DB Multiverse

Hanasia, Reine des Saiyans

Écriture par Salagir

Cette histoire se passe sur la planète des Saiyans, il y a 1000 ans, bien avant que ceux-ci ne soient les videurs de planètes qui ont fait trembler la galaxie à l'époque du Roi Vegeta...
Si vous vous demandiez comment vivaient ces êtres si puissants en communauté, si vous vouliez savoir quels furent les destins des Guerriers Millénaires d'avant Broly, si les aventures d'une combattante forcenée et émotive dans un monde de brutes vous tentent, entrez dans le monde de la Saga d'Hanasia.

Update le 1 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 13 jours, 17h


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Partie 2 :4567891011121314151617
Partie 3 :18192021222324252627282930313233343536373839404142434445
Partie 4 :46474849
[Chapter Cover]
Partie 4, Chapitre 48.

Les étapes du deuil chez un Tsuful (quand le mort est ressuscité)

 

L’adresse de la maison de Chiin-Lee est tellement compliquée à citer que nous avons décidé que ça ne valait pas le coup d’essayer de la traduire en français. Ainsi, chez Chiin-Lee, quelque part dans la ville, c’était une ambiance de deuil. Les murs de l’habitation, sans attendre un ordre de sa part, s’étaient colorés en violet sombre automatiquement quand elle était entrée. Ils avaient bien compris.

Chiin-Lee Rosids s’était alors allongée sur son canapé, car dans toutes les civilisations de tous les temps, le canapé du salon existe et remplace toujours le lit en journée. Elle regardait depuis des heures le plafond. Elle ne fermait plus les yeux car cela lui montrait le visage de Hanasia. Le salon à un moment s’était mis à jouer une petite musique. Elle murmura “non”, et il stoppa. Elle préférait le silence.

La porte de sa maison s’ouvrit en reconnaissant son amie Abricota qui entra immédiatement. Elle lança un regard à un appareil à l’intérieur, qui, comprenant sa demande, lui montra d’une flèche silencieuse où se trouvait Chiin-Lee. C’était la pièce d’à côté, elle y fut en un instant, avec un grand sourire, s'apprêtant à lui remonter le moral avec toute l’énergie dont elle était capable.

Mais son amie était une vraie amie et elle changea immédiatement d’attitude lorsqu’elle elle vit dans quel état était Tchin. Ce n’était pas une tristesse passagère. Clairement, ce n’était pas le moment de l’exaspérer pour la pousser de force dans la joie. Respectant son silence, Brie ne dit rien et s’assit sur le canapé, tout contre Tchin, pour lui donner de la chaleur humai-- tsufulienne.

Un temps infini passa dans le silence.

Puis Chiin-Lee se tourna vers Abricota et lui dit :

— Je suis désolée, je te fais perdre ton temps...

Son amie lui fit un grand sourire et la prit dans ses bras.

— C’est à ça que je sers ! Oh ma Tchin, ça va mieux ?

— Ça va mieux, grâce à toi. Merci. Tu peux les sortir.

Abricota relâcha son étreinte, ouvrit la poche de son sac flottant et en sortit deux énormes pâtisseries “spécial déprime”, des gâteaux remplis d’une drogue efficace pour remonter le moral : le sucre.

Elles mangèrent puis Brie entama la conversation.

— Tu as démissionné, j’ai entendu.

— Oué.

— C’est un choix rapide, quelques minutes après la bataille, non ?

— Tu aurais dû y être... c’était insupportable. Politique, politique... Je n’avais pas le coeur à ça. Et j’ai tout de suite compris que ça ne m’intéresserait pas plus demain ni après, alors... au lieu de prendre mon après-midi, j’ai pris tout le reste.

— Il y a au moins trente boulots passionnants qui t’attendent de toute façon. Tout le monde veut avoir la grande Chiin-Lee Litchi Chinensis Sapindaceae Rosids, commandante de l’armée Saiyanne, conseillère de la Reine Guerrière, présidente de la nouvelle agence spatiale, lieutenante honoraire de l’armée rebelle...

— Je n’ai aucun de ces titres-là, tu viens de les inventer.

— Pour autant, rien que pour raconter ton histoire, il te faudra deux vies d’interviews.

