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DBM Universe 4: Buu

Écriture par Arctika

Relecture par Salagir

Prochaine page dans : 12 jours, 7h


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Partie 3 :7891011
[Chapter Cover]
Partie 3, Chapitre 10.

Chapitre 10

Retrouvailles


La Terrienne le dévisagea un instant en gardant une certaine distance, méfiante de la réaction du Djinn. Même à travers la vitre de son casque, Buu pouvait distinguer ses yeux remplis d’une détermination à toute épreuve. Ces yeux-là mêmes qui avaient fait chavirer le coeur du demi-Saiyan surpuissant que Buu retenait prisonnier en lui.



Oui, Buu avait l’existence entière de Son Gohan en sa possession. Sa mémoire, ses sentiments. Et l’affection qu’il éprouvait pour la jeune fille était immense. Sans compter que c’était la fille du meilleur, du seul ami que Buu ait jamais eu. La voir débarquer ainsi frappa Buu dans un énorme choc intérieur.



Il était incapable de prononcer un mot, tandis que la jeune Terrienne marchait vers lui d’un pas résolu. En quelques secondes, ils se retrouvèrent face à face. Elle avait beau être bien plus petite que Buu, elle n’en conservait pas moins un regard farouche, des yeux féroces et pleins de volonté.



Un silence pesant s’installa entre les deux, rompu par le tonnerre et quelques grondements au loin. Ce fut Buu qui brisa finalement l’ambiance tendue.



– … Videl ? C’est bien toi ? Mais qu’est-ce que tu fais si loin de la Terre ?

– Tu poses sérieusement la question ? gronda Videl en ne se laissant pas décontenancer par le regard sévère de Buu. À ton avis, qu’est-ce qui m’a fait traverser l’espace pendant plusieurs mois ? Je t’ai cherché partout, pour que tu relâches Son Gohan et les autres ! Et maintenant que je te tiens, je ne partirai pas sans les avoir récupérés.



Buu était sidéré par cette soudaine apparition. Comment cela pouvait-il être possible ? Que faisait la fille de Satan sur ce monde désolé, là, devant lui ? Et… Comment diantre l’avait-elle retrouvé dans ce vaste univers ? La technologie spatiale et la connaissance de l’espace était plus que limitée pour le peuple terrien, qui ne devait son avancée scientifique qu’à Bulma et son père. Elle avait su remettre en marche le vaisseau de Kami, et programmer sa destination vers Namek. Sans parler de la machine à voyager dans le temps. Or, il l’avait absorbée. Et les Terriens n’étaient que des poussières face à l’immensité de l’univers. Videl n’aurait jamais pu, elle n’aurait jamais dû le localiser. Même si le père de Bulma était un génie du même acabit que sa fille, il était inconcevable qu’il ait pu introduire un si puissant système de détection d’énergie.



– Comment…

– Qu’est-ce que tu as dit ? fit Videl en haussant un sourcil derrière la vitre de son casque.

– J’ai dit, comment ? Par quel moyen t’y es-tu prise pour savoir où j’étais, et venir jusqu’ici ? l’interpella Buu en haussant le ton.



Sa voix ne souffrait aucune résistance. Il était furieux, et déboussolé. Toute sa réflexion profonde de ces dernières semaines était ébranlée par la remontée des souvenirs enfouis au fond de sa mémoire. Et ils étaient revenus plus fort en émotions, au point de le choquer.



– Le Professeur Brief a conçu ce vaisseau spatial, dans l’unique but de parvenir jusqu’à toi, répondit Videl d’une voix courroucée, loin de se laisser impressionner. C’est un bijou technologique, on a sollicité tous les scientifiques de la planète pour qu’il soit aussi perfectionné que possible. Et il a intégré une espèce de système de radar, pris sur un détecteur que Bulma avait gardé chez elle.



Buu fit aussitôt le lien avec les détecteurs de l’armée de Freeza. Sans doute avaient-ils pu en conserver, ou alors Bulma avait-elle travaillé sur cette technologie et laissé des plans pré-établis. Il ne pouvait tirer ça au clair en plongeant dans ses souvenirs, car trop de pensées se bousculaient dans sa tête.



