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DBM Universe 4: Buu

Écriture par Arctika

Relecture par Salagir

Prochaine page dans : 22 jours, 22h


Partie 1 :0
Partie 2 :123456
Partie 3 :78
[Chapter Cover]
Partie 2, Chapitre 6.

Chapitre 6

La quintessence ultime : l'apogée de l'être ultime !


Ces deux Saiyans ne firent rapidement plus qu’un, laissant paraître ma némésis. La seule personne capable de me combattre dans tous les Univers. Mon rival, mon pire ennemi, mon équivalent du côté des gentils, et aussi une immondice sans pareille, pour qui j’aurai toujours de la haine et de l’admiration. Une ignoble vermine, un déchet surboosté à la fusion qui m’a infligé la pire des humiliations dans ma longue existence. Ni le Kaiôshin du Sud, ni Gotenks, ni Son Gohan ne m’avaient fait me sentir comme ça.



Ce Vegetto, l’union de Vegeta et de Son Gokû, était écoeurant. Comment l’union de deux êtres pouvait-il donner un tel résultat ? Je disposais pourtant de mes propres ressources, en plus de celles de Son Gohan, des deux gamins et de Piccolo. Ces additions étaient plus que suffisantes pour écraser d’un souffle un Super Saiyan 3. Et cette pourriture avait amplifiée de façon exponentielle les puissances de Vegeta et son rival, à tel point que je n’ai pas réussi à lui infliger le moindre dommage.

Pendant près d’une heure, je l’ai affronté. Je l’ai transformé en bonbon, mais il m’a littéralement démembré peu à peu dans son état de caramel minuscule. J’ai pénétré son corps pour le faire exploser de l’intérieur et le réduire en lambeaux, mais il m’a torturé lentement jusqu’à ce que je ressorte. Il m’a explosé, calciné, défoncé, découpé, ratatiné, tout ça à son aise. Il n’était qu’un simple Super Saiyan, mais ma pleine puissance n’était même pas capable de lui faire une égratignure.



Pris d’une haine immense, j’ai déployé mon énergie à son zénith, et je suis parvenu à l’effrayer. En effet, aveuglé par la colère, la dimension dans laquelle nous nous trouvions était en train de se désagréger progressivement. S’il n’avait pas réussi à m’interrompre, l’univers entier aurait sans doute disparu par ma fureur sans limites. Vegetto reconnut mes mérites en tant que guerrier, mais pour moi, ce fut la goutte qui fit déborder le Djinn. Il me « reconnaissait » ? Moi ? Il me trouvait acceptable ? Espèce... De... Petite... ORDURE !



Arrogant personnage ! Enfoiré de Saiyan ! C’était injuste ! Je me suis battu d’arrache-pied, j’ai affronté des guerriers formidables et j’ai triomphé d’eux, je me suis surpassé à chaque fois pour survivre, et voilà qu’un misérable personnage né il y a une heure à peine, de l’union de deux abrutis couards qui étaient incapables de me faire face en tête à tête, me prenait de haut, me rabaissait, et s’apprêtait à m’éliminer !!



Et le pire, c’est qu’il retournait l’injustice contre moi. Alors, comme ça, je pouvais parler ? Parce que j’avais absorbé beaucoup de guerriers ? Mais moi, je me battais pour ma survie ! Pour le plaisir de me mesurer à des combattants formidables ! Absorber ceux qui en valaient la peine, c’était reconnaître leur valeur, et les glorifier à travers moi ! Ils contribuaient à ma survie, et à ma surpuissance ! Oui, j’ai éradiqué des populations entières sous le contrôle des sorciers ! Oui, j’ai dévasté la planète et ses habitants, car on me mettait sans cesse des bâtons dans les roues ! Les faibles doivent disparaître, et les forts doivent régner, c’est ainsi que ça marche.

Vegetto, espèce d’avorton prétentieux, son arrogance n’avait aucune limite. Certes, j’étais un être maléfique, mais de mon point de vue, ce n’était rien de plus que la loi du plus fort, qui avait goût au combat. Il n’y avait aucune justice en ce monde, seulement l’histoire écrite par le sang des vainqueurs. Et je n’hésitais pas à faire ce qu’il fallait, pour rester en vie, et rester au sommet.



