à sa guise. Mais ce n’était pas une grande perte. Cet immortel pouvait enfin reposer en paix.

Encore un autre jour.
– Ô grand génie, ma planète natale est mourante. Ses ressources naturelles se tarissent et mon peuple manque d’eau. Je t’en prie, sauve-nous de la sécheresse !
– Il vous suffit de changer de planète, rétorqua Buu en fronçant les yeux. Peut-être veux-tu que je vous téléporte ailleurs ?
– Non, ô génie, nous ne pouvons nous séparer de notre chère planète. Je te donnerai ma vie en échange de ton aide !
– Ta vie n’a aucune importance pour moi. Ton souhait n’a aucune valeur et me fait perdre mon temps.
– Je suis prêt à te donner mon âme ainsi que tout mon être, sauve mon peuple, je t’en supplie ! l’implora l’alien.
– Ton âme ? répéta Buu.
Le Djinn réfléchit un moment.
– Intéressant… Très bien. Je vais donc disposer de ton âme comme je l’entends, et je ne veux pas t’entendre te plaindre.
– Oh, merci, grand génie, merci !
SNAP
– Voilà, les nuages sont de retour sur ton monde, dit Buu. L’eau abonde à flots. Et te voilà immortel.
– Encore merci, grand… Quoi ? s’interrompit l’alien.
– Tu es immortel, répéta Buu dans un rictus. Si tu veux que l’eau perdure sur ta planète, tu as pour mission d’assurer une paix stable et sans troubles parmi ses habitants. Tu devras protéger ton monde pour mille années. Si tu échoues, l’eau disparaîtra définitivement, et tu vivras avec ce fardeau pour l’éternité. Maintenant, au travail.
En entendant la fermeté dans la voix du Djinn, l’alien glapit de terreur et s’en alla, l’âme plongée dans le tourment. Il n’entendit pas Buu ricaner de contentement.

Un autre jour...
C’était un petit être à plumes et à bec. Ses lourdes lunettes pesaient presque autant que la pression de cette rencontre.
– Je peux prendre une photo ? demanda-t-elle, impressionnée.
– C’est ton vœu ? répondit Buu avec sarcasme.
Il entendait autant les mots que les pensées et les intentions, et savait parfaitement que ça n’était pas son vœu.
– Non non non ! cria-t-elle, paniquée. C’est pour ajouter au dossier.
Buu s’étonna mais s’interdit de lire dans son esprit de quoi elle parlait. Les réponses trop rapides n’étaient pas amusantes.
– Mon vœu c’est, c’est, heu, je peux prendre la photo d’abord ? Comme ça si je... si je... meurs... j’ai programmé un robot, il mettra la photo dans le dossier et l’enverra et au moins...
– De quoi parles-tu ? Quel dossier ?
– C’est... je suis ici pour l’étape ultime de ma thèse... « Les raisons et l’impact des vœux de Buu dans la société post-Démons du Froid » J’ai étudié des milliers de vœux que vous avez réalisés et refusés. Alors, alors je sais déjà que vous avez refusé les vœux pièges du type “Je veux que vous vous tuiez” et “Je veux que vous créiez une pierre si lourde que vous-même n’êtes pas capable de la porter.” ... Mais... pour compléter ma thèse... Il me fallait faire l'expérience finale moi-même !
– Hum... Tu as du courage, de mettre ta vie en jeu pour ça.
– C’est très dur d’obtenir la titularisation...
Elle se tourna dos à lui et leva un appareil devant elle. Un “clic” retentit, et le selfie d’une Varga tremblante avec le Djinn surpuissant derrière elle fut envoyé par les ondes à son université. Elle lui fit face de nouveau.
– Alors... hum... Monsieur... Buu... Mon vœu est le suivant... Veuillez refuser mon vœu !!
Il y eut un silence de quelques secondes. La personne suivante sur la file fit “Hein ??”. Buu ouvrit de grands yeux noirs.
– Je vois... mais ceci n’est qu’une phrase paradoxale. Autant me demander de monter en bas ou de faire que 2 égale 1. Ce n’est que du non-sens verbal.
– Sauf que monter en bas a déjà été réalisé par le spationaute Emcé Escher lors de son expérience anti-gravité, et que vous avez refusé le vœu de 2=1 il y a deux mois.
– Héhé... oui, un agent du chaos en herbe qui espérait déclencher la destruction de l’univers si j’en changeais les règles... Je me rappelle, j’avais dit, dans ce cas, deux de tes cellules ne sont plus qu’une, j’ai appliqué, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une seule cellule de lui. On avait bien rigolé. Enfin, moi surtout.
La Varga attendit.
– Hum ? Ah, que fais-je ? Et bien, désolé, je n’ai pas de réponse époustouflante. Mais j’en ai une, quantique. Sais-tu qu’il existe une infinité d’univers ? Pour chaque action possible, il y a chaque résolution possible représentée dans des univers différents. Par exemple le très connu « Chat de Freezer ». On dit qu’un jour, un Démon du Froid avait tué un chat, mais qu’il avait survécu. En fait, ce chat est à la fois mort et vivant, car dans une infinité d’univers il a survécu, dans une autre infinité, il est mort. Ainsi, j’ai moi aussi, à la fois refusé ton vœu, et accepté ton vœu. Dans les univers où je l’ai refusé, tu es morte, car c’est ce qui arrive quand je refuse le vœu. Dans les autres dont celui-là, je l’ai accepté, et l’effet de cette acceptation est le refus dans ces autres univers.
L’étudiante fut rassurée d’être dans le bon univers.

C’est ainsi que Buu débuta sa grande quête de vœux réalisés en tous genres pour les habitants de cet univers qu’il chérissait. La majeure partie du temps, Buu employait le pouvoir acquis par le biais des Dragon Balls pour exaucer les souhaits. Parfois, il utilisait ses propres facultés magiques, naturelles ou prises de force au vieux Kaiôshin et autres magiciens croisés durant son exploration spatiale, afin de varier son approche et améliorer ses pouvoirs mystiques.
Ce Week-end! - DBM sera à Paris Manga - du Samedi 3 au Dimanche 4 Octobre!
![[img]](/imgs/events/2026-10-paris-manga/news2.jpg)
Vous venez nous voir ?
Nouveau : Tome 12 !!
Avec bien sûr Asura, Salagir, et les autres...
Toutes les infos

Langue






