– Pourquoi toi ? Pourquoi m’as-tu pourchassé jusqu’ici ? demanda Buu d'une voix irritée.



Videl devenait de plus en plus impatiente, mais elle faisait attention à ne pas trop presser le Djinn. Elle savait qu’elle ne pouvait rien faire contre lui, sa seule solution était de négocier avec Buu, en appuyant sur les sentiments qu’il était supposé toujours avoir pour son père. Quand Buu avait quitté la Terre, son expression et son attitude étaient quasiment humaines. Il y avait une chance qu’il accède à leur requête.



Cependant, le revoir ainsi, après avoir ravagé une planète qui était devenue invivable, au milieu de ces gravats et de corps éparpillés dans les ruines, la mettait dans une fureur intense, remplaçant la méfiance et l’angoisse par la colère. Elle se souvenait de Son Gohan, son sourire, sa confiance, leurs moments passés ensemble. Elle avait prévu de lui avouer son amour, avant que Buu ne le lui arrache cruellement, et fasse subir une horreur sans nom aux Terriens. Il l’avait même mangée ! Cette fois, il ne s’en tirerait pas à si bon compte. Ce monstre allait lui rendre Son Gohan et ses proches.



– Nous avons décidé que je serais celle qui te retrouverait, car j’étais volontaire, et je suis prête à tout pour récupérer ceux que tu as injustement enlevés. Tu n’as aucun droit de les retenir comme ça. Nos proches nous manquent, nous voulons les revoir !

– Videl... , commença Buu d’un ton las. Je vous l’ai bien fait comprendre. Ils sont à moi, et je n’ai pas l’intention de les libérer un jour. Repars d’où tu viens, ou je te détruirai avec cette planète. C’est mon seul avertissement. Tu comptes sur ma compassion, mais tes amis sont des faiblesses que je m’efforce d’effacer, regarde autour de toi le résultat ! C’est ton unique chance. Je vais faire régner la terreur dans l’Univers, mais j’épargnerai la Terre, pour respecter la promesse que je vous ai faite. Mais si tu te mets en travers de mon chemin, je n’aurai aucune pitié. Va-t-en d’ici.



‘Oui, va-t-en… Je t’en conjure, disparais…’



Buu était torturé de l’intérieur. Il proférait de violentes menaces qu’il se sentait capable de mettre à exécution, mais son esprit était tiraillé par la rage qu’il ressentait et l’amour qu’il portait à Videl et aux Terriens. Tous ces sentiments positifs qu’il avait tenté d’enterrer sous une façade de cruauté reprenaient le dessus, et il souffrait à la vue de la fille de Satan. S’il ne réagissait pas vite, il allait perdre le contrôle, et il serait submergé par l’émotion et les souvenirs de ses absorbés.



Videl perçut le trouble grandissant chez Buu, et saisit l’occasion de le pousser plus loin, profitant de son hésitation pour espérer le faire réagir dans le sens qu’elle voulait.



– Je ne quitterai pas cette planète. Je suis certaine que tu n’oseras pas tout détruire, tu es bien plus humain que tu prétends l’être. Je suis venue car j’ai de l’espoir, et je crois en ta bonté. Alors, maintenant, libère-les, Majin Buu !!

– Ne… M’appelle pas comme ça ! rétorqua Buu d’un coup avec fureur en faisant surgir son aura.



Le sol se mit à trembler tandis que des éclairs entouraient le Djinn, la terre se fissurant tout autour de lui, des morceaux de roches s’élevant dans les airs. Videl tomba en arrière, soufflée par l’énergie de Buu. Ce dernier affichait une expression de folie sur son visage, réagissant instinctivement aux derniers mots de Videl.



Cette appellation lui rappelait son temps passé sous l’esclavage de Bibidi et son fils. Ce temps où il était considéré comme une horreur bestiale sans intelligence, une menace éternelle à éradiquer. Toutes ces belles paroles de Videl ne paraissaient plus que du vent, maintenant qu’elle le nommait ainsi. Il était toujours ce Majin Buu qui les avait terrorisés à leurs yeux, aucun doute là-dessus. Et il en avait marre. Marre de ces sentiments contradictoires. Marre de cette existence et de cet Univers.



