DB Multiverse
DBM Univers 4: Buu
Écriture par Arctika
Relecture par Salagir
Update le 28 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 30 jours, 22h
Partie 1 :0
Partie 2 :123456
Partie 3 :78910111213
Partie 4 :14151617181920
Partie 5 :2122
![[Chapter Cover]](/imgs/fanfic/u4/cover-s.jpg)
Les mois défilaient. À chaque jour qui passait, Buu apprenait de nouvelles choses, et développait ses facultés.
Ses trente parties de lui-même devinrent bientôt une cinquantaine, puis une centaine. Plus le nombre augmentait, plus le contrôle était difficile. Avec tout ce qu’il faisait, il ne pouvait pas se permettre de perdre sa concentration.
Il avait croisé nombre de civilisations, qu’elles soient technologiquement avancées ou non. Il en avait détruit quelques-unes sur sa route, après s’être approprié leurs connaissances et leurs cultures. Mais il se comportait surtout comme un explorateur paisible, tel un touriste galactique qui visitait de nouvelles contrées emplies d’étranges merveilles.
Buu avait croisé un nombre considérable de magiciens ; beaucoup d’amateurs, mais aussi des pratiquants assez puissants. Enfin, rien d’extraordinaire comparé à ses pouvoirs actuels. Mais sur la magie, Buu était intraitable. Il les avait tous absorbés, sans exception. Sa compréhension de l’art de la sorcellerie était sans nul doute parmi les plus grandes de l’univers. Toutefois, quelque part au fond de lui, il sentait que l’essence même de la magie était bien plus grandiose et inaccessible que ça. Quelque chose lui échappait, et cette donnée inconnue lui faisait peur. S’il manquait le moindre élément de valeur, cela constituerait une faille que n’importe quel mortel pourrait exploiter et retourner contre lui.
Pour s’entraîner aux arts mystiques, Buu employait autant que possible ses propres dons magiques pour réaliser les vœux qu’il exauçait par le biais de son système de souhaits. Une fois sur deux, les pouvoirs des Dragon Balls n’étaient pas nécessaires, car il maîtrisait la magie à un niveau rarement égalé dans l’histoire de la création. Ce qu’il était tout de même difficile à concevoir, même pour lui, c’est qu’il n’en avait qu’une connaissance limitée.
Mais Buu avait le temps. Il commençait enfin à se sentir confiant dans son vaste projet. Il n’y avait plus qu’une chose à faire : continuer sans relâche.

Au cours de l’an 778Un jour parmi des centaines d’autres, un visiteur fort mystérieux vint sur le monde aux vœux, désormais renommé dans tout l’univers.
De petite taille, à la peau rouge et fripée, vêtu comme un vagabond et coiffé d’une toque noire, l’individu se présenta devant le palais du génie aux souhaits. Il fut soufflé par un tel faste. Rares étaient les domaines aussi grands et somptueux.
Plus grande fut sa surprise quand il parvint au porche du palais. L’intérieur était bien plus spacieux que l’extérieur ne le laissait supposer. Comme s’il était agrandi par magie.
Son émerveillement laissa vite place à de la frustration. Devant lui, des centaines de personnes attendaient également, pressés de se présenter devant le seigneur des lieux. Il songea un instant à doubler discrètement de temps en temps, mais il estompa rapidement cette pensée. Si personne ne le faisait, il y avait bien une raison. Face à la toute-puissance du légendaire Majin Buu, c’était inutile de tenter quoi que ce soit.
Pourtant, une voix forte résonnant derrière lui vint contredire son raisonnement.
– Je n’attendrai pas ! s’écria un monstre imposant en poussant tout le monde. Gorkor le Grand ne fait pas la queue !
Au moment où il allait attraper l’individu à la peau rouge qui s’était crispé, il fut soudainement foudroyé par un éclair venant de nulle part. Le corps carbonisé de l’insolent s’effondra devant les regards choqués des témoins. Une voix douce résonna dans l’ensemble du palais :
– Veuillez rester à la place que vous occupez, je vous prie. Toute tentative de tricherie sera sévèrement punie. Merci de votre compréhension.
Le petit être décida étrangement de prendre son mal en patience.

