DB Multiverse

Dragon Ball Multiverse, le roman

Écriture par Loïc Solaris & Arctika

Adaptation par Arctika & Loïc Solaris & Salagir

Relecture par Koragg

Avec bien plus de détails, redécouvrez l'histoire de DBM. Cette novélisation est vérifiée par Salagir, elle contient également des ajouts de son cru, qui n'étaient pas racontables en manga, c'est donc un véritable annexe à la BD !

Update le 1 et 15 du mois à 20h (heure de Paris)
Prochaine page dans : 15 jours, 21h

Intro

Partie 0 :0
Partie 1 :12345

Round 1-1

Partie 2 :678910
Partie 3 :1112131415
Partie 4 :1617181920
Partie 5 :2122232425
Partie 6 :2627282930

Lunch

Partie 7 :3132333435

Round 1-2

Partie 8 :3637383940
Partie 9 :4142434445
Partie 10 :4647484950
Partie 11 :5152535455
Partie 12 :5657585960
Partie 13 :6162636465
Partie 14 :6667686970

Night 1

Partie 15 :7172737475
Partie 16 :7677787980
Partie 17 :8182838485
Partie 18 :8687888990

Round 2-1

Partie 19 :9192939495
Partie 20 :96979899100

Round 2-2

Partie 21 :101102103104105
Partie 22 :106107108109110
Partie 23 :111112113114115

Night 2

Partie 24 :116117118119120

Round 3

Partie 25 :121122123124125
Partie 26 :126127128129130
Partie 27 :131132133134135
Partie 28 :136137138139140
Partie 29 :141142143144145
Partie 30 :146147148149150
Partie 31 :151152153154155
Partie 32 :156157158159160
Partie 33 :161162163164165
Partie 34 :166167168169170
Partie 35 :171172173174175
Partie 36 :176177178179180
Partie 37 :181182
[Chapter Cover]
Partie 37, Chapitre 182.

Ce furent d’abord quelques jours. Ces jours évoluèrent en semaines. Ces semaines devinrent des mois. De longs, très longs mois.

Au début, il gérait plutôt bien, pourtant. L’objectif était simple : transformer sa partenaire d’entraînement en autre chose. Parvenir à la surprendre afin de valider l’étape finale de sa formation magique.

Il était parvenu à piéger la Djinniya. En considérant son adversaire suivant comme une version évoluée, il arriverait à l’avoir de la même manière.

Quelle ne fut pas son erreur fatale.

– Bien, maître Uub, dit Juna en frappant ses poings. Pour cet entraînement, je vous laisse le choix du terrain de combat dans lequel vous souhaitez vous battre.

– Maître ? releva Uub. Pourquoi m’appelles-tu ainsi ? Je n’ai rien d’un maître…

– Je suis à votre service, au même titre que je le suis pour maître Buu. En conséquence, ce titre me paraît approprié.

– Si tu le dis…, fit Uub, gêné.

– Veuillez maintenant procéder au choix du terrain. Vous avez cinq minutes. Autrement, je commencerai la séance dès maintenant.

Uub ressentit un frisson le traverser, et il regarda autour de lui.

Après être parvenu à l’arrêter, il avait pu communiquer avec Juna, et elle lui avait expliqué ce que Buu avait prévu pour lui.

Des combats intenses, de longue durée, sur une journée entière.

Au début, il avait droit à des repos réguliers. Ils s’entraîneraient de jour, et il pourrait dormir la nuit. Juna n’en avait pas besoin, le sommeil lui était inconnu. Cependant, au fur et à mesure de ses progrès, elle réduirait ses temps de pause afin de l’endurcir. Elle serait de moins en moins tendre avec lui.

Durant ses pauses, Uub pourrait manger, boire et dormir. Dotée de pouvoirs magiques supérieurs aux siens, Juna pourrait lui fournir les provisions nécessaires et veillerait à sa santé. Elle ne ferait cependant aucune concession pouvant adoucir le quotidien d’Uub, à son grand désarroi.

