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DBM Univers "du futur" : Twin Pain

Écriture par Foenidis

Dans le monde alternatif dit "du futur" d'où est venu Trunks à bords d'une machine à remonter le temps, tous nos héros furent tués par les cyborgs... Cette histoire en donne les détails, elle raconte donc une partie de récit commun aux univers 12 et 14.

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[Chapter Cover]

Enfin le silence avait régné sur les décombres et la poussière grise, sur les corps mutilés et le paysage ravagé.

Le vieil homme se souvient de ce petit moment de grâce après le fracas épouvantable des innombrables détonations qui l'avaient presque rendu sourd.

De l'instant où il s'était enfin retrouvé seul, avec sa douleur et cette satanée poussière grise. Rien d'autre que le silence, la douleur et la poussière.

Qui n'avait jamais regardé l'enfer en face ainsi qu'il l'avait vu ne pouvait comprendre la magie de cet instant.

Le silence, la douleur et la poussière. Plus rien d'autre. Plus de cris, plus de fureur, plus de sang… le silence, la douleur et la poussière.

Le brutal éclat de voix inconnues vint brusquement mettre fin à ce moment magique. Imposant à ses yeux clos par la souffrance et la délivrance, un bien douloureux retour à la lumière abrupte d'un soleil qui avait oublié de s'arrêter de briller.

Il lui fallut quelques instants pour que son esprit engourdi par la lassitude et la douleur ne reprenne pied avec la réalité. Quelques longues secondes pour que ses yeux puissent distinguer autre chose que le reflet aveuglant de la lumière sur le gris de la poussière, pour que ses oreilles parviennent à déchiffrer les mots par-delà l'entêtant bourdonnement qui les emplissait.

Enfin sorti de sa sourde torpeur, il comprit que c'étaient les héros déchus qui s'appelaient et se répondaient.

Oui tous étaient en vie, rompus, vaincus mais vivants !

Il aperçut l'un d'eux, le petit chauve en tenue orange, faire un effort surhumain pour s'asseoir. Il l'avait regardé avaler quelque chose qu'il avait sorti d'une petite poche, puis se relever comme si rien ne s'était passé, comme s'il ne s'était jamais battu, n'avait jamais été blessé.

Ses yeux grands ouverts par la surprise l'avaient alors suivi tandis qu'il allait de l'un à l'autre de ses compagnons, leur faisant avaler à chacun un curieux remède qui leur permit à eux aussi de se redresser sans le moindre mal.

Quel étrange prodige était-ce là ?

Il n'avait pourtant pas rêvé ! Il avait pourtant bien vu de ses yeux brûlants de fièvre le corps de chacun de ses hommes se briser sous les assauts impitoyables des deux démons angéliques.

Le vieil homme avait alors secoué la tête. Et si tout ce cauchemar n'était qu'un mauvais rêve ? Peut-on faire un rêve éveillé ? Qu'il serait doux alors le réveil !

Mais l'heure n'était pas encore à la douceur. Elle était toute de souffrance et de poussière ; de sang et de silence. Le silence assourdissant de l'ombre des martyrs crucifiés sur l'autel de la cruauté.

Un silence religieux brisé par des voix gutturales.

Les mêmes qui résonnent maintenant, arrachant le vieil homme à l'écran turquoise de ses pensées.

Il ne sent plus la douleur lui étreindre le corps, il ne sent plus la poussière coller à sa peau engluée de fièvre et de sang. Il ne voit même plus les ruines qui l'entourent, il n'aperçoit plus, à travers le prisme glauque d'un regard presque éteint déjà, que quelques vagues silhouettes debout.

Il voit, et son cœur se serre encore un peu plus en comprenant que l'archange s'en est allé après s'être lui aussi relevé.

L'espoir s'est envolé pendant que l'impossible s'était à nouveau imposé à lui sur le bel écran turquoise.

L'écran turquoise justement : le revoilà, plus bleu, plus vert, plus éclatant encore… un écran qui s'allonge soudain en un long couloir étincelant. Et au bout… oui, là-bas, tout au bout : Alba… Alba qui sourit, Alba qui l'attend, Alba qui l'appelle. Alba… si belle, encore… toujours.

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