DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Arctika & Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Update le 1 et 15 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 16 jours, 22h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
Partie 33 :161162163164165
Partie 34 :166167168169170
Partie 35 :171172173174175
Partie 36 :176177178179180
Partie 37 :181182183184
[Chapter Cover]
Partie 37, Chapitre 184.

Dans l’arène de l’univers 0, peu après le renvoi de Buu, les organisateurs s’affairaient à remettre les choses en état. Sur l’ordre du nouveau Grand Kaiôshin de l’univers 1, des Vargas étaient partis chercher un nouveau set de Dragon Balls, afin de ressusciter toutes les victimes en date.

Alors que l’agitation battait son plein, Baddack de l’univers 3 interpella le Varga responsable de son univers, du nom de Zamacoin, celui-là même vêtu de vêtements nobles parmi l’élite de son peuple.

– Attendez, dit le Saiyan. Veuillez me ramener dans mon univers avant le réveil de Raichi. Il ne doit pas savoir où je vis.

– Vous êtes sûr ? demanda Zamacoin, qui n’appréciait pas l’idée de devoir faire un voyage inter-univers de plus.

– Tout à fait. Je ne sais pas s’il peut être ramené à la vie, mais je ne peux prendre aucun risque.

– Je m’en vais aussi, intervint Piccolo Daimao.

Pour accentuer son détachement à ses sentiments qui le hantaient depuis son dernier match, il ajouta :

– Ça pue la bienveillance, ici. Je suis bien content que ce Gast soit mort, ha ha !

– D’accord, finit par accepter le Varga. En y repensant, faire venir ensemble des ennemis mortels n’était sans doute pas raisonnable.

Parmi les siens, Zamacoin était l’un des rares à s’être opposé à ce tournoi. Il voyait la violence et les peuples de l’univers d’un mauvais œil. Cette compétition lui avait donné du grain à moudre. Il avait beaucoup de respect pour les Kaiôshins, divinités de l’univers. Certains êtres mortels avaient su lui donner une certaine foi, comme Gast de l’univers 7.

Mais les actes de Babidi, de Buu et des Saiyans le confortaient dans sa vision des choses. Trop de personnes avaient le cœur impur. Cet univers 3 dont il avait été nommé responsable contenaient de véritables monstres, comme ce Piccolo Daimao dont il avait entendu les atrocités plus tôt durant le tournoi. Ce Raichi cherchait la vengeance pour le génocide de son peuple par les Saiyans, dont il semblait que ce Baddack en était responsable. Il avait dû s’occuper d’un univers qui illustrait parfaitement son dégoût des autres espèces.

Zamacoin fit affréter un vaisseau afin de les reconduire chez eux. Tandis qu’il les guidait à l’extérieur de l’arène, Piccolo Daimao s’adressa à Baddack :

– Tu l’avais vu venir, ce bordel avec la boule de gomme, avec ton drôle de pouvoir ?

– Pas vraiment, répondit Baddack. Il faisait partie de certaines visions que j’ai eues au début du tournoi, mais ce n’est pas quelque chose que je contrôle volontairement. En général, il se déclenche quand un destin funeste se dessine.

– En parlant de ça, tu serais pas un Saiyan, toi ? demanda Piccolo Daimao. Je crois bien avoir défoncé une bonne partie de ton peuple.

– En effet, à commencer par mon fils, Raditz. Mais bon, tu n’as fait que te défendre, je ne peux pas t’en vouloir. Et toi, tu es un Namek, pas vrai ? Nous avons tué tes frères, alors... égalité.

Piccolo Daimao ne commenta pas. Il n'avait pas fait spécialement attention à ses origines extra-terrestres dont il avait un peu entendu parler par le biais des envahisseurs Saiyans. Ça ne l'intéressait pas.

Baddack reprit :

– Comme on a massacré ton peuple et ravagé ta planète natale, tu ne serais pas le dernier de ton espèce ? Comme moi…

– Roh, arrête de jouer au survivant dramatique, pesta Piccolo Daimao. Raichi est le dernier des Tsufuls. Quant à Tapion, il vient d’un passé si lointain que sa civilisation a disparu. Franchement, être le dernier représentant de son peuple, c’est d’un commun !

– Notre univers a bien merdé, je crois, fit Baddack dans un soupir.

