DB Multiverse

Hanasia, Reine des Saiyans

Écriture par Salagir

Cette histoire se passe sur la planète des Saiyans, il y a 1000 ans, bien avant que ceux-ci ne soient les videurs de planètes qui ont fait trembler la galaxie à l'époque du Roi Vegeta...
Si vous vous demandiez comment vivaient ces êtres si puissants en communauté, si vous vouliez savoir quels furent les destins des Guerriers Millénaires d'avant Broly, si les aventures d'une combattante forcenée et émotive dans un monde de brutes vous tentent, entrez dans le monde de la Saga d'Hanasia.


Partie 1 :123
Partie 2 :4567891011121314151617
Partie 3 :18192021222324252627282930313233343536373839404142434445
Partie 4 :464748495051
[Chapter Cover]
Partie 4, Chapitre 49.

Histoires d’amour - Avant

 

Rita Baga était une conteuse née et élevée dans la capitale. Elle était très grande et puissante, néanmoins, comme tous les conteurs son corps était surtout élancé pour voler rapidement et à la grande endurance. Elle avait vite compris que son ami Mahissu était en contact particulier avec la Reine et connaissait son village natal.

Son ambition était grande et elle avait décidé de prendre sa place. Rita avait besoin de savoir où était le village, et elle lui transmettrait toutes les nouvelles, tout en se renseignant bien auprès des habitants pour connaître les meilleurs ragots Royaux à raconter. Pour cela, elle avait un plan.

Il y a quelques semaines, elle s'était rendue à la capitale. Mahissu s’y trouvait, avec son bracelet magique qui lui donnait le nouveau statut de conseiller. Elle savait qu'il n'était pas indifférent à ses charmes, et l'approcha.

C'était un après-midi et il s'isolèrent dans un endroit calme et sans témoins. Au bout de quelques baisers, elle lui répéta sa requête : où se trouvait le village natal de la reine.

Mahissu lui répondit gentiment qu'elle pouvait le chercher elle-même.

Rita lui envoya son poing dans la figure.

Mahissu répondit d'un coup de genou dans le ventre, puis d'un coup de coude qu'elle para d'une main. De l'autre, elle lui attrapa le cou et lui enfonça la tête dans le sol. Le temps que Mahissu se relève, elle lui envoya un coup de pied qui le projeta sur un arbre. Il encaissa le choc et cracha du sang alors qu’il voyait Rita foncer sur lui. C’est alors qu’il lui tira la langue et s'envola à la verticale.

Rita ne freina pas à temps et son corps explosa un arbre sur sa trajectoire, puis elle s’envola. Ils se poursuivirent dans le ciel à très grande vitesse et, à partir d'une certaine hauteur, Mahissu se mit à voler à l'envers comme l'avait fait Hanasia avec lui il y a quelques mois.

Il avait un sourire moqueur et raillait sa vieille amie :

— Alors, on se traîne, Baga ?

Elle le rattrapa facilement car il ne parvenait pas à voler suffisamment vite dans cette position. Elle chercha à attraper ses jambes ou sa queue, mais il s’esquivait vite et elle finit par s’écraser le visage sur son pied. Propulsée en arrière, déboussolée par le choc, une gerbe de sang jaillit de ses narines. Mahissu n'allait pas laisser passer cette occasion. Il modifia sa trajectoire et, les mains tendues en avant, l'attrapa et la poussa vers le sol cinquante mètres plus bas. Ils frappèrent le sol avec fracas, projetant de la terre aux alentours. Rita prit tout l'impact dans le dos. Mahissu prit un choc terrible aux avant-bras, car il était encore en pleine poussée lorsqu’il avait touché le sol.

— Eh ben, on sait plus se battre ? Railla-t-il alors que Rita, trop mal en point pour se relever, grognait de douleur.

Elle l'entoura néanmoins chaleureusement de son bras, il se laissa faire ils s'embrassèrent de nouveau. Puis, trop exténués pour se battre encore, ils firent l'amour.

Bien plus tard, après s’être baignés dans une rivière pour se rafraîchir de leurs combats et ébats, Rita se redressa face à Mahissu :

— Alors, ce village ?

— Je ne peux pas trahir un secret de conteur, Rita.

Elle lui envoya un nouveau poing dans la figure. Elle s'interrompit ensuite, car elle avait encore terriblement mal au dos. Mahissu reprit son équilibre, prépara son poing, puis l'écrasa sur la joue de Rita. Malgré le choc, elle bougea moins que lui. Il releva la tête, prêt. Rita envoya un poing tournoyant et il tomba à terre un mètre plus loin sur le côté. Elle attendit.

Sonné, mais conscient, le conteur se releva, tituba vers elle, posa une main sur son épaule et souffla. Elle était impassible. Il se mit debout, et inspira. Son poing vola et s’écrasa puissamment sur la conteuse, qui fit un pas sur le côté et se brisa une dent, en même temps qu'une phalange de Mahissu. Elle reprit position.

Eh oui, Mahissu savait qu'il n'avait aucune chance dans ce duel. Mais il n'allait pas renoncer si facilement. Rita tapota son poing fermé contre son autre main ouverte. Elle savait que c'était le dernier coup.

— T'as pas intérêt à crever, je tiens à mon information.

Tout son bras tourna en arrière, puis revint à la vitesse du vent, brisa la mâchoire de son adversaire, qui s’écrasa au sol, inconscient.

Le clapotis de l'eau le réveilla. Il était à moitié immergé dans la rivière. Elle l’y avait mis pour que l’eau fraîche lui désenfle la joue. Il ouvrit les yeux. Il n’était plus capable de bouger un seul muscle.

— Alors ? fit Rita qui avait remarqué son éveil.