Sa fureur était telle qu’on pouvait croire que les cieux se fissuraient, et son esprit était similaire à l’intérieur. Buu commençait à s’effondrer moralement.



– Je ne suis plus ce Majin que vous avez connu ! Je ne suis plus que Buu, l’être le plus puissant de l’univers ! Personne ne me dicte quoi faire ! Aucune larve de l’espace ne peut m’arrêter, vos frêles existences ne sont que des poussières ! Tes foutus amis ont voulu jouer, et ils ont perdu, ils m’appartiennent maintenant ! Fais-toi à l’idée que tu ne les reverras jamais, et retourne donc pleurer sur Terre, avant que je t’expédie dans l’autre monde !



Alors que l’énergie de Buu décroissait peu à peu, Videl se redressa tant bien que mal, son bras devant la visière de son casque pour tenter de se protéger de la lumière éblouissante générée par le Djinn. Malgré sa colère, elle tenait encore debout devant lui, l’apocalypse incarnée. Buu tremblait de ressentiment et d’irritation.



Non, il ne ressentait rien pour elle…



“Disparais de ma vue, va-t-en… Pars d’ici…” se disait-il en arborant son regard le plus dur.



Sa seule vue ne faisait que troubler Buu davantage, qui plongeait dans une grande incertitude. Il perdait le contrôle de lui-même. Il ne savait plus quoi penser. Il voulait la tuer, mais il voulait aussi la serrer dans ses bras, céder à un besoin d’affection, de reconnaissance qui naissait au fond de lui… La pulvériser pour mettre fin à cette instabilité, mais aussi s’effondrer à genoux et pleurer.



Videl soutint son regard quelques instants, avant de dire d’une voix emplie de tristesse :

– Si tu avais voulu me tuer, tu n’aurais pas hésité un seul instant, tu l’aurais fait dès le début. Tu n’es pas comme ça, Buu, tu… Tu n’es pas vraiment mauvais. Mon père, il… Il parle encore de toi comme son ami…



L’aura de Buu disparut subitement. Le Djinn était réellement ébranlé. Satan… Videl… La Terre…



Toutes ses mauvaises pensées s’estompèrent, pour laisser de nouveau place à ses souvenirs et ses expériences positives.



Mais qu’est-ce qu’il était en train de faire ?



Il avait eu une telle haine envers les émotions qu’il ressentait, dont il rejetait la faute sur une pitoyable tentative de ses absorbés pour le transformer, qu’il avait replongé dans de la pure folie destructrice. Il était redevenu cette créature sans cervelle qui tuait pour le plaisir, sans se soucier de quoi que ce soit d’autre que la satisfaction de l’éradication du reste de l’univers.



Buu prit sa tête dans les mains, poussant de petits grognements de douleurs sous le regard inquiet de Videl qui commençait à se demander si elle ne devrait pas filer tant qu’elle le pouvait, connaissant les crises de colère de Buu.



Mais ce dernier n’avait pas la moindre intention de porter la main sur elle. Certes, il souffrait, mais pas d’une douleur physique, ni d’une grande fureur. C’était une colère tournée vers lui-même. Il avait succombé à la paranoïa et à l’extase de la dévastation, alors qu’il s’était juré le contraire. Il avait mentalement et moralement régressé, et ne valait donc guère mieux que l’esclave incontrôlable qu’il était autrefois.



Il haleta difficilement, mettant un genou à terre alors qu’il était assailli par un torrent d’émotions, dont un puissant regret. Pas celui de ses absorbés. Le sien.



Il se souvenait de ce qu’il avait ressenti en épargnant la Terre. En sauvant ces innocents du monde des sables. Les expériences qu’il avait menées, les peuples qu’il avait rencontrés. Tout cet univers fascinant, rempli de choses étonnantes et nouvelles, autant pour lui que pour ceux qu’il avait absorbés. Il s’était plongé dans une quête introspective pour déterminer son goût du bien et du mal, et s’était égaré dans une spirale vicieuse et sans fin. Ce n’était pas le bien, ni son opposé qui comptaient. Il avait aimé les deux, mais avait accordé trop d’importance à tout ça. Il avait failli sombrer dans la démence, juste pour essayer de se donner une identité, alors qu’il se fichait de ça depuis le début.