Vous qui lisez ces lignes, vous considérez sûrement qu’il y a toujours deux camps manichéens, le Bien contre le Mal. Les guerriers de la Terre contre moi. Et sans doute étiez-vous ravis de voir Vegetto m’humilier et me réduire en pièces. Mais avez-vous déjà été poussés dans vos derniers retranchements ? Pris en chasse par le reste de l’Univers, qui vous considérait comme le fléau en personne, le cataclysme de l’existence ? J’incarnais le pire de l’humanité, j’étais connu pour être un être de pure destruction. Mais, depuis que je suis sorti de ma boule, tous ont défilé pour m’anéantir. Les Kaiôshins, les Terriens, les Saiyans. Qu’importe ce que vous pensiez de moi tandis que Vegetto me poussait au désespoir. Je me vantais d’être le plus fort, et j’entendais bien le rester.



Ce qui m’avait vraiment fait peur, c’était une technique de cet exécrable être fusionné. Par une projection ultra-concentrée de Ki, il était capable d’annihiler la moindre de mes cellules. Il était le premier capable de m’éliminer de façon concrète. Cette fois, il n’y avait plus aucun doute à avoir. Ce type était beaucoup trop puissant, et il me fallait l’absorber en vitesse. Il serait mien, et plus rien ne pourrait jamais m’atteindre !

Par un heureux concours de circonstances, je parvins à l’absorber, profitant de son inattention et de son ego surdimensionné. Étrangement, il n’eut aucun effet sur mon organisme ni sur mon corps. Mais je devais sans doute m’être adapté à mes absorptions, et je ne pouvais plus évoluer. Peu importe, plus personne ne pouvait se mettre en travers de ma route. J’étais libre, invaincu. Invincible. Pour célébrer cet exploit, j’allais mettre en place un magnifique feu d’artifice. La destruction implacable et intégrale de cette magnifique planète désormais déserte, qui m’avait fait vivre un enfer… Infernal. Les plus belles épreuves qu’il m’ait été donné de traverser, mais aussi un calvaire innommable.

Adieu, Ô Terre si méprisable et si douce ! Monde aux humains stupides mais ô combien agréable à parcourir. Berceau de la bêtise humaine, mais centre de tant d’histoires, d’événements en tous genres, de combats grandioses ! Tu avais bien vécu, mais désormais, tu allais achever ton existence dans une spectaculaire explosion de mon cru.



Mais, au moment de balancer l’ultime Kikoha destiné à supprimer le corps céleste du plan de l’Univers, un choc soudain se produisit au sein de mon organisme. Mon apparence physique changea brusquement pour redevenir moins musclée, moins charismatique, vêtue de la tenue de Piccolo. Et il n’y avait pas que mon corps qui avait régressé. Ma puissance était également descendue de plusieurs niveaux, au point que cette soudaine faiblesse me donnait la nausée. Et ce n’était qu’un début. Avant même que je puisse réagir, je me transformai de nouveau, revenant à la base des bases, mon état de Super Buu après absorption de la montgolfière. J’étais stupéfait. Foudroyé par mon apparence immonde, ma force réduite de façon écœurante. C’était donc ça, cette impression de faiblesse ? Ce sentiment de laideur, et cette sensation de n’être qu’une brute non raffinée ? Je ne m’en étais pas rendu compte avant d’absorber tous les différents guerriers, mais j’étais vraiment repoussant, à mon état de base. Piccolo, Gohan et les autres m’avaient permis de m’élever à un plan d’existence supérieur, avec l’acquisition d’un charisme inégalé, d’une puissance à toute épreuve, et d’une intelligence boostée à l’extrême. Un vrai gentleman au sommet de la création, capable d’apprécier les choses les plus anodines de la vie. Surtout un bon combat, et la satisfaction d’avoir écrasé tout le monde. Dans un premier temps, j’étais plutôt comme ça, même après avoir quitté la Terre.