Plusieurs heures plus tard.
Après une attente qu’il jugeait interminable, le pèlerin se réjouit d’entendre plus loin la voix du céleste Djinn qu’il lui tardait de rencontrer. Enfin, son long périple allait toucher à son terme. Et son vœu serait exaucé !

Toutefois, son enthousiasme se changea vite en incertitude, puis en terreur. Plus il avançait, plus ce qu’il entendait lui glaçait le sang.
– Salutations, grand Buu ! Voici mon vœu… Je veux être immortel !
– Pfff, ce ne sera jamais que la huit-centième fois que je l’entends, celui-ci. Refusé.
– Aargh !
Personne suivante.
– Je veux le pouvoir de sauver les gens que j’aime.
– Tu te prends pour un héros altruiste ? Tellement cliché, d’autant que tu es loin d’être un ange. Refusé.
– Aargh !
Nouvelle personne.
– Je fais le vœu d’avoir un millier de vœux !
– Quel manque d’originalité ! Vous n’avez vraiment aucune imagination dans vos vies ? Hors de ma vue !
– Aaaargh!!!
Plus la file avançait, plus l’être angoissait. Il se souvenait de l’affiche à l’entrée du palais : “J’exauce vos vœux ou vous tue”. Buu ne plaisantait pas. Il fallait être un sacré kamikaze pour tenter sa chance auprès de lui. Si le souhait ne l’intéressait pas ou ne l’amusait pas un minimum, il ne s’attardait pas dessus.
C’est alors que la personne suivante lui redonna de l’espoir.
– Je veux être capable de voir le cœur véritable des gens.
– Ah, enfin quelque chose d’innovant ! Soit, te voici exaucé.
SNAP
Peu après, celui qui venait de se faire exaucer passa auprès du pèlerin et de ses voisins, faisant le chemin en sens inverse. Il faisait usage de sa nouvelle capacité.
– C’est incroyable, messieurs dames ! J’arrive à lire dans vos coeurs ! Comme vous, là, monsieur ! Et vous ! Et vous là, encore, et…
Il s’interrompit, passant de la joie à la consternation.
– Ah mais en fait… Vous êtes tous de vrais ordures !
Plus loin, le gloussement du Djinn se fit entendre. Celui-ci avait décidé d’accorder ce vœu pour son originalité, et pour voir comment réagirait cet alien à l’âme charitable en constatant qu’au sein de la file d’attente, neuf individus sur dix avaient de mauvaises pensées.
Buu se retenait de lire les souhaits d’avance. Il ne se privait pas pour autant de scanner les esprits de quiconque pourrait vouloir lui nuire. Il avait déjà eu de mauvaises surprises par le passé, il ne prenait plus de risque inutile. Même s’il avait des morceaux de lui un peu partout dans les systèmes proches, il ignorait si le sortilège de Babidi ou une possible autre magie impacterait l’ensemble de ses cellules, qu’importe la distance.
Il poursuivit ainsi la réalisation (ou pas !) des vœux suivants, jusqu’à tomber sur la personne dont il avait perçu la présence, et qui l’ennuyait plus qu’autre chose.
– Encore toi, Videl ? soupira-t-il avec lassitude.
– Oui, encore moi, Buu, répondit la Terrienne qui avait changé de look pour celui d’une aventurière spatiale. Renvoie-moi autant que tu veux sur Terre, je n’abandonnerai pas. Si tu es fatigué de moi, exauce mon vœu, et tu seras débarrassé. Rends-moi Gohan et ses amis !
– Tu sais que si je n’exauce pas ton souhait, je suis supposé te tuer ? répondit Buu en fronçant les yeux. J’ai déjà fait des compromis pour quelques exceptions, mais tu entaches ma réputation, à bénéficier de ma clémence constante.
– Alors, tue-moi ou réalise mon vœu, mais prends une décision, Buu ! Je te fais confiance pour prendre la bonne, au nom de l’amitié entre toi et mon père, dans ta grande bonté que tu as eue jusqu’à présent, je te conjure, rends-nous --
– Je te renvoie sur Terre.
SNAP
D’un claquement de doigts, Buu téléporta Videl sur sa planète d’origine, laissant le personnage suivant abasourdi. Le Djinn poussa un soupir, sachant pertinemment que Videl ne se découragerait pas. Mais jamais il ne lui ferait de mal, elle le savait. Ce serait au premier des deux qui craquerait.
Le suivant s’approcha avec hésitation, et s’inclina devant Buu.
– Seigneur Buu, je souhaite connaître la réponse sur la vie, l’univers et le reste.
– Les cookies.
– Ce n’est pas quarante-deux ?
– Pourquoi venir me voir si tu es déjà persuadé de ta réponse ? Même si celle-ci est fausse. Voilà la mienne : les cookies. Maintenant, disparais.