Le petit groupe intégra le vaisseau, qui décolla rapidement. Dans peu de temps, ils seraient rentrés chez eux.

Tandis que Zamacoin supervisait le voyage vers l’univers 3 avec le pilote, il continuait d’écouter la répugnante discussion des deux guerriers avec attention.

– Si j’ai bien compris, Raichi veut ta peau, c’est ça ? demanda le Namek.

– Oui. Après avoir décimé la planète Vegeta et tout mon peuple, il m’a traqué dans plusieurs galaxies. J’ai pu résister et m’échapper, mais avec ce tournoi, il est devenu beaucoup trop dangereux pour moi. Je dois me cacher.

– T’as qu’à venir chez moi, alors. En échange, tu me préviendras des merdes à venir si une catastrophe arrive. Je pense qu’on peut bien s’entendre.

– Pourquoi pas, réfléchit le Saiyan. Qu’est-ce qu’on fait, sur ta planète ?

– On martyrise des faibles, ricana Piccolo Daimao. Je suis le roi démon de la Terre.

– J’aime bien, répondit Baddack dans un sourire. Ça me rappellera le bon vieux temps. C’est tout ce qui me reste, de toute façon.

Le pilote et Zamacoin les observèrent, médusés, de même que les Nameks qui les accompagnaient.

– Eh bien, pas fâché d’être débarrassé de ces types, envoya Zamacoin au Varga pilote.

– C’était peut-être une erreur d’inviter les pires criminels des univers à ce tournoi, répondit le pilote.

– Ne m’en parle pas. Tu as vu ce monstre qui a tué une petite fille au premier tour ? Je l’avais dit dès le départ, qu’on aurait des problèmes avec des crapules.

Zamacoin aurait voulu pouvoir les laisser dans le vide de l'espace ou les jeter dans un trou noir. Malheureusement, les organisateurs avaient promis la sécurité à leurs invités, même ceux qui n'en méritaient pas.

Sur un dernier soupir, ils enclenchèrent le voyage, faisant quitter l’univers 0 au dernier Saiyan et au dernier Namek de l’univers 3.

Dans l’arène, l’ancien Grand Kaiôshin s’était mis à l’écart. Il était surveillé de près par le Kaiôshin du Sud, qui était de loin le plus rigoureux et le plus méfiant. Il ne pouvait pas pardonner à leur ancien chef sa trahison impensable.

Quant à ce dernier, il se contentait d’observer la reprise des événements. Son rôle était terminé. Il n’interviendrait plus ni ne dirait plus rien pour le reste du tournoi. Il ne pouvait rien faire d’autre que réfléchir. Et personne ne l’écouterait pour XXI, maintenant qu’il avait perdu la confiance de ses confrères. De plus, la créature de l’univers 5 était parfaitement dans son droit d’être présente.

Buu lui avait ouvert les yeux sur la fatalité du monde. Le destin n’était pas entre les mains des mortels, ni même entre celles des dieux. Arriverait ce qui doit arriver.

Durant ce temps, pendant que les Vargas étaient partis chercher des Dragon Balls, les commentaires fusaient quant à la gestion de la crise et à la suite du tournoi.

– Quand je pense qu’il nous a humiliés en nous donnant des pouvoirs, pesta Son Goten de l’univers 18. Buu était vraiment ignoble.

– Bon, au moins, on garde cette nouvelle fusion en rentrant chez nous, lui fit remarquer Trunks. En cas de besoin, on a un Super Gotenks prêt à sauver le monde, deux fois plus vite que nos parents !

– Tu rediras ça quand tu auras repris l’entraînement, grogna Vegeta à proximité. Vous ne méritez pas une telle puissance gratuitement. Si vous aviez un peu de fierté, vous ne vous reposeriez pas sur un cadeau donné par votre ennemi.

– Je rêve, ou tu es jaloux ? dit Bra.

– Jaloux, moi ? rétorqua Vegeta avec colère. Je suis juste irrité par cette attitude nonchalante qui a le don de me mettre sur les nerfs ! La fusion, c’est de la triche à la base, et même sans cela, Buu a eu le culot de vous l’améliorer pour s’offrir un bon combat ! Alors redescendez de votre nuage, gamins. Si vous ne comptiez pas tout le temps sur Gotenks, vous auriez pu protéger vos familles mieux que ça, tout à l’heure.