Mais nous n’en sommes pas encore là. Je vous invite ici à imaginer mon état d’esprit. Rédigez donc ce que vous pensez être mes pensées au moment de ma régression soudaine. Mon écrivain attitré sélectionnera le meilleur passage, et l’intégrera. Enfin, je dis ça, mais je contrôle ses choix et ses mots, donc… En tout cas, je ne l’ai pas absorbé pour rien, à vous de vous montrer à la hauteur afin de faire partie de mon glorieux récit ! (D’ailleurs ça me donne une idée amusante, nous utiliserons ce procédé afin de vous intégrer progressivement dans ma toute-divine existence ! Peu à peu, je vais vous absorber, les autres seront balayés comme un fêtu de paille d’un simple claquement de doigts. Vous me servirez de ressources littéraires, ne me décevez pas. Ce serait dommage de devoir tous vous recaler… Et vous dévorer tel un continent de boulettes de bœuf.)

Rapidement, je me suis transféré à l’intérieur de ma tête. Oui, je savais faire ça. Ça a beaucoup surpris Vegeta et Son Gokû, qui avaient par ailleurs repris leurs corps individuels. C’était étrange, et je craignais que cela fasse partie d’une stratégie pour refusionner avec leurs boucles d’oreilles. J’avais fait l’erreur de les laisser unir leurs pouvoirs, et je n’allais pas me laisser humilier de nouveau par cette immonde fusion ingérable. Je devais manœuvrer de façon prudente. J’avais beaucoup perdu en puissance et en stratégie, mais je demeurais raisonnable, et sensiblement intelligent.



Mais ce n’était pas le cas de mes deux adversaires. Comme je l’ai dit plus haut dans le récit, de vrais idiots. Son Gokû laissa échapper que Vegeta avait détruit leurs boucles un peu plus tôt. Ils ne pouvaient donc plus se réunifier de nouveau. Ce Vegetto insupportable n’était plus un obstacle. Quoique, ils étaient toujours capables de fusionner avec leurs pas de danse... Je devais les en empêcher coûte que coûte, je ne voulais pas être surclassé par une nouvelle fusion.

Par chance, les deux Saiyans n’avaient pas l’air d’y penser du tout. Au contraire, ils étaient paniqués, et agissaient de façon irréfléchie. Son Gokû menaça de transpercer ma tête, sans se rendre compte que sa puissance s’était adaptée à sa taille. Il attaqua mon corps principal, en pure perte.

Mais Vegeta était remarquablement sage. Et perspicace. Il agrippa le cocon qui contenait mon Moi intérieur... Quoi ? C’est psychanalytique ? Bon, le Buu en surpoids, dans ce cas.



Le problème avec ce danger soudain, c’est que j’étais celui que j’étais grâce à la présence du Gros Buu. Celui-ci était constitué des Kaiôshins, et avait servi à la formation de mon état actuel. Cependant, le perdre n’allait pas me faire redevenir gros. Ce Buu était désormais un être à part entière, contenant les seuls absorbés que j’avais en moi. S’il m’était arraché... Je n’aurais plus d’absorbés. Plus rien qui me changeait. Et vous savez autant que moi ce que ça signifie. Le retour de la jeune terreur. Et, sans mauvais jeu de mots, cela me terrorisait.

Sans attendre, j’intervins pour empêcher le Saiyan vaniteux de déclencher cet ultime retour aux sources, et je parvins même à l’absorber dans le processus. Je tentai de faire de même avec son congénère, mais il échappa à mon emprise. Ce n’était pas grave. Vegeta commençait déjà à faire partie de mon être, et un nouveau projet se formait dans mon esprit. Le dernier combat.



Une fois ma nouvelle métamorphose achevée, j’en profitai pour remodeler l’intérieur de mon organisme, cloisonnant Son Gokû dans une pièce imperméable et aux murs infranchissables. Je me réincarnai en face de lui, vêtu cette fois de la tenue de son rival, l’arrogant Vegeta. Je me délectais de cette absorption. Mon nouvel hôte était rempli de vice et de colère à l’encontre de la vermine en face de moi, et refusait de le reconnaître comme le plus fort. À travers moi, ce sentiment de frustration allait s’effacer, car le doute n’était pas permis, le Saiyan terrien n’avait pas l’ombre d’une chance. À l’état pur, j’étais déjà au-dessus de lui en termes de puissance. Avec un Super Saiyan 2 en prime, je pouvais m’en faire trois comme lui sans trop me fatiguer.