— Eh bien il faudra attendre. Je ne vais pas retravailler de sitôt.

— On part en vacances ?

— Ah-ah ! Si tu veux. Mais je pense plutôt à long terme. J’aimerai visiter le sol Saiyan. Peut-être devenir ambassadrice, créer de nouvelles structures. Avoir des liens directs et honnêtes avec les Saiyans.

— Whaow ! Sacrés projets ! Mais avant que tu te fasses dévorer chez les Saiyans, pense à court terme et utilise tes privilèges pour avoir accès aux meilleures vacances, pour toi, ta meilleure amie, et son nouveau petit copain, veux-tu ?

Chiin-Lee sourit, laissant un silence pour toute réponse.

Lorsque Abricota, qui mangeait moins vite qu’elle, eut fini son gâteau, elle lui fit signe : elle avait attendu poliment mais il y avait des limites... Son amie avait bien compris et elle sortit les deux autres pâtisseries.

Tchin arracha une bouchée digne d’un Saiyan et fit un mouvement de la main en direction de la télé. L’écran 3D s’alluma.

— Le territoire Saiyan est sauvage et beaucoup plus grand que le nôtre... c’est magnifique à visiter, tu sais.

Des images d’une plaine s’affichèrent, puis une forêt luxuriante.

— Tchin, ils n’ont même pas de toilettes.

— Ici, c’est la jungle de l’équateur, 3e méridien. Toutes ces couleurs sont naturelles ! Et il y a un peuple Saiyan qui ne sait pas voler, mais peut nager dans l’eau plusieurs minutes sans respirer.

— Au moins, ceux-ci se lavent.

— Là c’est les cieux au nord du Sud. L’hiver c’est enneigé et l’été, des dinotaupes à dent de scie sortent de leur hibernation et vont chercher à manger. Souvent, il s’agit d’un Saiyan égaré mort de froid durant l’hiver.

— T’as une icône “important” qui clignote rouge fort, en bas, là.

— Je doute que ce soit un troisième Saiyan millénaire de détecté. Avec leur négociations avec le reste de l’univers et leurs débats et changements partout, n’importe quoi doit être important pour eux. Tu vois, c’est ça que je veux quitter. Qu’est-ce qu’on s’en fout de savoir quels vont être les termes des traités marchands avec les extraterrestres ! Tiens, y’a une vallée que j’ai vue y’a quelques jours. Les Saiyans y chassent car c’est plein d’énormes animaux... Brie, n’ouvre pas !

Son amie avait déjà fait le signe des mains et l’icône s’était agrandie. Il n’y avait pas de message, c’était une notification, quelqu’un avait pointé comme important une caméra de surveillance précise chez les Saiyans. Tchin allait “cliquer” sur l’action fermer, lorsque son cerveau bloqua.

Une caméra sur le territoire Saiyan, important ? Maintenant ?

Elle ouvrit.

C’était le village natal d’Hanasia, enfin, sa relocation. C’était en direct.

Elle était là. La reine des Saiyans parlait et mangeait tranquillement dans son village.

Elle était vivante.

C’était impossible mais elle était vivante.

— Elle est vivante !!

Tchin s’était levée en criant cette phrase. Elle la répéta, encore plus fort.

Brie n’avait pas reconnu Hanasia, car ces Saiyans se ressemblaient tous. Mais elle s’était doutée que la caméra n’avait pas montré une personne au hasard. Elle leva le regard vers son amie qui entrait au bord de l’hystérie.

Chiin-Lee pleurait.

Elle se jeta sur le canapé pour une étreinte avec son amie qui s’écrasa au fond du canapé sous le poids. Brie entendit sa voix étouffée répéter : “Elle est vivante...”

— Mais comment ? Demanda-t-elle avec le peu d’air qu’elle avait encore dans les poumons.

Tchin se releva et la libéra.

— Je vais lui demander ! Clama-t-elle, les yeux mouillés et brillants.

Et elle se tourna vers l’écran, fit des mouvements rapides et enchaîna une dizaine de mots-commandes.