Cette dernière pique était spécifiquement adressée à Son Goten, qui baissa les yeux, en comprenant l’allusion à son manque de puissance face à Kakarotto de l’univers 13 durant l’assaut de Babidi. Trunks se positionna devant lui, prêt à répondre, mais Son Gohan s’interposa.

– On se calme, dit-il d’une voix douce mais ferme. Vegeta, nous sommes tous d’accord pour dire que Buu est responsable de tout ça, n’est-ce pas ? On a tous joué dans la paume de sa main. Son Goten a fait de son mieux. Ce tournoi est un événement exceptionnel, il n’aurait jamais dû avoir à combattre lui-même.

– Même si je peux comprendre ton point de vue, Vegeta, ajouta Son Gokû, nous n’avons pas à forcer les enfants. Nous serons là pour gérer les situations difficiles, et nous avons maintenant Uub à nos côtés, il défendra la Terre lui aussi. Ils ont mérité de se détendre, après tout ce qu’ils ont vécu.

Vegeta grommela et détourna le regard. Son Gohan tapota l’épaule de son frère qui se détendit un peu.

– Uub n'est pas à nos côtés, constata Vegeta.

– Oh, il ne doit pas être loin ! C'est vrai qu'on ne l'a pas vu contre Buu, mais je suis sûr qu'il sait ce qu'il fait !

C'est vrai, Uub était un exemple. Et il n'était pas seul.

– Moi aussi, je protégerai la Terre, grand-père ! s’exclama Pan.

– Bien sûr, répondit joyeusement Son Gokû. Uub et toi, vous serez les défenseurs de notre maison.

Pan sautilla de joie à l’écoute de ces mots. Plus loin, Piccolo eut un léger sourire. Ils avaient besoin de reprendre contenance, après les révélations de Buu, qui avait joué avec leurs esprits. Tout le monde était sous tension.

Quelques espaces plus loin, une autre personne réagissait aussi très mal à la situation.

– Alors, c’est cette ordure qui a réparé #18 pendant la nuit ? cracha #17 avec colère. Il a fait exprès de m’oublier, ce salaud !

Les deux jumeaux avaient toujours été égaux. Ils avaient sûrement la même puissance, mais sa sœur le laissait toujours fanfaronner d'être le plus fort. Là, il lui était si indéniablement inférieur qu'il en ressentait une grande jalousie.

Du côté de l’univers 8.

– C’est donc Buu qui m’a aidé à développer mes capacités psychiques ? dit Freeza d’une voix crispée. Il a joué avec moi depuis le début, cette vermine. Il savait déjà pour Papa depuis le premier tour !

– Attends, c’était Buu alors, ta source ? s’énerva Coola. Tu aurais pu me le dire, c’était important, ce gars était un manipulateur !

Freeza ne répondit pas, cela n’avait plus d’importance. Ils avaient trouvé un compromis avec Ginyu, et pour éviter la guerre civile dans leur univers, ils avaient désormais le commandement de l’empire. Le roi Cold ne serait qu’un roi d'apparat qui conserverait un certain pouvoir, mais ils étaient les vrais décisionnaires.

– Et c’est lui qui m’a également conseillé contre la gamine Saiyanne, j’imagine, dit Ginyu habitant le corps de Cold. Cela m’insupporte qu’il se soit servi de nous comme des jouets. Bon débarras.

Un mouvement inhabituel capta leur attention. Depuis le couloir des organisateurs, les Vargas ramenaient un chariot de Dragon Balls, accompagnés du doyen des Nameks pour l’invocation de Porunga.

– On ne tente toujours pas le coup, j’imagine ? fit Coola.

– Même pas en rêve, répondit son frère. Les Kaiôshins sont tendus, et ce Vegetto est une plaie. Même si c’est Buu qui tirait les ficelles du tournoi, on ne peut toujours rien faire. Je crois qu’on va devoir abandonner l’idée de mettre la main sur les Dragon Balls.

– Souhaitez-vous rentrer chez nous, dans ce cas ? demanda Ginyu.

– Pas encore, dit Freeza. Je veux voir la fin de ce tournoi, tant que nous y sommes. Et puis, une opportunité miraculeuse peut toujours apparaître.