Il était Buu, tout simplement Buu. Celui qui visitait, qui explorait, qui se battait, qui mangeait, qui s’extasiait, et qui tuait ou sauvait selon son bon plaisir. Rien de plus, rien de moins.



Videl s’approcha avec hésitation et posa sa main sur l’épaule du Djinn. Elle dit avec appréhension et compassion :

– S’il te plaît, Buu… Si tu comprends ce qu’est l’empathie, tu sais que nous souffrons de notre côté, nous voulons revoir ceux que nous aimons. Tu ne seras pas quelqu’un de plus mauvais, tu peux être notre ami, tu…



Buu se redressa subitement, le regard ferme de nouveau. Videl le regarda, inquiète. Qu’allait-il faire ?



Le Djinn venait de se reprendre partiellement. Tout était encore confus dans sa tête, mais une chose était certaine : il s’était perdu. Et sans Videl, il serait parti dans une croisade génocidaire contre les peuples de l’Univers. Sa psyché était somme toute sa pire ennemie, et il devrait toujours avoir les idées claires pour ne pas redevenir la terreur du passé.



Il baissa les yeux vers Videl, à laquelle il adressa un sourire attendri, sous les yeux étonnés de la Terrienne.



– Tu dis des choses justes, petite, dit Buu avec tendresse. Mais ce sont tes proches qui font celui que je suis aujourd’hui. Tu veux vraiment prendre le risque que je redevienne un monstre ivre de combat, complètement maléfique ? De plus, ce sont eux qui me garantissent d’être le plus fort, et qui m’ont hissé jusqu’au sommet de l’évolution. Je ne peux pas t’accorder ce que tu souhaites. Mais sache que je vous porte la même affection qu’eux. Vous, les Terriens, avez fait de moi un être accompli. En conséquence, vous avez droit à mon amitié. Du moment que… Vous ne franchissez pas certaines limites.



Sur ces derniers mots, il envoya une rafale d’énergie de ses yeux en direction du vaisseau de Videl, qui fut instantanément détruit. La fille de Satan tressaillit d’horreur. Elle était coincée sur cette planète.



– B… Buu !? s’écria-t-elle. Pourquoi ??

– C’était un beau vaisseau, cette oeuvre du père de Bulma, fit Buu avec un sourire triste. Mais je ne tiens pas à ce que vous me traquiez dans tout l’Univers. Il a dû mettre du temps à le construire, je pense que désormais, vous me laisserez tranquille. Je ne vais pas t’abandonner ici pour autant. Nous retournons sur Terre.



Il saisit l’épaule de Videl et, avant qu’elle puisse réagir d’une quelconque façon, il se téléporta avec elle vers la petite planète bleue.

Buu réapparut avec la jeune fille au milieu d’une grande ville, et plus précisément dans un jardin verdoyant, exposé aux rayons d’un chaleureux soleil jaune qui projetait sa bienveillance et son éclat sur cet hémisphère du globe. Buu ferma les yeux un instant, savourant ces retrouvailles avec l’atmosphère terrestre, puis sentit Videl se détacher prestement de son emprise. Il rouvrit les paupières, et vit la fille de Satan enlever son casque, puis le regarder d’un air perdu. En un instant, elle s’était retrouvée d’une atmosphère toxique et d’un paysage infernal au doux paysage du jardin de la Capsule Corporation.



– Co… Comment…

– Téléportation Kibitoshin, ricana Buu en regardant autour de lui. Plus pratique que celle de Son Gokû, il faut bien l’admettre.



Elle n’eut pas le temps de formuler une réponse qu’un grand bruit se fit entendre à proximité. Ils se retournèrent et virent les parents de Bulma se diriger vers eux, accompagnés de Kulilin, #18, Yamcha, Chichi et Gyûmao.



– Videl ! s’exclama Chichi avec enthousiasme. Te revoilà déjà ? Alo-



Elle s'interrompit brusquement en voyant le Djinn proche de Videl, en train de lui adresser un large sourire.



– Bonjour tout le monde ! fit-il aux Terriens soudainement paralysés. Cela fait longtemps, pas vrai ? Kulilin, tu as encore plus de cheveux que la dernière fois !