Parlons-en un peu, d’ailleurs. Cessez de nous comparer sans cesse à leurs stupides niveaux de Super Saiyan. C’est usant, à force. La question n’est pas de savoir si tel ou tel type capable de se battre est équivalent à un autre type aux cheveux d’or, plus ou moins longs, électrifiés ou non. Contrairement à ce que vous pensez, la puissance n’est pas le facteur déterminant d’un affrontement. Même si mon combat précédent contre Vegetto peut me contredire. Je dirais même que sans fusion, aucune personne, hormis Son Gohan, n’était capable de me tenir tête. Mais vous voyez bien que même les cheveux très longs, ça ne fait pas long feu contre moi. Vous allez d’ailleurs en avoir la preuve.



Je disais donc, il était temps de livrer le dernier des affrontements. L’apothéose, le zénith, la quintessence de ma lutte pour la survie, et de ma victoire finale.

En face de moi, le Saiyan était conscient qu’il ne pouvait pas s’échapper, et qu’il ne pouvait pas lutter contre moi. Cependant, il était déterminé à se débattre jusqu’à ses dernières forces. Se transformant en Super Saiyan 3, il s’élança contre moi, me portant des coups impressionnants. Durant l’espace de dix minutes, nous avons vaillamment combattu. Je ne vous mentirai pas en disant que ce fut un affrontement facile. Malgré ma supériorité dans tous les domaines, Son Gokû rivalisait avec son ingéniosité et son génie des arts martiaux. Les premiers coups, je les encaissais pleinement sans les avoir vus venir. Mais ensuite, je les parais, ou les prenais volontairement dans la figure. Peu à peu, le combat a tourné à mon avantage. Après m’avoir balancé des Kamehameha dans la tête, c’était à son tour de subir mes assauts dévastateurs.



Il s’affaiblissait de plus en plus, tandis que je ne perdais rien en puissance. Il était condamné. Il n’affrontait qu’une version miniature de moi-même, dans mon propre corps, et je n’avais absorbé que Vegeta. Il me suffisait de réintégrer Son Gohan pour l’écraser d’une simple pichenette. Mais ça aurait été déshonorer le Saiyan que j’avais en moi, et celui que j’affrontais. J’appréciais ce combat, et je ne voulais pas qu’il se termine rapidement. Je souhaitais en profiter, et le graver dans ma mémoire à tout jamais.

Mais il a fallu que les Kaiôshins s’en mêlent. L’un d’eux intervint auprès de mon corps physique à l’extérieur, l’assénant de multiples coups sans effet. Enfin, si, un seul : ça déformait un peu la salle du combat, et ça me déconcentrait. Son Gokû en profita pour reprendre le dessus. Cela m’a vite agacé.



Abandonnant momentanément mon duel, je repris place à la tête de mon vrai corps et distribuai une droite virevoltante au Kaiôshin, qui partit s’écraser contre un rocher plus loin. J’y avais mis une grande partie de ma force, je doutais d’être dérangé de nouveau par ce vermisseau.

Je soupirai, avant de retourner vers mon adversaire. Les dés étaient déjà jetés, l’issue était écrite dès l’instant où j’avais intercepté Vegeta. Je n’attendais plus rien de Son Gokû, il était temps de terminer ce conflit une bonne fois pour toutes.



Cependant, au moment où je me reformai dans la salle de combat, j’eus la sincère surprise de voir le Super Saiyan 3, les bras croisés, entouré d’une aura foudroyante et éblouissante, qui faisait vibrer les murs mêmes de la pièce. Le niveau d’énergie emmagasiné dans le corps du Saiyan me donna de réels frissons, son niveau allait bien au-delà de ce que j’attendais ! S’il avait employé une telle force la première fois que nous avions combattu, j’aurais certainement été réduit en poussières. Pourquoi ne le faisait-il que maintenant ?