Ginyu acquiesça. Il ne voulait manquer pour rien au monde les combats les plus grandioses à venir. Seuls des champions de qualité, incroyablement forts, allaient se battre. Quel dommage que la plupart soient des Saiyans !

Il jeta un coup d'œil en direction de Son Bra de l’univers 16, tandis que Porunga était invoqué au même moment, et illuminait l’arène de sa lumière mystique. La Saiyanne semblait toujours préoccupée, depuis le coup d'état de Babidi. Quand on voyait son père, quelques mètres plus loin, avec un regard assassin, on pouvait comprendre pourquoi. Même Ginyu eut un frisson d’angoisse à sa vue. En effet, il valait mieux ne pas attirer son attention davantage.

– Veuillez ressusciter les personnes mortes ou en état d’inconscience depuis le début de ce tournoi ! formula le doyen Mori en langue Namek, afin d’être sûr de n’oublier personne.

Porunga accepta le vœu et ramena tout le monde à la vie. Dans l’espace de l’univers 13, Tapion et Raichi réapparurent. Ils se regardèrent, surpris.

Le Tsuful était comme frappé par la foudre. Son fantôme avait été récupéré par le Dragon et réinstallé dans sa machine, Hatchiyack. Il n’était pas vraiment un esprit, mais un simple vestige mécanique de son âme perdue. Ainsi, il était de retour, réparé, fonctionnel, avec les souvenirs de son combat contre Gast.

Il se rappelait avoir fusionné avec Hatchiyack, et le résultat le fascinait autant qu’il le sidérait de terreur. Ce monstre était beaucoup trop fort. Les âmes Saiyannes avaient crié vengeance avec une fureur sans nom, il s’en souvenait. Tout comme les victimes de ces barbares.

Raichi ne pouvait pas abandonner sa croisade pour autant. Il devrait être vigilant à ne pas laisser Hatchiyack se déchaîner à nouveau. Il serait capable de détruire leur univers, une fois chez eux. Mais, quel soldat incroyable pour accomplir sa vengeance…

– Quel miracle, murmura Tapion à côté. Je ressens ta joie aussi, Hildegan. Je me souviens. Peut-être pouvons-nous cohabiter, à partir de maintenant… Et pardonner…

Son corps frémit en réponse à ces mots. Leur symbiose durant leur combat contre Cell avait créé une nouvelle alchimie entre les deux êtres. L’un pouvait désormais lire le cœur de l’autre, et l’antique créature comprenait mieux les émotions mortelles, maintenant. Quant à Tapion, il avait désormais conscience de la souffrance de la créature, qui n’avait jamais désiré être une arme de destruction.

Peut-être pouvaient-ils se pardonner mutuellement, et même, se mettre au service du Bien, avec ce nouveau lien ?

Dans l’univers 7, Gast revint lui aussi à la vie. Il observa ses mains, stupéfait. Son corps et son esprit se rappelaient des attaques magiques qui les avaient frappés de toutes parts. Buu était un magicien extraordinaire, il ne pouvait pas le nier. Quelle puissance !

Si le Dragon l’avait ramené, c’est que le Djinn avait été neutralisé. Il regarda vers l’espace de l’univers 1, et vit le Grand Kaiôshin mis de côté, suivi de près par l’un de ses pairs. Il semblait que la situation avait été rétablie. Il ne savait pas comment, mais au moins, la plus grande menace de ce tournoi était écartée. Son objectif était toujours réalisable.

Le Varga assigné à son univers s’approcha alors de lui.

– Ravi de vous revoir, monsieur, dit-il. Nous sommes désolés de ce qui s’est passé. Merci d’avoir essayé de nous sauver, le problème est définitivement résolu.

– Merci à vous pour m’avoir ramené à la vie, répondit Gast en acquiesçant. Pouvez-vous me dire ce qui a été décidé ?

– Le tournoi reprend, à la demande du nouveau Grand Kaiôshin de notre univers. Si vous souhaitez toujours participer, vous affronterez bientôt Son Bra de l’univers 16 pour le dernier quart de finale.

– Je continue, confirma le Namek.

– Je prends note. Veuillez vous préparer, le combat commencera dans quelques instants.

Gast Carcolh croisa les bras, pensif. Après toutes ces épreuves, après tout ce temps, son rêve était à portée de main. S’il gagnait contre cette Saiyanne, puis contre le magicien XXI, il pourrait retrouver son peuple.