Brie comprit alors qu’elle n’allait pas le lui demander avec un appareil radio ou autre chose, elle était en train de commander un vaisseau ! Et celui-ci était déjà validé ! Elle n’avait pas tort, son amie était vraiment capable de lui permettre d’avoir de sacrées vacances si elle le voulait...

— Tchiiiiiin... implora Abricota, mais trop tard, son amie avait déjà quitté le salon.

Brie se leva et la poursuivit dans la chambre à côté. Une valise ouverte venait d’être jetée au milieu et sans trop choisir, Tchin envoyait quelques habits dedans. Puis des accessoires divers, de communication, d’hygiène, de médecine, de défense et de survie. Ce à quoi Brie s’étonna que Tchin ait ces trois derniers dans sa chambre. À quoi lui servaient des armes au quotidien ? Et même le reste ! Elle se préparait à une apocalypse zombie ?

— Tu ne pars pas maintenant !?

— Non, dans huit minutes !

— Maaaaaaais !... Mais ça ne va pas ! Je... je suis sûre que c’est interdit d’aller là-bas !

— J’arrangerai ça, j’ai des relations !

— Mais enfin ! Il te faut heu, un visa ! Des... des vaccins ! De l’anti-puce !

Tchin lui montra ce qu’elle avait en main, avant de le jeter dans la valise. C’était un appareil sur lequel il était, littéralement, écrit “anti-puces”.

— Je déconnais ! Enfin... à moitié.

La valise se ferma et se mit à flotter pour suivre Tchin comme un petit chien. Enfin sur Plant, plutôt comme un petit Gzbruitty. Abricota s’élança vers la porte et bloqua toute l’ouverture de sa personne, chose très facile pour n’importe quel Tsuful. Elle parla à toute vitesse :

— Tchin Tchin ma Tchin ne crois-tu pas que tu réagis un peu trop brusquement dû à un double choc émotionnel et que ceci mérite un tout petit peu réflexion avant de partir comme ça et... (inspiration !) et qu’il faut te poser un peu avant de... (inspiration). Heu, ben c’est tout en fait.

Tchin sa Tchin répondit par un grand sourire. De la sueur perla à la tempe de Brie, elle ne savait pas si son amie avait passé le stade de la folie pure, tant elle semblait heureuse et sûre d’elle. Elle remarqua aussi qu’elle n’avait pas seulement fait sa valise. Elle avait aussi accroché à son côté droit une arme létale, sûrement pas vendue dans le commerce.

— Tu viens avec moi ? Fit-elle les yeux pétillants.

Brie se recroquevilla de douleur sous la surprise et sa sueur tourna sueur froide alors que son ventre se tordait, dans la seconde où elle s’imagina marchant sur le sol Saiyan.

Un bourdonnement léger à l'extérieur indiquait que le vaisseau commandé se posait déjà en face de la maison. Terrifiée, Brie tourna la tête vers cet extérieur qu’elle ne pouvait pas voir ici, les murs et fenêtres étant restés violets.

Tchin lui prit la main.

— Prête pour la plus grande aventure de ta vie ?

— Je... peux pas... j’ai... travail demain...

— Tu en trouveras un autre à ton retour ! Toutes les entreprises rêvent d’avoir l’immense Abricota Prunus Armeniaca Rosidae Plantae près de leur machine à café ! La directrice du changement de salle de réunion. La reine des ragots sur huit étages de bureaux. L’experte des interruptions diverses et variées ! Lieutenante honoraire du syndicat pour la création d’une huitième pause matinale obligatoire ! La championne universitaire du cent mètres (en 58 secondes à peine, quand même) ! L’absolue diseuse de vérité mondiale ! La meilleure amie de l’univers !

 

Le vaisseau décolla et en quelques minutes il rejoignit la mer, à partir de laquelle il accéléra vers le prochain continent. De ses larges vitres à l’avant, on ne vit très vite plus que de l’eau dans toutes les directions. Dans le cockpit, une musique en vogue détonnait à fond, couvrant heureusement le chant horrible de Tchin qui criait joyeusement les paroles. Et dans ce road-trip improvisé, Brie tremblait de toutes ses forces, se demandant à chaque instant ce qu’elle faisait là.

 

Dessin par:

Harilinn      

Salagir      

Grenziger      

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