Sept biomes environnementaux étaient à leur disposition. Le désert, la prairie, la jungle, le canyon, le volcan, la banquise et l’océan. Tous exploitaient des avantages et des faiblesses, plus ou moins évidentes. Par exemple, et c’est l’évidence même, il était préférable de ne pas approcher de la lave. À moins de s’en servir comme diversion ou comme piège. De même, l’eau pouvait ralentir les mouvements. Parfait pour accomplir l’objectif de cette mission : transformer Juna par la magie.

Buu avait raison, cette planète d’entraînement était idéale pour s’exercer dans toutes les conditions possibles. S’il y restait un ou deux mois, le temps de s’adapter à chaque environnement, il serait prêt à tout affronter !

– Deux minutes, annonça Juna.

– Eh bien… Je choisis l’océan, se décida Uub, qui souhaitait soumettre son corps à la pression aquatique.

– Entendu, dit Juna en s’inclinant légèrement. Dans ce cas, commençons.

Un bruit sourd retentit d’un coup. Uub vit le ciel tourner devant ses yeux, avant de sentir la caresse de l’océan sous son dos, tandis que son corps était expédié à plusieurs kilomètres. Il n’avait pas vu le coup venir. Il ne sentait même pas la douleur sur sa joue, tant il était sous le choc.

Il parvint à se ressaisir et fit un tour sur lui-même pour se stabiliser, flottant légèrement au-dessus de l’eau, un filet de sang coulant de sa lèvre.

Uub sentit une présence menaçante au-dessus de lui. Juna le toisait d’un air sévère.

– Vous n’étiez pas prêt, maître Uub, dit-elle. Ce coup était téléphoné afin de vous permettre de le contrer. Je ne vous préviendrai pas quand je passerai à l’attaque. Vous devez rester en alerte à tout moment.

– D’accord, je prends note, grogna Uub en s’enveloppant de son Kaiôken maximum. Transforme-toi en poisson !

D’une légère inclinaison de la tête, Juna évita le trait magique, et elle fonça sur Uub, enfonçant ses jambes tendues dans son ventre. Le souffle coupé, Uub fut entraîné par Juna dans l’océan tandis qu’elle continuait de le pousser au bout de ses jambes.

Il vit la surface de l’eau disparaître de plus en plus, laissant place aux ténèbres des profondeurs. Très vite, il manqua d’air et sa vue se brouilla.

Non, pas question que ça se finisse aussi vite et aussi bêtement.

Il déploya son aura au maximum, passant au Kaiôken transcendé, ce qui fit s’éloigner Juna. Il la poursuivit en essayant de garder autant d’oxygène que possible, mais il ne devait pas tarder à remonter. Il devait saisir cette occasion pour atteindre Juna, tant qu’elle était limitée dans ses mouvements dans l’eau et sous cette pression.

Il tenta de la frapper. Une fois. Deux fois. Plusieurs combinaisons diverses.

Mais il ne parvenait pas à la toucher.

Au contraire, il avait l’impression qu’elle était toujours aussi rapide et habile, alors qu’il se sentait ralenti dans ses gestes. De plus, le manque d’air se faisait encore plus oppressant à cause de ses attaques.

Alors qu’il plongeait peu à peu dans l’inconscience, Juna le frappa violemment d’un puissant coup de pied et le projeta à pleine vitesse à la surface.

Le visage d’Uub émergea de l’eau, aspirant autant d’air que possible dans un râle de souffrance. Juna sortit à son tour de l’eau et flotta à quelques centimètres de l’eau, le laissant respirer.

Comme son maître lui avait appris, il s’enveloppa d’une aura verte et guérit ses blessures, faisant disparaître le sang et les impacts des coups.

– Tu… tu m’as sauvé…, dit-il avec reconnaissance.

– Mourir n’est pas autorisé durant votre entraînement, répondit Juna d’une voix éteinte. Si vos paramètres vitaux atteignent un seuil critique, je dois m’assurer de leur rétablissement. La noyade n’est donc pas préconisée.

