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DBM Universe 4: Buu

Écriture par Arctika

Relecture par Salagir

Prochaine page dans : 12 jours, 0h


Partie 1 :0
Partie 2 :1234
[Chapter Cover]
Partie 2, Chapitre 1.

Partie 1 : Le commencement

Chapitre 1

Cinq millions d’années avant l’histoire que nous connaissons…

Un monde désertique, aride, dans un coin sombre de l’Univers.

Dans une large étendue de sable rouge, un petit être se mouvait péniblement. Une tempête se profilait à l’horizon, soulevant dans de puissantes rafales les petits grains vermeils qui composaient la surface de cette planète. Le ciel sombre était illuminé de l’éclat aveuglant de la foudre, et retentissait de la fureur des éléments.

Ce monde était l’un des plus reclus et les plus chaotiques de l’univers connu. Tous l’évitaient dans la mesure du possible, et seuls les pires criminels étaient envoyés dans ce que l’on appelait littéralement un véritable enfer.

Le petit être continua sa route pendant un long moment. Enveloppé dans un large tissu, entouré d’une barrière d’énergie, il parvint à une large crevasse circulaire dont on ne voyait le fond. Enfin, il y était ! Il pouvait ressentir l’aura maléfique qui émanait de ce gouffre. Seul un grand adepte des arts mystiques tel que lui pouvait détecter une énergie aussi sombre et ténébreuse. Alors qu’il parcourait l’espace à la recherche de sorts interdits, il avait localisé une puissante source sur ce monde infernal. Et il était désormais sur le lieu qu’il avait ressenti depuis son vaisseau.

Le petit être leva le bras, et s’écria :

– Nous y sommes ! Esclaves, au travail ! Trouvez-moi tout ce que vous pouvez !

– Oui, maître Bibidi !

Des dizaines d’individus apparurent, se positionnant tout autour de la crevasse. Ils s’agrippèrent au rebord et commencèrent à descendre le long des parois. Le dénommé Bibidi ricana. Ce monde était un lieu idéal pour se fournir en soldats dévoués. Les pires individus, remplis d’une profonde noirceur, étaient tous désignés pour le servir.

Pendant plusieurs heures, les pions s’agitèrent, pénétrant dans des grottes encastrées dans les murs. Certains périrent, écrasés par d’immenses rochers. La nature cataclysmique était impitoyable, même en profondeur. Bibidi, capable de voler, s’était placé dans un recoin sûr, une paroi protectrice, depuis laquelle il observait ses pions grâce à une boule de cristal.

Jusqu’à l’appel tant désiré.

“Maître ! J’ai trouvé quelque chose ! C’est énorme ! C’est… Argh !”

Le sorcier frémit de contentement. Enfin !

– Parapappa !

Incantant un sort de téléportation, il rejoignit immédiatement son soldat au fond d’un long chemin rocailleux. L’esclave avait été grandement blessé, un rocher s’effondrant sur lui, mais Bibidi n’en avait cure. Son attention était entièrement consacrée à un grimoire à la couverture sombre, posé bien en évidence sur un piédestal osseux. Il n’y avait aucun doute possible. La magie noire présente dans le ravin et davantage dans cette grotte malaisante provenait de ce livre mystérieux. Bibidi le voyait bien, il s’agissait de l’oeuvre d’un puissant sorcier, sans doute des millénaires, voire des millions d’années avant lui. Une aura malsaine émanait de ce livre, et enveloppait la pièce.

Bibidi s’approcha, méfiant. Le rocher qui avait écrasé son serviteur n’était pas tombé par hasard. La caverne était truffée de pièges magiques destinés à annihiler tous ceux qui tenteraient de s’emparer du livre. Une espèce de barrière invisible entourait l’ouvrage. Mais de ce qu’il pouvait constater, ce n’était pas un sort particulièrement compliqué à défaire. C’était du haut niveau, certes, mais il pouvait voir cette protection, et il la sentait fragile. Même les plus grands enchantements perdaient en puissance avec le temps.

Tendant les bras devant lui, il incanta un puissant sortilège qui frappa dans l’ensemble de la grotte. Le soldat gémissant au sol fut annihilé, ainsi que toutes les magies présentes aux alentours. Bibidi tomba à genoux, épuisé. Le sort agissait en fonction de tous ceux présents, et il y en avait tellement que sa force avait été drainée par sa propre magie. Il regarda le piédestal. Le bouclier s’étiolait et se fissurait peu à peu, jusqu’à voler en éclats.

Bibidi prit un peu de temps à se relever, puis s’approcha du livre et l’ouvrit, intrigué et excité. De ce qu’il lisait à première vue, il s’agissait d’un antique grimoire rédigé par un groupuscule de sorciers dans des temps inconnus. Le recueil interdit présentait diverses expériences et incantations qui pouvaient lui être utiles, mais beaucoup de ses propres sortilèges étaient de loin plus puissants. Cependant, l’une des pages attira son attention.