Mais pour cela, il devait l’emporter contre deux êtres extraordinaires. Son Bra était de loin bien plus forte que lui. XXI était un magicien exceptionnel et mystérieux, qui était parvenu à neutraliser Buu sans problèmes.

Il pouvait quand même le faire. Il n’abandonnerait pas. Et même s’il venait à perdre, l’espoir ne le quitterait jamais. Il chercherait jusqu’à la fin de sa vie. Il combattrait les forces du mal, sous toutes ses formes. Telle était la raison de son existence, jusqu’à ce qu’elle prenne fin, d’une manière ou d’une autre.

Dans l’univers 17, Cell était de retour au milieu de ses Juniors en surnombre. Il affichait une expression désabusée. Sa défaite contre Vegeta lui restait en travers de la gorge. Il ne pouvait pas s’empêcher de regarder à sa droite, guettant l’ancien prince avec un air mauvais. D’une façon ou d’une autre, il se vengerait.

Mais il n’était pas perdant pour autant. Il avait déjà eu ce qu’il voulait, un combat contre Son Gohan, son véritable rival. Il ne regrettait pas de ne pas combattre Son Gokû. Maintenant, il allait assister à la fin du tournoi, continuer d’évoluer en voyant les autres à l'œuvre. Sa marge de progression était gigantesque.

Alors qu’il réfléchissait, il fut interpellé à sa gauche par Vegetto. Ce dernier avait besoin d’évacuer sa frustration et de penser à autre chose.

– Alors, Cell ? dit-il d’une voix moqueuse. Quel effet ça fait, de te faire démolir par quelqu’un que tu as écrasé à l’époque ? Tu ne le prends pas trop mal, j’espère ?

– Hmph, grogna Cell. Tu peux t’abstenir de tes commentaires. Il me semble que tu as mal digéré ta défaite contre le sorcier, non ? Pas trop difficile, pour le héros de tout un univers ?

Une ombre passa sur le visage de Vegetto, qui fit tressaillir l’être parfait. Était-ce son imagination, ou le Saiyan était-il tel un prédateur prêt à taillader ses proies en pièces ?

Ce ne devait être qu’un ressenti, car un sourire narquois apparut sur le visage de Vegetto.

– J’ai perdu sur une fourberie magique, pas contre quelqu’un qui m’a manipulé du début à la fin. Maintenant que tu as été éliminé et que les univers se vident, tu peux rentrer chez toi, avec ta famille nombreuse.

– Je ne pars pas, répondit Cell en reprenant contenance. J’attends le prochain moment où tout va encore dégénérer. On va bien s’amuser.

Le Saiyan ne répondit pas et détourna le regard. Il ne l’avouerait pas, mais lui aussi n’attendait que ça. Il avait besoin de se déchaîner. Mais il ne ferait pas le premier pas. Il était un justicier, pas un faiseur de chaos.

Dans l’espace de l’univers 14, ce fut au tour de #18 de sortir du couloir de leurs appartements. Elle retrouva son frère, adossé au mur de leur espace. Ce dernier l’observa avec des yeux soulagés, mais un peu égarés.

– Qu’est-ce qui s’est passé ? dit #18 en voyant son expression. Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Je me sens comme si Gero… Comme avant…

– Le magicien t’a désactivé avec une télécommande, se contenta de répondre #17.

– Comment ? fit sa sœur avec des yeux ronds. Mais…

– Ne me demande pas pourquoi il en avait une, personne ne le sait. Il arrive à éliminer tout le monde en visant leurs points faibles. Il a même vaincu le Djinn.

– Quel enfoiré, pesta la cyborg. Il ne s’en tirera pas comme ça, je te jure que je vais le --

Elle s’interrompit subitement, et se mit à trembler. Interpellé, #17 abandonna son air blasé et se précipita vers elle.

– Qu’est-ce que tu as ? lui dit-il, inquiet.

– Je… je me rappelle… Ces yeux…

La dernière vision qu’elle avait eue avant de s’éteindre, désactivée par le sorcier, venait de lui revenir en mémoire. Elle se rappelait la terreur qu’elle avait ressentie en voyant ses yeux emplis de ténèbres infinies et cauchemardesques.