– Heureux de voir que tu tiens à moi…, ironisa Uub devant l’air neutre de sa partenaire.

Il leva les yeux vers elle, et son visage s’empourpra d’un coup. Trempée et l’eau ruisselant de ses cheveux et de son corps, Juna ne s’était pas rendue compte que ce dernier était davantage visible. La tenue sportive dont Buu l’avait attribuée la mettait beaucoup trop en valeur. Il l’avait faite ainsi afin de se moquer de son élève, mais cette plaisanterie qui n’aurait jamais dû durer plus de quelques secondes était désormais un tourment pour un temps indéfini.

Sidéré, Uub se tourna précipitamment pour éviter de la regarder. C’est alors que Juna le saisit brutalement et le projeta dans les airs avant de le frapper d’un violent coup de poing.

– Vous ne devez pas vous laisser distraire par mon physique, maître Uub, dit-elle. Une telle chose peut laisser une ouverture fatale dans votre garde, comme cela vient d’être prouvé à l’instant.

– Argh, cracha Uub en se soignant. C’est injuste, Buu n’a fait ça que pour rigoler, tu pourrais changer ta tenue !

– Je n’irai pas à l’encontre des intentions de maître Buu, répondit Juna. Si tel a été son souhait, je me battrai contre vous ainsi.

Elle le frappa à nouveau et l’envoya plusieurs kilomètres plus loin. Durant son trajet, Uub poussa un soupir de désolation. Ce nouveau quotidien lui paraissait déjà au-dessus de ses forces.

Quelque temps plus tard.

Uub était à terre, transpirant à grosses gouttes, les doigts enfoncés dans le sable.

Cette fois-ci, le combat les avait menés dans le terrain du désert. Il semblait que Buu avait réservé de mauvaises surprises à son élève. Il ne s’agissait pas seulement d’une large étendue sableuse, mais d’un véritable enfer qui regorgeait de pièges. Des sables mouvants intenses, des créatures véloces et dangereuses sous le sable dont il ne pouvait pas ressentir la présence. Sans compter une immense chaleur qui mettait son corps à rude épreuve.

Juna avait décidé de mener leur entraînement dans cette zone, afin de pousser Uub dans ses retranchements physiques. C’est à peine si elle lui accordait le temps de respirer. Elle le frappait juste assez fort pour ne pas lui faire perdre conscience, mais suffisamment pour lui faire cracher ses poumons.

Heureusement, Uub pouvait se soigner de façon répétée. Mais cela ne faisait pas avancer la situation. Plusieurs semaines après, il n’était toujours pas capable d’encaisser une seule attaque de son ennemi. Cela le frustrait au plus haut point.

Un grondement sourd le fit sortir de ses pensées. Il s’envola aussi vite que possible, échappant de peu à deux immenses mâchoires dentées qui se refermaient à sa position initiale.

Il fut alors reçu par Juna, quelques mètres plus haut.

– Beaux réflexes, maître Uub, dit-elle. Mais vous ne devez pas relâcher votre vigilance. L’espace aérien n’est pas forcément un abri pour les ennemis terrestres, vous allez vous en rendre compte avec ce Moldarquor.

Elle claqua des mains. Aussitôt, la créature surgit des sables, et fonça droit sur Uub, faisant un immense saut depuis le sol. Pris de panique, Uub évita de nouveau la morsure du monstre, et le frappa de toute sa force, mais il le fit à peine frémir. Uub lâcha un juron et prit davantage d’altitude.

– Hors de question, maître, lui fit Juna en apparaissant derrière lui. Votre entraînement ne vous permet pas de dépasser une certaine hauteur, aujourd’hui. À vous de développer votre force et votre maîtrise de la magie pour vous en sortir.

Elle lui asséna un puissant coup de pied qui le renvoya à la surface. Tel un banc de requin, des Moldarquors sillonnaient le sable en attente de leur proie. Uub se soigna et passa au Kaiôken transcendé, joignant ses mains au niveau de sa taille.