Mon instinct me le disait, comme à l’époque de l’assaut sur le Kaiôshin-kaï : c’était l’ultime baroud d’honneur du guerrier, la pleine puissance aux extrêmes limites… Tout. Ou rien.



Son Gokû déploya ses bras et projeta son énergie tout autour de lui, à la manière de Vegeta lors de son sacrifice. Je fus instantanément désintégré. Pas seulement mon corps intérieur, mais ma forme externe également. La zone fut balayée sur une énorme distance, et mes cellules réduites en cendres. L’explosion était telle que la Terre trembla sous l’onde de choc.



Peu de temps après, l’énorme poussière générée par la déflagration se dissipa progressivement, révélant un Son Gokû vidé de son énergie, agenouillé par terre, reprenant difficilement son souffle. C’était fini, il n’avait plus aucune force. Et, malheureusement pour le dernier défenseur vivant de la planète, son action, bien que louable, n’était une fois de plus qu’une vaine tentative.

Mon corps avait certes explosé de l’intérieur, brûlé et désintégré, mais certaines parties minimes de mon enveloppe corporelle avaient été projetées au loin, et symbolisaient donc ma survie, et ma victoire. Je me reformai devant Son Gokû, lui adressant mes compliments en toute sincérité. Vegetto avait révélé un moyen efficace de m’abattre sans effort. L’autre moyen, non pas des moindres, demandait bien plus de ressources : une déferlante d’énergie suffisamment puissante et étendue pour happer la moindre de mes parcelles dans son champ d’action. Si Son Gokû avait eu sa taille originelle, il aurait fait exploser la planète et tout le système solaire, et j’aurais probablement péri, car il n’y avait aucun moyen que j’en réchappe. A moins que je fasse comme le font généralement les protagonistes de l’histoire, du type Freeza et Cell : une survie miraculeuse due à une partie du corps encore subsistante. Et, honnêtement, j’en aurais été capable. Quand j’étais gamin, je passais mon temps à détruire des planètes, avec moi dessus, et je me reformais dans le vide intersidéral. Ca ne m’aurait pas étonné outre-mesure.

Je tendis ma main vers Son Gokû, prêt à l’exécuter de façon honorable. Mais je me ravisai au dernier moment, et je décidai de l’absorber. Je respectais vraiment cet homme, qui avait su se montrer ingénieux et plein de ressources, et son niveau 3 dissimulait des ressources insoupçonnées. J’avais bien remarqué qu’il ne maîtrisait pas sa transformation, et son potentiel exploité au maximum pouvait atteindre des hauteurs supplémentaires.

Rapidement, Son Gokû ne fit plus qu’un avec moi. Je reconnectai également les autres guerriers à mon organisme, et ma puissance devint plus élevée que jamais. C’était enfin terminé. J’étais le plus fort. L’univers était à moi. J’allais pouvoir semer la terreur et la désolation chez les êtres vivants, espérant secrètement que l’espace allait me réserver des êtres du même calibre, capable de me résister et de me pousser dans mes retranchements.

Pour marquer l'épilogue, le crépuscule de cette ère, j'étais bien décidé à marquer le coup, en annihilant ce monde paisible et tranquille.. ce cauchemar infernal et interminable.. cette terre de paix et d'amour… hein ?



Pourquoi n'arrivais-je donc pas à tirer ce kikoha destiné à rayer la Terre de la carte de l'univers ? Il me suffisait de concentrer mon énergie, et de détruire cet astre sur lequel j'avais vécu tant d'aventures, vu des enfants grandir, combattu de féroces ennemis du futur comme du passé..



Quoi ? Mais, que.. ? Quels étaient ces flashs qui apparaissaient de façon fugitive dans mon esprit ? Au bout de quelques secondes, je compris..



Tous ces gens en moi aimaient cette planète. Même Vegeta. Son Gokû et ses proches portaient un amour sincère à ce petit monde perdu dans un coin de l'espace. Et puis, en fin de compte, je l'aimais bien, moi aussi.. on y vivait bien, on y mangeait bien, l'humanité était partiellement pourrie, mais aussi pleine de potentiel et de bonté, et ce n'était pas pour me déplaire.