– On le défoncera, t’inquiète pas, lui promit son frère. Avant qu’on parte, on trouvera un moyen de leur faire payer, à tous.

– Ouais…, murmura la cyborg, préférant ne pas s’attarder sur le sujet.

Alors qu’elle se reprenait, #17 lui dit :

– Au fait, c’est le Djinn qui t’a réparée pendant la nuit, l’autre fois. C’est grâce à lui que tu as ta force d'origine.

– Vraiment ? dit #18, choquée.

– Il semblerait, soupira #17. C’était un truc magique, qu’on n’aura pas chez nous. Peut-être qu’il faut penser à ce que ce Yamcha nous a dit, si on ne veut pas, comment dire… tomber en panne ?

Les jumeaux ne se dirent plus un mot, exaspérés par la situation. Ils en avaient assez de ce tournoi, de ces magiciens, de ces Saiyans. L’avenir n’avait plus rien d’exaltant à leurs yeux.

– Nous allons partir, nous aussi, dit Tapion de l’univers 3 à Zamacoin. Nous n’avons plus rien à faire ici.

Maintenant qu’ils avaient tous perdu, il ne souhaitait pas rester davantage dans ce tournoi. Il ne pouvait plus réaliser son vœu, même s’il n’était pas confiant en sa victoire dès le départ. Il avait essayé, au moins. À part accaparer l’attention et les ressources des organisateurs, leur présence ne servait à rien.

Et surtout…

– Je pense que je vais rester un peu, Tapion, lui dit Raichi. Je veux voir la fin de ce tournoi.

– Non, répondit fermement Tapion. Je sais ce que vous pensez. Et je ne vous laisserai pas vous perdre plus longtemps.

– Que veux-tu dire ? demanda le fantôme.

Durcissant le regard, le jeune homme saisit Raichi par le bras et l’entraîna dans le couloir, suivis de près par Zamacoin, silencieux.

– Vous voulez rester uniquement pour vous en prendre aux Saiyans des autres univers. Mais ils ne vous regardent pas. Vous n’avez pas le droit d’interférer avec eux, de toute manière. Nous partons.

– Je ne sais pas du tout ce qu’il insinue, mentit le Tsuful au Varga qui l’observait attentivement.

Une fois de retour au vaisseau, que les organisateurs avaient laissé à disposition pour les départs suivants, Tapion continua son sermon.

– Je comprends votre colère. Mais la vengeance n’est pas la solution, ce Namek a raison. Vous ne trouverez jamais la paix si…

– Je ne cherche pas la paix, le coupa sèchement Raichi. Je traque l’engeance et je la détruis. La vermine sous toutes ses formes doit disparaître. Ces Saiyans, les démons, tous ceux qui font souffrir les faibles, je les éradiquerai tous. Je suis la voix des victimes innocentes, comme toi et ton frère.

Alors qu’il s’apprêtait à répondre, Tapion fut interrompu par une grosse quinte de toux de Zamacoin, au tableau de commandes du vaisseau.

– Hu-rhum ! Keuf - Terre - Keuf- Hum…

– Excusez-moi, qu’avez-vous dit ? l’interpella Tapion. J’ai cru vous entendre dire quelque chose.

– Rien, j’ai avalé de travers, ne vous inquiétez pas, répondit Zamacoin en affichant un sourire gêné.

Tapion l’observa avec une certaine réserve, et décida de le croire. De leur côté, après qu’il se soit détourné d’eux, Zamacoin, le pilote et les Nameks s’observèrent mutuellement et décidèrent de ne rien dire.

Ils avaient tous été choqués par les propos de Baddack et Piccolo Daimao, un peu plus tôt. Ils étaient tous d’accord sur le principe que ces deux individus étaient ignobles, des monstres sanguinaires. Aucun d’eux ne dénoncerait Zamacoin pour son interférence discrète. Même, ils approuvaient silencieusement.

Plus loin, Raichi, lui, n’était pas dupe. Il avait compris ce que le Varga avait tenté de lui signifier. Il chercha la localisation de la planète Terre dans sa mémoire.

“Enregistré…”

Dessin par:

Asura      

7 Juillet

Nouvelle BD sur DBM : Spirou et les Dragon Balls

[img][img]Le crossover entre le meilleur manga de tous les temps et la meilleure BD franco-belge de tous les temps !

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