Ces quelques paragraphes entourés de schémas iconographiques présentait une méthode sûre pour condenser le mal présent chez les êtres vivants, afin d’animer des objets ou des entités, et les déchaîner par la suite. Bibidi réfléchit un instant, puis afficha un sourire réjoui.

Il pouvait faire quelque chose d’intéressant de ce sort.

Combiné à certaines de ses spécialités, il pourrait bien parvenir à ses fins, une bonne fois pour toutes.

La création de son idéal.

L’esclave parfait.

Son Majin.

Quelques mois plus tard, sur un autre monde.

Dans un souterrain éclairé par des lanternes contenant des flammes violettes, le sorcier Bibidi s’activait. Au long des murs s’étendaient des étagères remplies de documents poussiéreux, couverts de toiles d’araignées, ainsi que des fioles emplies de liquides verdâtres et visqueux. Les pierres qui constituaient les murs incurvés étaient taillées et polies, telles un complexe secret et reclus. Un repaire dans lequel Bibidi opérait depuis des années, menant des expériences scientifiques et magiques interdites. Il disposait d’une technologie plutôt développée, qu’il avait subtilisée en grande partie sur plusieurs mondes, et qu’il avait ensuite modifiée et imprégnée de maléfices pour l'améliorer.

Le magicien s’affairait sur une table sur laquelle était posé un papyrus qui représentait un large cercle, ainsi que des incantations et des symboles tout autour.

Bibidi étudia ce document pendant un moment, afin d’être sûr de ne pas manquer son coup. Une fois terminé, il respira longuement, et contempla une dernière fois tous ces textes anciens qui reposaient dans sa bibliothèque. Il avait étudié attentivement chacun d’eux, inlassablement, en vue de procéder à la création d’un ultime rituel destiné à créer la plus terrible des créatures. Fabriquer de toutes pièces l’incarnation même du mal n’était pas très difficile. Mais s’assurer de l’obéissance d’une telle calamité était autre chose. Il ne fallait pas que cela puisse se retourner contre lui. Il avait donc mis un soupçon de chaos dans sa formule magique, instillant une bestialité sans normes dans son futur esclave. De ce fait, jamais son soldat n’aurait la pensée de se retourner contre lui, comme il n’aurait jamais de pensées autres que le carnage de l’Univers.

Il savait déjà comment nommer son serviteur. Il serait l’incarnation même des vices de l’Univers, et le représentant de sa domination. Son véritable Majin, doté de pouvoirs hors normes, et d’une sauvagerie inégalée. Et un nom qui sonnait bien à ses oreilles lui était venu en tête. Associé à ce titre qui répandrait la terreur dans les galaxies.

Majin Buu.

L’heure était enfin venue.

Au centre de la pièce se tenait une énorme sphère rose, battant tel un coeur vivant. Il était relié par des tuyaux plantés dans sa peau extérieure à des cuves métalliques. Ces dernières contenaient un liquide très spécial : de l’énergie, et pas n’importe laquelle. Il lui fallait de l’énergie pure, provenant d’âmes innocentes, pour créer l’aberration maléfique qu’il voulait. La souffrance provoquée par le meurtre de ces êtres, ainsi que le chaos provoqué dans le processus renforceraient la force de son guerrier. Il avait mis un monde entier à feu et à sang pour récolter toutes ces ressources. Mais son acte avait attiré l’attention d’un Kaiôshin, auquel il avait échappé de peu. En fin de compte, il s’était fait l’ennemi d’un dieu qui veillait sur l’Univers, et il était effrayé. Toutefois, son esclave devait certainement être en mesure de tenir tête à des divinités. Du moins, il l’espérait.

Majin Buu était enfin créé. Il ne restait plus qu’à le libérer. Tous ces mois de préparation avaient été vécus en vue de ce jour.

– Hahaha ! Je l’ai fait ! Cette créature est la perfection même ! Je vais diriger la vie ! Je vais diriger la mort !

Repensant à ceux qui dominaient actuellement l’Univers et qui lui avaient mis des bâtons dans les roues, il rajouta d’un ton hargneux et sadique :

– Et… je vais régner sur les dieux !

Il se tourna vers le cocon tambourinant, un peu anxieux, mais tremblant d’excitation.. Il hésita un instant avant de poser sa main sur la boule. Il ferma les yeux et, concentrant ses pouvoirs magiques, prononça l’invocation destinée à libérer la créature. Un court instant de silence suivit. Inquiet, Bibidi déglutit. Avait-il échoué ?