Durant une heure, Buu continua d’exaucer une bonne vingtaine de vœux. Puis arriva le pèlerin aux atours de vagabond.
“C’est mon tour !” pensa celui-ci en réprimant ses émotions de crainte et de joie.
– Tout-puissant Buu, s’il vous plaît, pouvez-vous ouvrir cette boîte à musique scellée ? implora-t-il d’un ton faussement suppliant.
Buu haussa un sourcil. Il était rare qu’on vienne le voir pour une broutille de ce genre. Cette boîte que lui montrait cet individu semblait quelconque. Mais, grâce aux nombreux magiciens en lui, il détectait l’aura magique qui maintenait ce coffre fermement scellé. Et ce petit être, qui était un sorcier à n’en pas douter, tentait de le mystifier. Cela l’aurait mis hors de lui d’ordinaire, mais il appréciait la parole habile du magicien.
Il sonda l’intérieur de la boîte et l’esprit du sorcier. Celui-ci ne détecta pas sa présence psychique, signifiant qu’il n’était pas très fort, et qu'il n'était pas une menace. Ce qu’il projetait de faire, non plus. En revanche, s’il exauçait son vœu, la suite promettait d’être amusante, à la lecture de la délicieuse histoire qui se révélait à lui.
Tout dépendrait de la réponse du magicien à sa prochaine question.
– Qu’y a-t-il à l’intérieur ? demanda-il au sorcier, dont il savait en sondant les pensées que le nom était Hoï.
– Un grand héros y est emprisonné, grand Buu, répondit Hoï.
– Réponse des plus subtiles, apprécia Buu en souriant. C’est une jolie semi-vérité aux conséquences prometteuses. Voilà pour toi.
SNAP