– Kamehameha maximum ! s’écria-t-il en déployant sa technique.

La vague d’énergie fit exploser une grande partie du désert, faisant s’envoler les monstres géants dans les cieux. Profitant de leur incapacité à se mouvoir, Uub se glissa derrière l’immense stature de l’un d’eux, dissimulant son énergie.

Comme il était impossible pour lui de percevoir leur présence à moins de les voir de ses yeux, il en déduisait que cela revenait au même pour Juna. Camouflé ainsi, il pouvait la piéger. S’il ne pouvait donner un coup efficace contre ces créatures, il les utiliserait alors comme d’une diversion. Après tout, une des leçons phares que Vegeta lui avait inculquées, c’était d’utiliser son environnement à son avantage.

Sans déployer son aura, il posa ses mains sur la carapace de la créature et poussa de toutes ses forces pour l’envoyer vers Juna.

Cette dernière arrêta aisément le Moldarquor qui tombait sur elle d’une seule main, sans même bouger d’un centimètre. C’est alors qu’Uub apparut à toute vitesse derrière elle et lui envoya un rayon magique.

Par malheur, Juna était dotée de trop bons réflexes. Elle évita de peu le rayon qui toucha le Moldarquor, sans avoir d’effet sur lui. Juna disparut alors, usant de sa vitesse supérieure, laissant la créature tomber sur Uub qui était épuisé. Alors qu’il se faisait entraîner par la chute du monstre, le jeune homme poussa un soupir de découragement. Il n’était pas prêt de venir à bout de cette épreuve, à ce rythme.

Uub ouvrit les yeux et se redressa. La nuit était tombée sur la planète, et Juna l’observait, assise près d’un feu de camp improvisé. Le Terrien regarda autour de lui. Ils se trouvaient dans le biome de la prairie, éclairé par la faible lueur des innombrables étoiles dans le ciel.

– Veuillez vous nourrir, maître Uub, dit sa partenaire en faisant apparaître une table et de la nourriture.

– Euh, merci ? fit Uub d’un air interrogatif. Qu’est-ce qui s’est passé ?

– Votre corps a fini par atteindre son seuil de fatigabilité, répondit Juna. Le Moldarquor allait vous briser, je l’ai donc éliminé, et je vous ai accordé une pause anticipée. Toutefois, ce temps prématuré vous sera déduit des prochaines pauses, et j’allégerai la difficulté des sessions d’entraînement en conséquence.

– C’est… étonnamment empathique de ta part, réagit Uub en se nourrissant.

– Je ne cesserai de le répéter, maître, mais votre progression ne doit pas se faire au détriment de votre bien-être. Ce programme et moi-même avons été conçus pour vous apporter les meilleures conditions d’entraînement selon les termes prévus par maître Buu.

– Je pourrai donc te demander plus de pauses ?

– Cela n’est pas prévu. Comme je vous l’ai dit, maître Buu a mis en place l’entraînement parfait. De ce fait, même si je peux l’adapter pour vous permettre d’évoluer, ses règles sont immuables.

– C’était trop beau pour être vrai, soupira Uub. J’imagine que tu ne sais toujours pas où il est passé ?

– Non, répondit Juna. Ma perception se limite à cet environnement.

– Et tu ne peux pas quitter cette dimension pour aller voir dans la nôtre ?

– Cela m’est impossible. Maître Buu a scellé cette dimension jusqu’à la fin de votre entraînement.

– Et on ne peut pas briser ce sceau par nous-mêmes ? implora Uub. Vegetto a été capable de le faire pendant le tournoi. J’ai entendu dire que Buu l’avait aussi fait, par le passé. Pourquoi pas nous ?

– Projeter une immense énergie contre la barrière d’une dimension peut provoquer un tel résultat, dit Juna. À votre niveau, vous êtes certainement capable de la fissurer.

– Faisons-le, alors ! s’exclama Uub en se redressant.