Soudainement, la sphère se mit à trembler violemment. Une épaisse fumée se dégagea de ses interstices tandis qu’elle s’ouvrait peu à peu. Les deux blocs roses qui constituaient la boule tombèrent à terre dans un bruit sourd, faisant sursauter Bibidi qui recula. Il tremblait de tous ses membres : il s’était préparé à tomber sur un monstre à l’énergie colossale, mais jamais il n’aurait pu imaginer à quel point cette puissance était élevée, et malsaine. L’atmosphère était devenue d’une insanité inconnue jusqu’alors. Même lui, le grand sorcier des arts interdits, était comme figé par ce qui se produisait.

La fumée se dissipa progressivement, révélant au centre de la boule descellée un gamin au corps rose, les yeux fermés, comme endormi. Une petite crête ornait le sommet de son crâne pour se perdre derrière la tête, entourée de creux. Torse nu, il était vêtu d’un pantalon blanc, et d’une ceinture dont la boucle représentait un M.

“Oui ! C’est… C’est bien la marque de mon pouvoir !” pensa Bibidi en déglutissant.

Il s’approcha lentement, incertain dans ce qu’il devait faire. Il dit d’une voix faible :

– M… Majin Buu ?

Alors qu’il tendait la main, la créature ouvrit brusquement les yeux. Bibidi recula précipitamment, effrayé. L’iris rouge des yeux de Majin Buu baignait dans un océan noir. Le sorcier était terrorisé par l’éclat sordide qui luisait dans le regard de la créature qu’il venait de libérer.

Majin Buu pencha la tête à droite puis à gauche, venant craquer ses articulations. Il avança d’un pas lent devant lui, regardant tout autour de lui. Son corps était un peu raide, mais prendre ses marques et la sensation de son corps serait très rapide. Le temps de s’habituer complètement… puis de détruire.

Il regarda l’insecte devant lui. Le petit vermisseau tremblait. Il disait quelque chose.

Majin… Buu ? Buu ?

Était-ce ainsi qu’il s’appelait ?

Il le sentait.

Il avait été créé.

Par cet insecte.

Lui, avoir délivré Majin Buu ? Petit être qui l’avait invoqué ? Mmh...

Il étendit soudainement sa tête et la tourna à l’envers, l’approchant en allongeant son cou à quelques centimètres du visage de Bibidi qui tomba à terre, surpris. Il dit en bégayant :

– Buu... Majin Buu… Je suis Bibidi, le grand sorcier. Je t’ai créé pour que tu me serves afin de conquérir l’Univers, et détruises mes ennemis. Tu me dois la liberté, tu… Tu dois m’obéir !

Majin Buu continua de le dévisager, le regard neutre. Il n’avait pas vraiment compris le petit être. Il n’avait entendu réellement que deux mots : obéir, et… Détruire. Détruire !

DÉTRUIRE !

Obéir sonnait comme un mot lointain dans ses oreilles, un rare soupçon de raison, même insignifiant. Cela ne lui plaisait pas d'avoir à écouter quelqu'un alors même qu'il venait de naître. Son caractère chaotique était au-dessus, plus fort, plus présent. Seul son instinct primal le guidait, et il voulait s'amuser. Sans restrictions. Mais ce petit être parlait de destruction. Il l’avait libéré. Il pourrait le tuer maintenant, mais… Il allait le fournir en distraction. En combattants. En proies.

Majin Buu reprit sa forme normale et partit d’un grand éclat de rire en déployant son aura au maximum. Bibidi poussa un cri d’horreur et créa un bouclier. Son repaire fut entièrement balayé par la puissance de Majin Buu. Le sorcier, lui, fut éjecté au loin. Il était secoué, mais pas blessé.

– Qu… Quelle puissance ! dit-il en bégayant. Qu’est-ce que j’ai fait ? Il va me tuer !

Majin Buu réapparut alors devant lui, un grand sourire au visage. Bibidi écarquilla les yeux en tremblant. Il voyait déjà sa fin arriver. Mais ce n’est pas la mort qui entra en contact avec lui. La main de Majin Buu tapota sa tête sans ménagement, et il leva les yeux vers lui. De l’autre main, la créature désignait l’espace, d’un regard qui voulait tout dire. Il était prêt à se battre, et à détruire. Il ne tuerait pas le sorcier, et suivrait ses ordres, tant qu’il lui serait utile.

Bibidi comprit rapidement le message. Le Djinn acceptait de se battre pour lui.

Il esquissa un sourire réjoui. Son règne allait enfin commencer.

Durant plusieurs mois, il se déchaîna.

Fou de destruction et de rage.

Majin Buu était inarrêtable. Il était si bestial et imprévisible qu’il fonçait d'une planète à l'autre sans prévenir, laissant son libérateur pris au dépourvu. Ce dernier avait peine à le suivre avec sa magie.