La boîte à musiques se mit à jouer d’elle-même, au grand plaisir de Hoï qui affichait un rictus d’impatience. Au bout de quelques instants, la boîte s’ouvrit, et une large fumée s’en échappa. Buu fit tout de suite le rapprochement avec sa propre libération. Cela lui rappela son emprisonnement passé. C’était un souvenir déplaisant.
Peu à peu, la fumée se reconstitua en un individu aux vêtements étranges, presque d’un ancien temps. Il jouait de l’ocarina et semblait imperturbable à ce qu’il venait de se produire. Grâce à ses pouvoirs, Buu sut que ce héros se nommait Tapion.
Mais, un instant plus tard, il ouvrit les yeux et croisa le regard du sorcier.
– Pourquoi m’as-tu libéré ? demanda-t-il avec colère.
– Hé hé…, ricana Hoï. N’es-tu pas heureux d’être sorti de ta prison, jeune homme ? Remercie donc ce bienfaiteur qui t’a gratifié de sa clémence.
Tapion se tourna vers Buu, qui l’observait tranquillement.
– N’écoutez pas ce qu’il dit ! Vous n’auriez pas dû faire ça, vous devez me remettre dans le sceau !
– Pourquoi ferais-je ça ? répondit Buu d’un ton amusé. En général, les êtres vivants sont heureux de sortir d’une prison. Pour quelle raison retourner dans ce cauchemar ?
– Vous ne comprenez pas ! s’écria Tapion. Vous êtes tous en danger, maintenant ! Il faut que vous--
Soudain, le jeune homme fut pris de violentes convulsions, et une aura blanche sortit de son corps avec puissance. Il poussa un cri de souffrance, tandis que son aura se mêlait à celle de Hoï derrière lui. Le sorcier riait aux éclats, alors qu’au-dessus de leurs têtes apparaissait un monstre gigantesque se matérialisant sous forme de fumée blanche.
Tous les aspirants derrière poussèrent des cris de panique. Buu, quant à lui, se mit à applaudir à chaudes mains.
– Pas mal du tout, voilà ce que j’appelle une belle surprise ! s’exclama-t-il.
Hoï se rappela la présence du Djinn et se mit à trembler. Il connaissait la légendaire créature du sorcier Bibidi, une vraie célébrité dans le monde obscur des sorciers. Il était venu le voir car il était le seul être au monde capable de libérer l’antique monstre de son clan. Mais, maintenant que c’était chose faite, comment Buu allait-il réagir ?
Pendant ce temps, le monstre continuait de se libérer, et atteignit sa forme maximale et physique. La salle ne put contenir sa taille gigantesque, et le toit du bâtiment s’effondra. Les aspirants crièrent, convaincus de leur mort imminente sous les gravats. Mais ceux-ci se heurtèrent à un champ de protection, quelques mètres au-dessus d’eux.
– Ton vœu est exaucé, sorcier, proclama Buu. Cependant, tous ceux qui se trouvent dans ce palais sont sous ma protection. Ni toi ni ta créature ne pourrez leur faire le moindre mal.
– M… Merci, puissant Buu, répondit Hoï avec crainte.
– Ça ne se passera pas comme ça !
Hoï se retourna, et vit Tapion se tenir debout, un ocarina à la main.
– Espèce d’ordure, tu as tué Minosha ! cria l’ancien héros. Ta joie sera de courte durée, car je vais sceller ce monstre entier dans mon corps !
– Pas question ! s’écria le sorcier. Hildegan, tue-le !
D’un puissant mouvement, la créature géante écrasa son pied à l’emplacement de Tapion, qui évita l’attaque de justesse. Le héros sauta par-dessus les murs en ruine pour aller se perdre dans la forêt environnante. Hoï grimpa sur Hildegan et lui commanda de poursuivre son ennemi. Alors qu’ils partaient au-dehors, Buu se leva de son fauteuil et s’envola dans les airs afin de les suivre des yeux. De sa voix à travers tout le palais, il rassura ceux qui attendaient dans la file d’attente et leur dit de patienter :
– Le vœu en cours a des conséquences un peu plus longues que d'habitude. Nous nous efforçons d'écourter votre attente mais notons qu'il est important de profiter du spectacle. Veuillez patienter, merci.
Maintenant que l’amusement de la surprise était passé, il ne se gêna pas pour lire les esprits des trois rigolos qui venaient de fracasser son palais. Il eut ainsi toute l’histoire : un ancien clan de sorciers maléfiques qui insuffla l’énergie du mal dans une statue géante adorée sur sa planète pour en faire une arme de conquête massive.
– Étrange, murmura Buu. Sa conception est quasiment la même que la mienne. Une créature magique, née de la corruption, des mains de petits sorciers fripés, pour soumettre des mondes à travers le cosmos… Si mon destin était écrit par des auteurs tout-puissants, je dirais que ceux-ci manquent d'imagination !
Leurs naissances communes n’étaient pas anodines. Il devrait se pencher un jour sur cette question. Ce sorcier avait peut-être des réponses pour lui. En attendant, le spectacle valait le coup d'œil.
Positionné sur l’épaule de son serviteur, Hoï poursuivait inlassablement Tapion dans la jungle. Celui-ci n’avait pas une seconde pour lui, et ne pouvait pas se mettre en position pour jouer de son instrument sacré.
“Ce n’est pas vrai !” pesta-t-il en se cachant derrière un rocher. “Si je peux commencer les premières notes, il va s’immobiliser, mais je n’ai même pas le temps de reprendre mon souffle !”
– Tue cette vermine, Hildegan ! s’écria Hoï d’un ton triomphant. Cesse de perdre du temps comme un imbécile, et montre-leur notre pouvoir !
Buu fronça les sourcils, ressentant un soudain élan de fureur. Décidément, ces sorciers étaient tous les mêmes. Imbus de leur personne, grisés par la folie des grandeurs alors qu’ils n’étaient rien sans leur serviteur tout-puissant. Il se dit que si Bibidi et son fils l’avaient traité avec respect et en égal, il aurait sans doute mené une existence toute autre. Mais la servitude…
Buu s’aligna sur l’esprit profond de la créature géante, et comprit que dans le gouffre de cette âme maléfique qui lui avait été insufflée de force, une complainte résonnait. Celle d’une légende brisée. Une idôle vénérée, désormais vouée à n’être que l’esclave d’un insecte pathétique.
Le Djinn soupira et décida de mettre un terme à ce petit jeu qui perdait de son intérêt.
– J’aimerais bien t’absorber, tu sais, dit-il d’une voix compatissante. Mais tu ne mérites pas une telle fin. Je comprends ta peine et ta rancœur. Même si tu n’as pas fait la queue, comme l’exige la loi de ce palais, je consens à t’accorder ton souhait. Redeviens l’idole que tu étais.
SNAP
Plus loin, Hildegan s’immobilisa. Sous les yeux affolés de son maître, le monstre se mit à trembler, et devint en quelques secondes une immense statue de pierre. Avant que sa voix intérieure ne s’éteigne, Buu capta un murmure inaudible, rempli de reconnaissance. Cela lui arracha un sourire sincère.
– Non !! s’écria Hoï en tapant l’épaule de pierre. Que s’est-il passé ? Que t’a-t-on fait ?!
Le son d’une lame aiguisée le fit sursauter. Derrière lui, Tapion s’apprêtait à sauter sur lui, le regard empli de haine.
– Tes crimes s’arrêtent ici ! cria le héros.
– N’y pense même pas, avorton ! s’exclama Hoï en levant les mains devant lui. Je reste un puissant sorc--
En une seconde, son corps fut coupé en deux, d’un coup net, mettant également un terme à sa phrase et à sa vie. Tapion n’était pas de ceux qui perdaient du temps. Il portait le titre de héros, mais il n’en ressentait pas l’étoffe. Il accomplissait ses objectifs sans perdre un instant, rien de plus.
– Te voilà vengé, petit frère, dit-il avec amertume. Enfin, ce cauchemar est fini. Que tu me manques…
C’est alors que Buu apparut à côté de lui, volant dans les airs, le faisant sursauter.
– C’était intéressant, dit le Djinn en souriant. On a une fin presque heureuse. Ce monstre sera révéré à côté de mon palais, je le garde. Un sorcier hideux est mort, ça me satisfait. Il ne reste plus que toi.
– Qu’entendez-vous par là ? demanda Tapion d’un air triste.