– Je peux considérer cela comme faisant partie de votre entraînement, réfléchit Juna. Je ne vous aiderai pas, car cela irait contre la volonté de maître Buu. Cependant, un tel exploit requiert une très grande puissance. Cela me permettrait d’évaluer votre progression. J’adhère à ce nouveau paramètre. Nous consacrerons deux heures par jour à cette activité.

Uub se fendit d’un large sourire. À défaut de parvenir à vaincre Juna dans l’immédiat, il avait gagné un semblant de répit. Et cela lui permettait de se concentrer sur sa préoccupation majeure : comment rentrer chez lui.

– Sokidan !

La boule d’énergie fila à toute vitesse vers Juna, qui l’esquiva facilement.

Imprégné de magie, le Sokidan la pourchassait sans lui donner un seul répit.

Plusieurs semaines après, Uub innovait ses techniques afin de piéger son ennemie, mais sans succès. Buu l’avait prévenu. Sa création s’adapterait et évoluerait à chacune de ses tentatives. Et il avait beau progresser et faire preuve d’imagination, sa vitesse était de loin inférieure à celle de Juna.

Aujourd’hui, il se trouvait dans le biome de la montagne et des steppes enneigées. Le froid était glacial, et si intense la nuit que son corps ne pouvait pas supporter l’environnement à moins d’être dans son Kaioken à puissance maximale. Ce qui l’obligeait en conséquence à être soumis à une tension constante.

Malgré sa fatigue, Uub s’en rendait compte : l’entraînement de Buu et Juna portait ses fruits. Il devenait plus fort, supportait de mieux en mieux le Kaiôken. L’état transcendé était trop difficile à tenir sur la longueur, mais un Kaiôken à 100% de ses capacités lui était moins pénible.

L’environnement volcanique l’obligeait au contraire à se battre sans Kaiôken, car la chaleur et la tension imposées sur son organisme l’empêchaient d’avoir l’endurance et la résistance nécessaires à utiliser sa technique. Cet environnement-là était connu pour endurcir son corps et forger une musculature suffisante à l’état naturel.

Quant au canyon, à l’image de la jungle, il s’agissait davantage d’un labyrinthe aux pointes acérées et très dangereuses. Des pluies de pierre surgissaient de nul part pour s’abattre sur lui, et il devait composer avec ces obstacles.

Après six mois de pratiques intensives, Uub n’avait déjà plus rien à voir avec celui qu’il était en pénétrant dans cette dimension. Malheureusement pour lui, il restait un novice comparé à son professeur attitré.

Accélérant d’un coup, Juna se déplaça vers lui en un instant, et disparut, ne laissant qu’une image rémanente tandis que le Sokidan fonçait vers Uub. Paniqué, il leva le bras pour expédier la sphère dans le ciel. C’est alors que Juna lui asséna un violent uppercut dans le corps, qui le fit tomber à genoux, le souffle coupé.

– Votre idée était intéressante, maître, dit-elle. Mais vous manquez de vitesse, et vos mouvements sont prévisibles. Si je peux vous donner un conseil, entraînez-vous à former plusieurs attaques et à les contrôler.

– Je… je ferai de mon mieux…, cracha Uub en sentant une vive douleur dans son diaphragme.

– Vous avez bien progressé, maître Uub. Votre façon d’innover est digne de l’entraînement que maître Buu a mis en place pour vous. Afin de vous encourager à poursuivre, vous pouvez me demander ce que vous voulez. Je répondrai au mieux à votre souhait.

Uub leva les yeux vers elle, surpris. Il ne s’attendait pas à obtenir une faveur de sa part, encore moins avant de l’avoir battue.

Il se mit à réfléchir. Que pouvait-il lui demander ?

Elle se pencha vers lui, et il se mit à rougir subitement. Encore une fois, ses formes, créées malicieusement par Buu, le mettait dans tous ses états. Voilà ce qu’il lui fallait changer.