Les Terriens ne savaient pas comment réagir à cette vision inattendue et hautement terrifiante. Buu leur semblait amical et jovial, mais ils ne se doutaient pas que Buu ne faisait qu’afficher une façade. Dans son esprit, c’était encore une grande confusion, et il s’efforçait d’être serein. Il était sincèrement heureux d’être revenu, mais il avait l’impression de pouvoir disjoncter à tout moment, et tout faire sauter autour de lui.



– T… Toi ! fit la femme de Son Gokû en le pointant du doigt. Qu’est-ce que tu fais là ? Et avec Videl ? Tu as prévu de finir le travail ?

– Ou alors… Tu as accepté la demande de Videl ? reprit Kulilin avec espoir. Tu es venu nous rendre Gokû et les autres ?



Buu était étonnamment amusé par les réactions diverses que provoquait son retour. Il perçut le regard méfiant de Videl du coin de l’oeil. La jeune fille avait vu de ses yeux la folie de Buu, en proie à ses doutes et à sa colère. Le Djinn était instable, et malgré ses airs amicaux, il pouvait tous les tuer sur-le-champ au moindre faux pas. Tout comme il pouvait les surprendre et leur rendre Gohan et les autres. Buu était réellement imprévisible.



Buu se doutait qu’elle réfléchissait ainsi. Il avait montré la même facette sombre et cruelle que lors de sa ruée meurtrière de l’année précédente. Il n’avait pas nécessairement changé dans le bon sens. Mais Buu n’avait pour le moment aucune intention violente à l’égard des Terriens. Videl l’avait sommairement remis sur la voie de la raison et du pacifisme, mais le désir de tout détruire restait encore très présent.



– … Ni l’un ni l’autre, finit-il par dire. Je suis simplement revenu vous rendre la délicate jeune demoiselle que vous m’avez envoyée comme émissaire. Je ne vous pensais pas capable de réussir ce tour de force, même s’il était vain. Je vous témoigne mon respect.

– Donc, le vaisseau a bien marché ? s’étonna le Dr. Brief, motivé par un soudain élan de curiosité mêlé à son anxiété. Il est parvenu à te repérer ?

– Joli travail, je dois l’admettre, rigola Buu. Mais ne comptez plus sur ça, je l’ai détruit. Je n’apprécie pas qu’on me traque, vous l’avez suffisamment fait pendant notre lutte à mort.



Le Dr. Brief fut parcouru de frissons. Sa femme posa ses mains sur ses épaules, mais elle non plus n’était pas sereine. Elle dit d’une voix inquiète :

– Dis-moi, Majin Buu, peux-tu nous rendre Bulma ? Elle nous manque terriblem--



Elle se tut aussitôt en voyant le regard de Buu se durcir. Encore une fois, il était furieux de se faire nommer ainsi. Mais il parvenait à se maîtriser un minimum maintenant. Il prit une profonde inspiration et dit d’une voix sèche :

– Mettons les choses au clair. Je ne vous rendrai pas vos amis ou vos enfants. Ils sont à moi, je les ai eus à la loyale. Vous m’avez combattu, vous avez perdu. Mais vous avez gagné la paix, et ma gratitude. N’en espérez pas plus.



Buu leur tourna le dos et fit quelques pas, avant de regarder silencieusement le ciel azuré qui était traversé par des nuages blancs et le vol des oiseaux. Autour de lui, il entendait le vent qui caressait la surface de l’herbe, et le vrombissement des voitures de la cité. Derrière lui, Chichi et les autres ne savaient quoi dire ni faire.



Buu était sceptique. D’un côté, les Terriens commençaient à l’irriter avec leurs incessantes suppliques. Mais, de l’autre, il comprenait leur douleur. Son empathie recommençait à prendre une certaine importance. Et il aimait profondément ce ciel bleu, cette nature ensoleillée… Des souvenirs qu’il avait de Son Gohan, c’est peut-être ça, ce que le cyborg #16 avait légué au jeune Saiyan. Un monde merveilleux. Et l’univers était similaire.



Il se retourna soudainement, faisant trembler ses “amis”, et lança d’un ton joyeux :

– Et si on mangeait quelque chose, tous ensemble ? J’ai beaucoup de choses à vous raconter !

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