— Nord-nord-ouest, passe le désert de Kakkara, ensuite à gauche du pic Snow, plein ouest, plaine, rivière, plaine, puis une suite de cratères. Lui répondit-il d’une traite. C'est à côté.

— Ok, répondit-elle simplement. Elle prit son envol et disparut dans le ciel.

 

Mahissu se rendormit mais fut bien vite réveillé par une voix provenant de son bracelet, qui n'était pas posé loin, avec ses habits.

— Conseiller de la Reine Mahissu ! Mais qu'avez-vous donc fait ?!

—  ?... Bah, vous le savez, vous avez vu, non ?

— Vous avez de hautes responsabilités ! Fit la voix Tsuful avec un fort accent. Vous ne pouvez pas vous battre si inconsidérément, et mettre ainsi votre vie en danger pour une broutille !

— Pfff ! Qu'est-ce vous en avez à foutre ?

— Bon sang, et si elle avait volé votre bracelet ?

— Pourquoi Rita volerait le bracelet ?

— Promettez-moi de ne jamais refaire cela !

— Ahah ! Aucune chance.

— Pourquoi vouliez-vous donc à ce point garder secrète la localisation de ce village ? D'autres conteurs la connaissent ! Et vous n'êtes même plus conteur ! Pourquoi y tenir à ce point ?

— Aaah... Fit-il en se relevant très douloureusement. Vous n'y comprenez rien. Je m'en foutais de révéler l'emplacement du village.

— Mais... mais... Pourquoi alors ?

— Pour le super moment qu'on a passé ensemble, tout simplement ! Et puis Rita aurait été trop déçue d'avoir l'info si facilement.

— Les poings dans la gueule, c'était un super moment ?!?

— Ah, ouais !

Mahissu, rhabillé, trotta vers la capitale, à des kilomètres de là, car il n'avait pas la force de voler.

 

 

Au pays Tsuful, un technicien-contact coupa le micro, et cria au plafond.

— Ah mais qu'il sont cons, mais qu'ils sont cons ! Crétin de Saiyan ! Singe débile ! Masochiste imbécile heureux !

— Ça va ? Demanda Chiin-Lee en entrant dans la salle.

— Chiin-Lee Rosids ! Avez-vous vu dans quel état est le conseiller ?

Elle jeta un œil aux écrans qui montraient les constantes vitales de Mahissu, ainsi qu'une photo. Visage enflé, blessures sanguinolentes... Elle comprit qu'il venait de participer à une sacrée bagarre, sûrement pour des motifs ridicules.

— Les Saiyans ne se comportent pas comme nous...

— C'est le moins qu'on puisse dire. Si nous n'étions pas là, ils se seraient tous entre-tués depuis longtemps !

— Vous voulez peut-être faire une petite pause, Blubber ?

— Keerf, oui, dit-il en laissant son siège glisser loin de la console. Comprenez-moi, j'adore les Saiyans en réalité.

— Vraiment ? Fit Tchin pas convaincue.

— Oui, ils sont vraiment trop mignons, avec leurs poils partout et leur queue frétillante ! Surtout les bébés ! Et tellement beaux quand ils volent dans le ciel !

— Hum, de vraies peluches en effet.

— Mais ils sont bêtes, si bêtes des fois ! C'est terrible à quel point ils peuvent se faire du mal pour rien.

Les deux Tsufuls flottèrent sur leurs sièges vers une terrasse extérieure avec une vue sur toute la cité, et surtout des en-cas à disposition.

— Tout cela est affaire d'éducation, reprit Blubber. Savez-vous que si on élevait un bébé Saiyan parmi nous, il serait tout aussi intelligent qu'un Tsuful ? Et pourrait parfaitement lire, écrire, et calculer des équations au quatrième degré comme n'importe lequel d'entre nous ?

— Hum, fit Tchin en pensant brièvement à l'horrible Saiyan qu'ils avaient élevé en arme vivante en leur sein. Je pense que leur cerveau est quand même très différent du nôtre.

— C'est du spécisme, cela mademoiselle Chiin-Lee. Tous les êtres ont la même chance au départ, c'est vérifié grâce à toutes les formes d'extra-terrestres qui composent les fédérations de l'univers ! Vous verrez, un jour futur, les Saiyans et les Tsufuls marcheront dans les mêmes rues, se côtoyant en parfaite harmonie, et avec d'autres espèces aliens.

— C'est une image appréciable.

— Il faudra d'abord se sortir de cette terrible situation avec l'Empire extraterrestre, mais ensuite, nos deux peuples ne peuvent que se rapprocher pour une entente durable.

— Une entente de mille ans...

— De dix mille ans, même !

— Je faisais référence à la naissance du prochain Saiyen millénaire.

— Oh, il ou elle sera détecté à la naissance, opéré, et vivra une vie tout à fait normale.

— Haha ! Vous êtes décidément très positif, Blubber !

— C'est le cours obligatoire des choses que de s'améliorer. Répondit-il avec un sourire, puis il se rappela de l'attitude absurde du conseiller Saiyen. Même si ça prendra un peu de temps.

— Blubber Ericales Vaccinium, cela vous dirait-il de dîner avec moi un de ces soirs ?

— Dîner avec mon chef ? C'est forcément une bonne idée. Puis-je inviter mon ex ?

— Non, absolument pas.

— Il est fou amoureux de vous et parle couramment le Saiyen.

— Demain soir à quart et demi, chez Reichi-les-bonnes-âmes, qu'il vienne avec une bouteille.

 

Les trois Tsufuls se revirent souvent, et, à défaut d’histoires d’amour réussies, montèrent plusieurs projets de rapprochement entre les Saiyans et les Tsufuls dans les années qui suivirent.

Dessin par:

Salagir      

Harilinn      

Grenziger      

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