Levant le pouce, Buu désigna son palais en ruines. Celui-ci se mit à se reconstruire de lui-même, devant le regard fasciné de Tapion.
– Si tu as un vœu que tu aimerais voir être exaucé, je t’attendrai au fond de mon palais. Suis les consignes, et nous verrons alors.
Le gratifiant d’un dernier sourire, Buu retourna à son palais, pendant que Tapion restait immobile et sidéré.

Quelques heures plus tard.
Tapion parvint devant le Djinn, toujours assis sur son trône. Buu arborait un large sourire.
– Quel est ton vœu, jeune homme ?
– Peux-tu faire revenir mon frère à la vie, puissant Djinn ? demanda Tapion, qui avait appris de la bouche des autres aspirants l’identité de Buu.
– On m’a déjà demandé de ressusciter des personnes décédées, répondit Buu. J’ai pu répondre oui, j’ai parfois refusé. Tout dépend de l’histoire qui entoure le souhait. Dans ton cas, je n’ai aucun problème à l’exaucer.
– Vraiment ? Juste comme ça ? s’étonna Tapion avec émotion.
– Juste comme ça.
SNAP

Ainsi se finit cette amusante péripétie qui égaya le quotidien monotone de Buu. Le héros Tapion retrouva son frère ressuscité et ils sautèrent dans les bras de l’autre, observés par le Djinn satisfait. Les deux héros saluèrent Buu avec respect, et partirent ensemble découvrir cette nouvelle ère, remplie de nouvelles civilisations.
Une fois partis, Buu ricana et ressuscita Hoï d’un claquement de doigts. Avant même que le sorcier réalise qu’il était de nouveau en vie, Buu l’absorba et fit sienne ses connaissances. Les dons magiques de ce magicien véreux n’étaient pas si grandioses que ça. Quant à ce qu’il cherchait, Buu soupira de déception, car Hoï et ses pairs n’avaient pas la moitié du talent de son père magique, Bibidi. Ils avaient utilisé leur propre rituel pour donner naissance à Hildegan, mais cela n’était qu’une magie cousine à celle de sa propre venue au monde. La magie qui composait Buu était vraiment unique dans tout l’Univers.

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