– Je… je sais, Juna, dit-il en détournant le regard. Pourrais-tu changer tes vêtements ? Je fais de mon mieux, mais je ne parviens pas à faire abstraction. Peux-tu au moins mettre un habit d’entraînement plus… décent ? Et puis, tu ressembles trop à mon Anju…

– Navré, mais je ne peux pas, répondit Juna. Ces vêtements font partie de moi. S’ils venaient à disparaître en raison de dommages, ils réapparaîtraient à l’identique. Et je refuse d’essayer de les changer. C’est ainsi que maître Buu m’a donné vie, et rien ne peut lui donner tort. S’il a jugé que mon apparence était parfaite, je respecterai son vœu.

– Je… je vois…, dit le Terrien en grommelant, épuisé par la situation.

Juna l’observa. Uub ne s’en rendit pas compte, mais les joues de la jeune femme artificielle s’étaient très légèrement empourprées.

– Je ne peux pas changer pour vous, maître, dit-elle. Mais je peux cependant faire ceci, si cela vous satisfait.

Elle se retourna et retira son haut. Tétanisé, Uub devint complètement rouge et se tourna lui aussi. Un instant passa avant qu’elle le rappelle. Terrifié, Uub se tourna avec beaucoup d’hésitation. Elle était de nouveau vêtue. Elle était exactement pareille. Enfin, à un détail près.

– Tu as changé ta bretelle de côté ? fit-il avec étonnement.

– Vous retrouvez trop votre amie dans mon apparence, répondit-elle. Je suppose que maître Buu m’a créé à l’identique de vos souvenirs. Si cela vous convient, cela fera une différence.

Uub ne sut quoi dire. Cette créature magique ne cessait de le surprendre.

– Cela me va, Juna…, dit-il en essayant de se reprendre.

– Parfait, maître. Reprenons l’entraînement, dans ce cas. Êtes-vous prêt ?

Uub tressaillit. Ce sursis imprévu lui avait presque fait oublier le contexte dans lequel il se trouvait.

Il contempla ses mains. Était-il capable de surmonter cette épreuve ?

Il se sentait plus fort, mais ce n’était pas assez.

En se remémorant son combat contre Majin Buu puis Son Gokû, il se sentait toujours derrière, et de loin.

Ce n’était pas suffisant. Il devait devenir beaucoup plus fort. Insurpassable. Imbattable.

Cette toute-puissance que Buu de l’univers 4 possédait, il la désirait aussi, de plus en plus.

Son Gokû ne devait plus représenter la limite qu’il devait chercher à dépasser. Il n’était pas un objectif assez inspirant.

Battre Juna, c’était surpasser son ancien maître, et de loin. Il devait se fixer une autre motivation.

La réponse lui vint naturellement.

Son Bra de l’univers 16.

Il esquissa un sourire, et leva la tête vers Juna, qui le dévisagea.

– Tiens-toi prête, Juna, dit-il avec assurance. Peu importe le temps que ça prendra, j’arriverai à te vaincre. Et je ne serai pas seulement le plus fort de mon univers. Je vous surpasserai tous.

Une esquisse de sourire fendit le visage de Juna.

– Voilà le bon esprit, maître Uub, se réjouit-elle. Venez, je vous attends. N’abandonnez pas, et donnez tout ce que vous avez. Je ne me retiendrai pas.

Les deux compères s’observèrent, déterminés, et s’élancèrent l’un vers l’autre. Aucun doute, leur histoire venait à peine de commencer.

6 Mai

Nouvelle BD sur DBM : How to Tame a Monkey

[img][img]"Comment apprivoiser un singe" !

Ce guide hilarant sur l'art de gérer les Saiyans, concocté par Bulma, paraîtra à raison de deux pages par semaine !

Cette BD n'est pas pour tous les âges. On recommande pour les lecteurs de 16 ans et plus. Les bouts qui dépassent sont censurés :)

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DBMultiverse
Page 2704
Roman DBM
Chapitre 182
DBM Colors
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DB RED
Page 105
Vegeta Tales
Page 131
Early dayz
Page 110
Yamoshi
Page 201
Tame a monkey
Page 21
Dragon Bros
Page 258
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