Ce monde avait pris une place particulière dans mon coeur, cela en partie à cause de mes absorbés, mais aussi à titre personnel. J'y avais vécu la plus belle période de ma vie, j'ai appris à aimer, à haïr, à me surpasser, et à évoluer. Quitte à dévaster l'univers, je devais épargner cette planète qui m'avait vu naître et progresser.



D'humeur grandement volatile, je décidai d’apostropher Dendé, le dieu de la terre dont je connaissais le nom grâce à ses amis. Je voulais qu'il récupère les dragon balls pour restaurer la Terre dans son état d'origine, et ressusciter les terriens. Je devais bien ça à mes adversaires.

Après avoir arraché les vêtements oranges symboliques de Son Gokû, je vis le kaioshin qui agonisait à terre. Je le transformai en biscuit avant de le manger, récoltant au passage ses capacités. Je n'allais pas me priver de techniques divines aussi utiles. Je les avais loupés étant gosse, je ne pouvais pas manquer ça.

Plus tard, tout le monde revint à la vie. Je me présentai aux familles de Gokû et des autres, les informant de la perte définitive de leurs proches. Ils étaient stupéfaits, incapable de réagir. Seule Chi-Chi eut la force de rétorquer une attaque cinglante :

— Comment oses-tu ? Rends-moi mes fils et mon mari, espèce de monstre !!

D'un simple regard mesquin, je la réduis au silence, la terrifiant par la lueur dans mes yeux. Tournant ces derniers vers Bulma, j'eus une nouvelle réflexion :

— Mmh.. Bulma.. tu es très intelligente, toi…

La Terrienne eut un mouvement de recul, une expression horrifiée sur le visage. Suivant cet instinct qui s'éveillait en moi, je l'absorbai instantanément, sans même que les autres puissent réagir.

En quelques secondes à peine, je sentis mon intelligence croître de façon exponentielle. Je ne m'étais pas trompé. Ces souvenirs de Vegeta, Son Gokû et leurs proches me dirigeaient sur des décisions utiles. Celle-là, particulièrement, m'avait permis d'évoluer davantage, en intégrant l'une des terriennes les plus intelligentes de la planète. Je n'étais pas encore féru de l'absorption, et encore moins d'autres spécialités que le combat, mais c'était loin d'être un gâchis.

— Hum, bref.. dis-je aux autres, toujours secoués. Je vais quitter la planète, maintenant. J'ai envie de découvrir l'univers et ses délices. Je vous donnerai des nouvelles de temps en temps !

Alors que je commençais à m'envoler, une voix m'interpella :

— Attends !!

C'était Videl, la fille de Satan. Le visage rouge de colère et de chagrin, elle était difficilement retenue par #18.

— Pourquoi agis-tu comme ça ? Si tu es devenu si gentil, rends nous les personnes que nous aimons ! Fais-le pour la Terre que tu as épargnée, et pour mon père !

Je la dévisageai en silence, tandis qu'elle et les autres attendaient ma réponse avec inquiétude. Affichant un sourire attendri, je rétorquai :

— C'est bien là la seule requête que je ne peux t'accorder, ma chère. Quand Gokû et Vegeta ont fusionné, ils avaient dit adieu à leurs personnalités individuelles pour l'éternité. Considérez donc que c'est la même chose. Ils feront à jamais partie de moi. C'est ma nouvelle et ultime renaissance, à laquelle ils ont grandement contribué. Je suis le nouveau Buu.

Avant que Videl ne s'emporte à nouveau, je rajoutai en durcissant le regard :

— Vous pouvez me considérer comme votre ami. Remerciez vos familles pour ça. Mais ne croyez pas que je le suis vraiment. Si vous vous dressez contre moi, si l'humanité tente quoi que ce soit pour me nuire, je n'hésiterai pas à ravager des villes pour vous calmer. Je tiens à ce monde, mais je ne me priverai pas de vous faire souffrir si l'envie m'en prend.

Laissant l'ambiance dans ce cadre glacial, je m'envolai en direction de l'espace pour une nouvelle épopée, vers de nouvelles aventures, non sans adresser une dernière salutation aux Terriens, dressant la main machinalement à la manière de Son Gokû, balançant un joyeux :

— Salut, les amis !

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