Majin Buu aimait tuer. Dévorer. Ravager.

S’il n’avait pas détruit le petit insecte, c’est parce qu’il lui apportait du divertissement. Du challenge. Des adversaires.

Mais pas assez forts.

Des ennemis, il en avait vu beaucoup pendant ces derniers mois.

Mais le plus fort n’avait tenu que trente secondes.

Des dizaines, puis des centaines.

Majin Buu devenait fou.

IL VOULAIT SE BATTRE.

~ Dix mois après la libération de Majin Buu. ~

Sur une planète commune.

Bibidi ricanait, flottant au-dessus d’un monticule de cadavres. Ils étaient démembrés, déchiquetés. Il était ravi de la tournure des événements. Bien que son esclave ne lui obéissait pas beaucoup, la plupart du temps, il parvenait à le faire ravager de nombreux mondes qui avaient déplu au sorcier, ou s’étaient opposés à lui. La plupart étaient dans des coins reclus de l’Univers, et faiblement habités. Mais c’était le début, même modeste, de son nouvel empire.

Désormais, le nom de Bibidi, le grand sorcier, était connu dans beaucoup de systèmes. Avec, à ses ordres, une bête sauvage qui détruisait les planètes et dévorait leurs populations.

Plus loin, Majin Buu écrasait le dernier être vivant de cette pathétique planète. Il était réputé pour être le plus fort combattant de sa race, mais était tombé à terre en deux coups de poings seulement. Majin Buu, irrité, s’acharnait depuis plusieurs minutes sur son cadavre, le réduisant en lambeaux.

Bibidi ricana.

– Bien, Majin Buu, très bien ! Tu me sers à merveille ! L’Univers sera bientôt mien à ce rythme, ha ha ha !

Entendant le magicien, Majin Buu s’arrêta. Le sorcier s’interrompit, étonné. Pendant quelques secondes, il contempla le Djinn qui n’émettait plus aucun son.

– Majin Buu ? Qu’est-ce qui ne va p-

Le monstre se téléporta soudainement devant lui, le regard démentiel. Effrayé, Bibidi chuta du monticule et dévala la pente de cadavres en poussant des cris apeurés et douloureux. Une fois à terre, il toussota tandis que Majin Buu descendait lui aussi le monticule, à pas lents. Une fois arrivé près du sorcier, il tendit le bras vers l’insecte toujours à terre, et fit apparaître une boule d’énergie violette dans le creux de sa main. Bibidi poussa un hurlement de terreur.

– Qu’est-ce que tu fais, Majin Buu ? cria-il en agitant ses bras devant lui. Je suis ton maître ! Pourquoi est-ce que tu me menaces maintenant ? L’Univers est presque à nous !

Les yeux du monstres luirent d’une étincelle rouge. La crête au-dessus de sa tête s’allongea subitement pour attraper quelque chose de l’autre côté du tas de corps inertes. Il en rapporta celui du combattant, à moitié déchiqueté, et le jeta sans ménagement à côté de Bibidi qui tressaillit. En voyant Majin Buu trembler de rage, des veines apparentes, Bibidi comprit. Son esclave voulait se battre contre quelqu’un de fort.

– Je… Je vois, Majin Buu… Un ennemi fort…

Bibidi avait beau réfléchir, aucun mortel dans l’immensité de l’espace n’était capable de donner un combat de qualité à son serviteur. Majin Buu commençait à s’ennuyer de lui, et il allait le payer de sa vie. L’heure n’était plus aux mondes pathétiques d’en bas, mais à la guerre contre les dieux de l’Univers. Il avait lâché Majin Buu sur des dizaines de mondes insignifiants, peu importants aux yeux des Kaiôshins, et délaissés par ces dieux fainéants, afin de s’assurer peu à peu un territoire, le début de son empire, sans grande crainte d’être attaqué.

Les dieux préféraient se complaire dans leur monde paradisiaque, et ne se souciaient pas réellement des mondes mortels. Le moment était venu de les obliger à se battre. Et à mourir de la main de Majin Buu. Il ne serait pas difficile de capter leur pleine attention. Le massacre d’un monde densément peuplé sous leur surveillance ferait l’affaire.

– Très bien, Majin Buu, dit Bibidi d’une voix peu assurée, mais pleine d’excitation. Tu veux te battre ? Je vais t’emmener contre les ennemis les plus forts de tout l’univers ! Si tu m’obéis, tu pourras t’amuser autant que tu veux avec eux !

Majin Buu, comme à son habitude, comprenait peu les mots du sorcier. Mais il voyait son état, son sourire sadique, le tremblotement de sa voix. Il avait compris. Lui-même ricana, le visage s’assombrissant.

Enfin.

Il y était.

Le moment tant attendu.

Le vrai combat arrivait.

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