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DBM Univers "du futur" : Twin Pain

Écriture par Foenidis

Dans le monde alternatif dit "du futur" d'où est venu Trunks à bords d'une machine à remonter le temps, tous nos héros furent tués par les cyborgs... Cette histoire en donne les détails, elle raconte donc une partie de récit commun aux univers 12 et 14.

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[Chapter Cover]

Le vieil homme serre les poings. Une douleur d'une violence inouïe poignarde son corps d'une langue de feu. La fin de sa vie est proche, il le sent, il le sait.

Soudain, l'effroyable souffrance passe aussi vite qu'elle était venue. Tous ses maux s'éloignent d'ailleurs dans le nébuleux brouillard qui voile maintenant sa vue. Un curieux brouillard couleur turquoise. Le vieil homme se détend. Il attend à présent son heure comme une délivrance.

Il a hâte de quitter ce monde recouvert de poussière grise qui n'est plus le sien. Hâte de rejoindre Alba dans un monde lumineux et coloré où l'attendent aussi ses voisins et ses amis. Toute une vie.

À quoi bon lutter encore, à quoi bon ?

Il ferme les paupières sur de pauvres yeux qui n'en peuvent plus de la morsure sèche de cette satanée poussière grise. Il ferme les yeux et soupire : que cet enfer finisse, vite ! Et alors que la seule chose à laquelle il aspire à ce moment précis est le vide reposant du néant, le sombre film des dernières heures se met à défiler sur l'écran turquoise de son esprit brûlant.

Un film qui commence comme dans un rêve. Le rêve du bonheur d'un jour ordinaire. Bonheur d'une belle journée d'été, une de ces journées qui fleurent bon le plaisir du travail accompli, les parfums du jardin, ceux de la cuisine d'Alba, de son sourire devant la récolte du jour, le plaisir de la promesse d'une fin de journée entre amis dans la chaude odeur de la viande grillée et des éclats de rire.

Un rêve de bonheur soudain déchiré par un bruit atroce, le claquement formidable d'une détonation comme il n'en avait jamais entendu, pourtant aussitôt suivi d'un autre, puis d'un autre encore !

Ses oreilles avaient soudain semblé disjoncter. Cet instant n'était qu'un effroyable trou noir, un abîme qui ressemblait à celui qui s'était ouvert sous ses pieds ; jusqu'au moment où la douleur lui avait fait rouvrir les yeux. Le moment où il s'était retrouvé bloqué sous ces tonnes de béton, sous cette épaisse couche de poussière grise.

Et là, il les avait vus !

Oui, il avait vu le mal incarné, deux démons tout droit sortis des enfers.

Deux monstres pourtant pareils à des anges avec leur visage juvénile et leurs grands yeux clairs. Qui aurait pu penser que deux corps aussi frêles aient pu contenir tant de cruauté, de brutalité ? Pas lui en tous cas.

Ils étaient là, le garçon et la fille, le brun et la blonde, à la fois différents et semblables, comme un reflet en négatif. Ils étaient là avec leurs grands yeux et leur sourire radieux.

Car ils souriaient ces démons, d'un large sourire qui reflétait une joie intense tandis qu'ils s'amusaient visiblement beaucoup à démolir le moindre pan de mur encore debout, à foudroyer d'un doigt impitoyable le plus petit signe de vie, des doigts qui crachaient le venin du diable !

Le vieil homme laisse échapper un nouveau sanglot tandis qu'il se souvient et revoit ses voisins, ses amis, le petit rouquin espiègle, le fils de l'épicière, le petit chien du barbier ou le courageux garagiste encore debout s'écrouler sous les tirs impitoyables du duo infernal.

Lui n'avait plus bougé. Mû par un instinct vieux comme le monde, il était resté parfaitement immobile sous l'épaisse couche de poussière grise, se mordant la lèvre jusqu'au sang pour ne pas hurler d'épouvante et de rage ; en priant pour que les démons ne s'aperçoivent pas qu'il était encore en vie. Saloperie d'instinct de conservation, quel imbécile !

Toute cette douleur, toute cette peine, tout serait déjà fini.

Au lieu de ça, il était condamné à regarder les terribles images que l'écran turquoise s'entêtait à lui imposer.

À regarder ces inconnus arriver en petit groupe par la voie des airs. Oui ces inconnus volaient, ils étaient tous arrivés comme ça, comme si c'était naturel, sans appareil, sans voile, sans ailes. Et ils s'étaient simplement posés devant le couple de démons souriants.

Comme si se déplacer ainsi dans les airs était quelque chose d'ordinaire, ils avaient tous atterris là. Et le plus petit, un drôle de petit bonhomme chauve vêtu d'une tenue de combat orange avait simplement demandé : "Pourquoi ?" après avoir regardé le sol recouvert de poussière grise et de corps avec des yeux à la fois pleins de colère et de chagrin.

Des sentiments sans aucun doute sincères car le vieil homme en avait reconnu les sombres accents dans le léger tremblement qui avaient voilé cette voix qui s'était pourtant voulue forte.

Des émotions pures qui ne récoltèrent d'abord que l'écho de deux rires sonores, des rires provocateurs et sarcastiques, le rire du diable.

La fille blonde avait ensuite répondu la première :

— "Pourquoi ?"

Elle s'était alors tournée vers le garçon aux cheveux aussi noirs que son âme pour l'interroger avec une mine ingénue : "Je ne m'en souviens pas… et toi ?"

— "Mais si rappelle-toi… cette nouille d'épicière n'avait pas d'huîtres."

Bientôt, tous se retrouvèrent, brisés, à terre… sous le regard narquois d'un tout jeune homme et d'une frêle jeune fille qui ne portaient pas même l'ombre d'une égratignure.

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